Les commentaires de Fells
Je n'ai jamais vu un film avec un grain aussi marqué, des plans fixes tellement photographiques qu'on en ferait des photos, et des atmosphères urbaines aussi crasseuses, vraies et brutes.
L'histoire est brutale, pleine d'un désespoir maladif de deux hommes qui tentent par tous les moyens de sauver leur relation... Et qui se raccrochent à presque rien...
J'ai chialé comme pas possible, gênant dans une salle remplie de monde... Mais je ne regrette pas ma prise de risque avec Wong Kar Wai dont j'avais seulement vu In the Mood for love.
Vu au festival Écran Mixtes, dont la selection de l'année m'avait filé des frissons de bonheur. Un film à voir absolument.
Afficher en entierUn postulat très intriguant, et finalement, la chute s'avère en deçà de ce que j'avais échafaudé comme hypothèses.
Ce qui est surtout remarquable et scotchant dans ce film, c'est beaucoup plus :
- la prestation de Bale, qui fait un avec son personnage, dont la physionomie perturbante ne peut qu'émouvoir.
- la photo et le cadrage, qui en plus de plonger dans des teintes passées, des noirs sales, et des lumières troubles, assoient le caractère hallucinatoire promis à la perfection. Les plans véhiculent cette aura de bizarre, de glauque, d'une action qui s'embourbe au mauvais rythme, ne progresse pas comme elle le devrait.
Donc une forme excellente pour un propos peut-être un peu convenu, avec une chute franchement réussie. Je recommande à cent pour cent au moins pour la qualité de la vidéo et du jeu des acteurs.
Afficher en entierUn film qui m'a fait juste pleurer de rire. C'est touchant, décalé, je ne le savais pas mais ça file "Si tu tends l'oreille" grâce au personnage de Baron.
Les deux films sont indépendants l'un de l'autre, mais j'ai beaucoup aimé découvrir Baron sous cet angle.
L' histoire est à rebours de ce que je m'attendais à trouver. Les chats sont d'une drôlerie adorable. Mais pour certains inquiétants. Car sous des dehors légers, le film interroge les thématiques de la liberté, de l'oppression, des conséquences de nos propres choix.
Une bulle de tendresse, de joie et de surprise, que je reverrai peut-être à l'avenir.
Afficher en entierUn pastiche intéressant et plutôt divertissant, qui pose un regard neuf sur le sujet de la représentation dans les films d'animation. Le message est un peu brouillon, mais il ressort clairement que l'idée est de balancer aux orties l'esthétique filiforme des personnages de dessin animés qu'on a l'habitude de voir, puisque l'héroïne est ronde et potelée. Sont abordés, le complexe physique, le jugement sur l'apparence, qu'est-ce que la beauté au final, l'effet pervers que peut produire la beauté extérieure...
Bref des enjeux actuels qui certes étaient par exemple présent chez Disney, mais jamais incarné vraiment par un personnage qui y était confronté (je pense alors à la Bête, qui n'a au final pas trop de pb à pécho malgré sa laideur extérieure). Donc j'ai énormément apprécié les thématiques, qui étaient au service d'une animation ma foi très réussie. Le truc c'est que j'ai trouvé que le message pouvait desservir le film. Pas dans le sens de "on a vu ce que tu voulais dire" mais plutôt dans la façon de le montrer. Il y a beaucoup de longueurs pendant lesquelles les personnages laissent échapper la chance qui leur est donnée de s'expliquer, de parler. L'histoire des souliers rouges est sympa, mais à force de montrer une héroïne complètement paumée, qui ne sait pas si elle est mieux avec ou sans les chaussures, je me suis mise à douter aussi de ce que le film voulait nous dire au final.
Et certains dialogues sont un peu nébuleux, certains personnages interviennent pour ne rien dire ou alors font au mieux offices de figurants, qui ne servent à rien. Donc malgré des visuels réussis, l'histoire ne m'a pas totalement convaincue.
