Druop
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Qui suis-je ?
Druop...Druop ? Et bien, ... c'est moi. Voyagez, si vous le voulez, dans un monde où je suis né, et lisez mes épopées que vous trouverez dans "ce que vous voulez" !

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Chapitre 1 : Je nais en pleine anarchie

Tout commença il y a fort longtemps dans une contrée sauvage calme et paisible, que l'on nommait Galadras.
Là-bas, gisait de nombreux individus de diverses tailles, mais ils étaient relativement petits : le plus petit s’appelait Smaluop et mesurait 1.09 m. Les étrangers qui venaient dans notre village nous nommaient les Hebuops car tous nos noms se terminaient par "-uop". Allez savoir pourquoi c'était comme ça depuis la nuit des temps !
Notre vallée, traversée par un fleuve: l'Eliux qui facilitait le transport vers les autres lieux de notre monde: Emexis, et piégée entre la « Forêt des Baobabs » et la « Montagne aux félins » qui abrite de nombreux Onces ou « Léopards des Neiges », était d'une beauté rare qu'aucun lieu à moins de milles pas de géants ne pouvait égaler. De nombreux Baobabs recouvraient les prairies et vastes étendues d'herbes de notre village. Les petites habitations dans lesquelles nous vivions étaient toutes alignées au bord du fleuve; chacune d'entre elles était d’aspect extérieur différente mais elles avaient un point commun: elles possédaient toutes une énorme cheminée en pierre bleu à la place du toit. Ce n'est pas très pratique lorsqu'il pleut mais heureusement pour nous il ne pleut jamais à Emexis ; c’est une caractéristique de notre monde.
Cette pierre nous est importée du Nord et plus précisément de la « Fosse étincelante » par les Dranets. Cette fosse est nommée ainsi car c’est une crevasse dont les parois brillent et émettent une lueur bleu. Leur chef Baleten n’est autre que le cousin germain de notre chef Barbuop ce qui peut expliquer pourquoi nous obtenons si facilement cette pierre que l’on ne trouve que chez eux.
Les Dranets sont un peu plus grands que nous et sont caractérisés par leurs pieds qui n’en sont pas. En effet, ce sont quatre griffes surmontées d’un « tarse » ou dans un langage plus commun des « pattes d’aigles ».
Galadras était situé tout à fait à l’Ouest de Emexis et Barbuop s’occupait très bien de tous les Hebuops jusqu’à ce que le village devienne « ingérable »…
Il y a un siècle de cela, des évènements inattendus ont apporté la famine sur notre village réduisant les habitants au pillage et aux crimes pour survivre. Galadras sombrait peu à peu dans le chaos et Barbuop s’affaiblissait en même temps que son village .
Cependant, une Hebuop, nommée Caliduop a mit au monde un enfant, moi. Je suis né un siècle après cette catastrophe qui réduisit le village à une telle faiblesse que tout espoir semblait perdu. Néanmoins, moi, Druop, je représentais l’espoir que tout le monde attendait et j’allais dans quelques siècles pouvoir sortir mon village du chaos sans savoir comment m’y prendre.
Pour ma naissance, il avait même était importé une énorme roue, en pierre grise, vide, qui était posée sur un socle en bois parallèle aux habitations, sur lequel il était écrit : « Kalé ». C’était le nom donné à la roue par les habitants mais je n’ai aucune idée de ce à quoi pouvait servir cette roue, à part décorer le village. En tout cas, il y a une phrase sur Kalé que je n’ai jamais compris:
« Désarmez si vous le pouvez et tentez de résister, Kalé peut vous y emmener ».

Chapitre 2 : Je saute dans un cercle bleu

Nous sommes désormais trois siècles plus tard et j’ai enfin atteint ma majorité. Je m’appelle donc Druop, j’ai trois siècles (ce qui correspond à 18 ans pour ceux qui ne l’auraient pas compris), je mesure 1 m 30 (c’est la mesure des Hebuops ce qui correspond à 1 m 75), je fais du « Saxupostuop » et de la « Grattupostuop » ( « Saxophone » et « Guitare » ) depuis que j’ai 1 siècle et demi (6 ans !). J’aime le fantastique comme Percy Jackson, ou The Hobbit ou les SDA, je trouve « Elysuop », la fille de Barbuop très séduisante et je serai amené à changer le cours des évènements pour sauver notre village dans peu de temps mais pour le moment, ma mère m’appelle pour le diner.
Je suis donc rentré dans notre maison et me suis assis à la table qui était collé contre le mur de droite de la pièce. Effectivement, chaque maison des Hebuops ne comportait qu’une seule pièce presque carré, dans laquelle il y avait un grand cercle de pierre avec du sable à l’intérieur, pour accueillir le bois qui brûlerait. Nous n’utilisons que du bois de la Forêt des Nous avons également un petit meuble situé dans l’angle au fond à gauche comme garde manger et vaisselle, et une commode qui contient les couvertures qui nous servent pour dormir autour du feu.
Ma mère m’a donné un épis de mais et un gobelet d’eau pour notre repas quotidien, la famine se faisant toujours ressentir. Puis j’ai essayé de questionner ma mère sur le fait que je devais jouer un rôle dans l’avenir de ce village mais elle e m’a pas répondu comme d’habitude. Je ne savais pas ce qu’elle me cachait mais je savais qu’elle gardait en elle un secret très lourd à porter. Puis j’ai entendu toquer à la porte de notre maison et j’ai été ouvrir pour voir qui s’était. J’ai tout de suite reconnu Barbuop, qui, je ne l’avais jamais remarqué avant, avait une cicatrice de trois griffures sur le cou, avec sa fille qui venaient me souhaiter un bon anniversaire m’offrant une clé sur laquelle il était écrit une inscription qui s’était visiblement effacée avec le temps. J’essayais de distinguer ce qu’il y avait d’écrit quand Barbuop s’est exclamé :
- Kalé !
- Comment ? , ai-je demandé à Barbuop.
- L’inscription que tu essaies de déchiffrer est « Kalé ».
- Kalé , ai-je répété sur un ton interrogatif. Vous voulez parler de la roue en pierre ?
- Oui , ont acquiescé le chef et sa fille.
J’ai regardé un instant ma mère qui s’était levée pour saluer Barbuop et Elysuop, et j’ai vu dans son regard qu’elle était inquiète.
- Maintenant ? , a t-elle demandé.
- Oui, c’est l’heure , a annoncé Barbuop.
Je détestais ne pas comprendre ce qui se passait surtout lorsqu’il s’agissait de quelquechose qui me concernait directement. J’ai alors lancé :
- Mais de quoi voulez-vous parler ? Vous voulez dire que tout ceci était prévu ?
- Oui , m’a répondu Barbuop.
- Mais… Maman ! C’est ça le secret que tu gardais depuis si longtemps ?
Elle n’a comme d’habitude pas répondu.
- Et pourquoi as-tu ce regard inquiet ? , lui ai-je alors demandé.
Elle s’est mise à pleurer ne comprenant pas pourquoi. Barbuop s’est approché d’elle et lui as dit que ça va aller et ils m’ont tous les 3 emmenés au pied de Kalé.
Arrivé sur place, j’ai vu tous les habitants regroupés autour de la roue. Vous ne pouvez pas savoir comment ça peut être énervant de voir que tout le monde était au courant de ce qui allait se passer sauf le principal intéressé à savoir moi. C’est à ce moment là que j’ai pris la parole, m’exprimant :
- Bonsoir à tous. Je pense que tout le monde ici me connais et que vous connaissez tous la raison de ma venue au près de Kalé ce soir. Et c’est justement ça qui me révolte !
Je commençais à m’énerver et Barbuop a posé sa main sur mon épaule en me disant de me calmer. Je ne comprenais pas pourquoi je me mettais en colère et ce n’était pas la première fois que je m’énervais sans raison. Puis j’ai demandé à Barbuop :
- Mais comment se fait-il que je ne sois pas au courant de ce qui se passe ce soir et que tous les autres soient au courant ?
- Ne t’inquiète pas tu le sauras bien assez tôt , m’a t-il alors répondu.
Je ne trouvais pas sa réponse très convaincante mais je me suis contenté de cela. Je l’ai alors vu s’écarter et il a annoncé :
- Aujourd’hui est venue l’heure que vous attendez tous ! Druop, mets la clé dans l’orifice à gauche de Kalé.
J’ai trouvé le trou dont il parlait et y ai inséré la clé qu’il m’avait donné plus tôt. Barbuop m’a alors fait signe de la tourner et c’est ce que j’ai fait. A ce moment précis, une concentration d’énergie s’est faîte au centre de Kalé puis un voilage bleu a rempli l’espace vide de la roue. En tout cas c’est ce que j’ai cru jusqu’au moment au j’ai entendu Barbuop qui a annoncé :
- Ceci permettra à notre village de résister aux forces maléfiques qui nous entourent.
J’ai, à ce moment, froncé les sourcils ne comprenant absolument pas de quoi il parlait. Puis Barbuop m’a fait signe de m’avancer devant Kalé et j’ai vu Elysuop, un sac sur le dos, qui venait se placer à côté de moi et je lui ai alors demandé en chuchotant :
- Que fais-tu ?
- Je viens avec toi.
- Mais ou ça ?
Elle ne m’a pas répondu et m’a poussé avec elle vers le cercle bleu.

