Les commentaires appréciés par Never-Again
Un très bon film qui traite bien la vengeance. Dev Patel est un acteur que j'apprécie énormément depuis sa révélation dans Slummdog Millionaire (qui restera mon film préféré). Je suis ravie de son évolution professionnelle. En effet, "Monkey Man" est son premier film en tant que réalisateur et c'est une jolie réussite! Des thèmes sont récurrents dans son parcours tels que; le dépassement de soi, l'inégalité des classes sociales, l'action, l'Inde et la spiritualité. L'histoire est bien construite, quoique un poil longue à dérouler, mais ce n'est pas dramatique. De vrais problèmes sociaux actuels sont soulevés par les personnages. Les scènes d'actions sont vivaces. Tout comme les chorégraphies des combats qui sont bien effectuées. Vivement qu'il continue sur cette voie qui est déjà très prometteuse! J'attends ses prochains films avec grande impatience!
Afficher en entierUn très beau documentaire qui nous fait découvrir les dessous de la photographie animalière ! Les réflexions poétiques de Sylvain Tesson nous guident le long de ce périple dans les paysages secs et peu habités du Tibet, tandis que Vincent Munier nous fait découvrir la méthode de l'affût, pour photographier l'instant sans troubler les bêtes.
Un très beau voyage !
Afficher en entierLe thème de la vengeance est un sujet maintes et maintes fois repris au cinéma dont la trame principale est souvent la même : c’est-à-dire la poursuite d’un criminel/tueur qui a bouleversé la vie du héros. L’originalité d’un film tient plus du déroulement, et de ce côté-ci, on ne peut qu’admirer les films coréens pour leur approche plus que surprenante de ce thème. On l’a déjà vu en 2003 avec Old Boy, œuvre magistrale qui a su offrir aux spectateurs de fortes émotions (positives ou négatives), et on le revoit quelques années plus tard avec I Saw the Devil. Après s’être essayé à différents genres, l’auteur du drame horrifique 2 Sœurs et du western Le Bon, La Brute et Le Cinglé se lance dans le thriller et la chasse au tueur pour un résultat remarquable.
Alors que le film débute d’une manière assez classique avec l’enlèvement et le meurtre d’une jeune femme, la suite nous offre une épopée particulière qui détonne grandement avec ce à quoi nous somme habitués. On délaisse le code du film de vengeance – la justice ne peut rien faire pour moi alors je me venge tout seul – pour se lancer dans une course psychologique effrénée où les rôles du héros et du méchant s’inversent tout à tour, plongeant dès le départ le spectateur dans une stupéfaction grandissante. En effet, le héros retrouve dès le début celui qui a tué sa fiancée, cassant directement la trame usuelle des films de vengeance. Mais au lieu de se venger directement, il laisse repartir sa proie pour mieux la retrouver et la faire souffrir. Ainsi débute une traque sans merci sous des airs de jeu du chat et de la souris.
Le film oscille entre sadisme et cruauté, nous dévoilant toute l’horreur dont sont capables les deux personnages principaux. Entre un tueur tordu qui découpe ses victimes encore vivantes et un fiancé meurtri dans son cœur qui n’hésite pas à user de moyens peu conventionnels pour chasser sa proie, on se demande qui est réellement le monstre. C’est d’ailleurs ici que l’on prend conscience de l’importance du physique des deux personnages. D’un côté on a un tueur vicieux, représenté par le célèbre Min-sik Choi (Old Boy), à l’allure quasiment bestiale, qui caractérise parfaitement son rôle. De l’autre, on a le charmant Byung-hun Lee, (déjà vu dans Le Bon, la Brute et le Cinglé), sportif, qui représente le héros par excellence. Malgré cette différence de physique, ils vont tous deux se retrouver au même niveau dans un rapport de force constant, nous démontrant alors que sous ce visage d’ange se cache peut-être le diable du titre. On va alors assister à un processus de déshumanisation pour notre héros. Il n’existe plus aucune morale pour lui et il s’enfonce petit à petit dans les traces de sa proie. On se rend compte avec cette quête assoiffée de vengeance qu’il n’y a plus aucun espoir de retour pour le héros, comme nous le démontre la fin, terrible mais jouissive.
A travers une réalisation efficace et maitrisée, on assiste à une descente aux enfers ponctuée par des scènes violentes qui côtoient l’horreur, mais qui, grâce à une photographie superbe, en devient presque poétique.
Même si I Saw the Devil n’égale pas Old Boy, on ne peut ignorer ce film fort en émotions et très intéressant par le point de vue qu’il développe. On ressort décontenancés par sa vision, mais il ne nous laisse pas indifférents, quel que soit notre impression finale.
