Les commentaires appréciés par marlinette
L'image de Mona dans le fossé est terrible, et elle l'est encore plus une fois qu'on aura suivi son parcours, même si le spectateur ni personne n'arrive jamais à l'atteindre. J'ai vécu ce film comme un enchaînement de péripéties très découpées, et très dérisoires, exactement comme le voyage de Mona l'est. D'ailleurs, tout le film ressemble au périple de son héroïne: un parcours sans remous, sans attaches, qui passe sans élan. C'est assurément un film maîtrisé, intelligent, avec en plus une Sandrine Bonnaire incroyable. Et ce qui est terrible, c'est de me rendre compte que je me souviens davantage de la mort du personnage que de sa vie, comme si elle était passée sans laisser de trace. Mais au bout du compte je ne me sens pas proche du film. Que je ne le sois pas vis-à-vis de l'héroïne peut se comprendre, mais je le suis aussi par rapport à l'ensemble. Je n'ai pas été insensible ou indifférente (le sort de Mona est terrible), je ne suis juste jamais rentrée dedans, j'attendais que la boucle se boucle patiemment, sans y accorder un grand intérêt. Je crois que mon ressenti de spectateur est le même que celui de Mona vis-à-vis de son existence.
Afficher en entierWaouh, que d'émotions. "Paris, Texas" est un film sur le vide de l'existence de ses deux personnages centraux, Travis et Jane, et sur la façon dont ils vont progressivement se reconnecter au monde. On suit surtout Travis, mais Spoiler(cliquez pour révéler)ce sera Jane qui y parviendra sans doute le mieux, puisque Travis s'en va à nouveau, reste dans la marge. C'est un film profond, réfléchi, avec une émotion en latence qui surgit dans les vingt dernières minutes. Il ménage un suspens sur le passé des personnages qui se révélera en nous touchant au plus profond de nous-même. La mise en scène est d'une grande précision (je suis curieuse de voir d'autres films de Wim Wenders). "Paris, Texas" m'a atteint par son humanité et sa sincérité.
Afficher en entierJ'ai placé ce film dans "Pas aimé", pas parce qu'il est mauvais mais parce que je n'ai tout simplement pas adhéré. L'histoire est intéressante, les images sont belles et les acteurs sont vraiment superbes mais je n'ai pas réussi à accrocher au style du réalisateur. J'ai trouvé le film très long et je me suis vite ennuyée.
Afficher en entierUn bungalow en bord de mer..Un saxo sur la plage..des volets roses et des murs bleus..Dès les premières scènes, on est happé par l'histoire tragique, par l'interprétation tout en fureur des comédiens ( entré dans le panthéon des couples mythiques ), par la caméra et la superbe photographie stylisée de Beinex qui n'a jamais fait mieux,par l'humour, l'amour, la vie, la tendresse, la bande son...Film symbolique des années 80, il n'a pas prit une seule ride. Chef d'oeuvre.
Afficher en entier(Ce résumé qui spoile la quasi-totalité du film... =X )
Eh bien pour ma part, j'ai beaucoup apprécié ce film ! Il est indéniablement étrange et surprenant, mais je l'ai surtout trouvé très, très beau.
La compartimentation variable de l'écran pourrait paraître surfaite, mais elle s'accorde bien avec l'aspect sophistiqué de l'esthétique du film, où la calligraphie joue le rôle principal et où le noir et blanc se mélange à la couleur.
Quant à l'histoire de cette jeune femme passionnée qui cherche à retrouver son père (et à le venger) à travers la calligraphie, je l'ai trouvée saisissante.
Pour ce qui est des corps nus, leur présence ne m'a pas choquée ; je trouve qu'ils ont tout à fait leur place dans ce film étant donné l'importance accordée à la sensualité et à l'aspect physique des choses (la « liste des choses qui font battre le cœur »). En effet, le film parle avant tout aux sens, et j'ai trouvé un certain envoûtement au mélange des images et musiques.
Ce film est donc tout à fait unique, original et hypnotisant. Il vaut le détour !
Afficher en entierLe Stalker (littéralement le "Traqueur") guidant ses semblables au cœur d'un territoire irrationnel, hors du temps, conduit les hommes vers « la chambre », où tous les souhaits peuvent être réalisés. Ils marchent en réalité à la rencontre de leur vérité intérieure. Cette progression initiatique, faite de tâtonnement, de gestes sans cesse répétés, apparemment absurdes, est une quête, un acte de foi, tout comme l'était pour Tarkovski l'acte de filmer. "Celui qui trahit une seule fois ses principes perd la pureté de sa relation avec la vie. Tricher avec soi-même, c'est renoncer à tout, à son film, à sa vie". Dans la "zone" tout prise de décision commune finie par devenir incertaine, car chacun se retrouve seul face à lui-même, aux prises avec ses démons intérieurs. C'est le triomphe de l'invisible. Ce film est l’œuvre maitresse de Tarkovski, celui qui est le plus explicite quand à sa pensée. Pessimiste (il aimait à citer ce proverbe russe: un pessimiste est un optimiste bien informé), il observe avec douleur une civilisation proche de l'anéantissement parce que gagné par le cynisme. Ce film majeur a été célébré par nombre d'artistes contemporains, de Chris Marker à Von Magnet, en passant par Bjork, Lustmord, OMD, Enki Bilal, ou Alva Noto. "Stalker" est un film essentiel qui marque la mémoire à jamais.
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Une jeune fille est retrouvée morte de froid dans un fossé. Qui est-elle ? on aura quelques vagues réponses par les témoignages de ceux qui l'ont croisés durant ses derniers jours, on reconstitue petit à petit le puzzle, même s'il manque plusieurs pièces principales.. Un film fort, émouvant où le talent et la justesse de Bonnaire sont tellement puissants que le jeu des autres acteurs semblent sonner faux. Inoubliable.
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