Les commentaires appréciés par Relabim
Le premier tiers de "Marathon Man" est déroutant. Les rôles ne sont pas explicitement décrit et le scénario englobe de façon elliptique les différents évènements en laissant l'intrigue se resserrer peu à peu autour des personnages, dévoilant par étapes les liens existant entre eux. Il se crée ainsi une atmosphère étrange, propice au sentiment de paranoïa, qui culmine avec les séquences parisiennes teintées de fantastique et d'irréalité. On s'aperçoit progressivement que chaque personnage est isolé des autres par des secrets, des obsessions impossibles à partager. Une tension permanente les emprisonne, et conduit leurs destinées sans les lâcher une seconde, à l'image de Dustin Hoffman qui ne cesse de courir tout le long du film. C'est son personnage d'historien qui cristallise, et révèle les effluves nauséabondes d'un passé refoulé dans l'inconscient collectif, lorsque tout les autres dissimulent ce qu'ils sont réellement. C'est également une rencontre au sommet entre deux acteurs de haut niveau, Laurence Olivier issu de la vieille école du théâtre anglais, contre Dustin Hoffman, représentant emblématique de l'Actor's Studio, pour un duo étincelant. La fameuse séquence entre ces deux là, où revient comme un leitmotiv absurde la phrase "Is It Safe?" restera dans la mémoire de tout les cinéphiles. Au fil de ce thriller superbement réalisé, Schlesinger déploie un talent totalement maitrisé (cadrages, utilisation du hors-champs) et signe son meilleur film.
Afficher en entierTrès franchement, je m'attendais à détester ce film. Et finalement non. Je ne dis pas que j'ai aimé, faut pas exagérer non plus, mais détester est définitivement un mot trop fort.
Honnêtement, je me suis pas ennuyée. Je trouve que cette succession d'images et de sons plus ou moins improbables n'est pas dénuée d'un certain charme, et a un caractère légèrement fascinant. Bref, je me suis laissée sans trop de mal porter par la chose sans jamais avoir envie d'éteindre ma télé, ce qui n'était pas du tout gagné au départ. Seulement, c'est bien le seul point positif que je trouve à ce 'truc'.
Oui, ce 'truc' parce que pour moi c'est tout bonnement pas un film. ça m'a fait penser à ces vidéos sur YouTube qui compilent les 50 vidéos les plus drôles de l'année. C'est construit de la même manière, on enchaine les courtes séquences qui n'ont pas franchement de lien les unes avec les autres, certaines nous plaise d'autre non, c'est pas forcément inintéressant à regarder, mais on a jamais l'impression de voir une œuvre d'ensemble.
Au niveau du propos, l'idée de base vaut ce qu'elle vaut, mais elle est extrêmement mal traitée. Je rejoins tout à fait l'avis de Thog11, il y avait plein de thèmes intéressants à traiter dans cette histoire, et on l'a malheureusement pas fait. Au lieu de ça, on se perd dans des phrases de masturbation intellectuelle sans aucun sens et surtout des clichés juste monstrueux. Déjà il y a un point Godwin avant la 5ième minutes, ça annonce la couleur. Et puis par la suite, on enchaine vraiment tous les clichés possibles et imaginables des "films d'auteur". Et ça, juste, ça m'agaaaaaaaaaaaaaaaaace au plus haut point, car le cinéma d'art et d'essai est un cinéma que j'apprécie et qui peut être, je pense, vraiment génial et parfois réellement grand public. Seulement, ce genre de films perpétue des stéréotypes qui font que ce cinéma ne sera jamais apprécié à sa juste valeur, voire même complètement décrédibilisé, par la plupart des gens. Et c'est vraiment dommage. Pour moi, un réalisateur qui fait ce genre de film, c'est un réalisateur qui se tire une balle dans le pied, qui donne lui-même à ses détracteurs des arguments pour dire que ce qu'il fait, ça plaira jamais à personne. Et il est dure de leur donner tord.
Mais au delà de ça, le plus gros défaut de ce film selon moi, c'est qu'il est mal réalisé et puis c'est tout.
J'ai pensé à Terrence Malick en regardant ce film : je trouve qu'il fait des films au moins aussi prétentieux que celui là, et j'en ai d'ailleurs aimé aucun. Mais s'il y a bien un point sur lequel je l'attaquerais jamais, c'est sa façon de filmer, car il est capable de proposer des plans et des séquences tout simplement sublimes. Et pas besoin d'être un expert en cinéma pour s'en rendre compte, c'est juste une évidence.
