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Commentaires sur ses livres

Pedro Almodóvar

Par pwachevski le (au sens le suivi de la date) 28 Décembre 2013 Editer
pwachevski
La toute première fois que j'ai vu ce film, j'ai été, je l'avoue, plutôt déçue. J'avais lu le livre ("Mygale" de Thierry Jonquet) et j'avais trouvé cette adaptation pas tip top, ce qui m'avait agacer sur le coup. Mais par la suite, j'ai appris à apprécier ce film à sa juste valeur, en le revoyant plusieurs fois à tête reposée. Certes, c'est encore et toujours une adaptation plutôt médiocre, mais ça reste malgré tout l'un des films les plus ambitieux et aboutis d'Almodóvar.

On nous propose une vraie ambiance de thriller, genre auquel Almodóvar ne nous avait pas habitué. Il y avait parfois du suspense dans ses films, mais toujours compensé par de l'humour ou une ambiance qu'à moitié sérieuse. C'est, il me semble, vraiment la première fois qu'il fait un film avec une ambiance si sombre, pesante et sérieuse, et pourtant c'est parfaitement réussis. Ce film est tellement étouffant qu'il peut vraiment rivalisé avec les classiques du genre. Bon, pas de grand suspense pour moi, comme j'avais lu le livre, mais l'intrigue est vraiment imprévisible si on ne l'a pas lu. Je trouve que ce film arrive à nous emmener sur des terrains qui n'ont jamais été explorés, ce qui lui donne une grande originalité et qui le rend vraiment très marquant.

C'est également un drame assez intéressant (moins de surprise sur ce point, car c'est un genre habituel pour ce réalisateur) car il y a vraiment beaucoup d'émotions, et des émotions rares en plus. Tous ça grâce aux personnages parfaitement construits, avec des caractères complexes et parfois contradictoires. Ils sont un peu tous tiraillés entre le bien et le mal.
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Du genre, Vincente, à la fois victime et violeur. Ou encore Marilia, qui à le regard compréhensif d'une mère, tout en n'approuvant pas les agissements de ses fils. Et, bien sur, Robert, à la fois génie de la médecine rongé par la culpabilité et le chagrin, chevalier servant de sa fille et bourreau psychopathe.


Les acteurs délivrent de vraies bonnes performances. Antonio Banderas est, à mon avis, un bien meilleur acteur quand il joue dans sa langue natale. Il est vraiment très crédible dans ce rôle inattendu.
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Enfin, moi, je ne l'imaginait pas dans un rôle de méchant, aussi sombre et froid, avant ce film. Je l'avais à tord cataloguer "beau mec à accent étranger de service", qu'il a largement interprété dans d'autres de ses films... Et finalement il m'a bluffé dans la 2nd partie du film.
Les autres acteurs sont pour la plupart de parfait inconnus en France, mais ils s'en sortent tous avec les honneurs.

