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Claire Denis

Réalisateur

39 spectateurs

Activité et points forts

ajouté par Mayoune 2018-09-17T09:40:18+02:00

Biographie

Quelques mois après la naissance de sa fille à Paris, la mère de Claire Denis retourne au Cameroun, où son mari travaille comme fonctionnaire. Après une enfance passée en Afrique, la fillette, malade, est contrainte de rentrer en France. Adolescente solitaire et rêveuse, elle s'enferme dans sa chambre, à Marly-le-Roi, pour lire, écouter la musique diffusée sur les radios britanniques, et prend bientôt goût au cinéma. Elle se marie très tôt à un photographe qui lui suggère de s'inscrire à l'IDHEC, école dont elle sort diplômée en 1972 après avoir réalisé plusieurs courts métrages de science-fiction.

Assistante de réalisateurs tels que Rivette -auquel elle consacrera plus tard un documentaire-, Rouffio, Jarmusch ou encore Wenders, Claire Denis trouve, dans les paysages désertiques du tournage de Paris, Texas l'inspiration pour son premier long métrage. Histoire semi-autobiographique de tension raciale dans l'Afrique coloniale des années 50, Chocolat est présenté au Festival de Cannes, nommé aux Césars et acclamé par la critique américaine. Avec S'en fout la mort, plongée dans l'univers des combats de coq en banlieue parisienne, puis J'ai pas sommeil (1994), évocation de la dérive du tueur en série Thierry Paulin, la cinéaste construit un univers très personnel, âpre et nocturne.

Fidèle à ses comédiens, d'Alex Descas à Béatrice Dalle en passant par Vincent Gallo et Grégoire Colin, la réalisatrice décroche le Lion d'argent à Venise en 1996 pour Nénette et Boni, exploration de Marseille en compagnie d'un pizzaïolo et de sa soeur fugueuse. Déclarant aux Cahiers : "Je me reconnais dans un cinéma qui fait confiance à la narration plastique", elle se lance ensuite dans des projets singuliers, caractérisés par une attention portée aux corps et un refus des dialogues explicatifs : Trouble every day, film de vampires sensuel et sauvage, qui remue la Croisette en 2000, et Vendredi soir, récit minimaliste d'une rencontre amoureuse, avec Valérie Lemercier dans son premier rôle dramatique.

On retrouve cette exigence dans les deux films en forme de voyage que lui commande Arte : Beau travail, portrait de la légion étrangère à Djibouti, puis L'Intrus, errance entre nord et sud, inspirée d'un récit du philosophe Jean-Luc Nancy. Après s'être consacrée à deux projets hors-fiction (un documentaire sur la chorégraphe Mathilde Monnier, une exposition sur la diaspora africaine), elle se lance dans deux longs métrages très différents : 35 Rhums, évocation d'une tendre relation père/fille, qui fait sensation à la Mostra de Venise 2008, et White Material, tourné dans le Cameroun de son enfance avec un couple inédit : Isabelle Huppert-Christophe Lambert.

L'année 2013 marque le retour de Claire Denis au cinéma et au Festival de Cannes. Elle y présente dans la sélection Un certain regard Les Salauds, film noir dans lequel elle dirige Vincent Lindon (dix ans après Vendredi soir) et Chiara Mastroianni.

Quatre ans plus tard, la réalisatrice engage Juliette Binoche pour Un beau soleil intérieur. L'histoire se focalise sur Isabelle, divorcée, un enfant, cherchant un amour. Enfin un vrai amour.

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Classement dans les cinéthèques

Diamant
2 spectateurs
Or
15 spectateurs
Argent
5 spectateurs
Bronze
12 spectateurs
Vu aussi
17 spectateurs
Envies
27 spectateurs
Pas apprécié
17 spectateurs
PAV
4 spectateurs

Quelques chiffres

Note moyenne : 5.29/10
Nombre d'évaluations : 14

0 Citations 9 Commentaires sur ses films

Dernier film
de Claire Denis

Sortie France : 2018-11-07

Les derniers commentaires sur ses films

Commentaire ajouté par sylvains7 2015-06-08T10:56:57+02:00
Les Salauds

L'oeuvre de Claire Denis est difficilement accessible. Lenteur, incompréhension du scénario, personnages qui font la gueule, musique gonflante, images sombres...Ce film ne fait pas exception dans sa filmographie. Difficilement supportable et parfait en cas d'insomnie.

