Les commentaires appréciés par Filwela11
J’ai passé un quasi très bon moment.
Ok, le film est drôle mais moins délirant qu’un Hudson Hawx, relax cool mais moins qu’un Océan Eleven, plein d’action mais moins qu’un Salt, de l’aventure mais moins qu’un Indiana Jones…
Le problème est ce mélange des genres un peu loupé qui fait que les casses et menaces sérieux atténuent l’humour de ceux-ci quand l’humour atténue la pression des scènes sérieuses…
Mais qu’importe, dans l’ensemble, c’était drôle, léger, sympathique cette bande de copine…
Mais la fin ???
Incompréhensible, sans logique, aucun sens !!!
Spoiler(cliquez pour révéler)Mélanie Laurent qui reste et se suicide ??? Pourquoi ??? Alors qu’elle a décidé de garder l’enfant ??? Que Marraine est morte et qu’elle est libérée ? Que sa pote veut l’enfant avec elle ??? Aucun sens !!!
Spoiler(cliquez pour révéler)Mélanie Laurent qu’on retrouve 4 ans après, fraîche et pimpante dans le désert avec son gamin ?? Elle s’est fait tirer dessus, probablement emprisonnée et hop, elle est dehors ???
Spoiler(cliquez pour révéler)Adèle n’a pas su qu’elle s’en était sortie ? Elle s’est jamais renseignée sur l’enterrement ou l’éventuel procès ???
Spoiler(cliquez pour révéler)Sam vient la retrouver après 4 ans, elle pouvait pas venir avant ?
Spoiler(cliquez pour révéler)Et pourquoi Mélanie Laurent n’est pas revenu plus tôt alors qu’elles étaient pote à la vie à la mort ? Pourquoi 4 ans ??? Tu reviens direct ou tu reviens jamais, c’est quoi cet entre-deux à la noix ?
Spoiler(cliquez pour révéler)Ce final est totalement brouillon pour faire un happy end débile en nous faisant croire que l’héroïne est morte mais non… Et la frustration vient de la phrase d’Adèle qui elle a eu le droit d’entendre l’histoire : « t’as intérêt à raconter et à raconter bien ».
Cette fin me frustre énormément et atténue le plaisir que j’ai eu à suivre le film.
Afficher en entierJ’ai vu ce film parce que j’en avais un peu entendu parler. J’ai bien aimé le fait que ce soit un genre de réécriture de Cyrano de Bergerac. L’ambiance lycéenne est un peu clichée mais ce n’est pas dérangeant. J’ai beaucoup aimé la relation qui se tisse entre Ellie et Paul, j’ai trouvé ça mignon, rafraichissant. J’ai moins apprécié le contenu des lettres d’amour, les discussions entre Ellie et Aster, qui faisaient un peu énumération d’auteurs pour faire genre. Malgré une intrigue relativement simple, il y a beaucoup d’émotions aussi dans ce film, des moments drôles très sympathiques, des moments très touchants. J’ai aimé le fait que les personnages ne soient pas simplement cantonnés à leurs problèmes d’amour, qu’ils aient d’autres problèmes en-dehors de ça, ça les rend nettement plus humains et profonds. C’est bien filmé aussi, il y a de jolies scènes, et j’ai bien aimé les quelques répétitions dans les scènes.
En bref, c’est un film que je conseille, léger, presque un feel-good movie, et assez émouvant dans ses personnages
Afficher en entierComment vous dire, qu'a chaque film Dolan parvient a me mettre totalement sur le cul ?
Déja j'aimerais clarifier un truc auprès de tous ceux qui taxent le film de " film de bobo", "branlette intellectuelle" et autre truc du genre.
Oui le film répond parfaitement a la description du film d'auteur tel qu'il est généralement conçu. C'est des gens qui parlent et qui s'engueule, le tout a un repas de famille, en fumant des clopes. Le cahier des charges est on ne peut plus rempli. Mais dieu que ce film est bon.
Je trouve dingue qu'on dénigre un film dès que celui ci est intelligent, qu'on le taxe directement de "prétentieux", "bobo".
Je comprend qu'on adhèrent pas, évidemment, mais j'ai tendance a m'offusquer de voir des gens critiquer un film pour être intelligent.
Attention a ne pas mal interpréter mon propos : je ne dis absolument pas que ce genre de film a le monopole de l'intelligence ou je ne sais quoi, pas du tout je suis même le premier a dire d'un film qu'il se donne beaucoup d'air intelligent pour pas grand chose, mais quand c'est ça je parle du fond de l'oeuvre qui n'est pas a la hauteur de la forme qu'il se donne.