Afficher en entierEt bien j'ai pris un certain plaisir à revisionner ce film d'animation, qui est devenu pour moi un classique de l'enfance. J'ai grandi avec, et je suis épatée par la qualité de l'animation, ainsi que celle du récit. Le film ne prend pas les enfants pour des débiles. Il y a une bonne raison pour chaque action, et j'ai trouvé des clins d'œil et des références que je n'avais jamais saisi. (lilipuce, Bagdad Pathé...) Les personnages sont toujours aussi attachants, j'ai bien aimé les redécouvrir. Un bon moment de détente en somme.
Afficher en entierLes films d'horreur et moi ça fait deux, mais bon celui-ci est icônique, et a le mérite d'être original dans la manière dont il immerge le spectateur. L'idée d'un film à la 1ère personne est vraiment sympa, et j'ai bien aimé le côté reportage filmographique, en plus des performances hyper réalistes très bien exécutées des acteurs. La fin m'a vraiment fait buguer j'aurais absolument pas pensé que le film finirait comme ça.
Ce qui est surtout remarquable c'est la manière d'utiliser la technologie comme outil qui sert l'ambiance et la terreur. Genre les vieilles caméras qui permettent d'obtenir des images NB granuleuses, et donc une vue anxiogène de la réalité. Très réussi.
Sinon niveau scénario, ben c'est de la seconde zone. Le spitch reste très classique, et les personnages sont carrément nœuds-nœuds. Donc c'est un film intéressant, novateur sur le plan filmique, mais qui reste très moyen dans l'ensemble.
Afficher en entierUn film juste nul, qui décrédibilise totalement les films précédents et les personnages. Je sais qu'il faut prendre ce film "avec légèreté" mais je n'y suis pas arrivée.
Certaines idées apportent une plus-value à l'univers comme le fait de montrer la colonie asgardienne, les dieux de tous les peuples de l'univers, ou encore le royaume des ombres. Et la musique, j'adore. Mais les éléments des films précédents - que ce soient les gardiens de la galaxie, Jane, les pièces de théâtre etc. - sont tournés en ridicule, complètement niés, ou juste balayés.
L'intrigue est pas crédible. Jane qui refait son apparition alors qu'on ne l'a plus vue depuis le seconde Thor... Et en plus on bouche le vide relationnel avec un film aseptisé de leur prétendue "histoire" qu'on n'a finalement jamais à l'aide de Korg, qui casse par la même occasion le 4e mur. Pareil pour Mjolnir. Détruit, et puis finalement il est réparé on ne sais comment, anihilant de ce fait tous les efforts de Thor pour se forger une nouvelle arme.
Et pleins d'éléments comme ça qui sont niés, puis utilisés, parce que vous voyez, "Thor a fait ça avant, c'est pour ça que..." ou "Il s'est passé ça donc maintenant..." Des jokers scénaristiques qui sont sur-utilisés, et je déteste ça.
En fait, tous ces événements qui font "référence à" n'utilisent les matières des autres films que dans un but humoristique et risible. Ce qui ne marche même pas, parce que c'est même pas drôle. C'est lourd et pataud. Je me suis demandé si le coup des chèvres c'était censé être drôle, parce que moi leurs cris me font plus flipper qu'autre chose.
Et le visuel n'en parlons même pas, les costumes sont kitsch, Christian Bale est pas crédible, et les décor sont éclectiques, un mélange de pleins de trucs bizarres.
De toute façon, un film pareil n'existe que parce que l'équipe s'est dit qu'elle allait amasser de la thune en surfant sur le succès du personnage de Thor. À ce niveau là, pas grand chose à en espérer.
