Les commentaires de Elmdora
Si j’ai regardé ce film sur Netflix, c’est parce que dans la distribution des rôles figure Aaron Paul, célèbre pour avoir incarné Jesse Pinkman dans Breaking Bad. J’étais donc curieuse de le découvrir dans un registre différent.
À travers le récit de Louis Drax, nous allons prendre connaissance des mésaventures dont il a été victime tout au long de son existence, et nous dire qu’il n’a déciment pas de chance, à moins que les causes soient tout autres… Mais son dernier accident est bien plus grave, puisque tombé du haut d’une falaise — son père (joué par Aaron Paul) l’aurait poussé, selon les dires de sa mère, et il a désormais disparu. Au fur et à mesure, nous allons en apprendre davantage sur cette famille, qui cache de nombreux secrets autour de la naissance de Louis, petit garçon doté d’une grande intelligence. Il nous fait partager sa vision du monde, et nous allons voguer entre son enfance, sa chute de plusieurs mètres, les attentions du corps médical, celles de son entourage, sa plongée dans le coma, et découvrir la façon grâce à laquelle il va parvenir à entrer en communication alors qu’il est dans cet état d’inconscience…
Le scénario est bien ficelé, et m’a quelquefois mise un peu mal à l’aise. On sent qu’il y a des choses louches qui se passent autour de Louis, mais j’étais loin de m’imaginer le fin mot de l’histoire. Il y a donc un vrai suspense, sur l’enquête à propos de ce prétendu accident qui accuse Peter Drax, le père de Louis, ainsi que sur la question de savoir si Louis va se réveiller ou non de ce coma. Mais on plonge aussi le spectateur dans un univers plus ou moins parallèle, avec ses monstres, qui représentent des réalités bien tangibles. Que ce soit l’acteur qui incarne le personnage de Louis, ceux qui jouent ses parents ou encore le docteur Pascal, tous sont très convaincants, et Nathalie Drax a un petit quelque chose de dérangeant, sans que l’on parvienne à mettre des mots dessus pendant un certain temps. Certains passages sont très émouvants — je pense tout particulièrement à deux scènes, dans lesquelles Peter Drax se révèle, tout comme Louis. Et je dois avouer qu’à la fin, j’ai même versé une larme.
Même si ce film m’a parfois quelque peu mise mal à l’aise, j’ai dans l’ensemble passé un bon moment devant La 9e Vie de Louis Drax, qui allie de façon habile le thriller au genre fantastique tout en nous proposant des protagonistes travaillés.
Chronique en ligne sur le blog : http://meslivresetcie.fr/index.php/2017/11/23/la-9e-vie-de-louis-drax-alexandre-aja/
Afficher en entierIl y a longtemps qu’avec mon conjoint nous voulions visionner ce film qui fait partie des classiques. C’est maintenant chose faire (merci Netflix), et je trouve que c’est un film nécessaire pour le devoir de mémoire.
Dès les premières images, la mise en scène de Steven Spielberg nous montre que nous sommes loin d’être devant un film comme les autres. En effet, La Liste de Schindler s’ouvre sur une famille juive autour d’une table, puis il n’y a plus que les bougies, l’image devient en noir et blanc, et les bougies s’éteignent, métaphore des millions de juifs qui ont été exterminés durant la Seconde Guerre mondiale. Puis nous allons faire la connaissance d’Oskar Schindler, un industriel qui, sous prétexte de créer une usine de fabrique de l’émail, va recruter des Juifs, leur permettant d’échapper à la déportation. Un lien va se tisser entre Schindler et ses ouvriers, et le but n’est plus le maximum de profits ni même la rentabilité, mais bien de sauver ces individus du camp de concentration d’Auschwitz. Un personnage va contrebalancer ce héros : Amon Goeth, un SS supervisant la construction d’un camp, véritable monstre incarnant la doctrine nazie, tuant ces gens en y prenant une forme de plaisir. Il m’a plus d’une fois fait l’effet d’un fou.
Avec La Liste de Schindler, nous ne tombons pas dans l’horreur insoutenable. Bien sûr, de par le thème abordé, on se doute que c’est un film qui va être dur, c’est indéniable. Néanmoins, tout en nous montrant l’horreur et la folie qui régnaient alors, l’antisémitisme abject véhiculé par les nazis, et la Shoah qui a exterminé des familles entières, on reste dans une certaine forme de pudeur. En effet, le sort réservé aux Juifs dans les fours crématoires est suggéré, mais pas visible : on les voit se diriger dans un bâtiment, on voit la fumée qui en ressort, on sait pertinemment ce qui s’est passé, mais ce n’est pas montré à l’écran. De même, des individus se font abattre de sang-froid, mais c’est pour les besoins scénaristiques, et l’on ne tombe pas dans une surenchère de violence.
