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Les commentaires de Eparm12

Argent

Vu en avant-première, c'était le film que j'attendais le plus.

Très bien dans l'ensemble, mais d'un point de vue cinématographique, il y a beaucoup de flashbacks qui cassent le rythme et surtout qui sont mal insérés, sans aucune subtilité, et pareil pour les transitions, que j'ai trouvé brutales et ratées.

Spoiler(cliquez pour révéler)On passe trop vite sur la mort de Shinobu, qui est quand même un élément central, et toute la partie sur le frère d'armes de Zenitsu est mal amenée, c'est trop brutal aussi, on n'en entend jamais parler avant dans l'anime (ou alors une fois peut-être, mais je n'en ai aucun souvenir).

A part ça, l'animation absolument magnifique, l'epicness et les émotions sont au rendez-vous, mais j'ai quand même été un peu déçue par l'OST dans le sens où on n'a pas entendu le thème d'Akaza (ils l'ont retravaillé, il est moins puissant que l'original), sinon elle est bien, et AKAZA SUPREMACY !!!

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Commentaire ajouté par Eparm12 2024-08-22T19:33:52+02:00
Pas apprécié

Je vais débuter ce commentaire par une citation de ma copine qui, à mon sens, dit tout : « Bill Skarsgård sauve les meubles. »

Dès que j’ai vu les quelques images teasant le film de Bill Skarsgård tatoué, je n’avais qu’une obsession, le voir juste pour ça, parce que même si j’adore le cinéma, je reste une grosse fangirl, et que Bill Skarsgård tout court, c’est déjà un très bon argument, mais Bill Skarsgård tatoué, c’est genre un argument ultime. Mais quelle horrible déception !

Au-delà du fait que la séance était mal embarquée (salle de cinéma très mal faite, avec un petit écran, du moins plus petit que ce dont on a l’habitude dans un cinéma, et des gens chelous), dès le début, le film a anéanti le peu d’espoirs que j’avais de regarder quelque chose de potable. Parce que, qu’on se le dise : je me doutais que ce ne serait pas le film du siècle, euphémisme, mais je ne m’attendais pas non plus à ce que ce soit aussi naze, désolée, je n’ai pas d’autres mots.

Vu qu’il y a (très) peu de points positifs, autant commencer par eux : la réalisation n’est pas trop mal, elle est lisible lors des scènes d’action (ou plutôt devrais-je dire de violence, d’ailleurs, le fait que le film verse dans l’ultra-violence montrée n’était pas forcément nécessaire, mais soit, c’est un choix comme un autre, mais qui ne m’a pas convaincue), et propose une esthétique qui fonctionne plutôt bien (les tatouages, les tenues, les couleurs, les jeux d’ombre et de lumière, etc.). Ah, et Bill Skasgard est beau sous tous ses angles et coutures, qu’il soit Eric le loser ou le « justicier vengeur » en mode Dark Joker, mais immortel. Il est hyper sexy, que ce soit triste, en colère ou couvert de sang, et son charisme l’aide à porter le film à bout de bras. Voilà, j’ai fini pour le positif.

Maintenant, le négatif, qui va être un peu plus long. Le scénario tient sur une ligne, et est inintéressant, incohérent et vide au possible. Parce qu’Eric tombe amoureux ; Eric perd sa meuf ; Eric se retrouve dans ce qui ressemble au Purgatoire ou quelque chose du genre ; Eric ressuscite, devenant Raven Jesus, et décide de se venger pour sauver sa meuf ; Eric réussit ; fin. Tout ça pour ça. Un John Wick sans le chien. Et je ne spoile rien. Les potes de sa meuf, on les voit trois secondes. Les méchants sont des grands méchants, sans aucune nuance, qui n’ont aucune motivation (enfin si, le big boss en a une, mais c’est bien le seul. Les autres, on ne s’y attarde pas, ils sont juste là pour faire joli, pour que Bill les dégomme avant d’arriver au final boss façon jeu vidéo). Les explications sur le « Purgatoire » et les pouvoirs de Bill sont bancales, et en plus mensongères Spoiler(cliquez pour révéler)(il n’est pas censé revoir sa meuf, mais il la revoit à la fin. Niveau intensité dramatique, zéro). Spoiler(cliquez pour révéler)A un moment donné, un des potes d’Eric crève « à cause » de lui devant lui. Eric s’en fout. Aucune réaction, alors que bon, c’est un gars sensible et meurtri depuis l’enfance. Ça aurait dû le trigger davantage, mais visiblement, ça ne faisait pas partie du programme. La mère de sa meuf est du côté des méchants, mais on ne sait pas pourquoi (enfin si, on le devine grossièrement, mais on ne creuse pas davantage cette piste qui aurait pourtant pu être intéressante). Et je pourrais continuer encore longtemps comme ça. Les rares éléments qui avaient du potentiel (les fêtes, la drogue, les motivations de la mère et des autres méchants, l’acte de la meuf, etc.) nous sont jetés comme ça, au visage, au détour d’une petite scène et/ou de flash-backs sans aucun traitement. Rien, strictement rien n’est approfondi, et du coup, on ne se sent pas du tout concerné par ce qu’on regarde.

