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Je pense que les personnes qui n’ont pas aimé ce film ne comprennent pas que la plus grande saga de tous les temps, Star Wars, a toujours illustré de manière sous-jacente le contexte politique et socio-économique d’une époque. Je m’explique : La trilogie initiale (épisodes IV, V et VI), sortie en pleine guerre du Vietnam, dépeignait selon George Lucas lui-même « l’histoire d’un oppresseur humain vaincu par une révolte locale, avec l’oppresseur Darth Sidious dans le rôle de Richard Nixon, les stormtroopers dans ceux des soldats américains, et les Ewoks dans ceux des Viet Cong ». Je n’invente rien, le jeune réalisateur a toujours reconnu avoir voulu dénoncer les excès américains en transformant son propre pays en empire intergalactique tyrannique. C’était une époque de répression, dans laquelle beaucoup espéraient la venue d’un Nouvel Espoir, Luke Skywalker / Ronald Reagan, qui renverserait le régime établi. Pour celles et ceux qui ne seraient toujours pas convaincus par mes propos, Reagan en succédant à Nixon décrira dans son discours d’investiture son ennemi comme un « Empire du Mal » et nommera l’un de ses programmes de défense « Star Wars »…vous commencez à comprendre ? La seconde trilogie (épisodes I, II, III), initiée en 1999 alors que le capitalisme et la mondialisation sont à leur apogée, est bien évidemment une vive critique de ce modèle économique et politique. On y retrouve une Fédération du Commerce (le monde de la finance) faisant pression sur la République Galactique (les Etats), et un Ordre Jedi (l’ONU) vieillissant et peu à peu dépassé par les événements. On y retrouve également une vive critique de la guerre en Irak, toujours assumée par l’anti-impérialiste George Lucas, qui dira « En ce qui concerne le Mal, l’un des concepts d’origine a été de montrer comment une démocratie se transforme d’elle-même en dictature. Les parallèles entre ce que nous avons fait au Vietnam et ce que nous sommes en train de faire en Irak en ce moment sont incroyables ». Palpatine se présente comme le seul capable de garantir les libertés fondamentales, en insistant sur la sécurité et en suspendant les libertés. « Nous défendrons notre idéal par la force des armes », dit-il, tandis que la sénatrice Padmé Amidala assiste à la fin de la République et des droits démocratiques, impuissante, soupirant ces paroles sublimes : « Et c’est ainsi que s’éteint la liberté…sous une pluie d’applaudissements ». Nous en venons donc à la troisième trilogie, arrivée il y a deux ans en 2015 avec l’épisode VII, et poursuivie en 2017 avec le film qui nous intéresse aujourd’hui, l’épisode VIII, lié une fois encore à un contexte politique et socio-économique bien particulier. Réfléchissez, que se passe-t-il aujourd’hui dans notre monde ? Des problématiques dont il est impossible de se dépêtrer, telles que le surendettement et l’argent purement virtuel, sont apparues ou se sont aggravées. Le système capitaliste, mondialiste, libéraliste, a atteint ses limites, tout le monde s’accorde à le dire, mais absolument personne n’arrive à y mettre un terme, à redonner un nouvel élan, à redonner…un Nouvel Espoir. Des mouvements politiques émergents (le Premier Ordre, la Nouvelle République, la Résistance) dont l’idéologie est parfois peu claire, s’entrecroisent, s’entredéchirent, en vain, sur les cendres d’un passé lointain, parfois idéalisé, et décimé (l’Empire, l’Ordre Jedi). La nouvelle génération, dépitée, se sent déçue et délaissée (Ben Solo /Kylo Ren par son mentor, Rey par ses parents). L’ancienne génération est globalement aigrie et fuit ses responsabilités (Han Solo redevenu simple contrebandier, Luke Skywalker ermite sur une île pittoresque). Et ce qu’est-ce qui les caractérisent tous ? L’incompétence. Tous se révèlent donc être des idiots incompétents, à l’image de la majorité des êtres humains, incapables de faire quoi que ce soit d’intelligent sans l’aide de Google et de leur smartphone, représentés métaphoriquement ici par BB8, droïde plus malin que ses créateurs leur sauvant constamment la mise. Et c’est là où le film est magnifique et grandiose, car contextuel à la décennie dans laquelle nous vivons : une décennie où la population, vieux comme jeunes, aigrie, passive, assistée, flemmarde, n’a plus aucune passion, aucun panache, et se laisse gouverner par des partis politiques amovibles, sans âme, impuissants. Alors oui, j’entends et je lis toutes vos critiques sur ce film, et sur cette nouvelle trilogie, mais vous serez forcément déçus si vous vous attendez à voir des combats au sabre laser épiques, des moments de bravoure, des intrigues politiques intelligentes, et des stratégies militaires cohérentes (tout cela est présent dans le film mais beaucoup moins comparé aux autres films). Tout cela est derrière nous, et le nouveau Star Wars est à l’image de notre civilisation déclinante et désenchantée. « Libère-toi du passé », dit d’ailleurs Ben Solo à Rey, comme pour porter le message puissant du réalisateur, de la même manière qu’on retiendra le précepte de Yoda donné à Luke : « Le plus grand des maîtres…c’est l’échec ». Un échec qui domine en effet tous les personnages du film, incapables de dompter leurs faiblesses pour retrouver leur lustre d’antan. Tous sauf un. Un seul et unique personnage apparaît plus intelligent que les autres, et l’ironie du sort veut que ce soit l’escroc hacker, qui trahit les Héros et se vend au plus offrant. Un homme sorti de nulle part, ayant fait sa fortune dans des activités plus ou moins licites, et se faisant peu à peu sa place tout en haut de l’échelle, cela ne vous dit rien ? (clin d’œil). Et oui, tout comme George Lucas en son temps, le réalisateur nous assène là un joli coup de pied aux fesses et nous adresse un message qui pourrait être le suivant : « continuez à plonger peu à peu dans votre gouffre de stupidité et d’incompétence, et voyez les égoïstes sans valeurs et sans scrupules que vous avez érigé en souverains pour vous gouverner ». En conclusion, Star Wars VIII : un chef d’œuvre politique, sociologique et philosophique.