Chapitre 3 : J’atterri dans le monde des démons

J’avais juste eu le temps de regarder ma mère qui me faisait un au revoir de sa main puis je étais soudainement apparu dans une forêt en pleine nuit. C’était un portail qui permettait de nous rendre dans d’autres endroits. Je ne sais pas pourquoi mais à cet instant j’ai repensé à la phrase écrite sur Kalé qui disait :
« Désarmez si vous le pouvez et tentez de résister, Kalé peut vous y emmener ».
Le « tentez de résister » ne présageait rien de bon et j’ai alors regardé Elysuop que j’avais presque oublié pendant ce voyage. Je n’avais jamais pris le temps de la regarder attentivement mais elle était vraiment très belle. Elle avait les cheveux bruns ondulés avec des yeux verts, bon d’accord, dis comme cela on a du mal à s’imaginer que ça peut être beau mais ce n’est pas notre faute, c’est une autre caractéristique des Hebuops : nous avons tous les yeux verts. Mais ses yeux à elle étaient d’un « vert anis » très joli. Sa tenue lui allait parfaitement bien ; elle portait, comme d’habitude, un jean coupe slim et un haut, violet, qui lui moulait le corps. En tout cas, et c’était sûrement la seule bonne nouvelle de l’année (une année correspondant à un jour), celle que j’aimais était avec moi.
Elle m’a fait signe de la suivre et on a marché silencieusement dans les bois. Je lui ai demandé en chuchotant :
- Qu’est ce que c’est que tout ça ? Pourquoi je n’étais pas au courant de tout ceci alors que ça me concernait directement ?
- C’était pour te protéger. Moi je t’aurais tout dit si ça ne tenait qu’à moi mais ta mère nous avait ordonné de ne rien te dévoiler avant le jour J pour que tu ne puisses pas tenter d’y aller tout seul. Là-dessus je suis d’accord ; tu es trop imprudent et innocent pour t’aventurer seul dans ces contrées.
- Mais ou est-on lui ai-je alors demandé ?
- Qu’est-ce que je disais ? Tu ne sais rien. Peut-être que si tu n’étais pas constamment en train de jouer de la musique, de jouer à des jeux vidéos ou de lire des livres débiles, tu serais un peu plus au courant du monde qui t’entoure.
Elle n’avait pas tout à fait tort sur ce point. J’étais plus enfermé dans la « salle divertissante » du village, située à vingt mètres de Kalé, dans laquelle se trouve une bibliothèque des consoles et tous les instruments de musiques que vous voulez. Il y a ce qu’on appelle un « Musicaprescuop » qui est une machine munie d’un clavier sur lequel on tape le nom de l’instrument qu’on veut et il apparaît dans la cabine en verre situé au dessus du clavier. Le rêve quoi !
- On est à Shadow-wood. C’est la forêt des Ombres …
- La forêt des quoi ? , l’ai-je interrompue.
- La forêt des ombres. C’est ici que nous allons trouver l’arme que mon père m’a demandé de rapporter : l’Ombrescuop qui permettra de chasser le démon qui a apporté la famine sur Galadras…
- Comment ça un démon ?
Elle a soupiré et m’a dévisagée, montrant sa désolation en ce qui concerne mon ignorance sur ces choses là. Mais bon, vous entendez souvent parler de démons et d’ombres dans votre « patelin » vous ?
- Le démon Faminicis ne peut être détruit que par l’arme dont je t’ai parlé et c’est pourquoi nous avons était envoyé ici.
- Mais pourquoi suis-je ici alors ? Tu n’as pas besoin de moi.
- Si, j’ai justement besoin de toi. Tu ne te souviens peut être pas et moi non plus je ne le saurais pas si mon père ne me l’avais expliqué.
- De quoi parles-tu ?
- L’année de ta naissance, un démon est venu au village . Il s’appelle Mortalus. Ta mère venait d’accoucher et tes cris ont interpellé le démon. Il est alors entré chez toi et ta mère savait reconnaître un démon. Elle a alors immédiatement était cherché du gros sel dans le placard et en a jeté sur le démon. Il était seulement blessé mais pas tué. C’est à ce moment que mon père est entré chez vous avec l’Ombrescuop mais le démon était trop rapide et trop fort. Mortalus s’est jeté sur mon père et lui a lancé un violent coup de griffe dans le coup. Il s’est retrouvé allongé laissant tomber l’arme qu’il tenait. Le démon se volatilisa emportant avec lui l’arme…
- Dans la Forêt des Ombres ? ,ai-je complété.
Elle a hoché la tête. C’était impressionnant, je me croyais vraiment dans Supernatural, ma série préférée.

Chapitre 4 : Je cherche une arme en trouvant une énigme

Je trouvais ça vraiment rassurant de savoir qu’on devait trouver une arme, dont je n’avais aucune idée où elle pouvait être, qui doit tuer une chose morte et donc, qu’on ne peut tuer que par cette arme pour le moment introuvable.
- Mais si cette arme peut la tuer, il faut la trouver et nous la trouverons , me suis-je
encouragé. Mais je ne vois toujours pas pourquoi je suis indispensable pour retrouver
l’arme ?
- Et bien lorsque Mortalus a été blessé par le Gros sel, quelques gouttes de son sang sont tombés sur ton visage et t’ont conféré des caractéristiques démoniaques. Et l’Ombrescuop ne peut être activée que part la même espèce de celui qui a désarmé l’adversaire. Mon père ayant été désarmé par Mortalus, seul un démon peut activer cette arme… C’est pourquoi nous t’avons fait venir ici. Toi seul peut utiliser cette arme.
- Je comprends mieux.
Je me croyais maintenant dans Harry Potter. Et je ne sais pas si vous vous souvenez mais Harry a failli mourir à la fin. Enfin…
- Mais ton père n’a pas essayer de le désarmer lui-même. Il aurait pu réactiver l’arme en le désarmant de nouveau. Non ?
- Bien-sûr qu’il a essayé mais non ce n’est pas possible car les démons ne font pas parti du monde des vivants. Or, un mort ne peut être armé…
- Et s’il n’est pas armé, il ne peut pas être désarmé.
- Bravo Druop, tu m’impressionnes , dit-elle sur un ton moqueur.
Je commencez enfin à comprendre la phrase qui était écrite sur Kalé :
« Désarmez si vous le pouvez et tentez de résister, Kalé peut vous y emmener ».
C’était un message qui m’était adressé.
- Mais ça veut dire qu’on va devoir combattre Mortalus pour prendre l’Ombrescuop.
- Il se peut qu’il y soit en effet , a t-elle déclarée.
Après avoir marché plusieurs mois (donc plusieurs heures), nous sommes arrivés devant une petite chapelle qui était fermée. Nous avons tenté de l’ouvrir, de l’enfoncer mais rien y faisait.
Elysuop a alors regardé autour de la porte et elle a distingué un écriteau sur la gauche de celle-ci qui était recouvert par de feuilles. On a enlevé ces feuilles et commencé à lire ce qui était écrit :

Commencez puis terminez,
Réfléchissez au mot que vous répétez,
Lisez la phrase que je vous ai donnée,
Une valeur y est cachée,
Sa forme verbale vous trouverez.

- Je n’y comprends rien , s’est-elle exclamée. Qu’est -ce que signifie tout ce charabia ?
- C’est une énigme , ai-je alors dit tout bas en réfléchissant à quoi ça pouvait correspondre. C’est une énigme , ai-je répété plus fort pour qu’Elysuop m’entende.
- Ha bon mais pour quoi faire ?
- C‘est simple. La porte étant fermée, il faut trouver le mot de passe pour l’ouvrir.
- Mais quelle est la phrase à laquelle il fait référence ?
- C’est une phrase qui était écrite sur Kalé : Désarmez si vous le pouvez et tentez de résister, Kalé peut vous y emmener. Il dit de chercher une valeur…
- Oui , m’a répondu Elysuop.
- Commencez…terminez, ai-je alors pensé tout bas en réfléchissant à quoi ça pouvait correspondre. Il veut parler du début de la phrase et de la fin , ai-je dit à Elysuop.
- Quoi ?
- La première phrase de l’énigme, elle fait référence au début et à la fin de la phrase donnée.
- D’accord… m’a t-elle lancée d’un air douteux.
- -Dé… et -er… Ce sont les deux syllabes du début et de la fin.
- Super mais comment tu veux trouver un mot avec ça.
- Un verbe ! , lui ai-je dit
- Comment ?
- C’est un verbe qu’il faut trouver : Sa forme verbale vous trouverez. Il me manque plus que le milieu du verbe, ai-je alors pensé.
Réfléchissez au mot que vous répétez.
- Il faut chercher le mot qu’on répète le plus dans la phrase.
- Oui c’est sûrement ça. Tu peux m’énoncer l’énigme à haute voix s’il te plaît ?
- Commencez puis terminez, Réfléchissez au mot que vous répétez, Lisez la phrase que je vous ai donnée, Une valeur y est cachée, Sa forme verbale vous trouverez.
- Vous , je pense que le mot qu’on répète c’est vous. Même dans la phrase donnée ça colle.
Donc si on met la première syllabe –Dé puis Vous et enfin –er.
- Dévouser ? , a demandé Elysuop.
- Non c’est Dévouer.
Au moment ou j’ai prononcé le mot les deux portes en bois qui nous barraient le passage se sont ouvertes. J’ai toujours adoré les énigmes.

