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Critère Note Visuel
Globale 5.7
Scénario 6.5
Images 5.5
Emotions 5.5
Suspense 6
Musique 6
Acteurs 6
Originalité 6

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Je suis une légende (1964)

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Date de sortie

Apprécié pour

Studio

1964
Nationalité : Italie, Etats-Unis
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Synopsis

Ajouté par louloutche le 18-12-2013
Un mal étrange semble avoir décimé la totalité de la population de la Terre. Robert Morgan apparaît comme le seul survivant. Les autres créatures sévissant sur le globe, sont des morts-vivant-vampires, des zombies organisés en hordes sauvages. Morgan a probablement survécu pour avoir, quelques années auparavant, contracté un virus l'ayant immunisé... Aujourd'hui, dans ce monde apocalyptique, Robert Morgan lutte pour sa survie. Chaque jour, il nettoie les rues des corps de vampires qu'il "délivre" en leur enfonçant un pieu de bois acéré dans le coeur, comme le veut la tradition de l'univers de ces êtres maléfiques.

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Par Ikaty le 2016-10-23 16:07:42 Editer
Je ne connaissais ni le livre, ni l'adaptation plus récente de 2007.
J'ai trouvé l'histoire et sa morale intéressante.
De plus, cette adaptation à le charme des " vieux films ".
Par Octave2Methylene le 2015-06-30 18:21:54 Editer
C'est au départ l'histoire d'un projet dont personne ne voulait. Initialement prévu pour être tourné en Angleterre par la Hammer, mais refusé pour cause de censure, les droits du script (auxquels sont liés les noms de Richard Matheson, d'Ubaldo Ragona, et de William F. Leicester) sont alors rachetée par les USA. De plus comme les financeurs manquent à l'appel, le tournage se fera en Italie, dans les environs de Rome, pour un budget ridicule (environ 2M €) qui en limitera considérablement les ambitions. Si c'est effectivement Sidney Salkow qui est crédité à la réalisation, il est assez probable que la réussite relative de cette adaptation puisse être mise au crédit d'Ubaldo Ragona. L'aspect presque "documentaire" des séquences signe assez la patte du réalisateur italien. De plus, Sidney Salkow, cinéaste de seconde zone réputé médiocre, et prolifique spécialiste du navet asthénique en stetson (à l'exception d'un plaisant "Sitting Bull") n'a guère marqué les mémoires en dehors de ses séries télévisées. C'est effectivement la sobriété de l'ensemble, ainsi que les longs plans séquences détaillant les journées du Dr. Robert Morgan qui crée l'intérêt. Les zombies, sous leurs vêtements poussiéreux et derrière leur visage poudreux, évitent les stigmates gores que le genre leur imposera par la suite et conservent à la façon d'un écho lointain le souvenir de leur humanité disparue (Ben Cortman, l'ami fidèle passé de l'autre coté, répétant en litanie, nuit après nuit: "Est-ce que tu entends? Tu entends, Morgan?"). Vincent Price, impeccable dans son personnage à la fois obstiné et rongé de lassitude, pris dans la toile d'une routine absurde aux accents existentialistes, porte l'intrigue avec ce qu'il faut d'humanité amère et de nostalgie poignante. Les scènes de flashback, lumineuses et insouciantes, tranchent intelligemment avec le quotidien sombre et terne, presque monochrome, de ce monde finissant. L'ensemble marque durablement l'imagination malgré ses nombreuse imperfections et ce film influencera grandement George Romero pour son "Night of the Living Dead" quatre ans plus tard.