Je pleins fortement les personnes qui n'ont pas compris ce film et qui donc ne l'aime pas à sa juste valeur.

Bon je vais arrêter de parler politique et je vais faire maintenant une critique constructive totalement positive comme quelqu'un de "normal" comme ça si vous n'avez rien compris à ce que j'ai raconté au dessus vous pourrez comprendre ce qui suit.

En dehors de tout ces messages politique c'est tout de même du Grand Spectacle. Après un septième épisode mémorable et un spin off audacieux, Rian Johnson parvient a emmener avec brio la franchise Star Wars dans les sommets avec ce huitième opus ambitieux et monumental qui ne laisse pas indifférent. La réalisation est somptueuse et magistralement mis en valeur en nous emmenant de la galaxie jusqu’à de nouveaux horizons exotique et aventureux tels que la fameuse planète-océan Ahch-To en passant par la ville casino Canto Bight ainsi que la planète hivernale Crait et qui est servi par une BO envoutante de John Williams qui met les bouche doubles au niveau de nouveaux thèmes musicales frissonnantes et envoutants a souhait comme pour les précédents volets de la saga. Ensuite le scénario est quand a lui Passionnant en parvenant a redistribue les cartes d'une façon audacieuse et inattendu la mythologie Star Wars en parvenant a emmener les anciens protagonistes comme les nouveaux personnages dans des situations inédites et semé d'embuches dont le rythme est dans l'ensemble soutenu pendant 2h32 malgré qu'il soit le plus long opus des huit films de la franchise sortie, ajouter a cela une multitude de séquences fortes qui sont destiné a devenir cultissimes mais aussi des effets spéciaux encore plus monumentale et majestueux que jamais ainsi que des morceaux de bravoures a couper le souffle mais qui n'oublie cependant pas d'y inclure quelques notes d'humour bien distiller tout en faisant la part belle a l’émotion et la noirceur qui sont plus omniprésent que jamais dans cet volet. Pour Finir le casting est juste parfait dont on retrouve avec une immense joie nos personnages favoris la ou on les avait laissé parmi lesquelles on retrouve la ravissante et énigmatique Rey qui son destin bousculé dans cet opus dont l'actrice Daisy Ridley nous livre une magnifique prestation, a ses cotés on retrouve également les personnages de Finn et de Poe Dameron qui voient leurs rôles prendre plus d'envergure dans cet opus dont on peut saluer les performances impliqués des acteurs John Boyega et Oscar Issac sans oublier le retour d'anciens personnages phares de la saga tels que l'arrivé enfin attendu du légendaire chevalier jedi Luke Skywalker campe par un Mark Hamill méconnaissable et bluffant dans ce rôle d'anthologie en emmenant le personnage dans des horizons inattendus tout comme l'intrépide Princesse Leia Organa camper par la regrette Carrie Fisher qui nous touche droit au cœur parmi ses dernières scènes tout en retrouvant par la même occasion les fameux Chewbacca ainsi que les droïdes mythiques comme C3-PO,R2-D2 et BB8 qui accompagnent notre nouvelle génération de héros et pour combler le tout l'arrive de nouveaux personnages viennent enrichir brillamment la franchise comme les personnages camper avec finesse par Laura Dern, Kelly Marie Tran et Benicio Del Toro qui au passage doivent faire face a la terrible menace représenter par le Premier Ordre qui est plus impitoyable que jamais avec a leur tete l'inquiétant et intriguant Suprême Leader Smoke campe avec panache par l'immense Andy Serkis mais aussi son apprenti tourmenter et impitoyable sous les traits de Kylo Ren dont l'acteur Adam Driver (mon acteur préféré) nous bluffe littéralement dans cet opus par les différentes facettes de cet antagoniste de haut vol mais aussi les personnages du Général Hux et du Capitaine Phasma qui voient également leur rôles prendre plus ou moins d'importance dont on peut saluer les performances trés convaincantes de leurs interprètes respectives que son Domhnall Gleeson et Gwendoline Christie. En résumer, Star Wars Episode 8-Les Derniers Jedi ouvre brillamment de nouveaux horizons intéressants a cette saga mythique de science fiction tout en parvenant a rendre un magnifique hommage a l’œuvre de George Lucas ainsi qu'aux autres réalisateurs de la franchie et dont on peut saluer le talent inouïe de Rian Johnson qui maintient avec panache a maintenir le cap en bonifiant la saga d"Épisode en Épisode dont ce huitième volet s’avère a la fois encore plus spectaculaire, sombre, drôle et émouvant, un film parfait.

- Paroles d'une fan de Star Wars depuis ses 8 ans et qui depuis ne cesse de ressentir un amour fous envers sa saga cinématographique préférée (aussi mes comics et romans préférés) qu'elle chérie quasimet plus que sa propre vie !

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