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Commentaire ajouté par zoedu94 2019-04-10T15:59:05+02:00
Les Salauds

heureusement qu il y à Vincent Lindon, le reste est atroce tout ça pour sauver une boite, ça parait absurde peu crédible ....

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Commentaire ajouté par jess3swan 2019-05-20T21:32:35+02:00
High life

Bon, premier commentaire... Je ne l'ai pas vu ahahahahha, je voulais simplement souligner que je crois que je vais l'écouter uniquement pour Robert Pattinson. Il semble un peu complexe comme film et je sens que ce ne sera pas une histoire évidente à comprendre

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Commentaire ajouté par sylvains7 2019-07-17T22:35:45+02:00
High life

Y'a de la science, c'est une fiction, ce n'est pas vraiment une science fiction , même si ce film se déroule dans un vaisseau. C'est plutôt un film d'atmosphère, onirique, envoutant, difficile d'approche, que peu de personnes apprécieront et qu'il faut vivre comme une expérience cinématographique. Malgré son ambition, Denis signe un film étonnant où malheureusement l'ennui nous gagne trop souvent.

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Commentaire ajouté par jess3swan 2019-09-22T01:09:52+02:00
High life

Voilà, je me suis rendue à 55 minutes du film et je n'ai pas pu continuer. Au départ, il est seul avec sa fille. Je me suis dis ''C'est un film inceste?'' , heureusement, ce n'était pas le cas. Quoique, le sexe est très présent et pas sous sa forme la plus charmeuse. J'ai été déconcertée, troublée, dégoûtée. Je n'ai pas réussis à le finir parce que cet aspect revenait me répugner et il était mal montré. L'actrice qui incarne la ''Chaman des hormones'' m'a traumatisé et je me suis demandé pour qu'elle somme d'argent elle a accepté de faire cette danse effrayante.

Je n'ai pas apprécié.

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Commentaire ajouté par Vampilou 2020-05-21T13:38:42+02:00
High life

Un film de science-fiction hors norme !

Il est évident qu’il ne sera pas destiné à tout le monde, que tous ne l’apprécieront pas, mais ce qui est certain, c’est que l’on n’en ressort indéniablement pas indemne, pour le meilleur ou pour le pire. Très loin des blockbusters dont on a l’habitude, c’est un film qui se veut plus contemplatif, plus philosophique et presque introspectif, il ne faut pas chercher à le comprendre, mais simplement le ressentir. C’est une véritable expérience, quelque chose d’assez unique, auquel il faudra adhérer, tout en complexité, il n’ira pas dans la facilité et nous demandera de fournir un véritable effort pour en saisir toutes les nuances. L’univers aura un véritable aspect onirique, c’est une sensation très étrange, mais incroyablement prenante, on s’y sent happé, comme pris au piège, entre le rêve et le cauchemar. Parce que oui, le monde qui nous sera dévoilé sera clairement très sombre, voire franchement glauque, il nous mettra profondément mal à l’aise, mais nous poussera incontestablement à la réflexion. Il aura de quoi nous questionner sur la nature humaine, sur ce qu’elle est capable d’entreprendre au nom de la science et lorsqu’elle a tous les droits sur des cobayes pourtant bien humains. J’ai personnellement, beaucoup aimé la réalisation de Claire Denis, bien qu’elle puisse souffrir d’un certain manque de budget, le résultat est tout simplement sublime. Alors que la majorité des plans se font tout en sobriété, quelques-uns ressortent clairement du lot et sont d’une beauté à couper le souffle, nous offrant ainsi des scènes aussi extraordinaires, qu’inoubliables. En ce qui concerne le scénario, là encore, la facilité n’a pas été choisie, le rythme sera peut-être trop lent pour certains, mais c’est une intrigue qu’il faut vivre ainsi. Peu à peu, nous en découvrirons toutes les facettes, toute l’horreur de la situation se dévoilera, on comprendra où cette expérience va mener et je dois dire que je ne m’y attendais pas. Le déroulement n’est pas anodin non plus, chacun de nous en tirera ses propres conclusions, il reviendra à chacun d’en retirer le message qu’il veut et de se faire sa propre idée d’une fin époustouflante. Les sentiments éprouvés seront également loin d’être agréables, nous oscillerons entre écœurement et colère face à l’éthique mise en avant, il est incompréhensible pour nous de voir les traitements qui ont été infligés. Quant au casting, il est saisissant, Robert Pattinson y est tout simplement excellent, comme souvent j’ai adoré Mia Goth et Juliette Binoche est plus effrayante que jamais.