Chapitre 5 : Je « descends » deux démons

Derrière les deux portes se trouvait un escalier qui descendait. On l’a alors suivi et on s’est retrouvé dans une grande salle aux murs noirs avec de nombreuses torches disposées sur ceux-ci pour éclairer la pièce. Des colonnes étaient disposées de manière à ce qu’elles dessinent un couloir rectangulaire permettant de faire le tour de la pièce.
Au centre, c’était le vide complet. On ne voyait pas le fond.
Néanmoins, c’était dans cet espace que se trouvait notre arme. En effet, elle était sur un espace rond relié par une passerelle en dallage blanc brillant au milieu de cet espace vide.
Je m’apprêtais à aller la cherchait quand Elysuop m’a arrêté :
- N’y va pas ! Ça paraît trop facile. Pourquoi aurait-il mis une arme qui peut le détruire en évidence comme cela ? Et pourquoi n’est-il pas là ?
- Justement il faut profiter de l’absence de Mortalus.
Elle m’a laissée partir sans être vraiment convaincue de ce que je venais de lui dire.
J’ai emprunté la passerelle pour arriver à l’espace rond contenant l’Ombrescuop. Elle était posée sur un socle blanc. Lorsque j’ai essayé de l’attraper j’ai senti ma main qui prenait feu et j’ai hurlé de douleur. Au même moment la passerelle avait disparu.
- C’est un sortilège d’Ombre qui protège l’épée. N’essaie surtout pas de l’attraper à mains nues, il te paralyserait pendant plusieurs heures. Reviens jusqu’à moi.
- T’es marrante. Comment je fais maintenant qu’il n’y a plus de passerelle.
- Essaies de sauter , m’a t-elle dit.
- Sauter ? , me suis-je exclamé. C’est beaucoup trop lo….
Au même moment la salle s’est mise à trembler.
- C’est Mortalus, il arrive.
Je lisais la peur dans les yeux de Elysuop et je tentais de la rassurer. Mais je voyais que j’étais inefficace. Puis j’ai aperçu un « monstre » qui était apparu devant Elysuop. Il était tout en noir sans yeux. Il avait juste une bouche qui était bleu quand il l’ouvrait. J’ai deviné que c’était le démon en question.
Elysuop a tenté de s’enfuir mais il pouvait se « téléporter » et aller la tuer d’un instant à l’autre. J’ai vu Mortalus levé le bras avec ses cinq longues griffes… Mais avant qu’il s’abatte sur Elysuop, j’ai vu du gros sel toucher Mortalus qui a du reculer d’un pas avant de disparaître. C’était Barbuop qui avait tiré avec un « Selminituop » ou « Lanceur à sel » dans le torse du démon.
Il s’est approché de sa fille et l’a serrée dans ses bras.
- Papa , a t-elle dit d’un ton inquiet, Druop est coincé sur la plateforme.
- D’accord ne t’inquiète pas. Ets-ce que ça va Druop ? , m’a t-il lancé d’une voix haute.
- Oui , ai-je répondu.
Puis il m’a lancé un cordage et je les ai rejoint. Mais comment on fait pour l’Ombrescuop.
- Je m’en occupe , a répondu Barbuop. Filez vous deux et retournez au portail je ramène l’arme. Il faudra que tu sois prêt à l’utiliser Druop car toi seul peut le faire.
J’ai hoché vigoureusement la tête et nous sommes parti en courant. Une fois arrivé au portail je me suis arrêté et j’ai dit :
- Attendons ton père ici Elysuop. Il pourrait avoir des ennuis si Mortalus revenait.
Mais à peine avais-je terminé ma phrase que j’ai vu Barbuop revenir l’épée à la main avec Mortalus à ses talons.
- Allez dans le portail , nous a t-il crié.
Elysuop s’apprêtait à y aller mais je me suis souvenu que Mortalus pouvait se téléporter et s’il le faisait Barbuop était perdu. Et c’est ce qu’il a fait. Il était presque arrivé à nous quand Mortalus s’est téléporté devant lui. J’ai couru vers notre chef en lui criant :
- Lancez moi l’épée !
Mais trop tard, Mortalus avait plongé sa main dans le corps de Barbuop. Et il m’a regardé une dernière fois en disant :
- Accompli ton devoir Druop.
Et il m’a lancé l’Ombrescuop et j’ai alors compris ce qu’il voulait dire. Il voulait que je détruise Mortalus et Faminicis. Au contact de l’épée j’ai senti en moi une vague d’espérance et de courage qui m’a guidé et j’ai enfoncé la lame dans le corps du démon.
Il a émit un cri qui était proche d’un rugissement et s’est désintégré laissant une cape noire sur le sol.
Je me suis retourné le sourire aux lèvres et j’avais oublié Elysuop dans cette bataille. Elle était en larme, effondrée devant le portail. J’ai alors pris le corps de Barbuop et nous avons passé le portail. Nous étions maintenant devant le portail entouré des mêmes personnes que lorsqu’on est parti et tout le monde fut attristé par la mort du chef. Ma mère est tout de suite venue me voir mais je ne me suis pas attardé car j’avais une mission en tête : détruire Faminicis.
- Mais où est…
- Sous l’Eliux. En face de notre maison , m’a dit Elysuop.
Et j’ai foncé vers le lieu qu’elle m’avait indiqué. Arrivé au fleuve, j’ai vu une plaque en vitre sur lequel état dessiné un symbole en forme de cercle au fond de celui-ci. Je voyais à travers, le démon. J’ai compris qu’il avait été enfermé dans cette cage en verre il y a maintenant quatre siècle et que le symbole était un piège à démon qui l’empêchait de retourner dans Shadow-wood.
J’ai brisé la vitre et enfoncé l’Ombrescuop dans la démone. Elle s’est désintégrée.
En y réfléchissant, j’avais vécu là plusieurs scénarios fantastiques : le Hobbit par l’énigme de Mortalus, le Seigneur des anneaux par l’aventure en elle-même (et par nous même les Heduops), Harry Potter par l’absorption des caractéristiques démoniaques lors de ma naissance… et Supernatural avec les démons.

Plusieurs siècles ont passé, et Elysuop a pris la place de son père à la tête du village. La « clé de Kalé » avait été retirée de la roue et le chef la gardait toujours autour du cou pour qu’aucun Hebuop ou autre espèce ne s’amuse à faire entrer des démons.
Elysuop était en pleine forme étant donné que le calme était revenu sur Galadras.
Je me suis alors remis à faire de la musique, jouer aux jeux vidéos et lire des livres en consultant régulièrement le site du siècle : « Booknode » et « cinénode ».

