Les commentaires de Scaramuccia
Un scénario bien ficelé et une intrigue diablement efficace font la réussite évidente de ce Hitchcock, dont le suspens, encore aujourd'hui, n'a rien perdu de son effet.
C'est la fin qui m'a en revanche laissé une impression perplexe, en comparaison avec le reste de l'œuvre. Celle-ci semble s'étendre légèrement, trainant sur la finalité de l'intrigue, avec des longueurs dérythmant la pulsation déjà un peu molle de la réalisation. Ainsi, dans les dernières scènes, l'on ne finit plus vraiment par croire à cette histoire, l'on décroche presque. La séquence finale n'arrange d'ailleurs rien, aussi abrupte que décalée du reste, donnant soudain à voir une scène de sitcom américain.
Le film reste malgré tout campé par une série de personnages à la composition tout à fait satisfaisante, avec des individus intrigants, pleins d'ambivalence, le tout surmonté par le duo James Stewart et Doris Day. James Stewart à qui l'on a confié ici une partition plus dramatique qu'à l'habitude, mais dont le personnage est finalement rendu fade et antipathique, face à à l'interprétation plus réussie de sa partenaire Doris Day, qui elle, déploie un naturel et une jeu tout en nuance épatant, entre la crainte et l'inquiétude.
Bref, le tout fait quand même une bonne sousoupe.
Afficher en entierCe film (pour moi) serait une petite merveille de l'animation française. Je l'ai vu avant sa sortie (grâce à des petits contacts) et j’avoue que j'ai été émerveillé par la beauté de cette animation et de son histoire acrochante. Un film à voir absolument pour les fans d'animation et d'aventure.
Afficher en entierUn film extraordinaire sur une vision de la guerre rarement faite. Cafard pourrait être un film universel.
Afficher en entierUn très beau film sur une situation qui peut arriver à tout le monde. My skinny sister est un film génial sur le mal être de soi et l'anorexie.
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Quel délicieux petit film ! Quel réjouissant petit bijoux de l'animation française ! J'en suis sorti tout guilleret, encore imprégné de l'atmosphère enfantine et malicieuse, comme si j'avais mangé un bon gros bonbon. C'est vrai que c'est un bonbon ce film. Un bonbon qui n'est d'ailleurs pas réservé qu'aux enfants, pour lesquels, sans aucun doute, le film est en premier lieu destiné. C'est un bonbon simple, sans complexité apparente, sans contorsion scénaristique, tout comme son titre d'ailleurs "Linda veut du poulet", elle en veut, elle va en chercher. Ici pas de monstres, pas d'univers fantastique ou merveilleux, non, juste comme toile de fond la banlieue et sa vie intérieure, sa vie sociale. Pas de chanson un peu cucu, ou un peu naïve non plus, les chansons ici sont sur les mamans qui n'arrivent pas à dormir. Drôle de goût finalement ce bonbon, hein ? Le visuel aussi semble simple, des personnages aux traits épurés sur lesquels on a apposé grossièrement des tâches couleurs pastels. Une simplicité du dessin qui s'allie pourtant avec une animation pointilleuse dans les moindres détails du mouvement, rendant actions et corps parfaitement humains, parfaitement touchants. Les tâches de couleurs, toujours différentes selon les personnages, m'ont parfois fait penser à des âmes, du moins à quelque chose de vivant, quand c'est un film qui parle aussi aux enfants de la mort. Cette simplicité apparente, accompagnée d'une toile de fond plus profonde mais sans prétention, fait tout le charme de cette œuvre, et met en valeur un récit particulièrement drolatique, sensible, qui ne manque pas de rocambolesque (pour du poulet oui), sans cesse ponctué de rebondissements cocasses, avec des personnages tous plus succulents les uns que les autres. Par ailleurs, le doublage est excellent, ce qui est encore une vraie qualité du film. Finalement, à y penser, je troquerais presque mes Disney contre Linda veut du poulet.
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