Bah c'est carrément pas le cas de Godard (pas dans ce film en tout cas ; car en parallèle je trouve la réalisation de "à bout de souffle" absolument splendide) puisqu'on dirait juste un film amateur. Pas une seule fois je me suis dis "waouh". Vous me donnez une caméra et une bande de figurants, je peux vous refaire absolument toutes les séquences, en plus beau. La qualité de l'image (et du son également) est juste dégueulasse ; les couleurs sont soit trop sombres soit trop saturées, dans tout les cas c'est moche ; il y a aucune recherche au niveau de la mise en scène/direction d'acteur ; le pompon : le montage parfois digne d'un clip de pop des années 80 (youuuuuuuuu make me feel). Bref, j'ai juste RIEN aimé sur ce point.
La qualité de l'interprétation ne vaut pas mieux. Ces gens sont vraiment acteurs ?! Je prend 10 personnes au hasard dans la rue, je suis sûre qu'elles sont capables de mieux jouer que ça.
Je vous laisse méditer cette phrase de conclusion : le meilleur acteur du film, c'est le chien.
Afficher en entierAvis assez mitigé sur ce film, que j'ai apprécié mais qui aurait pu être tellement mieux.
L'oeuvre de HP Lovecraft est un monument de la littérature, qui malheureusement n'a jamais connu son heure de gloire en terme d'adaptation cinématographique. Beaucoup de film ont vu le jour, pour beaucoup ce sont des productions a petit budget, pour beaucoup baclée. Mais certaines ressortent du lot et "Die Farbe" en fait partie.
Je pense que si Lovecraft n'a jamais été exploité pour en faire de grosse production, c'est que ses histoires sont éminemment littéraire, toute son oeuvre est voué a établir une mythologie dans l'esprit du spectateur, absolument au delà de ce que pourrait offrir le cinéma, le genre d'histoire ou tu te dis "qu'est ce que j'aimerais voir un film raconter ça", mais dont une transcription a l'écran sera toujours décevante.
Et ce film, cette nouvelle, est dans cette veine. Et c'est un miacle que le film soit si bon.
Déjà esthétiquement ça claque, beaucoup de plans très travaillé, et qui retranscrive étrangement bien l'aura des oeuvres de Lovecraft. L'idée de tourner le film en noir et blanc pour donner de l'impact au concept de "la couleur" est brillante.
Mais voilà le tout reste assez brouillon, plusieurs histoire s’entremêlent avec une cohérence toute relative, et un intérêt tout aussi relatif. C'est dommage car donner au récit une structure linéaire, simple, en conservant les partis pris esthétique et rythmique aurait abouti a quelque chose de bien plus convainquant.
Mais je chipote pas mal, c'est un des meilleur résultat qu'on pouvait espérer d'une adaptation de ce grand, de cet énorme monument de la littérature fantastique. (Un fanboy ? Où ça ? )
Mais je conclurai en disant que ce film ne doit être visionné que par ceux qui ont lu Lovecraft. C'est un auteur qui ne doit être découvert que par ce biais, les films sur son oeuvre ne sont qu'artifice, et ne retranscrivent pas avec justesse l'essence de son oeuvre; qui vaut la peine mille fois d'être explorée.
Afficher en entierJ'aurais du mal a commenter un film de Cronenberg sans m’emmêler totalement les pinceaux alors je me contenterai de trois mots :
Brillant. Perturbant. Génial.
Afficher en entierAlors là chapeau, j'ai rarement été aussi entraîné dans un film, un gros gros coup de coeur.
Bon la BO joue pour beaucoup bien entendu, mais les images sont parfaitement raccords avec, c'est juste.. envoûtant.
De plus c'est étonnamment très clair, pas besoin de faire un effort démesuré pour comprendre le pourquoi du comment.
Les passages en animations sont absolument splendide, rares, mais chaque fois qu'il y a un passage comme ça c'est une grosse claque, esthétiquement magnifique et symboliquement fort.
Je recommande vivement, pour peu qu'on aime Pink Floyd bien sur sinon aucun intérêt.
Afficher en entierUn documentaire bien fait dans la mesure où il nous renseigne plutôt bien sur le sujet des armes aux USA. C'est totalement édifiant et c'est fait avec beaucoup d'ironie, voir même d'humour. Michael Moore arrive aussi à être très didactique dans ses explications : pas besoin de compétence particulière pour comprendre le propos. Bref, on passe un bon moment devant ce documentaire, quoi, et je peux en aucun dire qu'il est de mauvaise qualité.
Mais, j'aurais aimé un documentaire un peu moins à charge, un peu plus neutre, parce que là, j'ai un peu beaucoup le sentiment de me faire manipuler. Michael Moore fait à la fois les questions et les réponses, il ne laisse aucune place à notre propre réflexion. Il réfléchit pour nous et nous emmène exactement où il a l'intention de nous emmener. J'aurais aimé voir un vrai documentaire, pas un manifeste politique ! Et malheureusement, ça, c'est une critique que je peux faire devant TOUS les documentaires de Michael Moore, et qui feront que bien qu'ils soient non sans raison encensés par beaucoup de monde, je resterais pour ma part toujours dans la retenue. Le style de ce réalisateur de documentaire ne correspond tout simplement pas à ma vision des documentaires.
