Les commentaires appréciés par Ombe-Rhine
Respire.
Inspire.
Expire.
Respire.
Film que j’ai d’abord reçu telle une claque. Une grosse claque en plein visage. Puis en tant que dénonciateur de ce genre de comportement malsain et cruel.
Le thème et propos principal du film m’ont énormément touchée car j’ai connu cette situation dans une moindre mesure, certes, mais bien réelle et destructrice, de quoi me rappeler de mauvais souvenirs. Première chose qui m’a frappée, hormis le fait que ce film soit un bon film (mauvaise langue) : le casting est très bon et surtout parfaitement dirigé. Les deux actrices principales jouent très bien et j’ai été bluffée par leur performance, en particulier celle de Lou de Laâge, qui incarne une Sarah manipulatrice, violente envers Charlie avec les mots et certains gestes (référence à la claque, une fois de plus), tortionnaire et d’une méchanceté gratuite qui dépasse l’entendement. L’interprétation de Joséphine Japy est tout en retenue mais c’est son personnage un peu plus effacé qui le veut, et son visage sensible m’a émue, notamment vers le milieu et la fin du film. Les amis de Charlie sont naturels et pleins de vie, et pour conclure la mère de Charlie, qui m’a parue moins impressionnante que sa fille.
Autrement, je n’en retiens aucune déception et cela m’étonne, car je m’étais attendue à une quelconque fausse note, je dois bien l’avouer. Au lieu de cela, j’en viens carrément à me demander comment les juges lors de la cérémonie des Césars de 2015 s’y sont pris cette année-là pour remettre les récompenses. Parce qu’avoir Louane qui remporte le César du Meilleur Espoir Féminin alors qu’elle est tout ce qu’il y a de plus banal dans la Famille Bélier et face à deux redoutables adversaires, qui méritaient amplement le prix à sa place, je me dis qu’il y a largement de quoi se poser des questions. J’ai d’abord vu la Famille Bélier puis Respire, mais pour moi, il n’y a clairement pas photo : Lou de Laâge est ma préférée et reste à ce jour la grande gagnante à mes yeux. J’en ai mal au cœur rien que d’y penser, haha. Amère déception de ce côté-là, mais j’espère au moins que les nominations auront pu faire décoller la carrière des deux filles en les révélant au grand public.
Au-delà du fait que le film bénéficie d’une qualité d’interprétation hors norme, j’ai en revanche eu un gros problème avec la réalisation : Mélanie Laurent est derrière la caméra pour une fois et je suis désolée de le dire, mais je ne l’aime pas et ne l’aimerai sans doute jamais. Contrairement à plus de la moitié de cette planète, je ne trouve pas qu’il s’agisse d’une bonne actrice et je n’avais encore jamais vu de film qu’elle aurait réalisé elle-même. Autant dire dès le départ que je n’étais pas enchantée, voire sceptique de me poser devant un de ses films, parce que je n’avais pas spécialement envie de m’attaquer à son cinéma, mais je pense que j’ai bien fait de visionner Respire au bout du compte. Par contre, pour revenir sur la réalisation en tant que telle, je ne pense pas non plus que Mélanie Laurent soit une bonne réalisatrice. Les images sont belles, check, mais les mouvements de caméra sont saccadés et d’une imprécision effarante.
C’est bien simple, j’ai fini par en avoir mal au crâne tant la réalisation épileptique m’a agacée, et cerise sur le gâteau, j’ai failli arrêter le visionnage en cours avant de me rappeler le pourquoi du comment je regardais le film. Non mais sincèrement, ce tremblement ne s’est JAMAIS arrêté ou n'a cessé un instant et j’ai donc dû le subir jusqu’à la fin. Le scénario est fin et bien pensé, et je n’ai lu que quelques extraits du livre dont ce film en est l’adaptation, mais j’aurais bien aimé que le personnage de Sarah soit plus poussé dans son délire de perversion et de manipulatrice constante. J’ai le souvenir qu’il est bien plus développé et méchant dans le livre que dans le film, où il apparait sensible concernant sa mère et son histoire globale. L’écriture du personnage de Charlie est réussie, dans le sens où oui, Charlie est passive la plupart du temps, mais elle a des réactions que nous aurions pu nous-mêmes avoir à sa place, ce qui renforce le réalisme du film, qui s’ancre profondément dans notre époque actuelle.
