Les commentaires appréciés par AllisonChiick
Je suis détruite. Complètement achevée et anéantie. En sortant de la salle du cinéma, j’ai un horrible mal de crâne à force d’avoir pleurée durant tout le film. Et je ne peux m’empêcher de comparée les sentiments qu’inspire Si Je Reste à celui du fantastique Nos étoiles contraires, sorti au cinéma il y’a peu de temps. Et Dieu sait que je ne dirais pas cela à la légère, vu à quel point Nos étoiles contraires m’a bouleversée. Si Je Reste et Nos étoiles contraires se ressemblent énormément de part la souffrance qu’ils inspirent et parce que ce sont deux films qui s’adresse aux ados, mais ils sont également TRES différent parce qu’il traite d’un malheur totalement opposée mais tout aussi percutant et horrible. C’est très étrange, car les deux thèmes sont étrangement pire que l’autre, cela dépend de quel point de vue on se place. Le thème mis en avant dans Nos étoiles contraires est le cancer, maladie qui nous terrifie tous et quand on regarde un film avec ce thème, surtout quand c’est porté par une sublime histoire d’amour comme celle d’Augustus et Hazel, comment ne pas être détruit ? Mais peut-on vraiment comprendre l’horreur de la situation, la souffrance de ces jeunes gens ? Non, jamais vraiment, parce qu’on ne le vit pas. Et on à surtout AUCUNE envie de s’identifier à la vie d’Hazel où d’Augustus, on à aucune envie de vivre la souffrance et la maladie qu’ils endurent. Sur cela, Si Je Reste est différent. Parce que dans Si Je Reste, on s’identifie TELLEMENT à Mia. En tout cas moi, je me suis identifiée à elle comme jamais je ne me suis identifiée à aucun personnage, que ce soit dans un film où dans un livre. C’est une jeune fille qui à une vie simple mais très heureuse, avec des parents merveilleux mais qui sont très différents d’elle, ce sont des rockeurs, ils aiment les musiques fortes, l’extravagance, ce sont des durs à cuire, la folie, là où Mia aime la musique classique comme Beethoven où Mozart, là où elle est calme, timide et fragile, là où elle aime les choses contrôlée. Elle est choyée et adorée par ses parents, par ses amis, par son petit ami, par ses grands-parents, par son frère, mais elle est toujours en décalage avec le reste car elle est différente de tous, elle ne trouve personne qui partage ses goûts et son univers, elle se sent toujours un peu comme un poisson hors de l’eau où un « poisson sur mars » comme le dirait Mia. Et je me suis tant identifiée à elle pour cela ! Et je suis sûre que nous des milliards à s’identifier à elle, à comprendre ce qu’elle vit et ce qu’elle ressent, à vivre ce qu’elle vit ! Et c’est là que l’accident arrive. Et qu’elle se rend compte que sa fragile existence est en train de s’effondrer et alors on ressent tous, chaque souffrance, chaque douleur que ressent Mia parce que avant l’accident (ATTENTION SPOILIER POUR CEUX QUI N’ONT PAS LU LE LIVRE NI VU LE FILM) qui à tuée ses parents et son frère, on s’est tellement identifiée à elle qu’on se voit presque en elle, alors on se met imaginer ce que nous ressentirions si nos parents mouraient… Et alors j’ai eu envie d’hurler dans la salle. Je me suis rendue compte à quel point les parents est ce qu’il y’a de plus précieux dans notre vie, à quel point je les aime et à quel point si je les perdais… Arghh, je ne plus y penser. Mais vous l’aurez compris, ce film fait réfléchir à certaines valeurs mais c’est aussi un film qui montre la vie et les doutes que chaque adolescente peut rencontrer dans sa vie, et là encore, on s’identifie à Mia. En tout cas, c’est comme ça que j’ai ressenti ce film. Sinon, pour la romance entre Mia et Adam, elle est déchirante et merveilleuse. Vraiment bouleversante, c’est là qu’est tout le doute du film. Le jeu des acteurs est vraiment excellent, peut-être pas aussi bon que celui de Shailene Woodley et Ansel Elgort dans Nos étoiles contraires, mais c’en est vraiment pas loin, Chloé Grace Moretz m’a surprise par son talent simple et fragile et je découvre Jamie Blackley, qui est vraiment talentueux. La mise en scène en elle-même est incroyable, les montages, la musique, c’est vraiment merveilleusement bien fait, tout est en finesse et cela nous percute de plein fouet. Ce qui est amusant, c’est que le roman dont ce film est adapté, écrit par Gayle Forman, ne m’avait pas marquée plus que cela. Je l’avais bien aimée mais ça s’arrêtait là. Je n’ai pas pensée une seconde que le film me ferait autant d’effet, là où le livre a échouée. Et rien que pour cela, cette adaptation est pour une merveilleuse réussite. J’ai lu ce livre il y’a des années donc je ne me rappel plus l’histoire exactement, mais j’ai eu l’impression que l’adaptation était assez fidèle malgré quelques écarts que j’ai repérée, mais absolument pas gênants. Voilà, je crois que j’ai tout dit sur cette merveille qu’est Si Je Reste. Je vais allez déprimée et pleurée encore en pensant à ce film est époustouflant, magnifique, magique, bouleversant et déchirant. Peut-être ne partagerais-vous pas mon avis, peut-être cela ne vous touchera pas autant, mais moi ce film m’a complètement achevée. Et j’espère que vous ressentirez la même chose que moi.