Afficher en entierEn sachant que Anne Rice a contribué à la figure du vampire contemporain de manière indéniable, j'étais curieuse de voir ce que son Entretien avec un Vampire pouvait donner. Et bien j'ai été surprise. Le film démonte quand même certains clichés, et évite de tomber dans certaines facilités scénaristiques. On a quand même les cercueils, les longs cheveux et les physiques de top model, mais ça passe (je n'aime pas Tom Cruise ni Brad Pitt, mais ici j'ai pu presque oublier que c'était eux).
En fait c'est vraiment la biographie d'un vampire, de sa vie à ses amours perdus, de ses peines à ses espoirs, qui est vraiment le sujet. Ca reste très gothique dans le fond. Avec ce personnage torturé, ces anges déchus qui survivent au monde, seuls, oubliés et bla bla bla.
Niveau visuel, on sent qu'on est fin années 90, niveau cadrages et décors. Les effets spéciaux sont par contre remarquables, et très bien exécutés. Les ambiances historiques sont très immersives ; de la Nouvelle-Orleans du XVIIIe au Paris du XIXe, les décors sont bien reconstitués.
Mais alors, qu'est-ce qui ne va pas trop ? Certaines longueurs, trop souvent j'ai été tentée d'abandonner. Des dialogues qui comprennent (je l'ai ressenti comme ça) des parties du texte original qui s'intégraient très mal, surtout avec Claudia. (Pas compris le délire mon amour, mon père, mon ami...), ce qui fait que ça restait un peu en surface, et que je n'ai pas compris la moitié des élucubration métaphysiques qui étaient lancées. Et le jeu d'acteur un poil trop forcé. Donc pas mal de trucs qui malgré une fin très réussie (je ne m'y attendais pas, pour le coup), ne me permettent pas une adhésion complète et totale.
Afficher en entier😶 Pffiou...
C'est... complètement chtarbé.
>>Gros TW: scènes violentes (suggestion de la nécrophilie et de l'inceste, tuerie, plaies sanglantes...). Pour public averti et adulte, bien accroché à ses tripes.
Playdurizm est un film d'auteur qui s'amuse à tordre la réalité et à mettre à mal la rationalité. Il nous sert un monde mirobolant, très à la Wes Anderson pour la minutie qui confine à l'obsession pour les cadrages et les décors, jusqu'aux réactions des personnages, totalement étudiées et statiques. Ces derniers sont complètement déconnectés de principes moraux, ils sont froids, et tous les dialogues sont médusants.
Cette froideur contraste fortement avec les décors colorés et kitch, très criards. Les tons de photographies, néons et tamisés à certains moments, participent à la sensation de se trouver dans un paradis artificiel.
Sur le plan visuel, c'est une pure réussite, on voit que le but c'est d'esthétiser, de donner à voir une forme artistique.
En ce qui concerne le récit, c'est un peu plus flou. On a droit à une montée en tension, mais le dénouement est violent. On comprend tout d'un coup, et clairement ça a été too much pour moi, notamment car Spoiler(cliquez pour révéler)on comprend que le perso principal s'est réfugié dans une sorte de rêve virtuel après avoir été violé. on assiste à une scène de 🟣. J'étais au bord des larmes.
Donc d'un côté, j'ai adoré le plan visuel, d'un autre côté, la claque de la fin à fait pencher la balance du côté traumatisme. Ce film ne plaira sans doute pas à tout le monde, mais je le catégorise tout de même or, pour la qualité et la précision quasi chirurgicales du travail photographique, le délire psychologique, et les personnages qui servent à merveille ce "Delirium rose violence".
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Je confirme, ça n'est définitivement pas pour moi.
J'ai surmonté ce traumatisme d'enfance en le revisionnant, mais la lenteur des actions, le hiératisme des environnements, la froideur des teintes, font que j'ai vécu ce film comme si je me traînait un boulet mental.
La métaphore de cette utopie qui n'en est pas une est peut-être trop étrange par rapport à mes goûts actuels.
J'invite évidemment toutes les personnes intéressées à se faire un avis.
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