Et puis il y a des scènes où elle se réveille violemment et où je me suis sentie mal à l’aise pour elle, mais aussi triste et impuissante. Parce qu’on est souvent impuissant face aux autres, lorsqu’une multitude de gens nous harcèlent à longueur de temps alors que nous voudrions juste les faire taire. Et Charlie respire. Elle respire parce qu’elle n’a pas d’autre choix que de respirer pour leur échapper. Mais elle étouffe comme Sarah, et respire à nouveau après avoir commis l’irréparable. Charlie respire et j’ai respiré en même temps qu’elle, parce qu’il y a un instant où tu as l’impression d’asphyxier et de t’écrouler, avant de te relever et de respirer à nouveau. Inspire. Expire. Respire. Le souffle de Charlie est fort, mais aussi teinté de failles et de désespoir. Les éléments du scénario ont très bien manié cet aspect qu’est la respiration, lui insufflant une symbolique existentielle que l’on retrouve tout le long du film et qui prend tout son sens à la fin hallucinante, que je connaissais déjà avant de la voir.
En conclusion, je pense que ce film devrait être vu car il s’agit d’un bon film, dont le thème important peut toucher absolument tout le monde à différent degré. Vous pouvez aussi le regarder pour vous réconcilier avec Mélanie Laurent. Pour ma part, mon avis n’a pas changé d’un iota la concernant, hormis le fait que je me dis qu’elle est bien mieux derrière la caméra que devant. Et j’ai oublié de parler de la bande-son : loin d’être mémorable mais jolie à certains moments, elle accompagne quelques scènes avec force et leur apporte une dimension autre que terre-à-terre. J’ai bien aimé Respire et je le conseille. Il n’est pas parfait et loin d’être le film du siècle, mais reste brut et sincère dans sa démarche. A voir.
Afficher en entierJusqu'à la fin, j'ai retenu ma respiration, jusqu'à la fin, je me suis demandé comment ça allait finir, si ça pouvait finir.
Charlie, 17 ans, au lycée, et Sarah, la nouvelle, belle, sur-d'elle. Toute de suite elles s'entendent, tout de suite c'est les rires, les soirées, les secrets et encore les rires. Peut être trop vite. C'est la fusion, l'excès même. Et puis il y a les vacances, là où tout bascule, là où tout dérape, où le souffle se coupe. Où l'enfer commence. Là où Sarah se transforme, dévoile sa vraie nature. Malsaine, manipulatrice. Et c'est le cauchemar. Jusqu'à la dernière seconde, jusqu'au dernier plan, qui scotch au siège, qui paralyse. Attendre deux ou trois secondes, que les lumières se rallument, inspirer, sentir l'air dans les poumons. Respire, respire...
Mélanie Laurent signe un film, petit bijoux, d'une justesse, d'une finesse, d'une beauté surprenant, époustouflante et déstabilisante et étonnante et magique et magnifique (des adjectifs, il y en aurait beaucoup d'autres).
Dirigées à la perfection, Joséphine Japy et Lou de Lâage réalisent une performance d’exception.
Je suis sortie de la salle abasourdie, complètement sonnée, les larmes qui piquaient mes yeux. Mais j'étais contente. Tellement contente.
Parce qu'un jour ou l'autre, on a tous croisé Sarah.
Parce qu'un jour ou l'autre, on a tous été Charlie.
Je crois que ce film peut aider, soulager, apaiser. Mettre des mots sur ce que l'on a jamais su nommer.
"Respire", c'est la violence morale, c'est l'émotion, le sourire et les yeux qui brulent. C'est une porte qui s'ouvre dans la maison close. Une trouée d'air dans l’asphyxie. Le bleu du ciel dans le noir des nuages.
Afficher en entierCarrément fan de ce film que j'ai vu au moins trois fois puisqu'on ne s'en lasse pas.
Cette histoire d'amitié est merveilleusement contée, les personnages sont magnifiques dans leur simplicité.
Deux femmes si différentes et dont l'une tire sa force dans l'autre.
Une très belle histoire, très bien filmée et originale.