Les gens qui critiquent "Juste la fin du monde" se formalisent pour la forme qu'il prend, sans même chercher a y voir le fond qui est ici d'une richesse incommensurable et tout a fait en harmonie avec la dites forme.
Ce film est dingue, les émotions qu'ils véhiculent sont d'une force énorme, il parle de différente problématiques au cœur de cette famille dysfonctionnel avec beaucoup de sensibilité.
Le film a deux gros point fort : son réalisateur et ses acteurs.
Malgré un presque huis-clos, Dolan fait de la mise en scène vraiment folle, le travail sur la lumière est dingue, les cadrages hyper bien pensé, mais merde ce mec a un talent de malade !
Et puis les acteurs, bordel, offrent des prestations innommables. Et là où c'est beau, c'est que c'est absolument tous. Tous sont parfait.
Les dialogues sonnent faux, j'ai vu dire, oui, ils sonnent faux comme ils sont censé sonnez faux dans ce genre de situation. Situation qui elle, sonne viscéralement vrai.
Encore une fois Xavier Dolan tape en plein dans le mille, et parvient a se renouveler tout en conservant sa patte.
Et du haut de ses 27 ans, que de chefs d’œuvre il a encore a nous offrir.
Afficher en entierUn film psychologiquement dur, qui soulève de nombreuses questions. Tiré d'une histoire vraie, "Boy erased" parle de la thérapie de conversion utilisée pour changer l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'une personne. Des pratiques assimilées à des actes de torture selon un expert de l'ONU. Des pratiques aux conséquences désastreuses. Ce film le montre très bien. Des scènes perturbantes, parfois même choquantes, des pratiques utilisées dans ce lieu.
Les personnages sont profonds. Ils ne sont ni bons, ni méchants, mais ils font ce qu'ils pensent être juste. Toutefois, leur jugement peut être limité par leur vécu, leurs croyances, leurs idées. Mais au final, chacun est confronté à ce que l'autre ressent - cela s'applique surtout à la famille Eamons. La relation que Jared entretient avec ses parents est toute aussi complexe, mais aussi émouvante.
"Boy erased" ne laisse pas indifférent.
Afficher en entierMon deuxième film de Gus Van Sant et je n'en retiens que du bon. Tout ce que je pense de ce film a déjà été dit plus bas dans les précédents commentaires, mais je me dois de reprendre un minimum les points qui m'ont plu, au risque de répéter les choses. J'ai été très déroutée dès le début de mon visionnage, puis l'étonnement a laissé peu à peu la place à la fascination.
Le rythme est lent, trop lent, on a l'impression que le film dure plus de 3 heures alors qu'il ne dépasse pas un total de 78 minutes. Mais étrangement je n'ai pas été très dérangée par cet aspect, ce qui m'a beaucoup surprise car d'ordinaire, j'aurais sûrement râlé. Le système de caméra à l'épaule utilisé ne me plait pas vraiment, mais il permet ici de s'immerger totalement dans cette histoire très calme devenue sanglante. Les plans séquences sont incroyables, la photographie est sublime et la musique est très belle. Sur la forme, ce film est techniquement irréprochable, je crois que nous sommes tous d'accord là-dessus.
De plus, j'ai trouvé que les acteurs étaient bons. Ils incarnent chacun un personnage, plus précisément un lycéen, qui vaque à ses petites occupations habituelles. Le réalisateur prend le temps de nous les présenter en coupant parfois le film, pour nous montrer leur prénom inscrit sur fond noir. On ne les connait pas, on se contente de les suivre à travers les couloirs, de découvrir les relations qu'ils entretiennent avec les autres, leurs passe-temps... Et surtout, on a l'impression d'être avec eux car ils sont réels. On peut s'identifier à eux, on peut se reconnaitre en eux lorsqu'on les entend parler car les dialogues rendent l'ensemble encore plus réaliste. J'avais le sentiment d'être moi aussi dans ce lycée, de vivre chaque instant à leurs côtés.
Bien évidemment, la fin m'a clouée sur place, j'ai même eu du mal à la regarder, beaucoup de mal. Dès le début du film on pressent la tempête, on sait que la fusillade est imminente mais les personnages, eux, ne se doutent de rien, et c'est cette ignorance qui m'a retournée car elle participe à l'horreur de la chose. J'ai été bouleversée. Absolument tout dans ce film respire la perfection mais ce n'est pas pour autant que j'ai entièrement adhéré, raison pour laquelle je ne le classerai pas plus haut que bronze. Gus Van Sant signe une fois de plus un très bon film, avec une narration et une mise en scène originales, cependant, je n'ai pas envie de le revoir.