Les aventures de Druop - Tome 1: La roue de Pierre

Chapitre 1 : Je suis entouré d’artisans

- Filez vous deux et retournez au portail je ramène l’arme. Il faudra que tu sois prêt à l’utiliser Druop car toi seul peut le faire.
J’ai hoché vigoureusement la tête et nous sommes parti en courant.
- A nous deux ! s’est exclamé le père d’ Elysuop.
Il s’est avancé sur le cordage qui reliait la plate-forme au couloir qui faisait le tour de la pièce noire de la chapelle et est parvenu jusqu’à l’Ombrescuop. Arrivé sur place il s’encouragea :
- Bon, allons y !
Et il plongea sa main à travers le maléfice qui entourait l’épée en hurlant de douleur. Mais avant qu’il y parvienne Mortalus est apparu et a poussé Barbuop en arrière. Il est presque tombé dans le vide qui les entourait.
Mais le chef n’allait pas s’avouer vaincu aussi facilement. Il se releva et couru jusqu’à l’épée. En une poignée de secondes, il avait pris l’arme par sa main gauche mais elle était en train de fondre par la puissance du sort qui entourait l’arme. Il empoigna l’épée par l’autre main et s’élança sur le cordage et monta les escaliers avec une telle rapidité que Mortalus ne le suivait plus. Barbuop s’est alors arrêté devant les portes de la chapelle en les refermant se croyant hors de danger mais Mortalus est réapparu devant lui.
Il a alors pris ses jambes à son coup et il courait en direction du portail pour rejoindre Galadras. Une fois qu’il voyais le portail, il nous a crié :
- Allez dans le portail !
Mais ça ne se passait pas comme prévu. Mortalus a refait surface devant lui. Barbuop était cuit et je lui ai alors dit :
- Lancez-moi l’épée !
C’est ce qu’il a fait mais elle est tombée par terre. Mortalus s’est alors retourné vers moi.
J’ai levé les yeux et vu dans les siens qu’il n’allait pas me faire un câlin. Il s’est encore rapproché et moi je reculais jusqu’à ce qu’un arbre derrière moi me bloque.
Mortalus a levé sa main avec ses longues griffes et il les a rabattu sur moi…
Je me suis réveillé en sursaut.
Je faisais des cauchemars de ce qui était arrivé à Barbuop depuis qu’on était rentré. Je me demandais sans cesse comment il avait réussi à prendre l’épée malgré le sort qui la protégeait.
J’étais dans ma maison, autour du cercle en pierre qui nous servait de cheminer à nous les Hebuops. J’ai regardé autour de moi mais ma mère n’était pas là.
Je suis alors sorti et le soleil m’a ébloui lorsque j’ai ouvert la porte. Puis une fois habitué au soleil, j’ai remarqué qu’il faisait un temps splendide. L’herbe était d’un vert qui rendait le paysage encore plus beau qu’il ne l’était et je voyais les habitants qui arrosaient la pelouse pour qu’elle garde cette belle couleur verte, d’autres étaient dehors s’occupant de leur jardin ou se baignant dans l’Eliux. D’autres encore se promenaient dans les bois ou couper du bois pour le feu qu’ils rangeaient dans la réserve située à droite de Kalé contre la montagne. Mais ce qui a éveillé mon étonnement, ce fut le fait que personne ne se promenait dans cette montagne. « Pourquoi ?» , me suis-je alors demandé.
En me promenant dans Galadras j’ai croisé Elysuop qui était toujours aussi belle. Ses cheveux ondulés brillant à la lumière du soleil associés à son sourire éclatant la rendait pus séduisante que jamais. Je me suis avancé vers elle et j’ai commencé à bavarder avec elle :
- Alors comment tu vas ? , l’ai-je questionné.
- Bien, merci.
- Tout se passe bien dans le village, on dirait. Tu t’en sors bien.
- Oui, pour le moment tout va bien.
Mais je sentais dans sa voix encore sa tristesse pour son père.
- Tout le monde à l’air content du travail qu’il fait , m’a t-elle alors relancée.
- Oui , ai-je répondu. C’était une bonne idée de mettre en place des ateliers artisanaux.
- C’est mon père qui en avait eu l’idée mais il n’avait pas eu le temps de faire venir les artisans à Galadras.
En effet, Elysuop avait mis au point des ateliers où les habitants pouvaient apprendre à travailler la pierre, le bois… Et donc notre chef avait fait venir, depuis notre retour à Galadras, donc depuis un siècle, un artisan menuisier : Woodeben, un tailleur de pierre : Rokten et une artisan couturière, notamment pour les filles : Melisen. Ils étaient tous venus du Nord et faisaient parti de la race des Dranets. C’est pourquoi, certains habitants étaient chargés de ramener du bois de la « Forêt des Baobabs » qui était taillé pour faire des meubles ou des sculptures. C’était vraiment plaisant de voir notre peuple travailler lui-même les matériaux dont on avait besoin et de ne plus faire importer que la roche bleue à l’état brute du Nord et les tissus dont avaient besoin les couturiers et couturières qui venaient de… Je ne sais même pas d’où ils viennent.
Puis je me suis souvenu que j’avais été intrigué par le fait que personne ne se baladait dans la montagne.
- Dis-moi Elysuop , l’ai-je interrogé, j’ai été étonné de voir qu’aucun Hebuop n’allait dans la montagne. Comment ça se fait ?
Elle ne m’a pas entendu et je alors interpellé mais sur un ton que je ne voulais pas : je m’étais énervé en disant son nom.
- Oui, m’a t-elle fait.
- Excuse-moi de m’être emporté, je ne le voulais pas.
Mes énervements continuaient encore sans raisons et s’accentuaient. J’ai alors répété calmement ce que je venais de lui dire.
- Et bien…
Elle s’apprêtait à me répondre quand un son de « corps » a retenti du fleuve. Deux bateaux arrivaient.

Chapitre 2 : Ma mère a disparu


Les Dranets arrivaient pour apporter la pierre bleue. C’était un bateau avec une grande voile bleu-foncée marqué d’un symbole noir que j’ai reconnu : c’était un signe gamma.

La coque du bateau était noire et le haut était bordé d’un liserai bleu foncé. Mais le plus étonnant était cet arc à l’avant du bateau. Un arc qui faisait quasiment deux fois ma taille était fixé sur le balcon avant du bateau. Il était en forme d’accent circonflexe noir avec un fil qui paraissait être une ligne de « feu ».
Derrière suivait un autre bateau beaucoup plus gai. Il avait une voile blanche sans aucun symbole et une coque en bois basique.
Ils se sont tous les deux amarrés au port qui était situé au bout des habitations qui s’alignaient le long du fleuve. Puis j’ai vu deux hommes descendre en premier : j’ai reconnu le chef des Dranets, Baleten mais l’autre homme ne m’était pas familier. Il était vraiment petit et ne devait pas mesurer plus d’un mètre dix.
- C’est Maïnin, le chef des « Lutins d’Epulis » m’a chuchoté Elysuop.
Puis on s’est avancé vers les deux hommes pour les saluer.
- Es-tu satisfait de mes artisans ? , a demandé Baleten à Elysuop.
- Oui beaucoup. Merci d’avoir fait aboutir ce projet.
- Ho, c’est rien , répondit-il d’un ton qui paraissait plutôt dire « Ne me remercie pas trop vite ! ». Entre membre d’un même famille, il faut bien s’aider , poursuivit-il.
Elysuop a laissé échapper un petit sourire en coin de lèvre.
- Et toi Druop… Tu vas mieux depuis la dernière fois. Tu n’as pas pris le temps de nous dire au revoir.
Je lui ai lâché un sourire sarcastique. Je ne l’aimais pas beaucoup depuis que j’avais été chez lui.
Effectivement, il m’avait invité à travailler dans la « Fosse étincelante » pour miner la roche bleue qu’il exporte un peu partout dans Emexis, après mon aventure à « Shadow-wood ». J’avais passé une vingtaine d’années là-bas et je m’étais, au cours de ces vingt ans, cassé un bras en travaillant dans la fosse. J’avais été voir Baleten qui m’avait dit que chez lui personnes ne se plaignaient et que chacun réglait ses problèmes tout seul et il m’avait ordonné de retourner travailler. Je suis retourné travailler pendant quelques années mais mon bras continuait à me faire mal malgré le bandage que je m’étais fait pour le maintenir en place. J’avais donc pris la décision de quitter la « Fosse étincelante » et pris le bateau en douce qui ramenait des matières premières à Galadras. Arrivé sur place c’est Elysuop qui a soigné mon bras mais je ne lui ai pas dit la vérité sur le cousin de son père ; elle était déjà assez triste pour son père comme ça. Et depuis ça, vous comprenez que je porte pas Baleten dans mon cœur.
- Voulez-vous venir boire un verre chez moi le temps que vos hommes déchargent la marchandise ?
- Oui, volontiers ont répondu les deux hommes.
- Viens te joindre à nous Druop , m’a t-elle alors demandé.
J’ai hésité puis j’ai finalement accepté. Je n’étais jamais rentré dans la maison du chef car lorsqu’il nous recevait, nous allions dans la « salle de réunion » située juste derrière la « salle de divertissement ». On s’est tous assis autour de la table qui était, il faut le dire, beaucoup plus grande que dans notre maison. Il y a avait comme nous la grande cheminée au centre de la grande pièce mais contrairement à nous sa maison comportait deux pièces la grande pièce où nous étions avec deux grands meubles pour la vaisselle et la nourriture ai-je supposé et une autre avec un bureau et une grande armoire ; l’endroit où elle travaillait ai-je supposé.
Puis Elysuop a apporté des tasses avec une théière et s’est joint à nous.
- Servez-vous , a t-elle annoncé.
- Merci , ai-je répondu en même temps que Maïnin.
- Bien… a fait Elysuop finissant de boire une gorgée de sa tasse de thé. Je dois vous avouer quelque chose qui je pense nous concerne tous.
- Oui , ai-je fait d’un air inquiet.
- J’ai vu le mage Emex, il y a peu de temps qui m’a annoncé que quelque chose se préparait, il le sentait. Il ne savait pas exactement de quoi il s’agissait mais il avait l’air inquiet. Pour lui le mal frappera bientôt.
- Mais c’est absurde… , s’est écrié Baleten.
- Pas tant que ça , l’ai-je interrompu.
Il m’a regardé d’un mauvais œil puis il s’est exclamé :
- Mais quels indices a ce magicien ?
- Aucun malheureusement , a répondu Elysuop.
- Et bien tu vois, il te raconte des balivernes…
- Mais il part en quérir. Et je peux t’assurer que si menace il y a, nous serons prêt à les accueillir. Nous ne sommes pas seul.
- Bien sur que non vous n’êtes pas seul mais inutile d’affoler tout le monde le temps que tu n’en es pas sur.
Sur ces mots nous sommes sorti de la maison, seul moi est resté. Maïnin s’est retourné avant de partir en disant :
- Tu sais que tu peux compter sur nous Elysuop. Je te crois pour ce que tu as dit et nous t’aiderons à combattre nos ennemis si jamais il y a un problème.
- Merci , a répondu Elysuop.
Puis Maïnin est sorti.
- Nos ennemis ? , ai-je demandé à Elysuop. Mais les démons ne peuvent pas venir ici. L’unique portail pour y parvenir est fermé et tu as sa clé autour du coup ?
- L’unique… , a t-elle répété. Mais de toute façon il n’y a pas que les démons et les ombres.
- Ha bon ? , ai-je laissé échapper complètement abasourdi par cette nouvelle.
Elle a secoué la tête et sorti une carte qu’elle a déroulée sur la table.
- Il existe sept royaumes dans notre monde. Trois sont de notre côté : il y a les Dranets de la « Fosse étincelante » au Nord, grands mineurs et sculpteurs d’Emexis, les Lutins d’ « Epulis » au Sud-Est, les plus discrets et plus astucieux de toutes les espèces, les Vampires d’ « Elesia » à l’Est de notre village non loin d’ici, qui ont renoncé à boire du sang de notre espèce mais aussi celle des lutins et des Dranets sauf si l’un de nous se retourne contre eux, et survivent grâce au sang animal. Nos ennemis sont les Géants de « Terkodur » au Nord-Est d’Emexis, les Elfes Noirs venus des Terres embrumées tout à fait au Nord-Ouest de notre carte. Il faut ajouter à cela les ombres et démons de « Shadow-Wood » qui sont contre tout le monde, et personne ne peut les rallier à sa cause. Mais comme tu l’as dit le portail unique est fermé. Je ne vois pas pourquoi il faut se préoccuper d’eux , disait-elle sans en être vraiment convaincue.
- Et le mage Emex dont tu as parlé tout à l’heure ? De quel côté est-il ?
- Il n’est du côté de personne si ce n’est de notre monde. Il se préoccupe de nous garder nous, les sept royaumes, en sûreté et nous protège contre les forces de la nature. Mais il est contre le royaume des ombres et cherche à l’anéantir. C’est pourquoi il m’a prévenu que quelque chose allez arriver et je suppose qu’il veut parler des ombres et des démons puisqu’il est contre eux mais je n’ai aucune certitude.
- D’accord, je comprends mieux…mais je trouve ça étonnant que ma mè… Maman ! , me suis-je écrié.
- Qui y’a t-il ? , m’a demandé Elysuop.
Je venais de me rendre compte qu’elle n’était plus là. A mon réveil elle n‘était pas là et je ne l’avais pas vu venir m’embrasser ou me demander comment ça aller, ce qui n’était pas normal.
- Il est arrivé quelque chose à ma mère , ai-je alors annoncé à notre chef.
- Comment ? Mais qu’est-ce que tu racontes ?
- Je pars à sa recherche.
Je suis sorti de chez Elysuop et suis retourné à ma maison.

