Les répliques appréciées par CannL
Putain, j’vois ici les hommes les plus forts et les plus intelligents que j’aie jamais vu. J’vois tout ce potentiel, et j’le vois gâché. J’vois une génération entière qui travaille à des pompes à essences, qui fait le service dans des restos, qui est esclave d’un petit chef dans un bureau. La pub nous fait courir après des voitures et des fringues, on fait des boulots qu’on déteste pour se payer des merdes qui nous servent à rien. On est les enfants oubliés de l’histoire mes amis, on n’a pas de but ni de vraie place ; on n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression, c’est nos vies. La télévision nous a appris à croire qu’un jour on serait tous des millionnaires, des dieux du cinéma ou des rock stars, mais c’est FAUX. Et nous apprenons lentement cette vérité. On en a vraiment, vraiment, plein le cul.
Afficher en entier« Quand on est né dans la capitale du monde, on en est prisonnier. C’est comme ça. Parce que c’est ce que tout le monde veut. C’est le désir dont il s’agit. On n’a plus de besoin. C’est comme le matin quand on se réveille, que la neige tombe déjà, il y a de la lumière entre les immeubles, là où le soleil passe. Mais à l’ombre, il fait déjà sombre. Ce n’est qu’une question de désir. Qu’est-ce que tu désires ? Parce que quand tu ne désires pas quelque chose, tu n’as rien. Tu es à la dérive. Tu es emporté puis enseveli sous la neige et les ombres. Et au printemps, à la fonte des neiges, personne ne se souviendra de l’endroit où ton corps gelé est enseveli. Et tu n’existeras plus. Nulle part. »
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