Par ailleurs, j’ai trouvé le choix du noir et blanc très pertinent ici – moi qui suis habituellement peu réceptive aux films qui ne sont pas en couleurs –, marqués de quelques notes de rouge, par le biais du manteau d’une petite fille que l’on croisera alors qu’elle se cachait… puis que l’on retrouvera plus tard.
J’ai découvert que le plus jeune survivant de cette liste, Leon Leyson, a publié un ouvrage pour raconter son expérience sous le titre L’Enfant de Schindler. Nul doute que je lirai !
Chronique sur le blog : meslivresetcie.fr/index.php/2017/12/07/la-liste-de-schindler-steven-spielberg/
Afficher en entierParfois, mon conjoint a de très bonnes idées et c’est grâce à lui que j’ai pu découvrir certains films ou certaines séries que j’ai adorés. Mais il lui arrive d’avoir des idées plus discutables. Nous sommes ici en présence de la seconde alternative.
Après une fête qui n’en finit plus, lors de laquelle il ne se passe finalement pas grand-chose, le tout filmé à la première personne, puisque c’est le meilleur ami de Rob qui tient la caméra, tout semble se bouleverser, une créature apparaît, provoquant des ravages dans la ville, aussi bien au niveau des infrastructures que des vies des civils. L’armée demande à la population d’évacuer Manhattan, mais Rob, Hudson — ledit meilleur ami — Marlena et Lily vont partir vers le danger, à la recherche de Beth, l’ex-petite amie de Rob, pour laquelle ce dernier s’aperçoit qu’il a encore des sentiments amoureux. Et le long-métrage continue d’être tourné caméra à la main, nous offrant un sacré mal de mer, avec en bonus les commentaires exaspérants de Hudson qui me donnait plutôt envie d’appuyer sur le bouton « mute » de ma télécommande.
Si je devais résumer ce film, je dirais : scénaristiquement pauvre, des personnages peu développés, des incohérences grotesques, et le tout ne fait absolument pas peur. On nous promet de l’épouvante et de l’horreur, et alors que je dois reconnaître que je suis une vraie trouillarde, je n’ai pas sursauté une seule fois. L’unique réaction qu’a provoquée ce film fut, pour ma part, des soupirs d’exaspération. C’est cliché, pas original pour un sou, et on s’ennuie… D’ailleurs, dans une ville qui est en train de disparaître en proie à des créatures dont on ignore la provenance, assistant à la mort d’êtres chers et luttant chaque seconde pour sa survie, qui garderait sa caméra en main sans jamais s’arrêter afin de laisser une trace pour les générations à venir ? Heureusement, Cloverfield ne dure qu’un peu plus de quatre-vingts minutes ! Nous avons voulu continuer, en nous disant que la fin nous promettait peut-être un rebondissement ou quelque chose… Absolument pas ! Elle est aussi insipide que le reste du film.
Du coup, je vous invite à passer votre chemin, et à vous pencher sur un autre long-métrage, car celui-ci était vraiment dénué d’intérêt, et d’un ennui à faire peur !
Chronique en ligne : http://meslivresetcie.fr/index.php/2017/11/02/coverfield-matt-reeves/
Afficher en entierDécouvrant qu’un film adapté d’une nouvelle de Stephen King était disponible sur Netflix, il n’a pas fallu longtemps pour que mon conjoint et moi-même désirions le regarder – même si nous n’avions, ni l’un ni l’autre lu le récit en question, présent dans le recueil Nuit noire, étoiles mortes.
Dès le début, une ambiance assez pesante prend place. Nous sommes en 1922, comme le titre l’indique, et la situation est pour le moins tendue au sein de la famille James. Arlette, la mère, souhaite vendre les terres de la ferme et s’installer en ville pour ouvrir une boutique, alors que son époux, Wilfried, s’y refuse totalement : il est un homme de la terre et ne veut en aucun cas quitter son exploitation. Quand elle se met à parler de divorce, Wilfried convainc son fils Henry que le mieux pour eux serait d’éliminer cette indésirable qui est prête à saboter le travail de toute une vie, travail auquel se destine également Henry. Une fois le meurtre réalisé, une avalanche de catastrophes va se produire dans la vie de ces deux hommes, qui pourraient bien finir par croire qu’ils sont maudits.