Afficher en entierUn scénario de western filmé dans un environnement actuel urbain. Parfaitement maitrisé, la mise en scène, les acteurs, la musique, l'ambiance, tout nous donnent une énorme claque. Gosling prouve qu'il est un excellent acteur, il fait passer beaucoup d'émotion, même de dos ! Des scènes violentes s'alternent avec une histoire d'amour très touchante. C'est un bonbon fourré à la lame de rasoir.
Afficher en entierIl est hyper bien fait, ce film.
Bien écrit, bien joué, bien réalisé, rien à dire.
Le but du réalisateur de nous mettre dans la peau d’Anthony fonctionne à plein et on peut entrevoir l’enfer que c’est pour lui, comme pour sa fille ou le conjoint de celle-ci.
Certains pourront reprocher la longueur – assez vite, on a compris le système qui se répète jusqu’au bout. Mais pour ma part, je suis entré à fond dans le film et je n’en suis pas sorti avant la fin.
Très touchant.
Afficher en entierFilm très intéressant qui nous met dans la perspective de la personne qui a Alzheimer. Ça paraît terrible. C'est très réussi car on est aussi désorienté et perdu que Anthony... D'ailleurs Hopkins est juste sublime dans ce rôle, il le porte à merveille. On ne dirait meme pas qu'il joue tellement il incarne le personnage de facon crédible. Mais Olivia Colman est remarquable également.
La fin est vraiment émouvante Spoiler(cliquez pour révéler)J ai versé ma petite larme quand il appelle sa maman. On a vraiment de la peine pour lui, ça m'a vraiment fait mal au coeur. La dernière image est parfaite, merveilleusement apaisante.
Afficher en entierCette histoire vraie de faiseuse d'anges sous l'occupation est l'un des rôles les plus forts d'Huppert. Son énième rencontre avec son pygmalion Chabrol fait des étincelles éclatantes. Un sujet et un rôle en or pour l'une de nos meilleurs actrices. Bouleversant.
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Le film ne fait pas forcément dans l'originalité, mais par contre, ce qu'il fait, il le fait globalement bien, et donc l'ensemble est plutôt séduisant.
On dirait une espèce de mélange entre Mr Ripley et la série Skins, avec une petite touche de Call me by your name, le tout saupoudré de références mythologiques Spoiler(cliquez pour révéler)(je ne pense pas les avoir toutes décelées, mais le plus notable est sans aucun doute le labyrinthe, avec en son centre la statue du Minotaure, personnification de la menace que représente Oliver, et lieu où va mourir le personnage de Felix portant un costume ailé, comme Icare dans le mythe qui meurt en s'approchant trop du soleil, alors qu'il cherche à fuire le labyrinthe. De plus il y a souvent deux solutions à un labyrinthe : un chemin du traître court et rapide et un chemin honnête plus long et complexe ; et ces notions d'honnêteté et de traîtrise, de bien et de mal, de légitimité ou d'arrivisme, sont associables alternativement à Oliver - la personne à qui on s'identifie au début, en position de faiblesse, obligé de travailler pour atteindre un certain niveau social, mais aussi le froid menteur manipulateur de la fin - et aux Catton - certes la main tendue, mais est-ce vraiment par gentillesse ou par jeu, voire par mépris, pour se créer une distraction un peu malsaine et héritiers sans mérite d'une position privilégiée). On puise dans des viviers qu'on connaît tous déjà. Que ce soit l'esthétique façon image d'Épinal des universités anglo-saxonnes, puis de l'aristocratie britannique. Que ce soit l'intrigue déjà vue 1000 fois du personnage du nerd introverti qui va se réaliser d'une façon quelconque et devenir populaire. Que ce soit dans les scènes de fête et toutes les outrances qui peuvent aller avec. Mais même si je n'ai pas été dupe de toutes ces inspirations plus ou moins fines, j'ai apprécié le côté fascinant du film.
La réalisation est quand même d'une belle facture. Elle est ouvertement tape à l’œil, elle jette de la poudre aux yeux, mais elle colle tellement bien à l'histoire qu'on raconte. Ça n'empêche pas de vrais moments de finesse, dans la façon de filmer les corps des différents acteurs, de proposer une photographie parfois très travaillée ou d'utiliser intelligemment la BO. Je trouve même que Saltburn a un assez gros potentiel de film culte avec plusieurs scènes qui semblent vraiment avoir été pensées pour marquer les esprits, être revues en boucle, réappropriées par les spectateurs (réseaux sociaux, parodies...), comme la scène finale ou la scène de la baignoire. Quelque chose me dit qu'on citera pendant de longues années certains passages du film en référence.
