Les commentaires de Sunread26
Chronique complète :
https://sunread26.wordpress.com/2026/05/03/the-whale/
Extrait :
Dernier film pour cette période de quatre jours à en visionner un par jour. J’ai hésité et j’ai finalement craqué pour lui, cela faisait un moment que je souhaitais le voir notamment pour Brendan Fraser. Le thème abordé est loin d’être simple, pas mal de passages demandes également réflexion et au final, j’ai envie de dire que le plus gros défaut de Charlie est d’avoir été trop bon. Certes, il a fait des erreurs, comme tout le monde, mais s’est surtout sa bonté qui l’aura perdu, son empathie.
TW : Suicide, Violence (Verbales), Secte, …
Je peux le dire dès maintenant, il s’agit d’un film vraiment très dur, car on a envie que Charlie s’en sorte. Il est bon avec ceux qui l’entoure, mais il a aussi tellement l’air de souffrir et pas que physiquement. Il ne doit pas son poids à un acte fainéant comme le sortent beaucoup de personnes ignorantes. Il le doit à un choc émotionnel dont il ne se remettra pas et qui l’a détruit au plus profond de lui. Peut-être qu’il aurait pu s’en sortir en allant voir un psy, mais ce n’est pas au moment du film que cela aurait été opportun. Ce n’est pas évoqué, mais au vu de son poids et de son régime alimentaire, l’insuffisance cardiaque ne doit pas être son seul problème de santé. L’état de ses jambes laisse croire à une rétention d’eau, plutôt logique s’il boit principalement des sodas (on le voit boire de l’eau tout de même aussi). Il semble y avoir également des médicaments qui traînent par moment. Le personnage de Charlie souffre d’une dépression sévère combiné à des grignotages compulsifs. Il sait que ce qu’il mange n’est pas bon, mais il suffit que les émotions reviennent pour le faire craquer. Ce n’est pas aussi simple d’arrêter, d’avoir la motivation et surtout, de l’entretenir sur le long terme. Sa situation fait aussi qu’il se reclus chez lui, ayant pour seule personne venant le voir son infirmière. Il parle avec ses étudiants via des cours en ligne, au livreur à travers la porte, mais sans jamais se montrer. Il a aussi honte de lui-même, il se trouve dégoûtant, sait qu’il l’est aux yeux des autres et pas uniquement à cause de son poids. Par moment, il tend littéralement le bâton pour se faire battre, une part de lui souhaite souffrir, mais je n’ai pas saisi pleinement pourquoi. Si c’est à cause de son inaction envers lui-même ou le fait qu’il culpabilise pour son compagnon ou encore pour le fait d’avoir compris être gay après s’être marié et avoir eu une fille qu’il a abandonné.
Liz est l’infirmière qui s’occupe de lui, de ce que j’ai compris, elle le fait de bon cœur et pas professionnellement parlant. Dans le sens où elle me donne l’impression d’être bénévole. On comprend plus tard qu’elle est la sœur du défunt compagnon de Charlie. Ayant déjà perdue ce dernier, elle fait de son mieux pour aider Charlie, sans se rendre compte qu’elle le laisse se complaire dans ses malheurs. Mais que pourrait-elle faire d’autre ? Même s’ils sont proches, elle n’est pas vraiment en position de lui faire la morale ou de le forcer à quoi que ce soit. Déjà, par rapport aux autres proches de ce dernier, elle est auprès de lui, lui apportant un peu de socialisation. Avec l’évolution du film, leur relation tend à se dégrader, tout simplement parce que Charlie atteint le point de non-retour et que cela est très douloureux pour Liz. Charlie a conscience de ce qu’il lui fait subir et s’excuse plusieurs fois. Mais son cœur et son corps sont bien trop meurtris pour espérer quoi que ce soit. Son refus de soin est limite un aveu qu’il souhaite juste périr. Pour Liz, c’est le signe de la perte d’un second être cher sans rien pouvoir faire et cela est tout aussi horrible. Les personnes dans la situation de Charlie sont nombreuses et souvent seuls. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils ne voient pas, qu’ils ne comprennent pas le problème. C’est juste qu’ils n’ont pas l’énergie pour en sortir puisque le poids et aussi combiné, sans doute, à une sévère dépression. Il n’est pas toujours simple de sortir de ses situations, tout le monde n’y parvient pas et malheureusement, cela peut aussi faire souffrir les proches encore présents… L’une de mes tantes avait un problème de surpoids et diabète, elle ne s’est jamais vraiment soignée et cela a fini par l’emporter. Elle ne donnait pas l’impression d’être dans un état de détresse comme Charlie, mais le film m’a grandement fait penser à elle…
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https://sunread26.wordpress.com/2026/05/01/la-promesse-direna/
Extrait :
Je suis une habituée des récits de guerre, qu’ils soient fictifs ou non, notamment sur la 2nde Guerre mondiale qui en foisonne. Pour moi, plus qu’une création, il s’agit d’une forme de devoir de mémoire, face à la cruauté dont l’Homme est capable, mais aussi, dans le cas présent, d’une ode à l’espoir. Savoir que, même dans l’adversité, il est possible de faire quelque chose de bien, à son échelle, certes en prenant des risques, cela redonne de l’espoir face à l’horreur.