Afficher en entierLe scénario du film est très décevant, car vraiment trop prévisible. Je crois que j'avais compris ce qui allait se passer dès les 2-3 premières scènes. Spoiler(cliquez pour révéler)Je me suis même torturée l'esprit en me disant que ce n'est pas possible que ce soit aussi simple ! Je me suis dis qu'on allait nous sortir un retournement de situation. J'ai même fini par croire que Franz et Andrien auraient pu être amants (d'autant plus que ce réalisateur aurait parfaitement pu traiter ce genre d'intrigue). Mais non. Je suis allée chercher trop loin, l'enjeu du film repose bien sur un élément peu original et totalement évident.
Néanmoins, malgré ce gros défaut, j'ai quand même adoré le film, car tout le reste est parfait. Si le scénario est attendu, on se prend quand même très largement au jeu de ces mensonges. Les intrigues secondaires sont plutôt très bien écrites (par exemple, la façon dont les personnages se retrouvent, ou la façon dont est montré l'impacte de la guerre sur l'ensemble de la société). Le rythme a juste ce qu'il faut de lenteur pour créer une ambiance un peu lourde et mélancolique, mais sans devenir ennuyant. Les personnages sont assez finement construits, avec des sentiments et des émotions complexes, qui transparaissent bien à l'écran. L'évolution des relations entre les personnages est crédible. On est ému à plus d'un moment.
La réalisation est d'une précision rare. Trop rare même, pour du cinéma français. Parfois l'usage du noir et blanc sonne prétentieux, mais ici c'est parfaitement utilisé. Ça crée un vrai contraste avec les quelques scènes en couleurs. Puis surtout, c'est d'une élégance folle. La photographie est juste sublime !
La direction d'acteur est topissime. Pierre Niney, qu'on savait déjà bon acteur, arrive néanmoins à nous étonner. Dans Yves Saint Laurent il était impressionnant car il imitait à la perfection quelqu'un. Mais je le trouve encore meilleur ici car il est plus "lui-même". Il est touchant comme jamais et transmet plein de choses aux spectateurs. Paula Beer est pour moi une découverte, et une très bonne découverte. Elle est elle aussi parfaitement juste dans son jeu ; touchante malgré sa sobriété dans l'interprétation.
Pour l'un comme pour l'autre, ces qualités sont vraies en langue française comme allemande. Je ne sais pas dans quelle mesure ils maitrisent l'autre langue, ou ont simplement appris leurs textes en phonétique, mais ils ont tous les deux un accent et un phrasé crédible. On a pas du tout l'impression qu'ils récitent bêtement quelque chose. Ça n'a véritablement aucun impacte sur leur façon de jouer, qui est toujours aussi naturelle, ce qui est plutôt très rare.
Et d'ailleurs, j'ai adoré ce parti pris de faire un film bilingue. C'est à mon sens ce qui manque à tous les films historiques américains, qui perdent ainsi en crédibilité (franchement, allez regarder The Reader en VO, avec les acteurs qui parlent anglais avec un accent allemand, c'est parfaitement ridicule). Rien qu'à cause de cet élément, on est instantanément plongé dans l'ambiance, dans un pays, dans une époque.
Afficher en entierJ'ai trouvé ce film émouvant, des scènes d'amour de la vie et des paysages magnifiques. Comme Gardner on devrait tous regarder le monde comme si on le découvrait pour la première fois! ça donne des envies de voyages.
Afficher en entierC'est un bon film ! Perso je n'ai pas lu les BD alors je ne peux pas comparer. Heureusement peut-être ?
Le personnage de Tamara est hyper intéressant dans son auto-critique bien que parfois un peu chiante sur les bords. On a envie de donner quelques baffes et secouer quelques personnages dans ce film mais autrement, c'est une comédie agréable qui se laisse voir.
Afficher en entierFilm sympa a regarder malgré une histoire assez clichée.J'ai bien rigolé à certains moment. Et bon jeux des acteurs.
Afficher en entierC'est une bonne comédie romantique française. Le scénario est un peu prévisible mais c'est aussi un peu ce qu'on attend ;) .
Afficher en entierC'est intéressant de constater a quel point le thème du film et le ton qu'il adopte sont a l'opposé. En effet, le film n'est que positivité et bonnes ondes, et c'est très appreciable !
