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Lars Von Trier

Réalisateur

691 spectateurs

Activité et points forts

ajouté par sylvains7 2014-11-23T06:08:18+01:00

Biographie

Très jeune, Lars von Trier vénère les films de Dreyer et de Tarkovski. C'est en montrant ses deux courts métrages au Danish Film Institute, Le Jardinier d'orchidées et Menthe - la Bienheureuse, qu'il y est accepté comme étudiant en 1978. Il y réalise trois autres courts métrages, Nocturne, Le Dernier détail et Images d'une libération

Il réalise par la suite de nombreux clips rock et spots publicitaires. Son premier long métrage, Element of Crime (1984), qui marque le début de sa collaboration avec son compatriote scénariste Niels Vorsel, est primé dans plusieurs festivals. Avec Epidemic (1988), il signe un film proche du cinéma expérimental. En 1991, il clôt sa série de films, la trilogie en "E", ayant pour thèmes l'Europe et la perte de la personnalité avec Europa, dans lequel joue notamment son acteur fétiche Jean-Marc Barr. Par ailleurs, depuis cette même année, il décide de réaliser tous les ans un petit morceau de trois minutes de Dimension, un film qui suit les mêmes personnages sur plusieurs décennies et qui ne sortira qu'en 2024. Le réalisateur abandonne finalement le projet en 2010.

En 1992, il crée sa propre société de production intitulée Zentropa, ainsi que sa branche X, Puzzy Power, produisant des films pornographiques à destination des femmes

Avec Breaking the waves (1996), Lars von Trier débute une nouvelle trilogie, "Coeur d'or", issue d'un conte qu'il a lu enfant. Tourné entièrement caméra à l'épaule, ce mélodrame qui révèle Emily Watson fait sensation sur la Croisette, où il reçoit le Grand Prix du Jury. En 1998, il imagine, avec d'autres compatriotes -dont Thomas Vinterberg, auteur de Festen-, le "Dogme", un catalogue de contraintes formelles (pas si loin de la blague de potaches) visant à promouvoir une mise en scène débarrassée de tout artifice. Les Idiots, réflexion sur la vie en communauté, est tourné selon ces préceptes. Il se lance ensuite dans Dancer in the dark, dernier volet de sa trilogie "Coeur d'or". Présenté en 2000 à Cannes, où von Trier a ses habitudes, ce mélo musical vaut à son héroïne, la chanteuse islandaise Björk, le Prix d'interprétation et au cinéaste la Palme d'Or.

S'il s'est imposé comme l'un des auteurs majeurs du cinéma européen, Lars von Trier n'en a pas fini avec sa frénésie d'expérimentation. Il s'attelle en 2003 à une nouvelle trilogie, dans laquelle il entend livrer sa vision iconoclaste de l'Amérique à travers le destin d'une jeune femme naïve nommée Grace. Dans le premier volet, Dogville, elle a les traits de Nicole Kidman, tandis que dans le deuxième, Manderlay (2005), centré sur l'esclavage, le rôle est repris par Bryce Dallas Howard. Le projet et salué pour son audace formelle (les décors sont tracés au sol à la craie), mais l'imprévisible Danois décide de reporter le tournage du troisième volet, préférant réaliser une comédie noire à petit budget, Le Direktør. Il revient en 2009 sur le terrain de l'épouvante avec Antichrist, interprété par Willem Dafoe et Charlotte Gainsbourg.

Son propos semble s'adoucir avec Melancholia. Sur fond d’apocalypse, il réunit un casting international avec des acteurs prestigieux tels que Kirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg, Charlotte Rampling, Stellan Skarsgard et son fils Alexander Skarsgård. Le film, présenté au Festival de Cannes 2011, émerveille la critique, mais suite à des propos douteux le réalisateur danois est exclu du Festival par les organisateurs. Malgré cette affaire, le film ne repart pas bredouille puisque Kirsten Dunst remporte le Prix d'interprétation féminine.

Fin 2011, Lars Von Trier annonce un nouveau projet suscitant déjà une nouvelle polémique : Nymphomaniac, long-métrage en deux parties qui raconte le parcours sexuel d'une femme jusqu'à ses 50 ans. Le casting est une nouvelle fois 5 étoiles, se composant de certains de ses acteurs habituels (Charlotte Gainsbourg, Stellan Skargard, Willem Dafoe, Udo Kier) et de petits nouveaux (Shia LaBoeuf, Jamie Bell, Connie Nielsen, Christian Slater, Uma Thurman...).