Chapitre 3 : Je joue à cache-cache avec un géant

J’espérait la trouver chez nous mais elle n’était pas là. J’ai alors préparé mes affaires et Elysuop est entrée dans ma maison essayant de me raisonner.
- Mais que fais-tu ? Tu pars vraiment ?
- Bien sur que je pars. C’est ma mère et je dois la retrouver.
- Mais elle peut-être parti faire une balade et elle rentre un peu plus tard que d’habitude , a dit Elysuop sans grande conviction.
- Non ma mère ne part jamais si longtemps et même en balade , lui ai-je répondu en m’agaçant.
- Mais tu ne sais même pas où chercher…
- Bien sûr que si , lui ai-je répondu en criant. C’est le sale cousin de ton père qui l’a enlevé…
J’ai aussitôt regretté la phrase que je venais de lui dire et je lui présentais mes excuses mais à mon grand étonnement elle ne s’est pas énervée. Elle a dit :
- D’accord, nous irons à sa recherche mais promets moi de ne partir que demain à l’aube.
J’avais très envie de partir ce soir mais elle avait raison, c’était imprudent de prendre la route de nuit.
- Entendu, je partirai demain dès les premières lueurs du soleil.
Elle a hoché la tête et fermé la porte. J’ai posé mon sac et me suis allongé sur la couverture à côté du feu. Le lendemain, j’ai pris le temps de prendre un morceau de pain avec un peu d’eau avant de partir à la recherche de ma mère.
Je savais où j’allais. Je me dirigeais en direction du Nord et de la Fosse étincelante. J’étais quasiment certain de trouver ma mère là-bas.
J’ai pris la route qui y menait et l’ai suivie pendant plusieurs jours jusqu’à ce que j’entende un bruit dans les bois que la route traversait.
Elysuop est sorti d’un buisson avec un sac sur le dos, elle aussi.
- Bonjour , lui ai-je lancé avec du regret dans la voix.
- Salut.
- Que fais-tu ici ?
- Je viens avec toi bien sûr. Tu ne croyais pas que j’allais te laisser partir tout seul alors que tu ignores tout de ce monde.
J’allais la contredire mais sa dernière expression était vraie. Je ne connaissais rien de ce qu’il pouvait y avoir à Emexis.
Nous avons donc poursuivis la route ensemble. En route, elle me raconta que elle aussi avait des doutes concernant Baleten, elle avait été surpris de me voir revenir comme j’étais revenu après avoir travaillé à la « Fosse étincelante » et elle avait compris, lorsque le chef des Dranets avait fait la remarque à son arrivée : « Tu n’as pas pris le temps de nous dire au revoir », que je m’étais « échappé ». Elle le soupçonnait même d’avoir envoyé un espion parmi les maîtres artisans qui travaillaient à notre village.
Nous poursuivions notre chemin à travers les bois quand nous en sommes enfin sorti. Avec la pénombre qui régnait sous les bois nous n’avions pas remarqué qu’il faisait nuit.
- Reposons nous dans les bois pour qu’on ne nous remarque pas trop , a suggéré Elysuop.
J’ai acquiescé mais j’avoue ne pas avoir pensé à prendre une tente c’est donc Elysuop qui a monté la sienne.
Elle l’a monté très rapidement. C’était du genre des tentes « Quechua » que l’on jette en l’air et qui s’ouvrent automatiquement sauf que les nôtres étaient beaucoup plus spacieuses avec une cheminée en toile de tente. De plus, le tissu qui couvrait notre tente né pouvait pas prendre feu, d’où la cheminée.
Elle m’a invitée à rentrer et à l’intérieur je me sentais vraiment chez moi. C’était une vaste pièce dans laquelle était dessinée un grand cercle pour accueillir le bois pour le feu.
- Vas me chercher du bois pour le feu s’il te plaît. Reste à portée de vue, je ne voudrais pas avoir à te ramasser à la petite cuillère. Je m’occupe des pierres.
Je n’ai pas vraiment aimé l’histoire avec la petite cuillère mais j’ai obéit et je suis sorti de la tente. J’ai cherché un peu partout des branches faciles à transporter quand je me suis rendu compte que je m’étais trop éloigné, je n’étais plus à portée de vue.
Je revenais tranquillement vers la tente que j’apercevais grâce à une lampe qu’ Elysuop avait posé prêt de l’entrée quand j’ai entendu un bruit dans les buissons. Je me suis alors retourné et j’avoue que je commençais à flipper un peu. Mais j’ai regardé le buisson qui était derrière moi et il n’y avait rien je me suis alors tourné en direction de la tente et je me suis cogné la tête contre un tronc d’arbre… Enfin, c’est ce que je croyais avant de lever la tête et c’est à ce moment que je me suis rendu compte que j’avais heurté le tibia d’un géant. Il était, comme vous pouvez l’imaginer, vraiment très grand et j’avais du mal à estimer sa hauteur. Il était chauve et portait pour seul habit, un caleçon marron trop grand pour lui, déchiré de tous les côtés.
Je me suis dit qu’il ne fallait pas crier si je ne voulais pas éveiller toute une meute de ces monstres. J’ai alors réfléchi quelques secondes et j’en suis venu à la conclusion suivante : il fallait que je…
- Cours ! , m’a crié une voix.
C’était Elysuop qui me rejoignait et j’étais assez d’accord avec son idée. Le géant nous cherchait encore autour de lui alors que nous courions en direction de la tente.
- Il est idiot , ai-je alors fait remarqué à Elysuop.
- Pas tant que ça , m’a t-elle répondue.
En effet, il était revenu à notre hauteur en un seul pas et tentait de nous écraser avec ses pieds. On évitait ses pas en passant entre ses jambes puis on est arrivé à quelques mètres de la tente.
- Occupe-le ! , m’a crié Elysuop pendant qu’elle courait dans la tente.
- L’occuper ! , me suis-je alors exclamé. Mais comment veux-tu que je l’occupe ?
Puis le géant a regardé en direction de la tente et j’ai compris qu’il était tant que je l’occupe avant qu’il fasse voltiger Elysuop. J’ai lancé un grand : « Hé, gros balourd… Tu me suis on va jouer à cache-cache. On verra qui est le meilleur ! » et il a détourné son regard sur moi. Je ne savais pas si c’était la dernière phrase qui ne lui avait pas plu mais il s’est rué vers moi à toute jambe je l’ai esquivé pendant plusieurs heures mais il a fini par m’attraper. Je sentais sa main se serrer de plus en plus contre moi quand j’ai vu Elysuop qui sortait avec deux épées à la main et elle lui a cisaillé les jambes. Il a émit un gémissement de douleur et m’a laissé tomber et j‘ai atterri sur un tronc d’arbre couché sur un endroit que vous les hommes n’aimeraient pas non plus. Elysuop s’est alors approché de moi et m’a extirpée d’où j’étais car elle voyait que le géant n’ait pas calmé, bien au contraire il s’était énervé d’avantage. On a reculé et on est tombé tous les deux à la renverse.
- J’espère que tu as une idée Elysuop ?
Elle a secoué la tête et j’ai alors compris qu’on était perdu. J’ai pensé aux Hebuops quand j’ai entendu des cris qui venaient de derrière nous. Je me suis retourné et des hommes courraient avec leurs jambes et leurs bras vers nous. Une fois arrivé à notre hauteur ils ont sauté et se sont jetés sur le géant. « Il était fait » ai-je alors pensé. Ils étaient une dizaine et je ne voyais pas comment il pouvait s’en sortir.
Et c’est ce qui c’est passé. Le géant a émit des grognements pendant quelques heures puis il s’est écroulé à nos pieds. Les dix hommes étaient toujours sur le géant, le mordant jusqu’au sang.

