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Evaluations
Critère Note Visuel
Globale 6.7
Scénario 7.3
Images 7.3
Emotions 6.7
Suspense 6.5
Musique 6.5
Acteurs 6.7
Originalité 7.3

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La Nuit De Tous Les Mystères

Date de sortie

Apprécié pour

Studio

1959
Nationalité : Etats-Unis

Budget : 200 000 $
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Synopsis

Ajouté par diumson le 29-12-2014
A la demande de sa femme Annabelle, le milliardaire Frederik Loren donne une réception dans une vieille maison de campagne qu'on prétend hantée parce que plusieurs crimes y ont été commis. Il a invité cinq personnes : un aviateur, une journaliste, un psychiatre, une jeune secrétaire et le propriétaire de la demeure. Loren offre 10.000 dollars à celui d'entre eux qui aura le courage d'y passer la nuit. A peine les invités sont-ils arrivés que d'étranges phénomènes se produisent...

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Par morrigan le 2016-08-24 09:50:05 Editer
Assez partagé. Pour une fois, je crois que je préfère le remake. A mes yeux le film a mal vieilli. Le film est en noir et blanc et les effets spéciaux sont vieux, mais ils sont surtout faux. Par exemple,
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le coup de l'acide et du squelette de rat, les os ne devraient plus être tenus entre eux
. Il y a plein de détails comme çà. Pour moi, le plus gros problème c'est la maison.
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A aucun moment, je n'ai cru quelle était "vivante" ou qu'il y avait des fantômes malgré la présentation de la maison au début du film et des remarques du personnage qui est fortement alcoolisé.
J'ai eu l'impression que le film se voulait ambigüe comme dans "la maison du diable" mais que cela ne marche pas. On se retrouve juste face à un thriller. Octave2Methylene parle de parodie, j'avoue être passé à coté, trop subtil pour moi.
Par Octave2Methylene le 2015-07-05 13:23:26 Editer
Maestro de la série B et véritable artisan d'un cinéma avant tout distractif, William Castle est un réalisateur à part. Ayant débuté sa carrière sur les planches d'un théâtre, sa volonté de faire coexister l’espace de la salle et celui de l’œuvre représentée sur l'écran irriguera toute sa production. Bricoleur génial à la créativité débordante, auquel Joe Dante rendra hommage dans son film "Panique à Florida Beach" (1995), Castle n’aura de cesse d’innover, tout en s’adaptant sans rechigner au système rigide du classicisme hollywoodien. Ainsi il mettra en place des mécanismes horrifiques à l’intérieur même de ses salles obscures (sièges vibrants, effets lumineux et auditifs, objets qui tombent du plafond) comme ce fut notamment le cas pour la diffusion de cette "Nuit de tous les mystères" où le public avait la surprise de voir un véritable squelette phosphorescent traverser l'espace au cours de la projection. Il faut donc regarder ce "House on Haunted Hill" en gardant à l'esprit l'environnement initial de sa création pour en retrouver toute la saveur. Certes, l'amateurisme des effets spéciaux est aujourd'hui criant, les acteurs (à l'exception d'un Vincent Price parfaitement synchrone avec son personnage ou de Carolyn Craig, agaçante brunette et archétype parfait de la femme au foyer issue des publicités 50’s, qui propulsera le concept de scream queen) ne sont pas très bon, et le scénario parait ressasser tout les clichés poussiéreux de l'horreur gothique, mais l'ensemble est rehaussé par des cadrages intelligents, un montage assez vif et des revirements inattendus. Pour l'époque, le film représente un effort remarquable pour renouveler la forme du cinéma d'horreur bis classique (a commencer par le traditionnel manoir gothique, remplacé par une demeure au modernisme antinomique, la "Ennis House" construite par l'architecte Frank Lloyd Wright). Sorti la même année que le roman "The Haunting of Hill House" (qui donnera cinq ans plus tard "La Maison du Diable" de Robert Wise), ce film en est la parodie complète, et le mélange d'épouvante et d'intrigue policière qui le structure pourrait (disent certains) avoir inspiré le fameux "Psychose" d'Hitchcock. A l'occasion de twists échevelés, chaque apparition surnaturelle (tête moisie, patte de bestiole poilue, silhouette fantomatique) est méthodiquement désamorcée par un second degré omniprésent, ouvrant de nouvelles pistes à l'intrigue, jusqu'à un final malheureusement expédié de façon brutale (le manque de moyen financier en étant vraisemblablement la cause). Outre le suspense narratif, ce sont les effets visuels (jeux de lumière, mouvements de caméra) qui assurent la charge émotionnelle du film et rappellent que William Castle était avant tout un technicien visionnaire qui n'a eu de cesse d'explorer toutes les possibilité de son médium. Décédé en 1977, il n’a pu assister au grand retour de la 3D, lui qui avait compris dès les années cinquante l’intérêt esthétique et spectaculaire du procédé.