Par contre, je ne conseillerais pas ce film à tout le monde. Je crois que le film est interdit au moins de 12 ans en France, très franchement j'ai jamais compris pourquoi, -16 me semblerait plus juste. Il a une ambiance vraiment très malsaine et immorale, agrémenter de quelques scènes assez crues. Attention, je dis pas que c'est un défaut. Même si c'est plus poussé que dans ses autres films, ça reste un élément caractéristique du cinéma d'Almodóvar, et je ne vais surement pas lui reprocher cette impertinence que j'ai plus d'une fois adoré. Mais je comprend parfaitement que ça en dérange certains, d'où mes réserves.
A titre personnelle, la seule chose qui m'ait déranger, c'est les scènes de sexe. Elles sont pas forcément crues, mais quand même pas super classes et un peu trop insistantes à mon gout.
A propos du livre :
La piel que habito
La piel que habito
Par Moridiin le (au sens le suivi de la date) 22 Juin 2020 Editer
Moridiin
Je m'attendais à quelque chose de plus glauque au vu des commentaires et des thèmes et certes c'est malsain, mais ce qui a surtout prédominé chez moi, c'est un ennui complet pendant ce film
A propos du livre :
Parle avec elle
Parle avec elle
Par Plou le (au sens le suivi de la date) 13 Avril 2020 Editer
Plou
Pour moi il s'agit du meilleur film d'Almodóvar ! Histoire tellement diabolique avec un jeu d'acteurs absolument splendide !
A propos du livre :
La piel que habito
La piel que habito
Par Camille45 le (au sens le suivi de la date) 13 Août 2019 Editer
Camille45
Bon film, très énergique et emmené par le personnage de Kika.
L'histoire n'est pas palpitante mais les jeux d'acteur, le grotesque et la musique sont remarquables !
A propos du livre :
Kika
Kika
Par Cellophane le (au sens le suivi de la date) 6 Août 2019 Editer
Cellophane
Ayant lu le livre, je n'ai pas pu m'empêcher, une fois ou deux, de chercher les différences avec le livre, mais ça m'a assez vite passé.
Le film se tient bien tout seul et se suit avec plaisir, le mystère se dissipant lentement, au fur et à mesure des révélations.
Les comédiens sont bons et font plus que bien le job.
Mais j'ai trouvé un peu de lenteur dans l'ensemble.
Si Almodovar disait vouloir "insister sur la cruauté et l'ampleur prise par la vengeance", j'ai trouvé l'ensemble bien plus sage et moins pervers que dans le livre...
Et malgré son côté récent (2011), je lui ai trouvé un air de vieux film dans la réalisation, les images, et surtout cette fin fadasse...
Mais dans l'enesmble, pour l'histoire (qui suit bien celle de Jonquet), l'ambiance, les comédiens et les découvertes au fur et à mesure, le film est bien sympa.
A propos du livre :
La piel que habito
La piel que habito
Par ALMA001 le (au sens le suivi de la date) 18 Juillet 2019 Editer
ALMA001
Un très grand Almodovar, Banderas comme on ne l'a jamais vu. Vraiment du grand grand cinéma
A propos du livre :
Douleur et gloire
Douleur et gloire
Par LiseuseDuDimanche le (au sens le suivi de la date) 28 Juin 2019 Editer
LiseuseDuDimanche
Pas vraiment mon style de film. J'ai accompagné une amie voir ce film. Mais ça se regarde. Un film qui plaira aux fans de Pedro Almodóvar.
(Vu en VOSTFR)
A propos du livre :
Douleur et gloire
Douleur et gloire
Par ayoub le (au sens le suivi de la date) 19 Juin 2019 Editer
ayoub
Absolument magnifique! Antonio Banderas dans un rôle de cinéaste à l’âme torturé par ses souvenirs d’enfance est très émouvant.
A propos du livre :
Douleur et gloire
Douleur et gloire
Par ALMA001 le (au sens le suivi de la date) 13 Août 2018 Editer
ALMA001
Peut-être pas le meilleur, mais quand même...
A propos du livre :
Julieta
Julieta
Par SimplePau le (au sens le suivi de la date) 3 Février 2018 Editer
SimplePau
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Quelle audace que de banaliser un viol et de vouloir rendre les spectateurs empathiques du violeur...
A propos du livre :
Parle avec elle
Parle avec elle
Par Nat94 le (au sens le suivi de la date) 13 Janvier 2018 Editer
Nat94
L'ayant vu dans le cadre de cours d'espagnol, je l'avais durant les premières minutes déjà classifié (à tord) "film déprimant classique de cours d'espagnol".
Mais plus le film a avancé, plus j'ai aimé. Les images sont belles, la musique est excellente, et l'histoire, mon dieu, l'histoire.
Tout est ambigu, tordu, intrigant. Les personnages sont tous complexes, et très bien interprétés.
Un grand coup de cœur!
A propos du livre :
La piel que habito
La piel que habito
Par Inuki le (au sens le suivi de la date) 3 Juillet 2017 Editer
Inuki
Le film Julieta est une confession, celle d’une mère à sa fille qu’elle n’a pas vu depuis des années. En écho à Tout sur ma mère, Julieta reprend le schéma de la mère désespéré, bouleversée par un évènement qu’elle n’aurait jamais voulu vivre mais qui devait arriver. Contrairement à Manuela de Tout sur ma mère, Julieta n’entreprend pas un voyage géographique mais un voyage psychologique. Elle remonte le temps au fur et à mesure de son écriture, elle écrit à sa fille les choses qu’elle aurait du lui dire, les choses qu’elle a tu, les paroles muettes qui ont provoqué l’absence de cette fille mystérieuse dont elle ne sait rien désormais.

La réalisation est intéressante, on découvre deux Julieta, incarnées par deux actrices différentes pour symboliser le temps qui distancie deux époques. Mais les deux Julieta se rejoignent et n’ont font plus qu’une au cours de ce témoignage émouvant d’une mère sur son parcours. Elle dévoile tout : ses peurs, ses peines, ses joies, ses faiblesses, son incompréhension. Mais une fois encore, Julieta se différencie de Manuela car elle avance toute seule, sans personne pour l’épauler dans sa douleur. Là où Manuela veut se souvenir, Julieta veut oublier.

Le film est conçu comme une œuvre qui sert de continuité à un parcours, il est donc primordial de connaître le cinéma d’Almodóvar, son style et ses thèmes pour pouvoir saisir l’importance du choix de la fin.

Malgré le côté émouvant du film, Julieta n’apporte pas beaucoup à l’édifice qu’Almodóvar avait déjà construit sinon un rappel du talent et des bons films dont le réalisateur est capable.
A propos du livre :
Julieta
Julieta
Par Inuki le (au sens le suivi de la date) 3 Juillet 2017 Editer
Inuki
Une fois encore Pedro Almodóvar décide de mettre les femmes à l’honneur dans un film. Rythmé par ses personnages aux caractères bien trempés, des couleurs chaudes et le soleil de Madrid, Volver est la représentation même de l’Espagne au cinéma. Sans doute le meilleur film du réalisateur pour découvrir son univers et saisir les thèmes qu’il transporte à l’écran.