TW : Violences, Mort, Chantage Sexuel, …
On commence en étant mis directement dans le bain, Irena est alors infirmière dans un hôpital polonais et fait de son mieux pour soigner les soldats. La Pologne est alors seule face à l’invasion Allemande et Soviétique (et oui, ses derniers ont aussi été alliés avec les Nazis, pourtant, comme les italiens, ils n’auront aucune punition, bien au contraire). Le film en parle vaguement, mais déjà Irena sera éprouvée par la guerre, puisque violenté et pire, par l’armée soviétique. Une bombe finie par éclater au sein de l’hôpital, afin de signaler un nouveau changement dans sa vie : l’invasion est terminée, la partie où elle se trouve est sous le joug allemand. Elle perd alors sa famille de vue, mais la fin du film permet d’apprendre qu’elle retrouvera au moins ses sœurs bien des années après la guerre. Irena n’est pas juive, pourtant, son destin sera étroitement lié au leur, puisqu’après avoir assisté à une nouvelle scène choquante d’horreur, elle se refuse à voir d’autres vies perdues sans rien faire. Seule, elle prendra donc la décision de sauver les 11 juifs qui travaillaient à la blanchisserie dont elle avait la charge. Ils seront ensuite rejoins par l’époux d’une marchande de légume avec qui elle s’entend bien. Tout au long du film, l’ambiance est stressante, avec seulement quelques passages plus doux. Plusieurs fois le groupe clandestin a failli se faire repérer, il faut dire que la prudence fini toujours par retomber… Ils seront bien découverts au final, mais en réalisant un dernier sacrifice, Irena parvient à les sauver. Le plus surprenant est sans doute Schultz, qui, à mon avis, à compris dès le départ qu’elle les avait aidés. Lui qui n’a de cesse de répéter qu’il ne veut rien savoir, sait au final beaucoup de choses et parvient à aider Irena pour gagner en aplomb. Elle vivra autant dans la peur que ceux qu’elle protège et devra moult fois faire preuve d’audace et d’inventivité pour les protéger.
Certains décriront les nazis, notamment les SS, comme des fous, mais ils ne l’étaient pas. Les nazis n’étaient pas, et ne sont toujours pas, des fous. Ils savent très bien ce qu’ils font et cela se rapproche tout simplement du terrorisme. Quel que soit leurs motivations, ils savent qu’ils font peur, qu’ils peuvent faire mal, etc… Il n’y a rien de fou là-dedans, à la limite, on peut les traiter de psychopathes, cela n’a donc rien avoir avec la folie. D’ailleurs, une personne reconnue psychopathe est responsable pénalement de ses actes ! Il lui manque juste l’empathie ou la culpabilité envers autrui (sans oublier ses penchants pour la manipulation et l’exploitation d’autrui, l’égocentrisme, l’impulsivité, l’intolérance, etc…). Dans ce film, l’horreur est présentée via Rokita, un nom bien simple à retenir et qui aura de quoi marquer autant le spectateur que la pauvre Irena. Un être humain qui s’en prend à un bébé innocent, ne mérite aucune once de pitié à mes yeux et malheureusement, beaucoup de soldats allemands (SS ou non) en ont fait partis. Le plus triste dans tout cela étant que la plupart d’entre eux, pour les hauts gradés, ont pu vivre pleinement leur vie sans rien craindre ou sont morts avant d’être jugés pour leurs actes. Dans le lot, il y a aussi des modérés ou ceux qui suivent sans avoir réellement le choix, par peur pour leur propre vie. Cette opposition est montrée par Rugmer, qui avoue en avoir marre de tous ses massacres, lui qui gérait une usine ne souhaitait sans doute pas tout ça. Il va d’ailleurs défendre un minimum les juifs sous ses ordres au départ, en évoquant leur qualité et expérience, mais cela ne suffira pas et il n’ira pas plus loin. Il reste un monstre également, car accepte de se taire uniquement en échange de faveurs sexuelles d’Irena (s’est-il arrêté à elle ?). Au final, chaque échelon, armée comme civile, ne fera que ce qu’elle peut pour survivre face à l’horreur de cette guerre que seul des monstres apprécient.