En bref : Un film de science-fiction qui sort totalement des sentiers battus, très loin de la facilité habituelle, il nous offre une expérience incroyable, une immersion très sombre, au malaise palpable et qui nous livre une réelle réflexion !

Avis complet sur le blog : https://vampiloufaitsoncinma.com/2020/05/21/high-life/

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Commentaire ajouté par Upsilonn 2020-07-26T00:20:12+02:00
High life

SPOILERS

Spoiler(cliquez pour révéler)Je ne vais pas m'étendre sur le scénario, le jeu des acteurs et actrices ou la qualité de la réalisation pour la simple et bonne raison que malgré son indéniable mystère et ma curiosité, il ne m'a pas été possible de terminer ce film. Il me semble par contre important de dire quelques mots sur le traitement réservé à deux scènes de même nature, envisagées sous deux angles complètement différents à seulement quelques minutes d’intervalle. Il s’agit des deux scènes de viol : la première, où Ettore (Ewan Mitchell) tente de violer Boyse (Mila Goth) et la deuxième, où Dibs (Binoche) viole Monte (Pattinson). La scène de la tentative de viol d’Ettore sur Boyse ne laisse aucun doute sur la nature de l’action, et se conclue aussi violemment qu’elle a commencé : Ettore est tué par une autre membre de l’équipage. Bon, j’ose dire sans regret, parce que ce personnage a depuis le début été dépeint comme brutal voire bestial, à deux doigts de passer à l’acte. Bref, il n’avait rien de bien sympathique pour commencer, mais après la violence de l’agression, soulignée notamment par les cris qui accompagnent toute la scène, l’issue était assez évidente. Le problème vient de la juxtaposition de cette scène de viol et de la suivante. Quelques minutes plus tard, Dibs s’introduit dans la chambre de Monte et s’allonge sur lui. La voix de Monte, qui retrace ces évènements a posteriori, vient d’introduire la scène en disant que Dibs a drogué les passagers et passagères. Donc premier problème : on sait que lorsque Dibs commence à toucher Monte, celui-ci est non seulement endormi mais inconscient, car drogué. Il n’est donc pas en mesure de réagir à ce qu’il se passe autour de lui, et donc pas en mesure de consentir à un rapport sexuel. C’est un viol. (en outre Monte dit explicitement très tôt dans le film qu’il a choisi l’abstinence sexuelle, et Dibs le sait puisqu’elle l’appelle « monk », moine) Deuxième problème : un certain nombre d’éléments dans cette scène et dans ce qui l’amène viennent comme masquer le fait qu’il s’agit bien d’un viol, comme si on disait « oui bon c’est un viol mais... ». C’est un viol « mais » le personnage de Dibs est, contrairement au précédent violeur, construit comme un personnage sensuel et attirant dès le début du film. Il n’y a rien à redire de la performance de Binoche, qui incarne à merveille ce côté sorcière/ensorceleuse et on sait rapidement que les hommes de l’équipage ne sont pas insensibles à son charme et à son mystère (Ettore ou Monte lui-même disent qu’elle est « foxy », sexy). Pour autant, on sait aussi qu’elle mène des expériences douteuses en échangeant le sperme des passagers contre des drogues, et qu’elle modifie le dosage de ces drogues dans l’eau que les membres boivent, pour influencer leur sommeil. Bref, elle a du pouvoir sur les autres membres et elle en abuse. Quand elle s’allonge sur Monte, lui lèche les doigts et les insère dans son vagin pendant qu’il est inconscient, elle abuse là encore de son pouvoir. Or dans cette scène, ce n’est pas le pouvoir et la domination qu’elle exerce insidieusement sur l’équipage qui se ressentent au premier lieu, mais la sensualité. Tout tranche avec la scène de viol précédente : à la brutalité d’Ettore, à la rapidité de l’enchaînement des actions et à l’agressivité de la bande-son (des cris) répondent la lenteur des gestes de Dibs, son chuchotement, et le choix d’une musique douce et sensuelle. Une part de nous doit bien voir qu’elle abuse d’une situation de pouvoir et que Monte, inconscient, ne peut pas consentir à ces gestes, mais tout est fait pour nous conditionner à croire que c’est une scène érotique, pleine de volupté. Et après tout, c’est Juliette Binoche, il en a