Chapitre 4 : Je bois un verre avec un Vampire

J’ai compris qu’il ne s’agissait pas d’hommes mais bel et bien de vampires. C’était sûrement les vampires dont avait parlé Elysuop qui je crois s’appelaient les…
- Vampires d’Elesia, pour vous servir , a annoncé l’u d’eux qui s’était avancé vers Elysuop.
- Maxime ! , s’est-elle exclamée en allant se pendre à son coup.
- Maxime ? , ai-je alors répété.
- C’est le chef de toute cette tribu de vampires, m’a alors signalé Elysuop.
Super j’étais maintenant en face de Robert Pattinson. « Et où est ta Bella mon cher Edouard ? » , ai-je alors pensé. Bref…
Il nous a ensuite invité à dormir dans leur village et il nous a emmené à Elesia. Quand nous sommes enfin arrivés, j’ai remarqué cette magnifique fontaine au milieu de la place du village autour de laquelle était entassées toutes les maisons qui brillaient par la lumière que laissaient échappées les fenêtres. C’était un village banal mais tellement jolie de nuit. Deux grands lampadaires bordaient chaque côté de la route à l’entrée du village. On arrivait directement sur cette grande place ou de nombreux éclairages illuminés Elesia et autour de la fontaine était placé des bancs.
Maxime nous a conduit dans une auberge où il nous a invité à prendre un verre. Ils avaient évidemment plus l’habitude de servir des pintes de sang que des pintes de bières mais ils en avaient quand même. J’en ai alors demandé une pendant que je voyais le chef des Vampires se servir un verre de sang au bar directement. Elysuop, elle, a seulement demandé un verre d’eau ; elle était plus raisonnable que moi. Quand Maxime est revenu s’asseoir à notre table je lui ai demandé :
- Vous travaillez ici ?
- Oui depuis plusieurs siècles maintenant.
- Et je me demandais, comment vous faîtes pour tous vous nourrir, je veux dire il y a beaucoup de monde dans ce village et si vous devez allez …
- Druop ! , m’a interrompue Elysuop.
- Non laissez , est intervenu Maxime. Il n’est pas le seul à nous poser la question. Et bien vu qu’on se nourrit de sang animal, on fait des élevages en arrière du village et on stocke le sang chez nous pour nous nourrir même lors des temps froids.
- Hmm Hmm… , ai-je alors laissé échappé pas vraiment rassuré du fait qu’ils stockaient du sang comme nous on peut stocker du maïs.
- Mais pourquoi un géant se promenait si loin de Terkodur ? , a demandé notre chef.
- Ha, ça vous intrigue… n’est-ce pas ? , a répondu Maxime. Et bien pour tout vous dire, j’ai eu la même réaction que vous il y a plusieurs mois lorsque j’ai vu le premier géant dans ces terres.
- Vous voulez dire que ce n‘est pas le premier ?
- J’en ai juste vu un il y a plusieurs mois c’est tout. Mais pour être franc avec vous, je n’ai aucune idée de ce qu’ils font là.
- Mais ça ne vous inquiète pas… lui ai-je alors lancé.
- Non pas le temps qu’ils ne s’approchent pas plus des royaumes. Je pense qu’ils devaient chasser… mais ce qui est sûr c’est que ce n’est pas normal qu’ils aillent chasser si loin de leur territoire. Quelque chose ou quelqu’un les a rapproché d’ici.
- Quelqu’un ? , a demandé Elysuop inquiète.
- C’est Baleten ! , me suis-je alors exclamé.
Elysuop a écarquillé de grands yeux et je n’ai pas insisté. Maxime n’a pas semblé prêté attention à ce que j’avais dit et a continué :
- Méfiez-vous , nous a t-il dit en chuchotant. Des choses se passent de nos jours, des choses dont vous devrez faire attention ; je vous mets en garde…
- Bien , a fait Elysuop d’un air soucieux. On va vous laisser.
- Bonnie ? , a appelé Maxime.
- Trouve moi une chambre pour ces deux là.
- Une ? , ai-je répété. Il serait possible d’en avoir…
- Suivez-moi, a fait Bonnie.
Et nous avons monté l’étage et elle nous a emmené au fond du couloir.
- Voilà M’sieurs Dames. Autre chose ?
- Heu non, merci , lui ai-je répondu.
Bonnie est alors redescendue. Ma chef et moi sommes entrés dans la chambre et il n’y avait qu’un lit de deux personnes. Elysuop m’a regardé et j’ai dit :
- C’est bon, je vais dormir par terre.
J’ai pris les couvertures qu’on avait dans nos sacs et je me suis allongé.
- Bonne nuit , m’a t-elle dit.
- Bonne nuit , ai-je répondu.
Et nous nous sommes tous les deux endormis.
Le lendemain matin, il faisait un grand soleil et nous avons poursuivis notre route.
Juste avant de partir, Maxime était venu nous voir et nous avait offert à chacun une dague en « acier dédoublée » ce qui signifiait que l’arme pouvait passer d’un épée à deux mains double tranchant à deux épées à une main en actionnant un bouton situé sur le côté droit de la manche qui permettait de dissocier l’arme à deux mains qui était en faîte deux épées simples accolées l’une contre l’autre. En plus de cela, le chef des Vampires nous donna un objet très curieux et très joli qui à mes yeux semblait être un simple objet de décoration ; c’était un œuf doré avec un liseré noir en haut.
- Merci, lui-avais-je répondu, mais à quoi va nous servir un oeuf ?
- Ce n’est pas un œuf ordinaire , avait-il chuchoté comme s’il ne voulait que personne entende. Celui-ci vous apportera une aide précieuse lorsque vous serez en danger. Mais attention à son utilisation, l’œuf ne peut servir qu’une seule fois et une fois transformé vous ne pourrez plus vous en débarrasser. C’était un cadeau de Maïnin.
- D’accord, mais comment l’active t-on ? , ai-je demandé.
- Fais un tour complet en tournant le haut de l’œuf.
Nous étions donc maintenant en route pour « La fosse étincelante » où j’espérais trouver Maman. Mais depuis notre départ une phrase que Maxime avait dite me trottait dans la tête.
- A ton avis, Elysuop , lui ai-je alors lancé, qu’est-ce que Maxime voulait dire lorsqu’il a dit que des choses se passaient en ce moment, des choses nous devrons faire attention. De quoi parlait-il ?
- Je n’en ai aucune idée mais je crois que lui aussi n’en savait rien , m’a t-elle répondue.
Sa réponse ne me satisfaisait pas vraiment mais je m’en suis contenté.
- Et puis celle à propos de l’oeuf : « L’œuf ne peut servir qu’une seule fois et une fois transformé vous ne pourrez plus vous en débarrasser. » En quoi l’œuf va t-il se transformer ?
- Je ne peux te répondre , m’a alors répondu Elysuop, mais tout ce que je sais c’est que Maxime à l’air sûr de lui et je pense qu’on devrait lui faire confiance.
- Tu as raison, je ne vois pas pourquoi je devrais m’inquiéter à son sujet, il nous a sauvé la vie.
Puis après avoir marché de longues semaines en coupant à travers champ ou en suivant la route, nous sommes arrivés à un pont qui « enjambait » l’Eliux. C’était un pont tout à fait normal, décoré de nombreuses fleurs sur les côtés, dallé avec une pierre rouge et bordé par des petits murés en pierre blanche…
- Le pont d’Enetuop , mon grand-père.
- Ton grand père a construit ce pont ? Mais pourquoi ?
Elysuop s’est avancé sur le pont et s’est assise sur le muret de gauche. J’en ai fait autant.
- Au temps jadis, une énorme tempête frappa Emexis. Cette tempête était si violente qu’aucun bateau ne pouvait naviguer sur le fleuve. Mais cela posait un problème, notre peuple ne pouvait plus se rendre chez les Dranets et à cette époque notre peuple était d’autant plus dépendant d’eux qu’on ne l’est maintenant. Une grande partie de notre nourriture venait de là-bas et il était donc vital que Enetuop se rende à la « Fosse étincelante » où gouvernait Valecten, le grand-père de Baleten . Il fit alors construire un unique pont à cet endroit pour pouvoir franchir le fleuve qui était infranchissable autrement. Mais il se posa un problème, comment faire pour que le pont puisse être franchi par les Hebuops et les Dranets, sans que les Géants de Terkodur puissent passer ?
- Mais je ne comprends pas , normalement les monstres ne peuvent circuler à moins d’une certaine distance de leur habitat ?
- Certes, mais ce n’était pas les Géants directement que craignait Grand-Père ; c’était la guerre. En effet, la guerre désactive le rayonnement limité des monstres autour de leur habitat et ils pourraient donc franchir le pont en temps de guerre qui serait leur unique moyen de rejoindre nos terres étant donné qu’ils n’ont pas de bateaux pour naviguer sur le fleuve. Alors, pour empêcher les géant de passer le pont, le mage Emex a lancé un sortilège sur le pont resté actif jusqu’à aujourd’hui.
- Tu veux dire, que là où nous sommes, aucun géant ne peut venir ?
- C’est ça , a t-elle dit.
- Mais comment le géant que nous avons croisé dans la forêt il y a plusieurs mois a pu se retrouver là ?
- C’est justement la question que je me pose depuis ce moment là. Maxime disait que quelqu’un ou quelque chose les a attiré ici et je suis d’accord avec lui. Si quelqu’un passe un pacte avec les géants, il peut délocaliser leur habitat et donc changer leur rayonnement d’action.
- Mais il faut que ce soit quelqu’un qui ait des bateaux pour pouvoir franchir l’Eliux ?
- Oui, en effet. Et je sais ce que tu vas dire…c’est sûrement Baleten.
Je n’ai pas répondu mais c’était en effet ce que je pensais et j’en étais quasiment certain. Puis nous nous sommes levés et nous avons franchi le pont. Une fois de l’autre côté, j’ai entendu un bruit dans les buissons et nous nous sommes tous les deux retournés.
- Qu’est-ce que c’était ? , avons-nous lancé en même temps.
Puis nous nous sommes à nouveau retourné dans la direction dans laquelle nous voulions aller et soudain le « trou noir ».