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https://sunread26.wordpress.com/2026/04/30/une-amie-au-poil/
Extrait :
Pour le film de ce mois d’Avril, j’ai craqué pour celui-ci. J’avais besoin de quelque chose d’assez doux et mignon et j’ai eu l’impression que le film cochait ses cases. Outre le fait que l’on se trouve dans une histoire vraie, le chien ressemble aussi beaucoup au miens (en plus gros cela dit). L’acteur principal étant aussi celui de la série Flash que j’aime bien, je me suis facilement laissé tenter. Même si je ne m’attendais pas à un tel uniforme au début…
Ce film a vraiment de nombreux points intéressants d’abordés, plus ou moins discrètement. Déjà, la situation des chenils et chiens abandonnés, qui n’ont malheureusement qu’un nombre de chance limité pour trouver une famille. On peut évidemment transposer cela à d’autres espèces comme les chats. Pour information, un chien errant peut s’avérer plus dangereux qu’un loup, puisqu’il n’a pas peur de l’Homme, les deux pouvant se reproduire entre eux, le résultat n’aura pas peur non plus, tout en pouvant être plus gros… Dans le cas présent, pas d’aspect négatif présenté, bien au contraire. Ruby est une chienne qui a la joie de vivre, curieuse de tout et qui ne tient pas en place. Le fait qu’elle soit jeune n’est pas la seule raison à ses nombreuses bêtises, les chiens intelligents s’ennuient très vite et on donc besoin d’une attention particulière. Elle finira par tomber sur le bon maître, en la personne de Dan, un policier qui souhaite rejoindre la brigade canine. Tout ne marche pas très bien au début, mais au final, les deux se ressemblent comme deux gouttes d’eaux. Dan a aussi du mal à rester en place, tout en ayant des difficultés scolaires liées à sa dyslexie. Il a toujours dû travailler plus pour combler ses lacunes et prouver qu’il était capable. La femme de Dan accepte Ruby, bien qu’elle ait beaucoup de difficulté par rapport à ses nombreuses bêtises. Toutefois, son amour pour Dan est bien plus grand et elle finit par se prendre d’affection pour la chienne et à soutenir durement le duo. Son meilleur conseil : avant d’en faire une chienne policière, il faut d’abord en faire une chienne de famille. Apprendre la propreté, à faire moins de bêtises, à dormir dans son panier sont les premiers exemples. Même les collègues de Dan finissent sous le charme de la chapardeuse de nourriture. La vraie Ruby ne ressemble pas à celle du film, elle est montrée à la toute fin avec son maître et d’autres personnes. Trouver sa place n’est pas toujours simple, Dan pensait qu’il devait toujours faire ses preuves, mais c’est surtout envers lui-même qu’il était dur. Concilier vie de famille et un tel métier n’est pas non plus évident, rajouter un chien non plus, surtout quand l’argent ne suit pas trop et qu’un autre enfant et en cours de route…
Ne rien abandonner sera le let motive du film, même si Dan aura du mal, ses proches seront présents pour le motiver à nouveau. Sa passion pour les chiens, mais aussi pour la brigade canine l’aideront grandement. Tout comme lui, Ruby n’appréciera pas les bancs de l’école, il lui apprend donc tout, tout seul, de chez lui devenant une attraction locale. J’ai beaucoup aimé la solidarité entre les différents personnages, Ruby a gagné leur cœur à tous. Elle montre aussi qu’il n’y a pas qu’une seule race de chien qui peut réussir (par contre, le caractère lui doit bien jouer un peu). Qu’il n’y a pas besoin d’être un pur race importé également ! J’espère que d’autres chiens seront adoptés afin de devenir comme elle ! Dan apprend même à gérer son anxiété grâce à elle, à reprendre confiance en lui. Les animaux sont souvent tellement plus humains que nous le sommes, le flair de Ruby est impressionnant. Après, je n’irais pas jusqu’à dire que les scènes où elle se vexe sont crédibles… Je suppose que c’est une mise en scène pour la rendre plus compréhensible au grand public. Les chiens, comme les chats, ont des comportements et des gestes pour exprimer leurs sentiments, ils ne parlent pas, mais disent des choses malgré tout. La fin du film, qui termine une forme de boucle m’a fait verser une jolie petite larme. Le fait que Bear, le chien incarnant Ruby soit aussi un chien sauvé d’un refuge est également très beau. Il prouve lui aussi (je suppose que c’est un gars) que venir d’un chenil ne veut pas dire être inutile. En plus de cela, il est vraiment très beau, son seul défaut étant sans doute de perdre pas mal de poils. J’aimerais bien le voir dans d’autres productions, mais on voit rarement le même chien de mémoire. S’il vit une vie tranquille, c’est tout ce que je lui souhaite !
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https://sunread26.wordpress.com/2026/04/29/lilo-stitch/
Extrait :
Disney a pris pour habitude de faire des films live action de ses dessins animés phares. S’il y a quelques années on se cantonnait à quelques titres seulement, tel que Cendrillon qui en a déjà eu plusieurs, depuis quelques temps ils commencent à voir un peu plus loin. Globalement, pour ceux que j’ai vus, le résultat n’est pas des plus glorieux, même si je suis prête à concéder des changements scénaristiques dû au changement de format. C’était donc avec réserve que j’attendais de visionner d’abord les bandes annonces puis le film en lui-même.
Les bandes annonces ont vite permis de me rassurer sur un point : Stitch est bien réalisé graphiquement, je m’attendais à quelque chose d’horrible, mais pour le coup, il fait vraiment réaliste. C’est un peu moins le cas de Pleakley, donc je n’ai pas trop apprécié l’aspect gélatineux, je dois l’avouer (sinon, pour son écriture c’est parfais). Jumba se situe entre les deux je dirais, certains le disent moche, mais en même temps, ce n’est pas un play boy, mais un alien et je le trouve réussi physiquement, même si ses plans sont assez courts… Pour ce qui est de son écriture, son rôle est totalement différent du film original, il faut dire qu’il manque un personnage clé de celui-ci et qu’il faut donc bien le remplacer. Jumba fait donc office de grand méchant à la place du capitaine Gantu. Les deux personnages étant différents, la raison de la récupération de Stitch l’est donc également. La présidente du grand conseil est quant à elle réussie et je dois dire que ce film la fait monter dans mon classement des personnages que j’apprécie. Elle a le droit à un peu plus de passage à l’écran, notamment avec l’un de ses membres d’équipage basé sur un Axolotl qui souhaite pulvériser la Terre (comme elle le dit, mignon mais sadique, ce qui représente bien l’espèce d’ailleurs). Je ne sais pas trop pourquoi Gantu est absent, sans doute parce qu’il aurait fallu le créer également et que le budget est limité. Je vois bien une suite à ce film, peut-être qu’il apparaîtra à ce moment-là ? Je devrais aussi pouvoir trouver un Making-off du film, peut-être que les explications seront données dedans, c’est généralement le cas. En tout cas, sur ces points le film est plutôt bien réussi, je m’attendais vraiment à pire et même s’il y a des changements de scénario, le tout reste cohérent et surtout avec la même énergie que le film original. Il ne faut pas oublier non plus qu’il y a eu plusieurs autres productions autours de ce personnage, film comme série. Donc la suite pourra parler de pleins de choses différentes, surtout que les autres expériences sont montrées à un moment, donc je pense que l’on partira plus sur cette direction.