Thomas Jane nous livre ici une excellente prestation, et incarne à merveille cet homme aigri, qui commet l’irréparable. S’il nous paraît plutôt bourru, voire amer, on ne peut nier l’amour qu’il porte à son fils. Ce dernier va s’émanciper au fur et à mesure, et il va faire des choix absolument pas en adéquation avec ce qu’on lui a appris depuis son plus jeune âge. Et s’il espère fuir son passé, il se rendra compte que tout cela est vain, car toute son existence semble désormais conditionnée du fait qu’il a aidé son père à égorger sa propre mère (qui était une femme relativement désagréable).
Même si certaines scènes sont un peu écœurantes, il n’y a rien de vraiment effrayant dans ce film (et c’est une peureuse qui vous dit ça !). Il y a quelques litres d’hémoglobine, les rats sont un leitmotiv – rappelant l’acte commis – et nous allons croiser deux corps en putréfaction. C’est néanmoins tout à fait supportable, et j’ai passé un bon moment devant 1922. Pour les fans de Desperate Housewives, nous aurez la surprise d’y voir Neal McDenough, qui y incarnait Dave Williams, le mari d’Edie.
Chronique sur le blog : http://meslivresetcie.fr/index.php/2018/02/02/1922-zak-hilditch/
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Ce n’est un secret pour personne, je suis une grande fan de l’univers de Walt Disney. Je voulais donc absolument voir leur dernière création, ce qui est désormais chose faite, et j’ai adoré ! Avec Coco, Disney frappe un grand coup, puisque nous allons aborder des thèmes relativement forts : le deuil, l’oubli des êtres disparus, le noyau dur qu’est la famille, l’épanouissement en réalisant ses rêves…
Tous ces thèmes sont mis en avant avec beaucoup de soin. Prenons par exemple celui de la mort, reposant ici sur Día de los Muertos, une fête mexicaine très importante lors de laquelle les vivants vont au cimetière pour y manger, danser et chanter, mais aussi confectionnent des autels dans leur maison en l’honneur des défunts. Tout ceci est traité avec finesse, humour, mais tout en gardant un certain sérieux. De plus, cela peut permettre de découvrir un pan de la culture mexicaine. Une fois dans le monde des disparus, Miguel, notre héros, se retrouve dans un univers haut en couleur où l’on s’amuse, et non pas un endroit funeste qui pourrait rendre cela lugubre.
Le thème de la famille occupe aussi une place centrale. Y sont abordés ses aspects positifs, mais également ses points négatifs : certes, les liens qui unissent les membres de celle de Miguel sont puissants, et l’amour semble être maître mot. Seulement, à vouloir le surprotéger, ils en finissent par l’étouffer, car la pression familiale devient trop forte face aux ambitions que cet enfant porte en lui. Il nous sera d’ailleurs rappelé ici l’importance de croire en ses rêves, mais sans que cela soit au détriment des autres. Par ailleurs, il est essentiel de laisser celui qu’on aime se réaliser. La question des secrets de famille et les incompréhensions qu’il peut y avoir entre les différentes générations sont aussi traitées.
Au cours de Coco, nous allons avoir plusieurs intrigues, qui connaîtront divers rebondissements, l’intérêt du spectateur étant ainsi maintenu tout au long du long métrage. Les personnages ne manqueront pas de marquer le spectateur. Certains sont amusants, voire caricaturaux, comme la grand-mère de Miguel. D’autres sont très touchants ; je pense en particulier à Hector, à son histoire, et au fait qu’il ait été jugé avant d’avoir eu le temps de dire ce qu’il souhaitait à ceux qu’il aimait. Miguel est quant à lui un petit garçon plein de vie, qui va évoluer tout au long du livre, à l’image de sa famille d’ailleurs. Et évidemment, il y aura celui qui a le rôle du méchant, qui sera bien plus déloyal que ce qu’on pourrait imaginer.
Le tout est porté par de belles chansons, et se clôt sur une jolie morale. Coco est donc un film d’animation qui parlera aux enfants, mais aussi aux adultes, sachant que chacun interprétera ce film selon sa sensibilité, son histoire personnelle, etc.
Chronique sur le blog : http://meslivresetcie.fr/index.php/2018/03/10/coco-lee-unkrich/
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