De mon point de vue, le film se divise en deux parties : la première, c’est l’histoire d’amour de Bill et Shelly (je viens de me rappeler son nom), et la seconde, c’est la vengeance de Bill. L’histoire d’amour est un peu cucul, elle m’a fait lever les yeux au ciel, mais elle a le mérite d’être plutôt bien dépeinte et d’être crédible même si pas émouvante pour un sou. Par contre, et c’est là où ça se gâte, l’actrice, le lead féminin, joue HYPER MAL. Dès les premières répliques, j’ai compris que ça allait être compliqué, et celle où elle parle au téléphone avec son amie au tout début du film m’a achevée d’entrée de jeu. Avec Bill, physiquement, ils vont bien ensemble, ils sont beaux, mais elle toute seule dénote avec un jeu à faire danser les sourcils. Au moins, ils ont une bonne alchimie, on y croit un peu, mais de son côté à elle, c’est terrible, dans le mauvais sens. D’ailleurs, si Bill est un très bon acteur, il était quand même moins inspiré pour ce rôle-là, ce qu’on peut comprendre, l’écriture ne l’aide pas, avec des dialogues longuets et qui sonnent faux (le monologue du final boss, bof). Après, comme je le précise déjà plus haut, sa beauté et son charisme font le reste, il n’y avait pas forcément besoin de plus. J’ai déjà oublié les autres acteurs, leurs performances ne m’ont pas du tout marquée, c’est qu’ils devaient être quelconques.

Ah, et la bande-son est atroce. En fait, des fois, elle n’était pas mal, et d’autres fois, elle m’a cassé les oreilles, donc je la retiens en négatif. Et on n’échappe pas aux scènes clichées dans ce genre de films (course-poursuite en voiture, opéra, etc.). Pour le coup, les scènes d’action sont peut-être les seules choses (avec Bill) qui m’ont maintenue en vie pendant le visionnage. Le rythme était agonisant, l’histoire d’amour dure trop longtemps, je me suis même ennuyée devant la partie vengeance (quand on a compris qu’il n’y aura aucun enjeu et que Bill est immortel, les dés sont jetés), et la fin est précipitée, avec une conclusion plus assommante tu meurs. En fait, si les enjeux avaient été (beaucoup) plus étoffés et l’émotion au rendez-vous, le film aurait rempli son contrat, avec son message cucul là aussi, mais universel « l’amour est beau, l’amour est éternel, l’amour est le remède à tous les maux, l’amour vaut qu’on se batte pour lui », mais comme ce n’est pas le cas, on n’a qu’une envie, que ça se termine au plus vite, parce que ça devient rapidement de la torture.

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Commentaire ajouté par Eparm12 2023-11-19T21:32:40+01:00
Vu aussi

Je suis sortie de la séance perplexe. C’était vraiment le sentiment qui dominait chez moi tant je ne savais pas quoi penser de ce que je venais de voir. Quelque temps plus tard, je peux dire que j’ai été déçue.

Le Garçon et le héron, c’était un des films que j’attendais le plus parce que, comme énormément de gens, j’aime beaucoup le studio Ghibli et j’ai toujours envie de découvrir/revoir les œuvres de Miyazaki. Il y a des films de lui que j’adore absolument (Princesse Mononoké en tête, Nausicaa, Chihiro…), d’autres qui ne m’ont pas convaincue (Le Château dans le ciel, Porco Rosso, Le Vent se lève…), alors je partais plutôt confiante pour Le Garçon et le héron même si je n’avais aucune idée de ce qu’allait être le film (je ne me suis spoilé qu’une affiche, c’est pour dire). Très vite, on comprend que ça va être un voyage initiatique et ce bien différent de Chihiro, ce qui est une très bonne chose, mais, comme les trois quarts des spectateurs je pense, la seconde moitié du film m’a perdue.