Les autres expériences étant juste montrées ou cités, on ignore où elles se trouvent, toutefois, le fait que Jumba soit arrêté peut donner une occasion de les voir finir sur Terre également comme dans la série où Lilo et Stitch doivent les retrouver. Si on part dans cette direction, Gantu pourrait alors apparaître pour les attraper par exemple. Quant à Jumba, je le vois mal évoluer positivement pour l’instant. Sa manière de penser semble totalement différente que dans le film original, mais mon visionnage datant un peu, je n’en suis pas sûre. Pour les autres acteurs, Maia Kealoha joue parfaitement son rôle de Lilo, la petite est vraiment impressionnante dans son rôle. J’ai buguée sur l’assistance sociale, puisqu’il s’agit de Tia Carrere que j’ai connue dans Sydney Fox et qui était également la voix originale de Nani dans les productions animées. Comme à chaque production sur Hawaï on peut aussi retrouver Jason Scott Lee (Mulan, Dance of the Dragon, Le livre de la jungle, Dr. Doogie, …), lui aussi est un clin d’oeil, puisqu’il est la voix VO de David dans les productions animées. Les deux ont un rôle assez secondaire voire tertiaire, mais ils sont bien présents. On peut aussi voir l’homme à la glace, qui a gagné des cheveux entre temps. N’étant pas un personnage important, le changement ne me dérange pas, même si j’aurais préféré que cela reste un touriste et non un natif. Je ne m’attendais pas à voir son apparition d’ailleurs, donc c’est cool qu’il soit là. Le film profite pour faire quelques piques écologiques via Pleakley, étant alien mais expert de la Terre, je ne saurais dire si c’est cohérent. C’est dans sa mentalité, ça oui, mais je pense que c’est un peu trop tôt pour le voir sortir ce genre de phrase. Cobra Bubbles n’est pas aussi baraqué, mais en même temps, c’est mieux pour passer inaperçu et surtout être crédible, les agents de la CIA ne sont pas des armoires à glace.
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https://sunread26.wordpress.com/2026/04/28/messageres-de-guerre/
Extrait :
J’apprécie les récits de guerre, même s’ils ont tendance à toujours me faire verser une larme. C’est encore mieux s’il s’agit d’une histoire inspirée de la réalité, bien qu’elle fasse mal, elle rappelle aussi beaucoup de choses. Notamment qu’il ne faut jamais bien longtemps pour replonger dans des travers, tout cela parce que certains souhaitent se sentir supérieur et qu’ils n’y parviennent uniquement qu’en rabaissant les autres. Ce film reste assez doux en images de guerre, mais ce n’est pas le cas pour le racisme.
TW : Racisme, Sexisme, Mort, Guerre
Ce film s’éloigne un peu des autres films de guerre, il n’y a ici qu’assez peu d’explosions ou de combats acharnés, celui-ci est tout autre. Pour moi, le film joue sur l’émotion et l’injustice qui est vraiment très grande ici. On y suit le seul régiment féminin d’afro-américaine venue en Europe, le seul ! On pourrait croire que la ségrégation, bien qu’abolie, permette une meilleure situation pour les femmes, mais il n’en est rien. Être une femme, en plus de couleur, c’est avoir le combo gagnant de la discrimination et de l’injustice (et ce encore aujourd’hui malheureusement). Le film « la couleur des sentiments » le montre également très bien. Certains pourraient donc trouver ce film ennuyeux, mais encore une fois, quand on joue sur l’émotion, le choix du rythme est souvent différent. Pour ma part, je préfère presque plus ce genre de film que ceux où l’on voit une course effrénée pendant plusieurs minutes avec le gars qui évite les bombes… C’est une vision, une réflexion, mais surtout une mise en lumière nécessaire, encore plus aujourd’hui. Celle qui dirige ce régiment, Charity Adams (incarnée par Kerry Washington), a une lourde charge sur les épaules et on voit clairement que celle-ci lui pèse de plus en plus en avançant dans le film. C’est assez logique, elle se met autant la pression qu’elle en donne à ses soldates. Sur le fond elle n’a pas tort, quand on est discriminé, il ne faut pas faire aussi bien que les autres, il faut faire bien mieux, pour espérer sortir de l’eau et avoir un minimum de reconnaissance. L’ironie de leur situation est qu’on les pense idiotes, alors même que la plupart ont des diplômes parce qu’elles commencent à aller à l’école comme tout le monde. Comment peut-on traiter d’idiotes des personnes qui ont été privées de possibilités d’ascensions (et qui le sont toujours, Lena n’ayant pas les moyens de se payer des études supérieures par exemple) ? Non seulement c’est raciste et sexiste, mais c’est surtout une belle preuve d’idiotie et malheureusement, bon nombre d’hommes sont idiots dans ce film. Le pire étant qu’ils ne se rendent même pas compte qu’en les rabaissant, ils se rabaissent eux-mêmes et surtout, l’armée américaine en général, mais bon, quand on est un âne… Ses personnages sont nécessaires pour faire naître le sentiment d’injustice, surtout qu’ils devaient bien exister dans la réalité aussi.
