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Date de sortie

France : 24 Février 2016

Apprécié pour

Studio

2015
Nationalité : français
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Synopsis

Ajouté par morrigan le 20-01-2016
Pour Jocelyne et Serge Klur, rien ne va plus : leur usine fabriquait des costumes Kenzo (Groupe LVMH), à Poix-du-Nord, près de Valenciennes, mais elle a été délocalisée en Pologne. Voilà le couple au chômage, criblé de dettes, risquant désormais de perdre sa maison.

C'est alors que François Ruffin, fondateur du journal Fakir, frappe à leur porte. Il est confiant : il va les sauver. Entouré d'un inspecteur des impôts belge, d'une bonne soeur rouge, de la déléguée CGT, et d'ex-vendeurs à la Samaritaine, il ira porter le cas Klur à l'assemblée générale de LVMH, bien décidé à toucher le coeur de son PDG, Bernard Arnault.

Mais ces David frondeurs pourront-ils l'emporter contre un Goliath milliardaire ?

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Par sylvains7 le 2018-01-29 15:36:40 Editer
sylvains7 Or
Un documentaire traitant d'un sujet d'actualité brulant qui sort des sentiers battus. Le réalisateur fait le constat, ne donne pas de solution mais dénonce, souvent de façon comique. Le spectateur se sent vite complice de cette caméra-cachée. Il parvient même à y instaurer un suspens digne d'un thriller psychologique.
Par pwachevski le 2017-02-27 21:46:43 Editer
On sent une forte influence des documentaires de Michael Moore, aussi bien dans le thème traité que dans la forme, notamment dans la présence, parfois excessive, du réalisateur dans son propre film
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(était-ce vraiment nécessaire de se déguiser en 'fils Klur' pour discuter avec le représentant de LVMH ? Le vrai fils Klur n'aurait pas pu endosser ce rôle?)
Je comprends très bien que ce genre de mise en scène puisse plaire. Je dirais même que le film est assez séduisant. Rythmé, joyeux à sa façon, avec son humour un peu grinçant, qui a au moins le mérite de désamorcer des thèmes pas faciles (suicides des salariés licenciés par exemple). Un film presque feel good, au final. Mais malheureusement, et tout comme pour Michael Moore d'ailleurs, ça ne colle PAS DU TOUT à ma propre vision du documentaire.

Personnellement, je pense qu'un documentaire doit servir à montrer la réalité, sans déformer ou influencer soit-même les évènement. Informer quoi. Nous donner des pistes de lecture d'un sujet d'actualité, puis nous laisser en tirer les conclusions. Et là c'est même pas tant le traitement orienté qui me gène, on le savait dès le départ que François Ruffin est une personne plutôt classée très à gauche, ça n'a jamais été caché. Mais c'est le traitement scénarisé qui me gène.
Ça sent beaucoup trop la mise en scène. Le film fait les questions et les réponses. J'étais parfois mal à l'aise, devant la façon qu'à François Ruffin de tourner les questions pour entendre ce qu'il veut entendre. Comme si son film était scénarisé à la virgule près depuis le départ, et si ses intervenants déviaient un peu, il fallait vite les remettre dans le droit chemin. Ça manque de naturel. Et puis ça oublie une chose essentielle : les intervenants ne sont pas des acteurs et ce n'est pas du cinéma. C'est des vrais gens, avec une vraie vie et de vrais problèmes personnels.
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Par exemple vers la fin, il demande aux Klur s'ils sont contents de la solution proposée. Ils lui répondent oui. "Ah bah non, on est pas content, on va encore en rajouter une couche." Bon. Ok. Pas suffisant pour le réalisateur uniquement, qui a besoin de se faire mousser, mais le couple avait des prétentions simples, éponger leurs dettes et monsieur voulait retrouver un emploi, et ils étaient satisfait du geste de LVMH puisqu'ils ont obtenu simplement ce qu'ils voulaient.


Et je ne parle même pas des non-dits ! Là pour le coup, ce n'est plus les intervenants qui sont manipulés, mais les spectateurs. Par exemple, quand on évoque le cas des vendeurs licenciés de la Samaritaine. Je suis 1000 fois d'accord que c'est dramatique et qu'il est important de le dénoncer. Mais on passe très vite sur le fait qu'on va transformer la chose en hôtel et y retrouver des commerces. Je dois vous faire une confidence qui va peut être vous étonner... C'est pas Bernard Arnault avec ses petites mains qui va faire tourner toute la boutique ! Il y aura de nouvelles embauches. Et en France, pas en Pologne.

Dans la continuité, on trouve en plus le moyen de faire une pique sur la présence de logements sociaux dans le projet Samaritaine rénové, pas assez nombreux au gout du réalisateur. Mais HS j'ai envie de dire ! Arnault n'a AUCUNE raison de devenir un bailleur social. Ce n'est pas son métier ni même son rôle. Les logements sociaux, c'est avant tout l'affaire des personnes publiques, incapables d'assumer cette charge financière au vu des prix immobiliers de la capitale. On a donc inventé un truc qui s'appelle la loi SRU, qui permet à la mairie de Paris et à l'Etat de se décharger de son incompétence sur les entrepreneurs privés, en les obligeant à un certain pourcentage de logements sociaux dans ce type de projet. Je dis ça, je dis rien.