La première partie, Spoiler(cliquez pour révéler)jusqu’à ce que Mahito parte avec le héron voir le « forgeron », est géniale et magnifique, j’ai adoré : c’est lent, ça laisse à l’histoire le temps de poser ses fondements et de se dérouler tranquillement, avec le Japon en guerre en toile de fond. Mahito m’a immédiatement fait penser à Ashitaka, alors forcément, je l’ai tout de suite bien aimé et j’ai eu de l’empathie pour lui : le film s’ouvre sur Spoiler(cliquez pour révéler)l’incendie de l’hôpital où se trouve sa mère, ce qui en fait une scène très forte et marquante, ponctuée par une très belle animation d’une superbe fluidité. Cependant, pour revenir sur l’animation, j’ai été déçue de ce côté-là parce que j’avais imaginé qu’on aurait droit à une animation, comment dire, évoluée, tout en gardant l’ADN de Miyazaki/Ghibli. Là, je n’ai vu aucune évolution notable alors qu’on est en 2023 : on reste sur les bases, qui sont de très bonnes bases, mais on ne voit rien de nouveau, Spoiler(cliquez pour révéler)sauf peut-être les scènes de l’incendie, où il y a une explosion de l’animation. Hormis ces scènes, on ne sort pas des sentiers battus, et si on ne connaissait pas la date de sortie du film, on aurait pu aisément croire qu’il date de l’époque de Mononoké. Ce n’est pas un défaut en soi que je pointe, simplement une donnée qui aurait pu apporter autre chose, quelque chose d’innovant. Je comprends parfaitement que Miyazaki n’ait pas cherché à adapter son animation, mais ça aurait vraiment pu ajouter une autre dimension à son film à ce niveau-là. Est-ce que c’est dommage ? Je ne sais pas, en tout cas, ça reste très joli à regarder, mais il n’y a rien de transcendant, et les décors sont également jolis, mais j’aurais aimé qu’ils soient encore plus travaillés. Ah, et la musique est splendide.

Bref, pour revenir au scénario, la première partie est limpide, clairement définie, et on la suit avec intérêt pour ma part. Je me répète, mais il y a vraiment des scènes que j’ai trouvé marquantes, à la fois dérangeantes et belles, qui instaurent une ambiance unique, comme effectivement Spoiler(cliquez pour révéler)l’incendie au tout début du film, quand le héron prend la première fois la parole, quand Mahito est recouvert de crapauds, quand Mahito se frappe le crâne à l’aide d’une pierre, quand la maman de Mahito sur le canapé dans la tour fond et se transforme en eau/matière visqueuse, vraiment, c’était un réel plaisir de la regarder, que ce soit du point de vue de l’histoire ou du visuel. Mais une fois dans le monde d’en bas, je vais l’appeler comme ça, commence un étrange voyage qui a un but, Spoiler(cliquez pour révéler)retrouver Natsuko, jusque-là, tout va bien, mais ensuite, on se perd dans un délire presque mystique Spoiler(cliquez pour révéler)avec le « grand maître », le monde qu’il a créé, le roi perruche

Personnellement, c’est ce que je disais au début, en sortant de la séance, je n’ai rien compris. Pour moi, la seule métaphore compréhensible, que j’ai perçue, c’est celle Spoiler(cliquez pour révéler)du deuil. J’ai lu des explications sur Internet qui disent que ce serait une métaphore du studio Ghibli, qui cherche un successeur à Miyazaki, du process artistique de Miyazaki, sa manière de faire de l’art, de le créer Spoiler(cliquez pour révéler)(comme Natsuko qui va accoucher d’un enfant, lui, il accouche de l’art, en gros), et donc qu’il y a une très grande part autobiographique dans ce film, mais ça ne m’a pas du tout parlé. Pour moi, j’ai juste vu quelque chose de décousu, un autre monde dont on tarde à comprendre sa nature, et encore, on ne sait pas si on a bien compris les tenants et aboutissants à la fin avec les explications, des personnages qui sont introduits sans qu’on sache ce qu’ils viennent faire là Spoiler(cliquez pour révéler)(le roi perruche en première ligne, mais Himi et le grand maître ne sont pas mieux), et un dilemme dont on ne comprend pas la finalité. Spoiler(cliquez pour révéler)Le grand maître veut que Mahito devienne son successeur, et Mahito a la présence d’esprit de refuser. OK, et alors ? Est-ce que ça nous émeut ? Est-ce que ça provoque une quelconque réaction si ce n’est de l’étonnement ? En tout cas, j’y ai été hermétique. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir ouvert mes chakras et d’avoir cherché à comprendre pendant tout le film ce que je regardais Spoiler(cliquez pour révéler)(peut-être que j’ai échappé au pire, parce que rappelez-vous : « Ceux qui cherchent à comprendre périront »). De manière totalement surprenante et sûrement erronée, j’ai eu la mauvaise impression d’être passée du visionnage d’un Miyazaki à celui d’un Terrence Malik. Par ailleurs, il y a beaucoup de scènes/clins d’œil qui rappellent les autres films du réalisateur Spoiler(cliquez pour révéler)(les petites créatures blanches ressemblent aux esprits de la forêt dans Mononoké, une des mamies ressemble à Yubaba dans Chihiro, la scène où l’escalier s’effondre m’a fait penser à Chihiro, et on pourrait continuer longtemps comme ça). C’est à la fois rigolo et en même temps, ça fait très « je recycle mes propres films ». Je ne crois pas du tout que ce soit la volonté du réalisateur, mais peut-être que c’est quand même un poil exagéré.