Afficher en entierJ’ai adoré Tokyo Godfathers. J’ai adoré Tokyo Godfathers. Quoi ? J’ai adoré Tokyo Godfathers.
Si j’ai beaucoup aimé le thriller psychologique Perfect Blue, premier dessin animé du même réalisateur que je vénère à présent, j’ai été conquise par Tokyo Godfathers.
Tokyo Godfathers est débordant de vitalité, d’émotions et d’originalité : l’histoire, l’ambiance de Tokyo de nuit enneigée et sale, illuminée par les lampadaires, les enseignes et les phares des voitures, les personnages principaux, des « anti-héros » bien développés et extrêmement attachants, dont les fragments du miroir de leur passé le réfléchissent tout le long du récit sans en alourdir la narration mais au contraire la fluidifier, kaléidoscopique, les personnages secondaires n’étant pas aussi superficiels, creux et vides que ceux de Perfect Blue, et les magnifiques haïkus, chacun le commencement d’un chapitre sur une nouvelle page qui se tourne. Absolument tout dans ce dessin animé est atypique, respire l’envie de vivre baignée dans la joie, l’amour et le bonheur, que ce soit dans la rue, chez soi, ou encore le mariage, et caractéristique de Tokyo Godfathers, car je ne me rappelle pas avoir déjà vu une intrigue, une ambiance et des personnages similaires dans d’autres œuvres.
L’ensemble est dynamique, rythmé par les péripéties loufoques et imprévisibles vécues et la folie se dégageant du trio principal de sans-abri composé d’un travesti valeureux, mon préféré, d’un vieux bourru et d’une ado fugueuse, ayant découvert un bébé au beau milieu d’ordures et recherchant ses parents, le tout ponctué de très jolies musiques. Les dialogues sont bien écrits, et la fin porteuse d’espoir et de beaux messages en cette merveilleuse nuit de Noël. Par ailleurs, ce dessin animé aux allures de conte moderne se révèle être une satire de la société japonaise et plus généralement de la société, que l’on redécouvre et observe d’un œil critique à travers le regard de ces trois énergumènes dont on prend du plaisir à suivre les déboires, non sans une pointe d’affection et de tendresse piquée au cœur.
J’ai été très agréablement surprise par les dessins : ils sont bien plus précis et mieux travaillés dans ce dessin animé que dans Perfect Blue au sein duquel ils m’avaient déçue, tout comme l’arrière-plan, le visuel étant plaisant quoique terne, la « faute » aux couleurs usées pourtant en accord avec le tableau de l’envers appauvri de la ville que nous dépeint le réalisateur.
Ensuite, on peut considérer que ce dessin animé en fait trop : qu’il est trop ambitieux, qu’il aborde trop de thématiques, que les réactions des personnages sont disproportionnées, caricaturales et leur font perdre en crédibilité et sentiments transmis, etc… Opinion que je peux tout à fait recevoir, entendre et comprendre, mais je pense que ce dernier aspect est voulu parce qu’en effet, le dessin animé aborde beaucoup de thématiques et pas des moindres, des thématiques très difficiles, dont le propos plutôt dur est contrebalancé par cette légèreté conférée aux scènes grâce au grossissement des traits de caractère des personnages qui ne basculent pas si facilement dans la surenchère, cependant. De plus, le dessin animé n’est ni larmoyant, ni pathétique, ni moraliste, et ne verse pas dans le misérabilisme alors que ces thématiques s’y prêtaient, autre aspect d’autant plus appréciable et méritant mes louanges et remerciements.
Si l’on revient sur les thématiques seulement effleurées, reproche que j’ai lu dans d’autres commentaires sur différents sites, je crois que le réalisateur a pris le parti de miser sur le côté divertissant de son œuvre et non sur l’approfondissement de ce qu’elle évoque, alors on s'en accommode ou pas et il ne s’agit pas véritablement d’un défaut en soi, excepté si l’on en attendait davantage, ce qui n'a pas été mon cas.
Enfin, et honte à moi, j’ai oublié de mentionner le plus important : Tokyo Godfathers est très drôle. Hilarant en ce qui me concerne. J’ai beaucoup ri, trop même, durant l’intégralité du visionnage, et eu notamment plusieurs crises de fou rire, tout comme j’ai été triste, certains passages étant très émouvants, le dessin animé s’avérant être une bonne comédie dramatique, la comédie et le dramatique étant assez bien équilibré l'un par rapport à l’autre. Le résultat n’est au grand jamais ambitieux ou prétentieux, mais sincère, criant de vérité et réaliste, hormis à la fin métaphorique, et là où Perfect Blue est froid et psychédélique, Tokyo Godfathers est simple, chaleureux et met du baume au cœur. J’ai adoré ce dessin animé, ce que je ne cesserai de répéter, et le conseille absolument.
