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Critère Note Visuel
Globale 8.5
Scénario 8
Images 8
Emotions 8
Suspense 0
Musique 0
Acteurs 9
Originalité 8

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Bad Boy Bubby

Date de sortie

France : 1 Novembre 1995

Apprécié pour

Studio

1993
Nationalité : Italien

Budget : 750 000 $
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Synopsis

Ajouté par ninanina le 09-12-2016
L’histoire de Bubby, enfant sauvage de 35 ans, reclus dans une sorte de bunker glauque avec sa mère obèse et incestueuse et qui, finalement, va se frotter au monde extérieur pour la première fois et découvrir les arbres, les chats, la violence, les pizzas et le rock.
Son petit univers est totalement bouleversé lorsque son alcoolique de père réapparaît.Après trente-cinq ans passés dans une chambre austère, Bubby sera amené à découvrir le monde extérieur qu’il croit empoisonné.

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Bubby, 35 ans, vit toujours chez sa mère. Il a même toujours vécu chez elle sans jamais avoir mis un pied dehors. C'est que Mam lui raconte que l'extérieur est contaminé, l'air empoisonné et en effet lorsqu'elle rentre de ses escapades au dehors, c'est en arborant un imposant masque à gaz. Bubby s’ennuie un peu dans sa cave sans fenêtre. Faire des colliers avec des pattes de cafards ça va un temps, mais rapidement il faut avouer que l'on tourne en rond. Certes il y a toujours les seins volumineux de Mam pour se réconforter, le chat comme cobaye d'expérience et compagnon de torture, mais c'est tout de même dur de remplir une vie avec de si rares moments de bonheur. Et lorsque le père de Bubby réapparaît, prend sa place dans le lit de Mam et passe ses nerfs sur lui, le gentil garçon finit par s’énerver. Il emballe ses parents dans du film plastique et part à la conquête du monde...

Citations et Répliques du Film

Ajouté par ninanina le 09-12-2016
Vois-tu, personne ne t'aidera, parce qu'il n'y a personne là-haut. Personne ! Nous ne sommes que des combinaisons d'atomes et de particules, nous ne vivons pas. C'est l'agencement de nos atomes qui nous confère identité et conscience. Nous ne mourrons pas, ce sont nos atomes qui se recombinent. Il n'y a pas de Dieu. Il ne peut y en avoir. Croire à un être suprême est ridicule. A un être inférieur, à la rigueur, car nous qui n'existons même pas, organisons nos vies avec plus d'ordre et d'harmonie que Dieu ne l'a jamais fait pour la Terre. Nous mesurons, nous combinons, nous créons des musiques merveilleuses. Nous sommes les architectes de notre existence. Quelle idée insensée de s'agenouiller devant un Dieu qui massacre les enfants, qui lentement et férocement, les affame et les bat, les torture et les rejette ! Folie de penser qu'il nous est interdit d'insulter un tel Dieu ! Qu'il soit maudit ! Nions son existence. C'est un devoir pour nous. C'est notre devoir de l'insulter. Va te faire foutre, Dieu ! Frappe-moi si tu l'oses, tyran ! Chimérique imposteur ! C'est le devoir des êtres humains de penser que Dieu n'existe pas. Ainsi, nous aurons un avenir, car alors seulement, nous serons responsables de ce que nous sommes. C'est ce que tu dois faire, Bubby : nier l'existence de Dieu. Sois responsable de ce que tu es. »

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Par OnlyLola le 2016-06-26 15:26:54 Editer
OnlyLola Or
Impossible de décrire Bad boy bubby sous un seul adjectif qualificatif. Dès les premières secondes, j’aurais choisi « malaisant ». Cette demi-heure est véritablement dérangeante et anxiogène, faisant ressentir un sentiment de dégoût face à cette ambiance malsaine. Mais en l’espace de quelques minutes, le film prend une toute autre tournure : ça devient drôle, touchant, presque joyeux.

Rien n’aurait pu me préparer à l’expérience Bad Boy Bubby. Je pourrais éventuellement faire un vague croisement entre « bernie » et « un indien dans la ville » mais ça serait en dessous de la vérité (en plus je n’ai pas tellement aimé ces films). Cette comédie trash a son propre ton décalé : d’un côté, le glauque, et de l’autre, une candeur presque communicative mais c’est véritablement entre les deux que se situe le film, oscillant dans une gamme de tons de toutes les nuances. Saugrenu ? Fou ? Détraqué ? J’ai beau chercher, jamais le qualificatif ne correspond complètement. Certains trouveront certainement l’ensemble fourre-tout mais pourtant, je trouve que c’est cette étrangeté qui vaut le coup d’œil.

Enfin, l’acteur Nicholas Hope est incroyable. C’est le Jack Nicholson australien sans déconner. Il porte tout le film sur ces épaules et rend les scènes hallucinantes et sensationnelles. Lorsqu’il se met à « chanter » sur scène, dévoilant son histoire de p’pa et de Bubby, il crève l’écran de façon magistrale. Son personnage donne lieu à plein de situations cocasses. En revanche, je trouve que le rythme peu empressé fait que certaines scènes s’étirent en longueur. En raccourcissant un peu, le film aurait été plus efficace et plus dynamique.

Bref, c’était inquiétant… mais superbe. Le choc a été brutal face à ce début monstrueux mais c’était totalement nécessaire pour que l’humanité se révèle dans toute sa splendeur à la fin. Bad Boy Bubby m’a transmis une émotion sincère, brute. C’était… excellent. Voilà, tout simplement, le qualificatif qui correspond.