En somme, je ne suis pas certaine que ce film soit à destination d’un public d’enfants (à moins que les enfants aient d’autres chakras qui leur permettent de mieux comprendre les choses, c'est possible), et je pense qu’il faut connaître un minimum l’histoire de Miyazaki et du studio pour bien appréhender le film, ses niveaux de lectures et ses références. Et c’est là que ça me pose problème : on perd le côté universel que j’attends d’un Miyazaki, où tout le monde peut s’y retrouver d’une manière ou d’une autre. Après tout, pourquoi pas, mais je trouve ça très dommage. La qualité est indéniable, mais le fond ne m’a pas convaincue.

PS : le film s’appelle Le Garçon et le héron en français, et c’est une traduction bien loin du titre original japonais que je ne cautionne absolument pas, Spoiler(cliquez pour révéler)parce qu’il laisse à penser que la relation Mahito/le héron est le cœur du film, alors que pas du tout, même si tout commence avec le héron qui parle à Mahito. Et donc ça m’a biaisée et j’ai aussi été déçue par cet aspect, car je m’attendais à suivre tout le long une certaine dynamique, mais ça n’a pas été le cas.

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Commentaire ajouté par Eparm12 2023-08-26T17:29:03+02:00
Bronze

J’ai vu des commentaires (pas ici, mais ailleurs) très désobligeants vis-à-vis de ce film, commentaires que je peine à comprendre. Certes, je pense qu’on est tous d’accord pour dire que ce n’est pas le film de l’année, que c’est loin d’être un chef-d’œuvre, mais ce n’est pas un mauvais film pour autant, ou alors on n’a pas la même définition d’un mauvais film – ce qui est entendable et respectable, mais parfois, il faut bien reconnaître que c’est la mauvaise foi qui parle.

Personnellement, j’ai passé un bon moment devant, je me suis laissé porter par ce que je voyais, donc on part relativement bien. La réalisation est maîtrisée, elle n’est pas novatrice ou quoi, mais elle fait le job, en nous proposant une vision intimiste et en mettant en valeur la beauté des paysages et des couleurs, la reconstitution est soignée. Encore une fois, on n’est pas sur quelque chose qui réinvente le cinéma, mais c’est techniquement juste. La lumière, les quelques jeux d’ombre et la photographie sont très beaux, c’est très joli à regarder. Je ne sais pas si c’est ma résolution qui était mauvaise, mais si ce n’est pas le cas, le léger grain de l’image est appréciable, ça m’a rappelé les films des années 60-70-80 et ça nous plonge encore plus dans l’ambiance de l’époque, ça donne un certain charme désuet à l’image. Finalement, quand on se rappelle que c’est François Ozon derrière la caméra, on comprend pourquoi la réalisation est quand même réussie et nous fait aisément remonter le temps, avec en prime une très bonne bande-son, qui cependant manque parfois de subtilité. Ça, c’était pour la forme technique pure.

Concernant les acteurs, le casting est bon et les deux acteurs principaux crèvent l’écran, surtout lorsqu’ils sont ensemble : ils ont une alchimie folle, c’est un duo/couple qui fonctionne très bien et on croit à leur idylle, enfin moi, j’y ai cru. Leurs interprétations sont brutes, sans concession et donnent un sentiment d’authenticité, ils sont tous les deux talentueux, et je ne suis pas certaine qu’il y en ait un qui ressorte forcément, même si on se place du point de vue d’Alex, donc Alex apparaît plus longtemps à l’écran et bénéficie de plus de scènes fortes. J’ai beaucoup aimé cet aspect-là, ainsi que la légère sensualité qui transparaît à l’écran, mais le problème – qui n’est peut-être pas un problème quand on part du principe que le film s’attache à montrer leur histoire – c’est que tout ce qu’il y a en dehors de cette idylle est superficiel, pas assez creusé et/ou pas intéressant.