La mission du régiment pourrait paraître simple sur le papier, mais comme Adams, on découvrira très vite qu’il s’agit plutôt d’un cadeau empoisonné. Le but étant, encore une fois, de les montrer incapables de faire quoi que ce soit. C’est justement ce point qui me fait dire qu’ils se tirent une balle dans le pied. Puisqu’ils veulent se moquer d’elles pour avoir échoué, là où eux n’ont même pas pris la peine d’essayer et ont laissé s’accumuler des mois, voire années, de courriers. Désolé de le dire les gars, mais les blaireaux c’est bien vous, vous avez montrés que vous ne saviez pas gérer le courrier au fur et à mesure et elles, elles vont vous prouver qu’elles peuvent le faire mais aussi rattraper votre flemmardise. Bien évidemment, la mission ne se limitera pas à cela, tout sera fait pour leur mettre des bâtons dans les roues et elles prendront aussi des risques pour leurs vies. Il ne faut pas oublier qu’elles sont proches de la guerre, même en Ecosse, il y a des bombardements. Elles devront également réussir tout cela dans des conditions misérables, puisqu’elles sont stationnées dans une grande école visiblement déserte depuis longtemps. L’eau courante et l’électricité sont là, mais pas le chauffage par exemple, elles sont en plein hiver… Je ne parle même pas de leur arrivée en bateau, qui tient presque du miracle. Que même un pasteur soit ouvertement raciste et sexiste ne me surprend pas, désolé de le dire, mais les plus religieux sont souvent les plus mauvaises langues (pour cette religion, je ne parle pas pour les autres). J’ai bien aimé la manière dont elle l’a remballé, il ne savait plus où se foutre le bougre. Il en est un peu de même avec le Général Halt, le saligaud par excellence. Chaque fois qu’il confronte Adams on dirait qu’il perd le peu de cheveux qu’il lui reste. J’admire Adams pour son courage, sa dévotion et le fait qu’elle ne se laisse pas faire malgré tout, elle est intelligente et sait se remettre en question quand il le faut. Ce que bien des hommes (blanc ou non), sont bien incapables de faire.
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https://sunread26.wordpress.com/2026/04/27/flow/
Extrait :
On peut dire que ce titre a fait beaucoup parlé de lui, si bien que j’avais évidemment très envie de le visionner. En plus son protagoniste est un animal très apprécié, de quoi attirer un bon public devant les écrans. J’ai été bien surprise de voir le nombre de sociétés ayant participées à sa production (Arte, Canal +, et bien d’autres), une collaboration entre trois pays : Lettonie, Belgique et la France. Il a eu le droit à plusieurs récompenses également, notamment 1 César, Oscar et Golden Globe.
Pour visionner ce film, il faut commencer par oublier toute logique, car pour le coup, il n’y en a pas vraiment. Que ce soit la vitesse de la montée des eaux ou les différents animaux rencontrés, rien n’est vraiment logique. Mais c’est normal après tout, puisque l’on ne se trouve pas dans notre monde, mais dans une version bien différente. Ici, les humains ont disparus, visiblement depuis bien longtemps et sans que l’on sache pourquoi. Je me demande pour ma part, si ce n’est pas à cause de cette fameuse montée des eaux super rapide, mais qui sait ? Il ne reste donc que des animaux vivants dans ce lieu, avec les vestiges architecturaux des humains. Suivant le temps passé et les mouvements terrestres, il est donc tout à fait possible de retrouver des animaux endémiques comme le lémurien (Madagascar) ou le capibara (Amérique du sud). Le grand oiseau blanc me fait penser à un messager sagittaire, mais en tout blanc, une espèce menacé présente en Afrique centrale et du sud. Quant au chien et au chat, ils peuvent venir de n’importe où concrètement. En tout cas, je comprends parfaitement le rôle donné au messager sagittaire, cela lui va plutôt bien d’ailleurs. Le chien est réduit un peu à l’idiot du village, le chat à la curiosité mais aussi à la difficulté à faire confiance. Le capibara c’est un peu le gars sage du groupe, la bonne patte qui aide tout le monde. Enfin, le lémurien c’est un peu le Gollum, il a dore récupérer des objets, un peu moins les partager. D’ailleurs, je trouve que certaines scènes font explicitement penser à ce personnage par rapport à l’animation proposée. La scène du début où l’on voit Flow retourner à sa cachette me fait aussi un peu penser à une cinématique de jeu vidéo. J’avais un peu peur de m’ennuyer au début, mais l’aventure commence très vite pour ne pas vraiment se terminer. La fin est ouverte à mes yeux et assez mystérieuse également, je pense qu’elle est sujette à interprétation suivant nos goûts personnels. Pour moi, elle est assez douce amer par exemple, Flow s’en sort plutôt bien, mais ce n’est pas le cas de tout le monde.