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Eh bien, eh bien, eh bien.
Bon, je vais donner deux avis : un du point de vue d'un spectateur n'ayant pas lu les livres, et l'autre d'un point de vue très subjectif de la spectatrice et lectrice que je suis.
Premier point de vue, donc.
Cette suite est de très bonne qualité. Un mélange d'action, de rebondissements avec une touche de romance, ajoutez à ça un jeu d'acteur tout à fait convainquant : voilà un film divertissant ; on ne voit pas les deux heures passer. Il est dans la continuité du premier film, le manque d'action pointé du doigt dans le dernier est rattrapé ici avec toutes sortes de combats plus ou moins épiques (dans le sens premier de l'adjectif; ce n'est pas péjoratif). J'ai également beaucoup apprécié la bande originale du film. Bref, un bon mélange qui fait de cette suite un film agréable.
Point de vue subjectif, maintenant.
Tout d’abord, je tiens à dire que le fait de bien connaitre les livres et de les avoir adorés ne m’a pas empêché d’apprécier le film, mais ça ne sera surement pas le cas de tout le monde. À vous de voir si vous pouvez ne pas trop prendre à cœur les nombreuses différences film/livre et apprécier la qualité cinématographique du film... !
Bon... le point de vue subjectif disais-je… alors là, le bateau s'éloigne toujours plus des côtes. Les "oublis" et autres passages sous silences de certains éléments dans le premier film m'avaient parus compréhensibles. Ici, en revanche, c'est la bérézina. En gros, voilà la métaphore : les producteurs ont pris le tronc de l'arbre et l'ont rapiécé jusqu'à obtenir un truc qui pourrait être potable en en faisant le moins possible. Je n'ai pas compris les choix cinématographiques.
Spoiler(cliquez pour révéler)Premièrement : les personnages secondaires. Ou plutôt l'absence de ceux-ci. Bon, par qui je commence... Allez, Christina. Son temps de parole dans le film? À peu près cinq minutes en tout. Le temps de demander à Tris où est Will, et de lui dire "Dégage, je t’aime plus" après qu'elle ait apprise qu'elle l'avait tué. Pas de pardon, ni rien du tout. Next. Ensuite... Edward. Ah non, pas du tout. Pas là dans le premier film, pas là dans le deuxième. Suivant. Uriah. Bon, ben, comme on ne savait pas trop qui c'était dans le premier film, je doute que les gens fassent le rapprochement entre le natif qu’on entr’aperçoit dans le premier film et le divergent qui devient le grand pote de Tris on-ne-sait trop comment. Suivant. Tobias. Oui, TOBIAS (et non pas ce foutu nom de "Quatre" qu'il semble tant apprécier dans le film). Il est fade et ennuyant au possible ; j'avais des doutes sur les capacités de l'acteur à jouer un personnage censé avoir dix-huit ans et être en grand trouble dans les tomes deux et trois. Problème réglé : tout va bien pour lui, c'est le petit-ami aimable, aimant et compréhensif dont a besoin Tris pour se sortir de son petit coup de blues. On est loin de la galère et de l'instabilité de leur relation dans le livre. Je ne sais même plus à quoi m’attendre pour le troisième film. Et Marcus ? Ah ben non, surtout, ne pas parler de lui. Comment pourrait-on expliquer que Tobias est un ange de petit ami attentionné, sinon. Du coup, on le voit dix minutes (une perte de temps d’ailleurs, puisqu’on ne dévoile rien sur lui), et puis à plus. On n'explique pas non plus le cas Marlene-Lynn (il y a une infime référence dans le film) ; un cas d'homosexualité, ça pourrait choquer. Ça n'avait peut-être pas une grande importance dans le livre, mais c'était là, et c'était symbolique. Du coup, seul Peter est à peu près correcte, bien que j’aie toujours l'impression qu'il est toujours trop aimable. Ah oui, et il sauve Tris gratuitement. Comme ça, pour le fun. Tris ne lui sauve pas la vie dans le film, mais lui trouve ça cool de la sauver quand même à la fin. Bon, OK. Pas grand chose à dire au niveau de Caleb, et Jeanine est plutôt fidèle au personnage du livre. Au final, seul Eric m'a convaincu (j’ai, je pense, été aidé par la prestation de l'acteur qui a très bien interprété le rôle).