La mère de David aurait pu être un personnage fort : Spoiler(cliquez pour révéler)on comprend qu’elle est légère, mais que c’est une façade, qu’elle est encore très affectée par le décès de son mari, mais il n’y a pas grand-chose d’autre derrière. Idem pour les parents d’Alex, qui ont une dynamique pour le coup intéressante, que ce soit entre eux ou avec leur fils, une communication inexistante tristement crédible, mais qui n’évolue pas, Spoiler(cliquez pour révéler)et l’histoire de l’oncle ne mène pas à grand-chose. Spoiler(cliquez pour révéler)Pareil pour le travestissement d’Alex. La scène est très émouvante, puis vachement comique, mais on ne voit pas trop ce que le travestissement apporte, ce qu’il vient faire là concrètement. Quant aux réflexions abordées par le film – le fait qu’on aime l’image qu’on se fait des personnes qu’on aime, entre autres – auraient pu être encore une fois intéressantes si elles n’étaient pas juste évoquées dans un dialogue vers la fin, sans qu’on cherche à explorer ces pistes qui ne restent que de belles phrases vides.

Le personnage d’Alex est hyper touchant dans sa relation avec David, on a énormément d’empathie pour lui, notamment grâce à la performance incarnée de l’acteur, mais on ne comprend pas bien Spoiler(cliquez pour révéler)son attrait pour la mort, qui d’ailleurs est rabâché en long, en large et en travers sans aucune subtilité. En revanche, l’inspiration pour David est évidente : pour moi, c’est un James Dean version Ozon, et il m’a touchée parce que son dilemme a fait écho en moi, c’est peut-être le personnage le mieux écrit du film. Kate est sympathique, mais le prof de français est caricatural, et on oublie très rapidement l’éducatrice d’Alex, qui n’apporte rien si ce n’est rythmer de manière artificielle la partie policière du film.

Ce qui m’amène à parler de cet aspect policier. La manière dont on alterne entre le passé et le présent est efficace, c’est une mécanique implacable qui donne envie de connaître la fin, mais la justification tombe un peu à plat. Peut-être que je minimise l’acte d’Alex, mais je ne m’attendais pas à ça, j’ai eu un sentiment de « tout ça pour ça ». Ce n’est pas excessivement mal fait ou mal pensé, mais ça manque cruellement de puissance à mes yeux, j’aurais voulu être bouleversée alors que je n’ai été qu’émue, donc je n’ai pas trouvé ça fort, Spoiler(cliquez pour révéler)sauf la scène où Alex danse sur la tombe de David. Néanmoins, et c’est ça qui est paradoxal, c’est que ça marche en termes de rythme, même si ça manque de consistance. Par contre, je persiste et je signe, mais je déteste le procédé de la voix off, et comme d’habitude, je n’ai pas du tout aimé la voix off dans ce film, lourde et maladroite.

Bref, des défauts, il y en a, mais l’idylle est crédible et portée par deux acteurs talentueux, et comme la forme suit, j’ai malgré tout apprécié ce film à l’écriture bancale – certains dialogues laissent à désirer – qui enfonce des portes ouvertes et propose des réflexions non abouties qui auraient gagné à être approfondies.

PS : Certains disent que c’est un Call Me By Your Name du pauvre et/ou qu’il y a d’autres inspirations qui prennent le pas sur l’histoire, mais personnellement, ça ne m’a pas du tout dérangée parce que je n’aime pas Call Me By Your Name (oui, oui) et qu’on s’inspire toujours du travail des autres pour son propre travail. C’est quand l’inspiration prend des allures de plagiat ou qu’elle est fade qu’elle me pose problème, mais ça ne m’a pas gênée ici, j’ai quand même eu le sentiment de voir la patte du réalisateur. C’est peut-être parce que je n’ai eu aucun mal à me détacher de Call Me By Your Name, étant donné que je ne porte pas ce film dans mon cœur.

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Commentaire ajouté par Eparm12 2023-07-28T21:24:47+02:00
Vu aussi

Je vais sûrement aller à contre-courant, mais je ressors déçue de la séance.