de la chance ce Pattinson, non ? Sauf que, qu’elle soit sexy et douce dans ses gestes n’enlèvent rien à son intention et rien non plus au fait qu’il s’agit bien d’un viol. Dans le commentaire de cette scène dans une critique, j’ai cru comprendre qu’on pouvait interpréter la sensualité affichée de cette scène et le choix de la musique comme des éléments montrant qu’on voit ici l’action depuis le point de vue de Dibs. D’accord, pourquoi pas. Mais dans une interview de Claire Denis sur Cinema Scope (https://cinema-scope.com/features/soft-and-hard-claire-denis-on-high-life/), quand le/la journaliste souligne que cette scène est « en quelque sorte un viol », Claire Denis lui répond que c’est un « soft rape » (un viol « doux »), contrairement à l’autre viol du film, qui lui serait plus violent. Elle ajoute que « voler le sperme d’un homme […] c’est une chose différente ». Nope. Il n’y a pas de viol « doux » vs viol « violent », un viol est un viol, point. Profiter de l’état d’inconscience d’une personne pour lui imposer un rapport sexuel, c’est un viol, il n’y a pas d’autre mot. Lorsque Claire Denis qualifie ce viol de « viol doux » et refuse de le mettre sur le même plan que le viol de Boyse (qui est bien sûr horrible et inacceptable, mais là n’est pas la question), elle alimente une foule d’idées reçues non seulement sexistes mais aussi extrêmement dangereuses. Cette prise de position soulève tellement de problèmes que je vais devoir faire une liste : l’idée qu’un viol n’en serait pas un s’il est perpétré par une personne sexy (faux) l’idée que le violer un homme (cis) ne serait pas possible (faux) – une érection peut être purement mécanique, elle n’est pas systématiquement synonyme d’excitation ; l’idée que les hommes (cis) ne pourraient pas être victimes de viol parce qu’ils seraient toujours partants pour avoir des rapports sexuels (faux – la libido n’est pas un super-pouvoir masculin, elle n’est pas constante). La banalisation de cette scène et les propos de Claire Denis alimentent ces idées reçues qui relèvent d’une virilité toxique (attendre des hommes qu’ils soient toujours prêts à fournir du sexe, croire que les hommes ne peuvent pas être victimes de violences et autant d’injonctions qui laissent entendre que les hommes n’auraient en fait pas droit aux émotions et ne seraient donc jamais susceptibles de vivre des expériences traumatiques), ainsi que la culture du viol. Cette scène comme ces propos sont graves et irresponsables pour la méconnaissance qu’ils témoignent de la réalité des violences sexuelles subies par des hommes et pour la claque qu’ils doivent envoyer à toute une partie de la population victime de ces violences. Si au moins la réalisation avait permis d’expliciter la nature de cette scène (= un viol), en évitant par exemple cette musique sensuelle et ce contraste avec la scène précédente, ou si Claire Denis avait remis en question sa conception du viol avant de lancer de telles inepties dans l’interview de Cinema Scope, les bases d’une réflexion auraient pu être posées. Dans un film qui interroge les rapports humains dans un contexte extrême en se focalisant sur la sexualité, la porte était pourtant grande ouverte pour ces questionnements.

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Commentaire ajouté par Cellophane 2020-11-16T10:43:10+01:00
High life

J’ai plutôt bien aimé ce film.

Son principal problème, à mon avis, c’est de nous dire dès les premières images que ce type est seul avec un bébé…

Du coup, on ne se pose pas trop de question et certains peuvent se désintéresser de la suite qui nous explique comment il en est arrivé là…

On serait parti sur un truc plus linéaire, du départ aux révélations, il y aurait eu plus de « suspense »…

Encore qu’il n’y en ait pas beaucoup.

C’est assez classique comme schéma…

Mais je me suis laissé bercer par le rythme lent, par la musique (le son) hypnotique qui accompagne le film, l’ambiance molle et tranquille.

Pas de véritable fin, pas de véritable but, une gravité de fou dans l’espace vu que les marteaux ou les corps tombent tous…

Mais voilà, un moment serein que j’ai trouvé sympa.

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