Chapitre 5 : Je sors de prison avec un lapin

J’avais été assommé et lorsque je me suis réveillé, j’étais dans une cellule en pierre dans laquelle j’étais enfermé. Je me demandais où j’étais et qui m’avait assommé. Puis j’ai entendu une personne tousser ; ça venait de ma cellule.
- Elysuop, c’est toi ? , ai-je demandé.
Mais aucune réponse. Je me suis approché de l’endroit où j’avais entendu le bruit et c’était ma mère.
- Maman ! , me suis-je exclamé.
- Ho, mon fils a t-elle répondu d’un air soulagé. Est-ce que ça va ?
- Est-ce que ça va ? C’est plutôt moi qui devrait te demander ça tu crois pas ?
- Oui ça va. Mais tu n’aurais pas du venir…
- Comment ça ?
- C’est un piège. Les Dranets m’ont kidnappé pour t’attirer ici et pour qu’ils puissent t’avoir comme trophée à ton tour. Et c’est chose faîte, te voilà enfermé avec moi dans cette cellule.
- Les Dranets, j’en étais sûr. Je me doutais que Baleten n’était pas claire depuis le début où je l’ai vu.
- Et c’est pas tout, des Géants de Terkodur se baladent dans la « Fosse étincelante » comme s’ils étaient amis avec les Dranets.
- Je sais Maman mais ne t’inquiètes pas, nous allons sortir d’ici en vitesse.
Même si je n’avais aucune idée de comment nous allions sortir d’ici mais j’essayais de la rassurer. Néanmoins, une chose m’intriguais, pourquoi voulaient-ils me capturer ? Mais je n’avais pas le temps de réfléchir ou de demander à ma mère. Il fallait qu’on sorte d’ici le plus rapidement possible et qu’on retrouve Elysuop. Puis, j’ai entendu un bruit sonore dans la cellule comme si quelque chose cognait à la porte de notre cellule. C’était des bruits sourds à intervalles réguliers quand soudain j’ai vu la porte s’ouvrir d’un seul coup. Elysuop se dressait devant moi, une massue à la main.
- Suivez-moi ! , a t-elle suggéré.
J’ai aidé ma mère à me relever et on l’a suivi. Nous avons couru dans des escaliers qui ne faisaient que monter, dans des petits tunnels puis en regardant en haut j’ai remarqué que nous étions en faîte au fond de la « Fosse étincelante ». Il y avait, au dessus de nous, ide ombreux Dranets qui minaient la pierre bleue. De grandes palettes en bois étaient suspendues par des cordes dans le vide et je les voyaient bouger de droite à gauche lorsque les Dranets posaient les gros blocs de riche dessus.
- Levez, criait l’un d’eux.
Et des Dranets situés tout en haut de la crevasse tournaient une manivelle pour remonter les gros blocs de pierre.
Mais pour le moment l’heure était à la fuite. Il nous fallait sortir d’ici et nous continuons de courir à travers les escaliers. Lorsque nous nous sommes retrouvés en face d’une dizaine de Dranets qui nous barraient la route. Elysuop a écarté les Bras pour nous arrêter et nous avons vu Baleten s’avancer.
- Tiens, tiens, tiens… Des Hebuops qui se promènent dans notre royaume. Ça te plaît ici Druop ? Nous t’attendions depuis un long moment mon petit.
- T’adresse pas à lui a fait Elysuop.
- Ho « Elie », l’ a t-il surnommé. Je t’avais presque oublié. Laisse ces bons à rien où ils sont, rejoins-nous. Nous nous occuperons bien de toi.
- D’accord, a t-elle fait.
A ce moment, j’ai cru que j’allais m’évanouir. Je ne sentais plus le sol sous mes pieds et je ne distinguait qu’à peine les paroles de Baleten, qui devait féliciter Elysuop de l’avoir rejoint.
Puis, une fois qu’Elysuop fut dans les rangs du groupe de Dranets derrière Baleten, je l’ai vu plonger sa main dans sa poche et en sortir l’œuf que Maxime nous avait donné. Elle l’a tourné d’un tour complet et l’œuf s’est mis à léviter. Tous les Dranets regardaient l’objet avec stupéfaction tout comme moi.
- Que fais-tu Elysuop ? , a demandé Baleten.
- Je sauve mes amis , a t-elle dit.
Une lumière intensive s’est alors dégagé de l’œuf qui nous a tous ébloui. Je me protégeais les yeux avec mon bras et je voyais ma mère en faire autant à côté de moi. Ensuite, un grand souffle à balayé tous les Dranets y compris Baleten qui était couché par terre. Beaucoup étaient tombés au fond de la crevasse mais il en restait quelques uns qui étaient allongés par terre. Seul un être était debout. Du haut de ses un mètre, il avait de longues oreilles brunes à l’extérieur et rosées à l’intérieur. Son corps était recouvert d’une fourrure elle aussi brune et portait une moustache sur son museau : c’était un « lapin ».
Mais je n’avais pas le temps de m’émerveiller ou de m’abattre ; j’avoue ne pas avoir su trop quoi penser de cette aide. Toujours est-il qu’ Elysuop s’est relevé et m’a dit :
- Emmène ta mère à l’extérieur, je vais les retenir.
Je n’ai mais pas trop l’idée de la laisser toute seule face à ces monstres mais je me suis dit pourquoi pas ? Après tout, elle « Monsieur Rabbit » pour l’aider.
J’ai alors couru vers l’extérieur en emmenant ma mère. On était toujours en train de monter des escaliers avec de nombreux virages étroits. Puis quand nous sommes enfin sorti je me suis arrêté et j’ai dit :
- Je ne peux pas la laisser. Elle pourra avoir besoin d’aide.
- Mais non il vont te rattraper. Ces Dranets te veulent toi et seulement toi.
Cette histoire me rendait dingue, pourquoi me voulaient-ils absolument. Mais je ne l’ai pas écouté et j’y suis retourné à toute jambe.
J’ai descendu les escaliers à une telle vitesse que j’avais l’impression que j’allais dégringoler à chaque fois que je faisais un pas. Mais je suis arrivé en vue de l’ endroit où se tenait la bande apercevant Elysuop combattre les Dranets avec le lapin à ses côtés. J’avais juste remarquer une chose ; Baleten n’était plus là. Avait-il pris la fuite ? Je n’en savais rien. J’ai alors crié :
- Elysuop, viens !
Elle s’est retourné et a commencé à battre en retraite. Son lapin suivait mais aussi tous les Dranets. Une fois arrivé à ma hauteur elle m’a pris le bras et a dit :
- Cours !
J’ai obéit et nous sommes sorti de la fosse sans les Dranets. On les avait semé ou ils avaient abandonné leur poursuite.
- On doit partir le plus vite possible ! , s’est exclamée Elysuop.
Mais à peine avait-elle fini la phrase que les Dranets refaisaient surface ainsi que Baleten qui nous barraient le chemin avec un Géant à ses côté. Nous étions encerclés. Baleten se grattait le menton faisant croire qu’il réfléchissait. Et il a dit au Géant :
- Tu les ! Sauf Druop bien-sûr.
Le Géant a souri et s’est avancé, il s’apprêtait a abattre sa main sur nous quand j’ai vu le lapin former un bouclier magique autour de nous qui a paré l’attaque du monstre. Je voyais qu’il se fissurait sous la force du Géant et qu’il allait céder. Quand soudain nous avons entendu une meute d’individus courir. Les Dranets ont tourné la tête en même temps que moi et j’ai aperçu des lutins approchés de nous. Une bonne vingtaine de « Lutins d’Epulis » se battaient contre les Dranets et le Géant car Baleten c’était à nouveau volatilisé. Le lapin avait enlevé le bouclier et Maïnin nous a dit :
- Allez-y, rentrez à Galadras. Ne vous inquiétez pas pour nous ça ira. A bientôt.
Nous n’avons pour une fois, pas contesté l’idée de Maïnin et nous sommes parti en direction de notre village.
Après plusieurs mois de marche, nous sommes enfin arrivés à Galadras. Rien avait changé depuis notre départ à part que les bateaux n’étaient plus là ainsi que les artisans Dranets et il y avait le « Mage Emex » qui était au village. On s’est avancé vers lui et Elysuop a demandé :
- Que faîtes-vous ici ?
Et j’ai alors remarqué qu’il gardait dans sa main la clé de Kalé. Quelqu’un avait trouvé la clé et avait ou s’apprêtait à ouvrir le portail.
- Il fallait que je garde le portail. Heureusement pour moi j’ai réussi à intercepter Woodeben avant qu’il ne l’ouvre.
- Wood…le menuisier ?
- Oui. Je pense que c’est Baleten qui les a envoyé ici.
- Tu parles de lui comme si tu étais contre.
- Et bien je le suis devenu.
- Mais je croyais que tu étais neutre ?
- Je l’étais, en effet, juste avant que Baleten ne devienne un allié des Ombres. J’ai découvert cela durant ce siècle. Je ne sais pas ce qu’il manigance mais il a les ombres de son côté.
- Et cette clé que tu tiens dans la main où l’as tu eu ?
C’est une question qui m’intriguait. Elysuop avait toujours la clé autour de son coup.
- C’était Woodeben qui la possédait. Je lui ai pris juste avant qu’il n’ouvre Kalé, répondit le magicien.
- Mais ça veut dire qu’il y en a d’autres.
Il a hoché la tête. Et a dit :
- Moi aussi, ça m’a surpris mais je pense que c’est Baleten qui l’a fabriqué. Je ne sais pas comment mais il y a un signe gamma sur la clé.
Comme sur le bateau ai-je pensé. J’ai alors tiré la clé du coup d’Elysuop et cassé la chaîne. Elysuop a émit un « Aïe… ».
- Mais qu’est-ce que tu fais , m’a t-elle demandé.
- Baleten ou Valecten , ai-je alors suggéré.
- Quoi ? , m’ a lancé notre chef.
- Cette clé est en votre possession depuis votre grand-père n’est-ce pas ?
- Oui ? , m’a t-elle dit sur un ton interrogatif.
- Et c’est probablement le grand-père de Baleten qui créa ces clés , dit le Mage Emex.
J’ai hoché la tête.
- Il nous reste à découvrir pourquoi , a continué le mage. En tout cas, il faudra être très prudent.
Au même moment, il a regardé la montagne. Il s’est éloigné et j’ai alors demandé à Elysuop :
- Au fait, tu ne m’as toujours pas dit pourquoi personne n’allait dans la montagne ?
- C’est parce que le mage Emex a lancé un sortilège qui empêche toutes les créatures d’y accéder où d’en descendre. Il disait qu’il y avait dans ces montagnes une puissance maléfique qu’il fallait garder emprisonnée.
- Mais je croyais qu’il n’y avait que des léopards des neiges ?
- C’est ce que je croyais avant que je ne revois Emex en début de siècle.
- Et pourquoi n’e a tu pas parlé avant ? , lui ai-je demandé d’un ton agressif.
A ce moment, ma mère est arrivée et elle m’a serré dans ses bras si fort que j’ai cru qu ‘elle m’avait cassé une côte.
Mais bon elle était à côté de moi et nous étions tous en vie. Néanmoins, il me restait de nombreuses questions sans réponses et je devais les trouver. Pourquoi Valecten a t-il créé les clés pour le portail ? Qu’est-ce que Baleten mijote avec ces géants ? Et surtout, pourquoi me voulait-il absolument ? Ces questions hantaient ma tête depuis notre retour mais je n’ai pas demandé à ma mère ni a Elysuop pour ne pas les inquiéter. Je savais que des jours sombres approchaient, comme nous avait prévenu Maxime et que l’on devrait être très prudent.
Pour le moment l’heure était à la « mangeaille ». Nous nous sommes tous les quatre rassemblés autour d’une table, car nous étions quatre avec le lapin qui s’appelait « Jumpy », et nous avons savouré un bon repas garni d’épis de maïs et de cuisses de poulet.