Comme tout le monde ou presque, j’attendais ce film avec impatience : Barbie, je l’adore, surtout dans les dessins animés Barbie que j’ai regardés en boucle durant mon enfance, donc moi qui ai pourtant d’habitude un fort esprit de contradiction (à tort, je sais), je me suis laissé entraîner par la hype autour de ce film. Qu’on s’entende : c’est globalement bien fait, mais je suis très mitigée.

Je passe rapidement sur la bande-son, qui est très bonne, avec d’excellents titres originaux, sur les chorégraphies façon comédie musicale, qui sont marquantes, sur le visuel de Barbie Land, très propre, et la réalisation, assez efficace. Les couleurs sont au rendez-vous, l’humour aussi, il fonctionne assez bien, et il n’y a pas à dire, Margot Robbie EST Barbie, il n’existe pas de meilleure actrice pour le rôle. Seulement voilà, Ken est encore meilleur. J’adore Ryan Gosling, et dans ce film, il vole la vedette à tout le monde, notamment à Barbie. C’est bizarre de dire ça comme ça, mais il est limite trop bon dans son rôle. Lui aussi EST Ken : il est juste parfait avec son jeu et sa plastique, et il efface Barbie grâce à l’écriture (mauvaise, par ailleurs) du film, qui le met bien plus en avant, ce qui est très ironique quelque part, quand même. Or, le film s’appelle « Barbie », et même si j’aime Ken et qu’il y a toute sa place, je ne devrais pas ressortir de la séance en n’ayant en tête que des scènes où il est présent, littéralement la star. Je ne m’explique pas vraiment ce déséquilibre dans l’écriture, à part peut-être que le film voulait éviter de trop verser dans le manichéisme et la caricature, ce qui est tout à son honneur, mais on a donné trop de scènes importantes à Ken et pas assez à Barbie. Et aussi, je trouve que pour éviter de tomber dans la caricature, c’est raté. Je comprends que le film capitalise sur les reproches qui ont été faits à la poupée Barbie et qu’il prenne donc une direction féministe, mais là, c’était trop pour moi, parce que le message éclipse l’histoire et est tellement martelé avec des gros sabots que j’avais l’impression d’assister à un film de propagande et non plus de regarder un film, avec une histoire qui nous emporte et nous touche. En voulant trop en faire, on part dans tous les sens, on est superficiel et on ne défend plus rien du tout. La maman et sa fille sont clichées au possible et agaçantes par moments, leur conflit est inintéressant et résolu trop vite, c’est du vu et revu. Le fait que le film tourne autour de ça ne m’a pas passionnée, en fait, dès l’instant qu’on quitte Barbie Land et qu’on est ramené dans notre monde, j’ai un peu décroché, même si je serais de mauvaise foi de dire que ce n’était pas divertissant. Cependant, je crois que je m’attendais à autre chose, le virage que prend le film m’a laissée de marbre. Quand je regarde Barbie, ce n’est pas pour être ramenée dans notre monde, mais plutôt pour le quitter, et ce n’est pas vraiment ce qui s’est passé ici. Spoiler(cliquez pour révéler)Et puis Barbie qui ne finit pas avec Ken ? C’est hyper dommage.

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Bronze

Pwa a déjà tout dit, donc je vais faire court.

J’ai trouvé l’ensemble pas mal : la forme est très soignée, la réalisation dynamique, et j’ai eu un gros coup de cœur pour la bande-son, qui est vraiment magnifique. Ça faisait longtemps que je n’avais pas entendu une composition originale qui m’a fait vibrer à ce point. L’histoire, on la connaît, ce n’est donc pas une surprise, on n’a aucun suspense du début à la fin, mais ce n’est pas un problème pour ma part, on se prend quand même au jeu et on suit sans déplaisir l’épopée, et les personnages sont iconiques et bien incarnés. Mais comme certains, ma première réaction en voyant qu’il y aurait une énième adaptation des Trois Mousquetaires a été de me dire : « Mais pourquoi ? Il en existe déjà des tonnes. » Forcément, la seule attente que j’avais était que cette nouvelle adaptation apporte quelque chose, mais ça n’a pas été le cas à mes yeux. Ce n’est pas du tout dramatique, parce que la production a vraiment fait les choses en grand pour que ce soit réussi, et ça l’est en soi, on voit bien qu’il s’agit d’un film de qualité. Néanmoins, j’ai une grosse réserve sur le jeu d’acteurs. Le côté théâtral m’a dérangée, surtout pour D’Artagnan et Louis XIII. Pourquoi est-ce qu’il faut toujours que quand un roi de France est présent dans un film, il soit ridiculisé d’une manière ou d’une autre ? Cependant, je pense que ça se joue à l’expérience : Vincent Cassel et Romain Duris, entre autres, sont à l’aise, contrairement à François Civil qui dénote un peu et ne doit pas être habitué à ce genre de jeu, mais encore une fois, ce n’est pas dramatique, ça reste léger, et je pense que le personnage d’Eva Green aurait gagné à être davantage mis en avant.