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Classement dans les cinéthèques

Diamant
130 spectateurs
Or
241 spectateurs
Argent
207 spectateurs
Bronze
196 spectateurs
Vu aussi
328 spectateurs
Envies
435 spectateurs
En train de regarder
0 spectateurs
Pas apprécié
141 spectateurs
PAV
151 spectateurs

Dernier film
de Lars Von Trier

Sortie France : 2018-10-17

Les derniers commentaires sur ses films

Commentaire ajouté par Davunk 2025-03-03T18:07:38+01:00
D-Dag

Quatre personnes prévoient de cambrioler une banque...

Avec ce film réalisé à 4, chaque réalisateur se tournant vers une partie de l'histoire, Von Trier prend donc part à un projet collectif, ici un téléfilm. Le résultat est plutôt plaisant, il faut bien le dire, même si le tout manque évidemment d'une patte personnel. De plus, le budget limité se ressent évidemment également tout au long de ce court visionnage d'à peine une petit heure 10. On aurait probablement préféré en voir un peu plus mais on se contentera de ça pour voir Von Trier et Vinterberg réuni sur un projet !

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Commentaire ajouté par Davunk 2025-03-10T21:15:22+01:00
Dancer in the Dark

Selma est une immigrée tchécoslovaque qui travaille à la chaîne. Destinée à devenir aveugle, elle essaie de mettre son fils à l'abri...

Et forcément, devant un monde difficile, sa seule distraction reste la participation à une piéce musicale. Mais bientôt elle va devoir se mettre en danger pour son fils. Et le film tournera alors autour de ce personnage qui ne veut que bien faire mais qui va plonger, bien malgré elle et, en réalité, malgré les événements eux même. Dancer in the Dark est tragique au fond, représente le combat extrême d'une mére, et profite pour cela de son excellent casting, bien qu'on sache maintenant que le tournage fut plutôt toxique. Difficile cependant de détester le résultat, des plus touchants...

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Commentaire ajouté par Davunk 2025-03-17T18:27:17+01:00
Dogville

Une femme recherchée par des gansgters débarque à Dogville. Contre son aide, les habitant acceptent de la cacher mais lui en demande de plus en plus...

Dans un décor unique ultra minimaliste, en 9 chapitres, et narré par une voix off, le film de LArs Von trier, qui affiche prés de 3h au compteur, ne cherche clairement pas à plaire au spectateur. Le dispositif est surprenant mais c'est la qualité de l'histoire et de l'interprétation qui en sort grandi. Car il en faudra pour faire oublier les limites du film en terme de mise en scéne, sa trop grande simplicité, volontaire évidemment. Dogville est un film qui existe et fonctionne grâce uniquement aux talents, isolés, qui le compose. C'est un film qui touche, bien plus qu'on ne pourrait le croire...

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Commentaire ajouté par Davunk 2025-03-24T08:01:09+01:00
Five obstructions

Déclarant le court métrage "L'homme parfait" comme son préfér", Lars Von Trier demande à son réalisateur de le décontruire et le revisiter avec 5 "Obstructions" qu'il lui imposera, entrant dans un jeu de maniplation perverses...

Ce faux documentaires interessera essentiellement les amateurs de cinéma et de narration. Car c'est là tout le projet, mettre en place des obstructions pour obliger à se réinventer. Von Trier préfére évidemment détourner tout cela et étudier aussi la proposition psychologique derriére et son films va ainsi osciller entre faux documentaire, expérimentation, et mise en scéne, pour donner ce résultat certe étrange parfois, mais aussi passionnant, bien qu'il ait ses défaut, notamment dans le concept même, un peu répétitif par moment !

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Commentaire ajouté par Davunk 2025-03-31T22:11:52+02:00
Manderlay

Des habitants de Dogville ont quittés la ville mais sont arrêtés sur la route par une femme noire qui demande leur aide. Elle les améne dans une plantation qui n'a pas abollie l'esclavage...

Avec le même dispositif que Dogville, c'est à dire un décor ultra minimaliste, avec à peine quelques éléments et des éléments géographique au sol, un film à peine éclairé, Von Trier livre une histoire des plus intéressantes mais étalées sur plus de 2h. Ce qui fait beaucoup quand le tout est aussi simple, épuré, visuellement. Et ce qui pouvait impressionner dans Dogville devient ici un peu répétitif et ressemble un peu trop à une démonstration de force. Ce qui est d'autant plus dommage que le film est en réalité particuliérement bien écrit et devait constituer le second opus d'une trilogie. La troisiéme ne verra jamais le jour, "'Manderlay" essuyant un énorme revers en salle...

