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L'équipe CineNode
Je n'ai compris qu'une fois le documentaire lancé que c'est la suite d'un autre documentaire, que je n'ai pas vu. Et c'est bien dommage, car malgré quelques rappels, je n'ai forcément pas tous les éléments. Cela dit, ça n'a pas été rédhibitoire, car j'ai au contraire passé un super moment devant ce film. Seulement, je pense que je l'aurais aimé encore plus si j'avais fait les choses dans l'ordre.
Dans "Nous, Princesses de Clèves" Regis Sauder suivait apparemment une classe de Terminale d'un lycée des quartiers Nord de Marseille, ainsi que leur professeure de français. Ici, dans "En nous", il suit les mêmes personnes mais 10 ans plus tard. C'est assez universel et la projection est très simple, car on éprouve certainement les mêmes sentiments en repensant à sa propre classe de lycée. Certains ont eu leur bac et ont poursuivi une voie toute tracée ou un chemin plus chaotique, d'autres ne l'ont pas eu et ont malgré tout rebondi comme ils ont pu. Certains sont toujours à Marseille, d'autres non. Certains ont eu des enfants, se sont mariés ou on eu des peines de cœur. Certains se sont pleinement émancipés de leur milieu, pour d'autres, le déterminisme social les a rattrapé, ou n'ont même pas recherché cet ailleurs.
Il est très plaisant de dispenser un message dénué de cliché, et même positif sur ce quartier de Marseille si souvent décrié ou caricaturé, parfois par ses propres habitants (coucou Bac Nord). Même si je ne viens pas du tout de ce milieu, puisque j'ai grandi à la campagne, j'ai trouvé ces gens empathiques, forts, inspirants. Ils ont des réflexions justes et sincères sur leur milieu, leurs parcours ou la société. Certains passages sont très forts en émotions, notamment sur la fin. Spoiler(cliquez pour révéler)Témoignage très interpellant de celle qui a perdu son frère et du racisme présumé dont elle a été victime, alors qu'elle demandait une enquête sur sa disparition. Témoignages très forts également, et tout en pudeur, des deux femmes qui indiquent avoir souffert de la faim ou connu la rue.
J'ai vraiment envie de voir le premier documentaire maintenant.
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