Je trouve aussi que Michael Moore est finalement aussi extrémiste que les gens qu'il montre à l'écran, mais dans le sens inverse. J'ai eu une sensation de "tout mélangé". On met exactement sur le même pied d'égalité, par exemple, deux dingues qui font un massacre dans un lycée et des chasseurs. On peut être contre la chasse, mais c'est un autre débat : a priori les chasseurs ne tuerons jamais rien d'autre que des animaux sauvages dans leur vie. On donne par moment vraiment l'impression que dès que tu touches une arme dans ta vie, quel qu'en soit le contexte, t'es directement pourris jusqu'au trognon et une bombe à retardement. Je suis pas franchement d'accord avec ce message. Si on s'était contenté de condamné les abus flagrants du système américain, je pense que le message final aurait été plus percutant.
Afficher en entierAccumulation assez bancale de plein de cliché de la fantasy.
Il y a deux trois séquences assez sympa mais c'est extrêmement convenu, l'histoire est, en plus d'être prévisible, complètement conne. C'est possible de faire plus cliché que "je vais détruire le monde en tuant des licornes" sérieux ? Et non c'est pas une blague, le projet c'est vraiment ça !
Mais bon le film trouve son intérêt quand même dans le sens où il semblerait qu'il ait très fortement inspiré la franchise Zelda, et c'est un fait d'arme respectable !
Afficher en entierIl s'agit du premier film de Terry Gilliam. En reprenant pour titre le Jabberwocky de Lewis Carroll, il place son film sous le signe de l'absurde et des coq-à-l'âne, d'où un scénario déroutant, sinueux et au rythme plus qu'incertain. Mais tout l'intérêt réside dans la peinture très noire du monde médiéval que Gilliam brosse avec une ironie toute montypithonesque. Les péripéties, quoique fantaisistes, sont très documentées (les perturbations économiques et sociales du moyen Âge tardif provoquées par la peste, le pouvoir montant des négociants et le durcissement du système de la guilde, le fanatisme religieux apocalyptique...). Depuis les décors et mises en scènes inspirées des tableaux de Bruegel (un peintre que Gilliam apprécie particulièrement), aux combats en armures d'un réalisme saisissant (la vision subjective du jeune Cooper en train d'affronter le jabberwocky vue depuis l'intérieur de son haume), chaque plan est travaillé avec un gout pour le détail rocambolesque qui fait largement oublier les fluctuations scénaristiques.
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Alors, Funny Games, c'est quoi?
C'est simple, vous prenez la scène la plus dégueulasse et malsaine de Orange Mécanique, vous tirez dessus jusqu'a ce qu'elle fasse 1h40, et vous y rajoutez la perversité débordante de Haneke.
Au final je sais pas si Haneke est un monstre ou un génie. Jamais la violence psychologique n'aura été si poussé, a faire passer le pire des torture porn pour un épisode de la petite maison dans la prairie. Premier constat : il n'y a pas de musique. Pas de musique et de très longue séquence sans dialogue. Et pourtant ce n'est pas vide. C'est rempli, mais rempli de gène, de malaise, de tout plein de truc absolument immonde. Je vais prendre pour exemple cette scène a ralonge aprèsSpoiler(cliquez pour révéler)le meurtre du gosse. Un plan fixe, qui ne bougeras que très peu, pendant au moins 10 minutes. 10 minutes pendant lesquels, rien, rien ne se passe. Et sincèrement, je trouve que rien ne représente mieux l'horreur d'une situation que cette scène. Elle est juste insoutenable. Et j'arrive pas a savoir si c'est génial ou juste obscène.
j'aime beaucoup la façon qu'a Haneke de gérer ses silences pour les rendre malsains. Mais peut on dire pour autant qu'il sait les gérer? Je pense pas, Matt Reeves est un mec qui sait gérer les silences a la perfection, si vous me croyez pas foncez voir Dawn of the planet of the apes, Haneke ne gére pas ses silences, il te les balance a la gueule. Mais c'est efficace.
Grosse qualité, le hors champs et ultra bien utilisé. A des fins malsaine, certes, mais très bien utilisé.
Petite interrogation sur le pourquoi du brisage (oui c'est pas français mais ta gueule) a plusieurs reprise du 4ème mur. Alors que le film se veux d'une violence super réaliste, pourquoi cette coupe dans l'immersion? J'ai pensé a quelques idées saugrenu, mais dans tout les cas je trouve l'idée mauvaise.
Bref, comme je l'ai dis je sais pas quoi penser. Tout ce que je sais c'est que je suis parti pour suivre une longue thérapie.
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