Si je devais donner un fil rouge à cette intrigue, en un seul mot, ce serait : changement. Pour Flow, son environnement change d’abord avec la montée des eaux très rapides. Lui qui en a peur se retrouve plusieurs fois acculée face à elle. Il lui faut donc s’adapter pour survivre et changer son comportement, ses habitudes et ses actions assez souvent. Solitaire, il va devoir apprendre à faire équipe avec d’autres animaux qu’il a tendance à craindre naturellement. Cette compagnie lui fera voir les choses autrement, mais ce ne sera pas le cas pour tous ceux qu’il rencontre. Une manière de dire également que notre entourage nous influence, en bien ou en mal, peut-être parfois les deux. Pour survivre, il faut aussi savoir faire des concessions et faire confiance à des mains tendues, le film est assez gentil à ce sujet car parfois on peut mal tomber. L’avancée du film donne l’impression que l’eau n’a de cesse de monter, si bien que les animaux se retrouvent presque sur un océan par moment. Je suis assez surprise de les voir arriver à naviguer, mais encore une fois, il ne faut pas chercher la logique. Les différents plans concernant leur embarcation sont pour moi très bien pensés. Par moment, le navire semble immense et durant d’autres minuscules, il est très bien exploité. Une partie qui permet de s’abriter, le mât qui permet à Flow de s’isoler un peu, la barre. Flow est également un chat très chanceux, je ne sais pas si c’est en lien avec le choix de la couleur de son pelage. Chez nous, le noir porte malheur, mais dans d’autres cultures, c’est tout l’inverse ! C’est un peu triste qu’il soit seul, tout comme le capibara, pour les autres, d’autres membres de leur espèce apparaissent par moment.
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https://sunread26.wordpress.com/2026/03/08/vice-versa-2/
Extrait :
Comme pour Vaiana, je n’ai pas chroniqué le premier film, mais peut-être que je le ferais après coup, à voir. En attendant, voici ma chronique pour ce second opus que j’ai beaucoup attendu. L’idée étant originale, j’étais curieuse de voir comment les émotions allaient évoluer et surtout, comment allé être justifié l’ajout de nouvelles émotions, alors que les parents de Riley ne donnaient pas l’impression d’en avoir d’autres. Ce n’est pas évident de grandir et de devoir faire marcher toutes ses émotions ensembles !
Le fait de préciser que Peur et Anxiété ne réagissent pas pareille est une bonne chose, car on aurait tendance à vite mélanger les deux. Anxiété prévoit les possibles ennuis futurs en fonction (normalement) des expériences passées ou des préjugés. Ce n’est clairement pas de la voyance ou une science exacte et elle n’engendre que du stress supplémentaire à mon humble avis (oui, mon anxiété à moi est assez active, mais il lui arrive aussi de prédire de bons moments, à moins que ce ne soit une autre émotion). Peur quant à lui est plus dans l’action, il ne prévoit pas, mais agit face à une peur, un danger au moment présent. Dans son cas, c’est sans doute plus de l’instinct qui le fait agir. Dans le film, il s’agit d’un personnage, donc il peut aussi agir en fonction du passé logiquement, mais dans la réalité c’est un brin différent. Je dirais même que les réactions de peur peuvent influencer directement celles d’anxiété (puisque ses réactions deviendront une expérience). Anxiété est également le personnage mis en avant dans ce film, son côté possessif est très réaliste. Quand elle prend le contrôle, il est effectivement difficile de reprendre les rênes. Riley finit par en faire une crise de panique et je trouve que faire le lien entre les deux est une très bonne chose. Pour Anxiété, le plus dur et donc de partager l’espace avec les autres, elle a tendance à vouloir prendre toute la place, sans se rendre compte qu’elle fait plus de mal que de bien. Le film montre que c’est plus fort qu’elle et qu’elle n’est pas mauvaise en soi, elle aussi souhaite le bonheur de Riley. Il lui a juste fallu comprendre qu’il faut tout le monde et partager pour cela. Si un troisième film a lieu avec l’ajout d’encore plus de personnages, cela va réellement devenir bordelique par contre. Même si on ressent une pléthore d’émotions en une seule journée, certaines finiront par être mise de côté. Très clairement, pour moi, Dégoût n’est pas une émotion très présente… J’ai plus Peur, Anxiété, Joie et Colère par exemple. Ennui a tendance à apparaître quand je visionne des films ou séries… Je me demandais aussi comment serait justifié ses nouvelles émotions chez les parents de Riley, puisqu’elles n’apparaissaient pas. Un court passage à la fin du film donne une petite explication un peu facile, mais bon, elle est là.
La manière dont est présentée la construction de notre personnalité, de notre confiance en soi, je trouve l’idée sympa. Une sorte de grande toile qui se ficelle petit à petit grâce aux souvenirs. La première version semble homogène et montre que les différentes émotions s’entendent bien entre elles. La seconde est un peu plus… rebelle, ce qui est logique aussi. Notre vision du monde évolue, tout comme celle que l’on a pour nous-même, impossible de rester totalement positif. Plus on découvre les émotions et leurs diversités, plus on fait yoyo entre chacune d’entre elles. Le centre où se trouvent les émotions évolue un peu également et j’adore les passages avec Nostalgie. La pauvre est toujours renvoyée d’où elle vient, soi-disant parce que c’est trop tôt. La mienne est bien installée par contre ! Je trouve un peu dommage que toutes les dernières émotions ne soient pas mises en avant autant qu’Anxiété. Mais dans le premier film c’était le cas pour les autres aussi et au final, ils deviennent plus importants dans cette suite. Cela rajoute aussi un effet omniprésent d’Anxiété et j’adore la solution trouvée pour essayer de la calmer. Elle fait elle-même des efforts, non pas pour changer, parce que c’est sa nature tout de même, mais au moins pour partager et être un peu plus calme. Pour Envie, j’aurais eu tendance à l’inverser avec dégoût, pour moi c’est une émotion qui vient avant (quand on est enfant, on n’est rarement dégoûté des choses c’est après que ça vient). Si une suite voit le jour, je suis curieuse de savoir qu’elles seront les émotions ajoutées (amour peut-être ?). Est-ce que l’ambition pourrait être une émotion aussi ? Bonne question. En tout cas, Vice Versa peut encore, selon moi, proposer un ou deux films. Il va juste falloir trouver une nouvelle toile de fond, sinon cela va être répétitif.