Côté Tris, pas grand chose à dire, et heureusement. Imaginez s'ils avaient foiré sur le perso principal. Et encore, je la trouve en bonne santé mentale par rapport à la loque qu'elle est dans le livre. La preuve, pas de problème avec les armes à feu, on lui fait avouer la mort de Will et puis on n'en parle plus, elle n'a pas d'envies suicidaires. Non, vraiment, une fille assez saine mentalement.
À propos du scénario, maintenant. Là aussi, c'est assez le chaos.
D'abord, cette boîte sortie de nulle part "censée" être un message des pères fondateurs (et je dis bien "censée" car dans le film, PERSONNE ne sait quel message il contient, et Jeanine fait juste des suppositions alors que si je me souviens bien, Marcus et Jeanine sont au courant dans les bouquins) qui ne peut être ouverte que par un divergent (allons bon). Mais bon, ce n’est pas la plus grosse bourde de l’univers. Il leur fallait absolument de l’action dans le film, et ils se sont dit ‘’hop, on va rajouter une super simulation Audacieuse de la mort et faire de Tris un personnage encore plus héroïque’’. Bon, soit (ils ont fait la même chose en laissant Tris manipuler des flingues sans soucis), mais c’était peut-être pas la peine d’en faire autant.
La confrontation finale, ensuite. Qui n’en est pas tellement une, d’ailleurs. Pas d’insurrection à proprement parler, pas de prise de pouvoir (ou du moins c’est très soft et personne ne s’y oppose, bien curieusement), on fait mourir Jeanine de la main de Evelyn pour que ça donne un peu plus de conviction (et qu'on n'ait pas à expliquer que Tori avait un frère divergent mort à cause de Jeanine et qu'elle veut venger son frère). Et enfin ce fameux message. Je vous la fais courte : ‘’Coucou les divergents, venez voir dehors, il y a des gens’’. Et là, surprise : TOUT le monde veut sortir ! Personne ne se dit ‘’Attendez, les sans-factions viennent quand même de détruire un système de factions vieux de quelques générations, ils prennent le pouvoir, on nous dit qu’il y a quelqu'un dehors et qu’on doit quitter notre sécurité pour aller les voir ?’’ Non non, c’est cool, allons changer d’air. Du coup, tout le monde se barre, et les chercheurs de l’autre côté vont être assaillis par une ville entière qui vient de buter les ¾ de sa population de divergents, sachant que lesdits divergents restants doivent maintenant correspondre à environ 10% de la population maximum. J’ose espérer que dans le troisième film Evelyn va se bouger le popotin et secouer tout le monde en mettant le holà et en les séquestrant tous à l’intérieur de la ville dans sa tyrannie et sa mégalomanie malsaine (hein, moi, j’ai dis ça ?).
Pour résumer, ma plus grosse déception est le fait que ce deuxième film nous dévoile un monde de bisounours. Le chaos ambiant était quand même le cœur de l’histoire dans chacun des livres et était un élément important de cette dystopie. Ici, tout le monde est beau et gentil, les méchants rendent service parce que ça leur fait plaisir, les coups d’état se passent gentiment, et tout le monde est content de cette situation. Eh ben, on va tomber de haut quand on apprendra dans le troisième film que les mecs dehors sont des enfoirés qui ont regardé tout le monde s’entre-tuer en se disant "Uh uh, intéressant."
Pour conclure donc, vous pouvez aller voir ce film sans appréhension si vous n’avez jamais lu les livres (ou si vous les avez lus et que, comme moi, les différences ne vous empêcherons pas d’apprécier le film). Et pour ceux qui les ont lus et qui veulent quand même aller le voir malgré les divergences (mort de rire...) par rapport au livre, essayez de prendre le massacre de scénario (j’exagère) au second degré ; ça vous aidera à faire passer la pilule.
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