Bref, un film bien fait et sympathique, mais qui ne me laissera pas non plus un souvenir impérissable, surtout que j’ai parfois trouvé le temps long devant, mais je pense que j’irai quand même voir la suite.

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Commentaire ajouté par Eparm12 2023-04-13T19:01:48+02:00
Or

Comme beaucoup, je suis fan de Mario, j’ai grandi en jouant à plein de jeux de la franchise, et évidemment, dès que j’ai su qu’il y aurait un film, j’ai aussitôt été hype par la nouvelle.

Je l’ai vu dans les meilleures conditions possibles : le jour de sa sortie, bien accompagnée, dans une salle pleine à craquer de quelques petits et surtout d’adultes, tous dans le même état d’esprit, du moins c’est ce qu’il m’a semblé : là pour passer un bon moment en famille ou entre amis, tout en se prenant une énorme vague de nostalgie et de jubilation dans la figure en ce qui concerne les plus grands. Et j’ai franchement adoré, c’est un film que je reverrai avec un immense plaisir parce qu’il a répondu au peu d’attentes que j’avais : une forme très soignée, fidèle à l’essence de la franchise, et des personnages qui gardent leur ADN, avec si possible un humour qui me touche.

Déjà le film est extrêmement distrayant, il n’y a aucun temps mort, c’est limite si on cligne des yeux que démarre une nouvelle scène, mais sans que ça nous perde un seul instant. L’animation est canon, l’univers de Mario, comme toujours, nous en met plein la vue avec sa large palette de couleurs vives, et la bande-son est très chouette, mêlant des musiques remaniées des jeux et des chansons culte que j’adore (même si parfois, ça faisait un peu juxtaposé). Quant aux personnages, on les connaît, on les aime, et les voir sur grand écran est presque encore mieux que sur l’écran de la Switch, ils sont vibrants. Enfin, le scénario est certes prévisible, mais ça ne m’a posé aucun problème, parce que c’est exactement comme dans les jeux, et que je ne m’attendais pas non plus à autre chose. J’ai trouvé que c’était pile ce qu’il fallait, avec un parti pris intéressant, celui de partir de notre monde pour entrer dans celui de Mario Bros, et en prime une jolie idée que celle de montrer la famille de nos plombiers préférés, leur donnant ainsi un côté plus humain, moins surhomme.

J’allais oublier de préciser que le film est hilarant. Dans la salle, comme plus ou moins tout le monde avait les références, on a beaucoup ri, mais pas besoin des références pour s’éclater devant.

Bref, je l’ai sans doute surnoté en tant que film, mais pas en tant qu’expérience de cinéma, et c’est ce qui prime pour moi quand je décide d’aller au cinéma voir un film de ce genre, ce qui justifie mon haut classement à mon sens. C’était jouissif à regarder, surtout que Bowser est juste iconique et que la VF est géniale.

Si vous aimez Mario, n’hésitez pas, c’est à voir au cinéma pour le plaisir des yeux et des oreilles. Excellent moment assuré.

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Commentaire ajouté par Eparm12 2023-02-15T09:53:35+01:00
Vu aussi

Je n’ai pas envie de dire du mal de ce film, tout simplement parce qu’il est d’une profonde tendresse et m’a fait sourire.

La quête d’identité, ça parle à tout le monde, et le besoin vital de retrouver ses parents biologiques est ici traité d’une manière que j’aime beaucoup, avec Pierre qui perd littéralement ses couleurs (c’est d’ailleurs ça qui m’a donné envie de regarder le film à la base), ce que je trouve à la fois magique, la parfaite touche de fantastique, et en même temps très original et intelligent. Les couleurs aussi, ça parle à tout le monde, c’est à la fois enfantin et un peu plus sérieux, parce que ça montre avec humour que le mental d’une personne agit sur son corps, qui prend alors différentes couleurs comme le dit la langue française (genre l’expression « rouge de colère »). Vraiment, j’adorerais qu’un film ne tourne qu’autour de ça, il y a tellement matière à en faire quelque chose d’incroyable. Là, j’aime bien ce que ça donne, et en plus il y des arbres, et en plus il y a des magnifiques fleurs, et en plus Pierre est apiculteur. La nature et les couleurs sont au cœur du film, et lui donnent un côté pittoresque très charmant.