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https://sunread26.wordpress.com/2025/10/14/vaiana-2/
Extrait :
Je n’ai pas vraiment chroniqué le premier film ici, puisque mon visionnage le concernant date d’avant la création du blog. Donc comme pour d’autres films, je commence avec la suite, ce qui peut dérouter un peu. Toutefois, il est aussi possible que je compare plusieurs fois celui-ci à son prédécesseur. Je prends d’ailleurs les suites avec plus de pincettes, car parfois, les réalisateurs cherchent à en faire une, mais sans avoir réellement de quoi proposer quelque chose de bien (exemple de la petite sirène ou de la belle et le clochard, ou le second film est l’opposé du premier en terme de scénario, j’ai aimé quand même, mais voilà, ça va pas loin).
Dans le cadre de Vaiana, il me semble que le premier film se termine déjà avec Vaiana qui cherche à explorer le monde et retrouver son peuple éparpillé un peu partout. Donc une suite au récit ne me semble pas sortie de nulle part (comme pour la reine des neiges). Le premier film a sans doute été prévue avec une suite possible s’il fonctionne et sinon tant pis, sa fin est donc à la fois ouverte à de nouvelles choses à venir, comme suffisante si on s’arrête là. On le sait maintenant depuis un petit moment, mais qui dit film Disney, dit aussi mascottes ! Dans le cas présent, on parle de Pua et de Heihei, le petit cochon et le coq qui suivent Vaiana partout. Le premier est du genre assez peureux, mais aussi courageux puisqu’il continue de la suivre. Par contre, je ne l’ai pas trouvé particulièrement utile dans ce second film, contrairement à Heihei. À première vue, celui-ci semble assez faible d’esprit et arrive à se trouver dans des zones inattendues. Mais sa maladresse a été utile positivement plusieurs fois au cours de l’aventure et puis, c’est un personnage épique qui me fait aimer cette franchise de film. J’adore aussi Pua, mais juste pour son côté mignon et sauveteur de son compagnon à plume. Globalement, l’intrigue suit un peu le même chemin que le premier film, Vaiana part à des moments de confiance et d’autres de dépression, elle rencontre un mini boss (sympa cette fois, originalité) puis le big boss. Combat difficile où la défaite semble proche, mais où la victoire fini par arriver. Le tout ayant un rythme que j’ai trouvé beaucoup plus rapide à partir d’un certain moment… Peut-être même un peu trop, comparé au début plus lent.
Là où le premier film se concentrait sur quelques personnages, le second en propose bien plus. Malheureusement, cela signifie que le temps à l’écran devra être partagé et que tous n’auront pas spécialement une bonne mise en avant. Je n’ai rien mesuré, mais globalement, je pense que les nouveaux personnages ont tous à peu près le même temps d’écran. Mais pour les personnages les plus importants, je n’ai pas trouvé cela suffisant pour les développés convenablement. Ce qui fait que l’on se retrouve avec des personnages assez clichés dans leur caractère. Simea la petite sœur de Vaiana (dont j’ai aimé les passages où elles sont ensembles, c’est trop mignon), elle tient à sa sœur, c’est sûr, elle semble pleine d’énergie et un peu têtue, mais on n’a pas grand-chose d’autre. Kele, le vieux grincheux qui se fera avoir et qui finira par sourire (c’est peut-être le meilleur développement dans le lot). Loto, la fille ingénieuse et totalement perchée, énergie et génie difficile à gérer. Et enfin Moni, le gars qui rêve d’aventure mais qui oublie qu’il va risquer sa vie, fanatique de Maui… Ils auront tous un petit moment de gloire, mais je ne sais pas, j’ai l’impression que, comme pour l’intrigue, c’est allé trop vite et qu’ils auraient mérités plus. Pour les autres nouveaux, on va dire que c’est normal qu’ils soient peu présents, la seule un peu oubliée aussi étant peut-être Matangi. Elle a l’air trop cool comme personnage.
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Afficher en entierChronique complète :
https://sunread26.wordpress.com/2025/10/09/les-avions-de-papier/
Extrait :
Production en noir & blanc cette semaine, avec pour thème le travail mais aussi l’amour. Encore une production de la souris aux grandes oreilles que vous pouvez retrouver sur Disney plus. Il y a d’ailleurs une catégorie rien que pour ses productions quand vous allez dans la section film. En plus, ce ne sont pas toujours des productions en animation, j’en ai également vu en film live. Il y a un peu moins de place à la fantasy dans ses productions là par contre…
Un peu comme raison, déraison, le protagoniste est ennuyé par son quotidien. Jusqu’au jour où il tombe sur une jolie jeune femme. Il cherche alors un moyen de communiquer avec entre leur deux immeubles. Commence alors la création d’avions en papier pour tenter de l’atteindre. Une manière de dire qu’il tentera plusieurs fois avant de réussir, mais que la persévérance est un atout (tant que ça ne part pas sur une approche tendancieuse et invasive). L’histoire fini par atteindre un tournant et alors qu’il s’apprête à abandonner, toutes ses tentatives lui reviennent en pleine figure. Comme un signe qu’il ne faut pas abandonner maintenant, après tant d’efforts. Les avions de papiers sont un peu sadiques avec lui, mais ils l’aideront beaucoup. J’ai trouvé cela très mignon, avec style bien particulier. Le patron a encore un peu le mauvais rôle, puisqu’il continue de le surchargé de travail, tout en le grondant car il n’est pas concentré. Une manière de dire qu’il faut parfois oublier le travail pour avancer personnellement ? Il est facile de se retrouver coincé dans une routine métro, boulot, dodo. Et ce n’est pas votre employeur qui vous dira de prend du temps pour vous, ou en tout cas, c’est rare.