Les aventures de Druop: Tome 2 "Les clés de Valecten"


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Druop
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Mur personnel de commentaires (37)

MissTruc a écrit :
27-01-2019
Salut ! Ton "à propos de tout" est VRAIMENT énorme !
Au fait, j'ai vu que tu as adoré Interstellar, moi aussi !
mgx02f a écrit :
21-07-2017
Salut Druop,
Je viens de lire ton commentaire pour Percy Jackson. Je n'ai pas lu le livre, et n'ai vu que le film (d'ailleurs, la différence entre l'Annabeth du 1 et du 2 ne m'a pas plu ... n'ayant pas lu le livre je ne pouvais pas savoir laquelle était "la vraie"), mais j'ai vu que tu n'avais pas apprécié les différences livre/film. Ca m'a rappelé "Avant toi", j'avais lu le livre et je l'avais bien aimé donc je voulais voir ce que donnait le film. Et j'ai été moi aussi très déçue ! Ils n'ont pas joué tous les passages, ont ajouté des scènes différentes, font passer Louisa pour la pire des idiotes ... Moi, je pensais que le film serait ... "le livre en image", tel que je le vois quand je lis le livre ... !
C'est pour ça que maintenant j'ai quelques réticences à regarder les deux versions ou alors, je regarde l'adaptation du livre en film PUIS le livre ... :-) (qui est souvent, pour ne pas dire "toujours", meilleur que l'adaptation ...)
ocenamo a écrit :
23-05-2017
Bonjour Druop (Merry),
J'ai vu que toi aussi tu adorait le Seigneur des Anneaux et le Hobbit. J'espère qu'il y aura une suite aux histoires. Je voulais savoir si tu avais un personnage préféré? Moi non
27-03-2016
J'adore les critiques que tu écris sur les films :D
DarthSkarn a écrit :
31-10-2014
...
DarthSkarn a écrit :
28-09-2014
https://www.youtube.com/watch?v=R7PdheiAT-Y
cedric_r a écrit :
25-06-2014
http://www.spi0n.com/endroits-magnifiques-du-monde/
Faut qu'on se prenne en photo dans tous ces lieux.
Gwen42doline a écrit :
16-05-2014
Bonjour,
je me permet de vous envoyer ce message afin de vous faire connaître un magnifique film qui vient de sortir au cinéma et qui mérite vraiment d'être connu, alors n'hésitez pas à faire un tour sur sa fiche Cinénode :
http://cinenode.com/film/16937/cristeros
En espérant que ce film vous plaise.
Gwen
SunshineSolene a écrit :
04-01-2014
De rien, ça me fait plaisir de partager la passion Tolkien/Peter Jackson :)
SunshineSolene a écrit :
04-01-2014
Coucou,
Je t'écris car le Hobbit figure parmi tes films préférés, je te propose de faire ce quizz spécial Hobbit:
http://cinenode.com/quizz/le_hobbit_-_un_voyage_inattendu-49-quizz
Les questions peuvent être un peu pointues ;)
A bientôt!
Druop a écrit :
02-01-2014
merci vous aussi
NeoDjakobe a écrit :
01-01-2014
Bonne année !!
cedric_r a écrit :
31-12-2013
Salut Druop!
Druop a écrit :
31-12-2013
ok j'enlève
NeoDjakobe a écrit :
31-12-2013
Nop mister nat
Druop a écrit :
31-12-2013
Ha bon on a pas le droit aux séries ?
NeoDjakobe a écrit :
31-12-2013
Blanche neige et kirikou en j'ai vu aussi. BUUUUUUUUUUUUUUUURRRRRRRRRRRRRRRRNNNNNNNNNNNNNNN ! :P
NeoDjakobe a écrit :
31-12-2013
Ah alright
NeoDjakobe a écrit :
31-12-2013
D'où tu mets walking dead ?
NeoDjakobe a écrit :
31-12-2013
Pinaise t'as copie-colle ton qsj de bn ti