En fait, tout est charmant et tendre, encore une fois, avec un Pierre très attachant, une Anne pétillante, et d’autres personnages féminins rigolos. Oui, c’est caricatural, oui, l’humour est sympa, mais ne marche pas toujours, oui, ça verse dans le too much, dans l’absurde, oui, le scénario n’est pas fou, facile et rocambolesque, oui, les dialogues ne sont pas toujours très bien écrits, oui, la réalisation n’est pas folle non plus, je dirais même kitsch à souhait, mais la lumière est belle, la chanson du film est une bonne surprise, et l’ensemble est mignon et frais. Au final, c’est un joli conte à la jolie morale.

Je ne classerai pas ce film plus haut malgré le fait que j’ai choisi de n’en retenir que le positif, parce qu’il y a quand même trop de faiblesses et qu’il ne me restera pas en mémoire, mais je ne le déconseille pas pour autant.

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Commentaire ajouté par Eparm12 2023-02-14T16:34:40+01:00
Argent

Avant toute chose, je dois préciser que l’Alzheimer, que ce soit en être malade ou qu’un de mes proches en soit malade, est une de mes peurs les plus profondes, alors voir cette terrible maladie prendre vie sous mes yeux m’a un peu assommée, donc pour ce qui est de l’émotion, on peut dire que j’en ai ressentie beaucoup et que ça m’a vraiment touchée.

Au-delà de ça, même si ça a déjà été dit dans les autres commentaires, j’ai trouvé la construction du film intelligente et très bien pensée, parce qu’on voit tout au travers des yeux d’Anthony, et qu’on est directement plongé dans sa tête et aussi perdu que lui. Forcément, ce genre de construction est un peu à double-tranchant, parce qu’on se pose plein de questions et qu’on aurait aimé qu’il n’y ait plus de zones d’ombre à la fin, mais j’ai adoré cet aspect, ne pas tout savoir, ne pas pouvoir démêler le vrai du faux, comme Anthony, en fait. On est allé au bout de l’idée, et c’est très appréciable pour ma part, ça fait la force du film.

A l’origine, il s’agit d’une pièce de théâtre, mais le matériau de base a été assez remanié pour que ça devienne un vrai scénario, par ailleurs très bien écrit. Evidemment, les deux personnages principaux sont marquants, mais celui d’Imogen Poots aussi, qui est lumineuse et brille par son charme et son naturel.

Comment ne pas parler d’Anthony Hopkins, qui est littéralement le cœur battant du film et incarne magnifiquement bien son personnage, à la fois antipathique et vulnérable, finalement extrêmement attachant (il me semble qu’il y a une jolie histoire derrière, que le réalisateur voulait qu’Anthony Hopkins joue dans son film et qu’il le lui a demandé, ce que l’acteur a volontiers accepté). L’interprétation d’Olivia Colman est tout en dignité, et on se sent vraiment concerné par le dilemme qui est le sien.

Enfin, la réalisation est très classique, d’une grande sobriété, mais je pense sincèrement qu’il n’en fallait pas plus, la lumière est splendide, les jeux d’ombre et de lumière sont intéressants, et la musique classique est belle et se suffit à elle-même.

J’ai beaucoup aimé l’ensemble, qui souffre quand même de quelques longueurs, mais malgré ça, il n’empêche que c’est un drame très bien fait et qui sait toucher la corde sensible, à la fois avec une infinie délicatesse et une brusquerie sans nom.

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Commentaire ajouté par Eparm12 2023-02-07T09:05:34+01:00
Vu aussi

Un joli conte, qui met les chats à l’honneur, et étant donné que je les adore, j’ai bien aimé cet aspect, qui touche notre âme d’enfant et nous donne envie de pouvoir parler aux chats et de les comprendre comme Haru. D’ailleurs, cette petite est adorable, et les autres personnages sont plus ou moins mémorables – je crois pouvoir dire qu’on est tous tombés sous le charme de Baron, cela va de soi –, prouvant une fois encore que Ghibli est très fort pour créer ce genre d’êtres magiques. L’histoire est rythmée, distrayante, bien saupoudrée de fantastique et de merveilleux, et présente une vision très absurde de la monarchie, qui verse cependant parfois dans le too much. Ca ne m’a pas empêchée de bien aimer le film en le prenant tel qu’il est, une fable du studio Ghibli.

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