Il est a la fois un biopic fidèle et une oeuvre extrêmement poétique et romancé, digne des meilleurs comédies romantiques ! Car bien sur, la relation avec Jane Hawking constitue le coeur du film, autour duquel vient se greffer la maladie de Stephen, ainsi que ses travaux.
Et le personnage de Jane est absolument fascinant. Le portrait d'une femme amoureuse, forte, mais pas invulnérable, qui ne tombe jamais dans l’apitoiement mais qui parvient a profondément toucher le spectateur. Et ça se remarque car on la comprend, et on ne lui en veut pas quand après des années elle abandonne.
Et en ce qui concerne notre physicien alors? Je salue pour commencer la magnifique prestation de Eddie Redmayne tant au niveau de la gestuelle que de l'émotion, absolument poignant.
Le personnage est absolument fascinant, et je regrette un peu qu'il soit de nos jour une sorte d'icône pop. Je trouve ça assez malsain.. Mais ce n'est pas le sujet.
Le génie est bien traité, l'homme est bien traité, blessé par sa condition bien entendu, mais encore une fois pas d'apitoiement, une force incroyable. Sa douleur ne se remarque qu'a travers le jeu extrêmement juste d'Eddie Redmayne. Et c'est cette force des personnages, cette subtilité dans leurs souffrance qui fait que le film conserve cette forme optimiste et ne tombe jamais dans le drame. Un traitement plus dramatique aurait bien-sur pu être intéressant, mais je suis pour ma part vraiment satisfait de ce que le film essaye de faire.
Si j'avais un reproche à faire, ce serait qu'on suit l'évolution de la maladie d'une manière contestable. Enfait chaque évolution constaté est une nouvelle caractéristique de Hawking tel qu'on le connait, a savoir une évolution vers l'iconologie populaire. Les paliers sont très défini, et le film cherche vraiment a montré au spectateur que le personnage se rapproche un peu plus de sa "forme finale" si je puis dire. Hawking est donc un peu traité comme un pokémon. "félicitation, votre stephen hawking debout évolue en stephen hawking assis" "félicitation, votre stephen hawking muet évolue en stephen hawking avec une voix de robot !"
Ce dernier point mis a part, je suis conquis et je recommande le film, c'est beau, émouvant, et instructif.
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Ce film est une tuerie.
Je me croyais indifférente et sans coeur, mais je mentais.
J'ai dû pleurer 4 fois. Tous pour des raisons différentes, l'espoir, l'amour, la perte, la solitude.
Au début, j'étais septique, car il y a eu beaucoup de films dans le même style (everything, everything. The fault in our stars. Etc.) et je craignais qu'il soit cliché, ce qui s'est avéré le cas à quelque moment, mais le film en général devient rapidement très unique et fidèle à lui même. Après les 45 premières minutes passés, j'ai commencé à ressentir et j'ai ainsi été anéanti par la suite des événements.Spoiler(cliquez pour révéler)Po est mort et la scène fût bien trop cru pour ne pas en être affecté. Ensuite Stella se noie et Will doit lui donner son propre oxygène qui lui manque déjà pour lui faire le bouche à bouche et la sauver, j'ai vraiment cru qu'il était mort et ça m'aurait peut-être même mieux plu ainsi parce que la fin est encore plus atroce. Lorsqu'il la quitte, lui implorant de fermer les yeux, c'est cruel, c'est profond et c'est injuste. Ce film m'a ouvert les yeux davantage sur quelque chose que je souhaite nier de la vie, je sais déjà que la vie est injuste, qu'elle est dure. Et le film me l'a très bien rappelé.
Cependant, le côté positif de toute cette souffrance encouru, j'en retire tout de même quelque chose de bon, car je vais donner plus, donner aux charités, donner aux enfants malades, donner. Qu'ils vivent, qu'ils atteignent leur rêves, leurs espoirs. Je ne veux plus jamais voir une enfant malade souffrir du manque que ce soit de la fiction ou non. Ça m'a profondément déchirée le coeur et ce n'est pas de la faute du réalisateur, je savais dans quoi je m'embarquais en écoutant ce film.
J'en arrivais moi-même plus a respirer, tortiller par la souffrance et la douleur que ce chagrin me provoquais.
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