Par ailleurs, moi ce que j'aime particulièrement dans une œuvre de fiction, c'est voir les personnages évoluer, et là on est en plein dedans. Bien sûr, il y a évidement le personnage d'Olivier, pièce maîtresse du film, parfaitement interprété par Barry Keoghan. Ça y est, j'ai mon poulain ! Pour moi c'est la meilleure performance d'acteur, la plus complète, que j'ai vue cette année (oui, meilleur que Bradley Cooper dans Maestro, que Cillian Murphy dans Oppenheimer et que Leonardo DiCaprio dans Killers of the Flower Moon) mais m'engueulez pas, je ne fais pas partie de l'académie des Oscars, ce n'est pas moi qui vais voter.
En réalité, c'est l'ensemble des personnages qui vont être profondément marqués par les événements, et prendront des trajectoires intéressantes. C'est rare d'avoir une globalité de personnages écrits aussi intelligemment et aussi bien joués, car l'intégralité du casting est vraiment convaincante. La réalisatrice a su mettre chacun en valeur, avec pour tous au moins une scène forte où l'interprète peut s'amuser un peu avec son personnage, et vraiment montrer de quoi il est capable.
Là où ça pêche en revanche, c'est sur la crédibilité. Si c'est une œuvre de fiction plaisante, on a quand même beaucoup de mal à croire que tout cela serait réellement possible. D'autant plus dans la dernière demi-heure du film, qui fait preuve d'une certaine surenchère un poil désagréable Spoiler(cliquez pour révéler): la mort de Felix, ok, on y croit, mais la suite fait vraiment artificiel. Quelques petits défauts visuels également. Même si je l'ai beaucoup aimé, l'âge de Barry Keoghan ne convient pas. Je ne l'ai pas trouvé totalement crédible à jouer le jeune étudiant alors qu'il a entre autres des ridules autour des yeux. Rien d'anormal, je ne suis pas en train de critiquer son physique, il a juste le visage naturel d'un jeune trentenaire. Mais son personnage doit avoir 10 ans de moins ! Par conséquent, ça ne fonctionne pas totalement, alors qu'on aurait facilement pu améliorer ça avec du maquillage, voire en éditant les images, au moins les gros plans. Spoiler(cliquez pour révéler)De même sur la fin, qui est supposée se passer 15 ans plus tard, au vu des masques anti-covid qu'on aperçoit dans le café, mais où on n'a rien fait pour vieillir les acteurs. Dans le même ordre d'idée, les dents naturelles, absolument pas alignées d'Alison Oliver, jouant Venetia, ne cadrent pas avec son statut de fille riche et à son milieu qui mise beaucoup sur l'apparence. L'un dans l'autre, il y a un moment où le charme du film se rompe, on décroche un peu, et ça, c'est un défaut assez grave à mon sens - en tout cas il a beaucoup pesé dans ma notation un peu à la baisse.
Dans une moindre mesure, on regrettera le rythme parfois un peu mou. Ou plutôt certaines scènes pas indispensables, notamment au début. Ça aurait pu dynamiser l'ensemble, si on avait écourté la chose. Ou au contraire, épaissir l'intrigue si on avait traité ce passage avec la même ambition que le reste. Le personnage de Michael, l'ami impopulaire et pénible qu'Oliver se fait au tout début du film, fait par exemple un peu tache dans l'écriture du film, tant il est caricatural.
Je ne suis également pas certaine d'avoir très bien compris l'intention, le message, la morale du film. Je n'en tire pas forcément d'enseignement pour ma vraie vie. Alors attention, je ne dis pas que le cinéma a, de façon générale, la mission d'éduquer son spectateur. Mais quand on prétend faire une satire sociale, ça me semble être une attente légitime, et qui n'est pas remplie ici. Tout l'intérêt d'un antihéros c'est de nous mettre face à des traits de personnalité sombres mais faisant aussi partie de la nature humaine ; là on va trop loin pour qu'on s'y retrouve (ou en tout cas je ne m'y suis pas retrouvée). Le côté "lutte des classes" ou au moins personnages de milieux différents, est traité d'une manière assez binaire, qui ne fera pas bouger les lignes, d'un côté ou de l'autre.
Le film reste cependant intéressant de par l'audace de son sujet, comme Parasite de Bong Joon-Ho a pu l'être il y a quelques années - je crois qu'il y a un vrai parallèle à faire entre ces deux films (et il y a bien plus dégueu comme comparaison !). Quoi qu'il en soit, Saltburn n'est pas un film lisse, calibré pour plaire au plus grand nombre, bref, à vous de vous en faire une idée.
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