Puis d'une façon plus large, le luxe français, que ce soit LVMH ou autre (parce qu'on aurait pu faire le même film avec plein d'industriels), se porte quand même particulièrement bien. Apporte à l'économie et à la renommée française. Combien d'emplois ont été créés par le groupe ? On le dit jamais. Est-ce qu'il n'y avait pas d'autres dysfonctionnements du système à mettre en avant, plutôt que cette opposition débile méchants riches/gentils pauvres ? Je sais pas, par exemple, les logements sociaux nettement insuffisants dont je viens de parler ; le nombre énorme de gens qui ne demandent pas d'aides sociales parce qu'ils n'y comprennent rien ; le scandale des "travailleurs pauvres" ; l'inefficacité du pole emplois qui donne envie de pisser de rire ou de rire jaune, c'est selon ; l'incapacité de l'État ou des syndicats à empêcher les délocalisations ; la question de la démocratie en entreprise ; ... économiquement et politiquement parlant, c'est des sujets qui sont 1000 fois plus pertinents.

Ce genre d'œuvre se rapproche bien plus du militantisme d'extrême-gauche pas très fut-fut et un peu rance, qui est un peu resté bloqué dans les années 70-80 sans arriver à se mettre au gout du jour, que du vrai documentaire. Il n'aurait probablement pas du sortir de la rédaction du journal Fakir, car à mon sens, la voix de la gauche ou de l'extrême-gauche actuelle n'est pas portée par ce genre de film et de personnage, elle est plutôt décrédibilisée par ces derniers. Ça entretient cette image de personnes au discours irréalisable et irréaliste, alors qu'il y a pourtant de vrais débats, de vraies questions et de vraies réponses dans cette idéologie.

Puis je trouve aussi ce film, finalement pas si couillu que ça. On ne propose AUCUNE solution d'économie alternative meilleure, ce qui rend la chose très... Populiste. Il n'y a pas de "théorie" dans ce film. Aucun argument économique fondé, bah oui, trop peu de gens pourraient comprendre ! Pas de solutions, non plus, parce que proposer de faire des kolkhozes ou un parfait égalitarisme (c'est ce à quoi semble tendre le réalisateur, quand je disais qu'on était resté dans les années 70, c'est un exemple), c'est tout de suite moins séduisant. Là, on est dans le flou. Le gars qui veut juste taper sur son patron sans voir plus loin que le bout de son nez, il est content. L'ado à dreadlock qui appelle à la révolution en écoutant Tryo aussi. Sans oublier le fameux "bobo", oubliant au passage son propre statut de privilégier. On trouve dans le film uniquement ce qu'on a envie d'y trouver. Et ça, c'est juste la règle numéro 1 du discours politique : ne jamais trop en dire, laisser ceux qui nous écoutent interpréter de la façon qui les arrange. Étrange documentaire "anti-système", qui utilise pourtant toutes les ficelles du système.

Par contre, les Klur sont de vraies perles ! Ils sont extrêmement sincères dans leur démarche. Ils n'ont rien à perdre, ce qui les rend très touchants et finalement vraiment marquants. On sent une envie réelle de les aider de la part du réalisateur. Il les laisse s'exprimer, il les écoute. Ça c'est juste super rare. C'est le genre de personne qu'on entend jamais dans les médias.

Après la moquerie n'est malheureusement jamais très loin... Ruffin a beau se présenter comme était de la même classe sociale que les Klur, c'est tellement pas le cas que ça en devient condescendant.
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Par exemple, quand il leur apporte des cadeaux pour le représentant de LVMH, avec du pâté et de la bière. On a juste l'impression que Ruffin veut les faire passer pour des gens bien plus idiots qu'ils ne le sont. Ils s'en rendent eux-mêmes compte que c'est des cadeaux ridicules. Ou encore ce moment où il se "déguise en pauvre" qui est assez hallucinant.


Mais bon, malgré ce bémol et même si le moyen est critiquable, on est quand même indéniablement soulagé de les voir s'en sortir. J'ai tout de même une pensée pour tous les autres salariés licenciés d'Ecce, qui n'ont pas eu la même chance. Là encore, on manipule plus ou moins subtilement le spectateur en n'en parlant jamais dans le film ! Vu la publicité faite par ce film, ce genre de geste de la part du groupe LVMH risque de ne plus jamais avoir lieu. Décidément, la victoire sur le grand patron est vraiment trèèèèèèèès loin.
Par Virgile le 2017-02-12 16:04:55 Editer
Virgile Or
Ce film est excellent. Ruffin met en place avec ses acolytes un plan très malin et très drôle. Ce film est anti-mondialiste mais feel good ce qui est rare. Un très bon moment de sourire.
Par julie07 le 2017-01-06 20:11:36 Editer
Un film qui parle d'un sujet sérieux, qui fait réfléchir en gardant un sens de l'humour assez personnel, à voir !
Par naya511 le 2016-03-13 16:59:47 Editer
Un trop bon film ! qui réchauffe le cœur et qui montre de façon humoristique que ce sont les gros entrepreneur qui garde tous pour eux.
4,2 milliards d'euro par an c'est le salaire du patron de ECCE.
4 200 000 000 ça fait beaucoup de zéro.
Pour être plus clair François Ruffin explique que pour qu'une ouvrière de ECCE gagne cela, (elle gagne 30€ de plus que le smic) il faudrait qu'elle ai travaillé depuis ....
l'âge de feu !!!
Par Cril87 le 2016-03-06 18:42:06 Editer
Film vraiment bien qui démontre qu'il faut changer de système politique.