Trois générations de femmes interagissent pour dévoiler des relations familiales conflictuelles mais non pas sans tendresse. Derrière une intrigue assez surprenante bientôt mise au second plan, Volver garde un certain cynisme qui charme celui qui y voit le talent du réalisateur, en effet, il réussit à nous passionner uniquement sur les relations que ces femmes développent.

Les actrices sont semblables à l’univers qui les entoure, elles sont envoûtantes, vives et touchantes. La belle et sulfureuse Penélope Cruz endosse son rôle de femme forte à la perfection. Dans cette Espagne colorée, elle prend son indépendance et lutte afin de protéger sa famille mais surtout pour se protéger elle-même.

Almodóvar reste fidèle à lui-même et derrière ce film aux attraits charmants, les personnages vivent dans des non-dits, des silences et des conflits. Volver, c’est l’amour de l’autre, l’amour du langage, c’est se dévoiler, s’accepter et accepter les autres. Volver c’est "revenir" et réussir enfin à parler à ceux qu’on aime.
A propos du livre :
Volver
Volver
Par Inuki le (au sens le suivi de la date) 3 Juillet 2017 Editer
Inuki
En voilà un film plein de douleur et de tendresse. Almodóvar nous présente une femme qui a perdu son seul attachement au monde : son fils. Elle accepte de vivre désormais avec cette souffrance, qui lui rappelle continuellement qu’une part d’elle même est morte le jour de l’accident qui a pris la vie à son enfant.

Afin de réaliser son deuil ou bien de le garder le plus longtemps possible, la mère se lance dans une aventure où elle retrouvera une partie de son passé mais continuera d’avancer à l’aide de rencontres, de pertes et de joies. La parole est donnée aux femmes laissées pour compte, celles qui se battent et vivent à contre-courent, celles qu’on ne connaît pas, prostituées, sœurs pénitentes, lesbiennes, sidaïques, toxicomanes, transsexuelles, mère-célibataires. Seules dans leurs combats, renforcées par l'absence des hommes, elles se dévoilent sans retenue pour continuer de vivre. On découvre alors la vie de ces femmes sous la forme d’un éprouvant chemin de croix, ces femmes lassées d’aimer sans retour, qui se soutiennent mais qui ne cherchent qu’un peu de considération et d’affection.

Tout sur ma mère reste le film le plus triste que le réalisateur ait filmé, la mise en avant des actrices est époustouflante, notamment Cecilia Roth dans le rôle de la mère endeuillée. Le film mérite chacun de ses prix.

Émouvant et terrible, c’est avant tout le film d’un amour fou qui cherche à se dévoiler. Almodóvar exhibe ici le deuil comme l’impossibilité définitive de témoigner à l’autre qu’on l’aime, la plus grande des frustrations, la pire des douleurs.
A propos du livre :
Tout sur ma mère
Tout sur ma mère
Par Inuki le (au sens le suivi de la date) 2 Juillet 2017 Editer
Inuki
Une fois encore, Almodóvar tourne un film émouvant. Ici l’absence de l’autre est d’autant plus percutante puisque l’être aimé est dans l’incapacité de communiquer, situation médicale oblige.
Les deux femmes sont plongées dans le coma, les deux hommes sont à leur chevet et agissent de manière totalement différentes. Si l’un est aux petits soins pour la femme qu’il aime, l’autre ne tient pas à troubler l’état de la sienne. Les deux hommes se rencontrent et une amitié assez singulière commence, liés par leurs amantes muettes, ils se confient l’un à l’autre. Les larmes ne sont pas le seul moyen pour témoigner de l'émotion.
Le film est un festival de regrets et de silences. L’espoir essaie de repousser l’abandon et se joint à l’amour maladroit qui tente tant bien que mal de maintenir allumée la flamme qui réside dans le cœur des deux protagonistes.

Il ne faut pas oublier qui réalise le film, son habitude d’indisposer, de choquer et de fasciner le spectateur. Il réalise un travail réussi d’une beauté malsaine autour des actrices mimant des victimes de coma, notamment au moment des toilettes que le réalisateur présente avec une touche d’érotisme qui peut sembler de trop. Ce n’est pas le seul point terrible qui peut résider du film, le simple destin des personnages est propre à la fatalité drôle et cruelle d’Almodóvar.

Parle avec elle est touchant et affreux, il n’est pas sans rappeler les difficultés qu’on éprouve pour dire aux autres qu’on les aime.

Almodóvar peut sous-entendre quelque chose de bien plus important : refuser de se laisser aller, autant dans le silence que dans le langage, car l’irréparable adviendrait. La communication sert à cimenter toute relation.
A propos du livre :
Parle avec elle
Parle avec elle

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