Emeric Pressburger
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Ce film est sublime!
Les jeux des acteurs, les paysages, l'histoire... Tout dans ce film est beau et mérite d'être vu! Avec une scène d'une angoisse absolue à la fin du film qui justifie à elle seule de le regarder.
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Ces quelques plans, où l’on voit Kathleen Byron se maquiller, se vêtir, se chausser, abandonner son apparence de nonne pour se transformer en une flamboyante beauté, sont pour moi parmi les plus érotiques de l’art du cinéma.
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Lorsque Michael Powell accepte d'adapter le roman de Rumer Godden, Il entend maîtriser chaque élément du film. C'est la raison pour laquelle il refusera d'aller poser ses caméras dans l'Himalaya. Tout les décors seront donc recréés à Londres, en studio, à l'exception des extérieurs tournés dans les jardins de Leonardslee dans le Sussex. C'est un monde totalement réinventé qui servira d'écrin à l'histoire, à la fois totalement factice et cependant d'un réalisme incroyable. Les paysages sont peints sur des plaques de verre, qui sont ensuite sur-imprimés aux plans généraux filmés, par Poppa Day qui était à l’époque le plus grand spécialiste des trucages photographiques. Au niveau de la recherche chromatique (qui vaudra un oscar spécial au photographe Jack Cardiff) tout sera également contrôlé jusque dans les moindres détails. Par exemple, les lèvres des nonnes sont maquillées pour effacer toute trace de couleur sur les visages. Powell exacerbe les teintes et joue constamment sur l'opposition entre la pâleur des personnages et les élément de décors violemment colorés. Mais le cœur du film réside dans la thématique du flux et du reflux de la mémoire. Les nonnes se retrouvent face à leurs démons intérieurs exaltés par l'isolement du monastère. Fruit d’une symbiose parfaite entre le fond et la forme, purs moments de cinéma, le film traduit parfaitement les désirs et les frustrations de ses personnages, la lente montée dramatique des passions réfrénées, qui culminera dans les dernières séquences. Une image résume parfaitement cet axiome: sœur Ruth sonnant la cloche au bord de ce précipice vertigineux, allégorie de l'ivresse sensuelle qui gagne peu à peu la petite communauté jetée au cœur de ce paradis étourdissant.
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Studios
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