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Evaluations
Critère Note Visuel
Globale 8
Scénario 7.5
Images 9
Emotions 8
Suspense 7
Musique 8
Acteurs 9
Originalité 8.5

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Border

Date de sortie

France : 9 Janvier 2019

Apprécié pour

Studio

2018
Nationalité : Suédois, Danois
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Synopsis

Ajouté par Cril87 le 08-01
Tina, douanière à l’efficacité redoutable, est connue pour son odorat extraordinaire. C'est presque comme si elle pouvait flairer la culpabilité d’un individu. Mais quand Vore, un homme d'apparence suspecte, passe devant elle, ses capacités sont mises à l'épreuve pour la première fois. Tina sait que Vore cache quelque chose, mais n’arrive pas à identifier quoi. Pire encore, elle ressent une étrange attirance pour lui...

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Par Freyja le 2019-03-13 13:55:04 Editer
Freyja Or
https://mydearema.wordpress.com/2019/03/13/%e2%94%82jai-vu%e2%94%82grans-border/

Alors très clairement, je ne me serais JA-MAIS tournée vers un film du genre en temps normal. C’est déjà compliqué de me tourner vers n’importe quel film tout court. J’ai une capacité de concentration carrément folle, après 10 minutes (dans mes meilleures performances) je suis déjà en train de m’éparpiller. Fascinant, n’est-ce pas? Mais bon. Je m’améliore et maintenant même que je regarde des films souvent (wow).

Nous voici donc aux côtés de Tina, une femme pour le moins déroutante. Physique loin des normes (et encore t’as rien vu) et odorat super-puissant, ce sont les premières caractéristiques qui sautent aux yeux quand on l’aperçoit. C’est même plus une simple question de flair car elle sait lire chaque émotion : la peur, la tristesse, la colère. Ce qui lui vaut une place comme douanière. Elle rencontre un homme qui va remettre toute son existence en question. Vore en plus de lui ressembler énormément physiquement semble partager d’autres similitudes.

Pour tout novice en la matière (donc comme je l’étais et le suis toujours maintenant), faut savoir que le cinéma suédois est très tourné folklore nordique. Je n’ose en dire davantage car cela pourrait vite révéler des points clés de l’histoire et de son développement. C’est indéniablement un des films les plus surprenants, dérangeants, malaisants que j’ai pu voir. Mais, à vrai dire, il pourrait presque être considéré comme un conte moderne. Les rares moments où Tina se sent bien c’est lorsqu’elle se retire loin des hommes, de la folie du monde moderne pour se rapprocher de la forêt. Une grosse partie du film tourne autour de ça, de cette recherche, cette volonté d’être en harmonie avec la nature. Mais aussi cette espèce de bestialité, d’animalité qui fait peur, qu’on rejette et que Tina apprend à apprivoiser. Je ne vais pas me voiler la face en disant que c’est parfois un tantinet too much. Pour le coup, ils ont vraiment pas lésiné sur l’aspect bizarre.

En arrière-plan, on nous balance une enquête policière pour une tournure qui se veut un peu thriller bien que pas nécessaire. Ça permet de garder l’auditeur attentif mais ça m’a plus donné l’impression que l’intrigue se perdait dans ses multiples thématiques pas toujours pertinentes pour l’avancée du film. On pourrait même pas dire que ça donne du répit pour le côté chelou, bah non, pauvres mortels, faut que ça parle pédophilie of course pour rester dans le dérangeant jusqu’au bout. En se dispersant ainsi, on perd un peu l’essence même de l’histoire.

« Border », c’est une femme qui est sans cesse à la frontière entre le bien et le mal, entre le socialement acceptable et inacceptable, sensibilité et bestialité. Eva Melander, l’actrice, envoie du lourd avec un jeu à couper le souffle. Un énorme travail est fourni, à bien des égards, pour nous offrir un film à l’ambiance sordide mais teintée d’une beauté inattendue.

Je ne sais honnêtement pas s’il est bienvenu de conseiller ce film tant il est déconcertant.. Je suis toutefois plutôt contente de l’avoir vu même si ça reste difficile de décider si oui ou non j’ai aimé. Disons que j’ai aimé l’impact qu’il a eu sur moi mais que j’aurais sûrement pu me passer des passages les plus glauques.