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Chronique complète :
https://sunread26.wordpress.com/2026/05/02/asterix-le-secret-de-la-potion-magique/
Extrait :
Cela doit être le premier film Astérix que je chronique, même si j’ai vu la majorité d’entre eux, je dois dire que les derniers (format live action) ne m’ont même pas attirés. Sous ce format d’animation par contre, je crois avoir tout visionné, il faut dire que certains commencent à dater et sont passés à la TV plusieurs fois. Je n’évoquerais les potentiels éléments critiquables de ses films, en dehors des derniers, j’ai un souvenir assez vague les concernant.
Je trouve peut-être juste dommage d’avoir nommé ce film Astérix, alors que tout est centré sur Panoramix et qu’Astérix devient assez discret au bout d’un moment. Même Obélix a un traitement plus intéressant que ce dernier, enfin, je suppose que le nom fait vendre (comme si l’affiche ne suffisait pas). L’univers d’Astérix et Obélix a eu le droit à plusieurs adaptations audiovisuelles, dernièrement, on pourrait compter le Domaine des dieux sorti en 2014, pour le secret de la potion magique, on part sur 2018 et un nouveau film devrait sortir cette année. La majorité des autres films d’animations datent d’avant les années 2000 (une exception en 2006 avec les vikings). Pour le format d’animation, on peut aussi retenir des séries, comme le combat des chefs ou encore Idéfix et les Irréductibles. Un peu comme Lucky Luke et d’autres œuvres de BD, on continue de surfer sur la vague et la quantité de volumes de BD qui sont en circulations (et toujours en cours si je ne me trompe pas). Dans le cas du secret de la potion magique, je crois que le film est original et que la BD est sortie après ou en même temps pour en faire la publicité. Il en est sans doute de même pour le domaine des dieux. Même si j’aime l’univers et son côté comique, je dois avouer que les BD ne m’intéresse pas plus que ça, même si je dois bien en avoir une ou deux dans la collection de mon père. Pour les films live, à part celui de Cléopâtre, je dois bien avouer que les autres ne sont pas bien intéressant et les derniers, merci mais non merci. La franchise sous forme de live action est devenue un four tout de personnes connues et qui ne sont pas spécialement acteurs, ce qui donne n’importe quoi en résultat. Le pire étant que là aussi, un film est prévu pour 2028… Vu la sauce que c’est pris le dernier film, le prochain a intérêt à être plus qu’une bonne franquette ! Surtout quand on voit le prix que cela coûte à chaque production, autant mettre l’argent ailleurs, uniquement dans l’animation où l’on réussit bien mieux ! Je veux bien que le nom fasse vendre, même à l’international, mais proposez quelque chose de bien.
Pour en revenir à ce film, j’avais vu les bandes annonces et je dois avouer qu’en dehors peut-être de la fin (et encore), celles-ci ont clairement tout montré… Pour le reste, l’intrigue me paraît fluide, il y a des moments sur la carte qui m’ont refait penser aux vieux films ou même peut-être au BD. César est toujours autant en colère, le pauvre va finir avec des problèmes de santé, tout en étant entouré d’incapables. Les gaulois ne sont pas malins, mais ils font de leur mieux comme toujours. L’humour est simple tout en jouant un peu avec l’actualité numérique par moment. On part un peu plus dans le côté fantastique de l’univers, avec l’apparition d’une forme de magie qui s’éloigne pour moi un peu des druides. Toutefois, cela reste amusant et plaisant à regarder. L’héritier n’est parfois pas là où on le croit, ce film dénonce légèrement le sexisme et aussi les règles absurdes que plus personne ne suit vraiment. Notamment le fait que les druides ne doivent pas écrire ou que les femmes sont interdites (encore plus que des non druides). Certains auraient sans doute appréciés que cette partie soit plus « puissante », pour ma part, je la trouve bien dosée. Dans le sens où le message est passé, sans forcer et laissant ainsi les « anti-woke » dans le placard où ils sont si bien (parce que oui, dire c’était mieux avant, alors que les vieux Disney sont des agressions sexuelles… ahem…). Je tiens à préciser que dans les premiers films Disney, type princesse, c’est toujours une méchante qui est présenté et l’agresseur est un joli prince bien gentil… Heureusement, dans ce film, le méchant est déjà connu (enfin, je le connais déjà). Il a un certain charisme, il faut le souligner, on comprend direct que c’est un druide particulier et pas très apprécié. Au final, il est surtout rongé par sa jalousie envers Panoramix. Il aurait pu faire beaucoup de choses sans ce défaut qui le ronge.
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