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Commentaire ajouté par Davunk 2025-04-07T08:05:30+02:00
Le Direktør

Ravn a monté une entreprise d'informatique. Mais pour justifier toutes ses décisions, il a invité un invisible grand patron. Quand l'entreprise doit être vendu, il fait appel à un comédien pour jouer celui-ci...

Premiére comédie de Von trier, Le Direktor dépasse vitre son statut pour être plus social. Et c'est bientôt le sens moral de chacun qui est intérrogé et la gêne ressentie lors de certaines séquences est bien réelle. Le réalisateur interroge aussi sa narration et le classicisme de son histoire. On pourra tiquer sur certains points ais "Le direktor" est surement le film le plus sous estimé de son réalisateur. Pas de stars américaines au casting cette fois, l'échec de Manderlay a ramené Von Trier vers quelque chose de plus simple et, bien que ça ne durera pas, ce cinéma plus vrai fonctionne parfaitement dans le cadre de ce film à redécouvrir !

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Commentaire ajouté par Davunk 2025-04-14T18:45:51+02:00
Antichrist

Alors qu'ils sont en train de faire l'amour, un couple voit son amour mourir aprés être passé par la fenêtre. Ils vont donc suivre une thérapie dans un chalet retiré...

Antichrist est l'un des films les plus contesté de son réalisateur. Si celui ci affirme qu'il a agit comme une thérapie pour lui, le film déçoit. Souvent trop abstrait, d'une rare violence, parfois sans raison, Antichrist ne parvient pas, à mon sens, à porter son propos. Si son casting est parfait, avec des acteurs remarquablement investit, et que le talent de mise en scéne de Von trier n'est pas à mettre en doute, l'ensemble ne fonctionne pas à mes yeux et le film m'a donc déçu, restant à mes yeux comme le plus mauvais de son réalisateur. Quelle déception !

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Commentaire ajouté par Davunk 2025-04-21T09:52:16+02:00
Melancholia

Avec Melancholia, Von Trier se lancerait-il dans la SF ? Pas vraiment. Si le postulat est en effet l'approche de la planéte Melancholia de la Terre, mais qui doit la frôler (ce qui, notez le, suffirait en théorie à détruire toute forme de vie quoi qu'il en soit), le réalisateur va, comme souvent, surtout se pencher sur le drame familial, celui de deux soeurs dont l'une va se marier, et qui vont vivre différemment cette possible fin du monde à venir. Alors évidemment, c'est bien la mélancolie qui domine tout le film, et qui trace donc tous les dialogues, suit les personnages, et s'impose alors que le plus dramatique des évnements va se produire. Parcouru de superbes images, Melancholia n'est pas un film à part dans la filmographie de Von Trier; Il y est même parfaitement adapté. On aimera ou pas, ensuite, le style du bonhomme.

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Commentaire ajouté par Davunk 2025-04-27T10:47:54+02:00
Nymphomaniac - Volume 1

Joe, auto-diagnostiquée Nymphomane, raconte son parcours sexuel à un homme qui l'a récupérée amochée dans la rue...

Avec ce film, Lars Von Trier rassemble toutes ses obsessions pour le sexe, la vie, le couple, ses visions, tout en rassemblant les acteurs qui le suivent depuis des années maintenant. De CHarlotte Gainsbourg à Jean amrc Barr, ils sont tous là pour raconter cette histoire en 2 volumes atteignant même plus de 5h dans la version director's cut. Evidemment, cette version comporte nombre de séquence pronographique (à priori non simulée) confirmant que le réalisateur se sert probablement aussi un peu de son cinéma pour se faire plaisir. Pour autant, l'histoire de joe est assez passionnante et justifie le visionnage de ce film trés long mais loin d'être déplaisant !

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Commentaire ajouté par Davunk 2025-05-04T10:37:31+02:00
The House That Jack Built

Un homme, architecte raté, se mue en tueur en série. Il se confie à Virgile et explique chaque meurtre comme une oeuvre d'art...

Matt Dillon effectuait son retour en grande pompe avec ce film dans lequel il incarne donc Jack, cet architexte pas mal flippant qui va se prendre au jeu des meurtres, y voyant une sorte d'expression de son art, l'architexture. Son but ultime ? Créer une maison à partir des corps de ses victimes. Le film se décompose en 5 chapitres, consacré chacun à une de ses "oeuvres". Mais alors qu'il essaie de transformer tout cela en art, Virgile lui fait constaté la vacuité,e t surtout le mensonge derriére le tout. Un film psychologique avant tout donc, qui ne se complait pas autant qu'on aurait pu le craindre dans les scénes de meurtre qui l'émaille. Le dernier filmd e Von trier à ce jour et surtout une belle réussite !

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