Afficher en entierSi en 2006, The Host à inscrit Bong Joon Ho au panthéon des grands réalisateurs c'est avec Memories of Murder, que le prodige coréen parvient à se révéler au monde entier.
Énorme succès en Corée du Sud, cette enquête policière adaptée d'une série de meurtres commis entre 1986 et 1991 bouleverse la frontière entre le réel et la fiction.
Tourné sur les lieux mêmes des évènements, on retrouve l'humour de The Host par la présence notamment de Song-Kang Ho, incarnant ici un policier loufoque et incapable de découvrir l'identité du criminel.
Si Zodiac de David Fincher montrait des policiers intelligent et malins, avec Memories of Murder, Bong Joon-Ho fait un portrait satirique de la police coréenne au sein d'une enquête cruelle, nous mettant mal à l'aise. Préparez vous, psychologiquement face à ce Zodiac sud-coréen...
Afficher en entierJ'ai passé un très bon moment, presque jubilatoire, devant ce film. Non seulement il répond aux attentes des spectateurs, et constitue ainsi une excellente suite, mais c'est également un très bon film en lui-même. Il a une identité propre, il est aussi bien que le premier tout en étant différent.
Un autre aspect des personnages est exploré, principalement concernant les parents. Leur relation est différente, plus moderne. Un propos féministe est en effet au centre de l'intrigue et lui apporte un véritable élan, ainsi que de nombreuses situations très drôles, réalistes et touchantes. Comme dans le premier film, c'est l'humour et le réalisme universel des scènes de la vie familiale qui apportent sa force au film. L'intrigue principale est bien, mais ne prend pas le pas sur les relations familiales, heureusement. Elle sert plutôt à les révéler. Le thème du quotidien des super héros est encore une fois bien exploré, avec quelques nuances qui apportent de la fraîcheur.
De plus, le film reprend quasiment la même structure narrative que dans le premier, et les personnages évoluent tous globalement pareil, partant des mêmes problèmes au début du film. Si on peut le voir comme une légère déception, je trouve surtout que cela permet au spectateur de renouer instantanément avec les personnages, et de ne pas se sentir déçu en les voyant trop différents.
En conclusion, ce film est d'une maitrise parfaite. Du point de vue de la réalisation, chaque décor, chaque raccord, chaque animation sont parfaits, presque millimétrés. Il rempli parfaitement son rôle de suite et ne frustre pas les spectateurs en répondant à leurs attentes, tout en ajoutant d'autres aspects, et même des messages forts et percutants, mais subtil. Du pur Pixar, j'ai envie de dire.
Afficher en entierCe film m'a régalé du début à la fin.
L'ensemble du casting est parfait, les effets spéciaux sont exceptionnels, l'intrigue est prenante tout le long du film, on aime détesté les "méchants" et les scènes d'actions sont réalisées à la perfection. Un des meilleurs Marvel de ces dernières années si ce n'est LE meilleur.
Moi qui était parti réticent à la séance de cinéma j'en suis ressorti avec l'envie d'aller le revoir. Le pari de faire d'un personnage inconnu du grand public un blockbuster est un succès et promet certainement une suite.
J'espère sincèrement que ce "nouvel" héro sera mis en avant dans "Avengers : Infinity War" car il y a un nombre incalculable de possibilités et énormément de potentiel à exploiter. En espérant peut-être un jour une suite tout autant réussie même si c'est rarement le cas des deuxièmes opus.
Afficher en entierJ'ai beaucoup aimé ce film !
Je n'avais pas très envie d'aller le voir parce que je ne voyais pas du tout qu'est ce que ça apporterait mais j'ai été agréablement surprise !
L'histoire est très touchante !
Les acteurs sont très bons.
Afficher en entierUn très bon film, qui mérite bien ses nominations et prix.
Le personnage de Mildred Hayes est excellent et très bien interprété. J'ai aimé son évolution au cours du film, sa détermination, sa répartie...
Un autre aspect important de ce film, qui a par moment été traité avec un peu de maladresse, est la dénonciation des discriminations. Le racisme et l'homophobie étant principalement dénoncés par des blagues et commentaires ironiques, j'ai trouvé cet aspect du film intéressant et bien dirigé, mais...
Pourquoi Peter Dinklage? Ce personnage, en plus d'être très secondaire, donne un peu l'impression qu'il a été mit là simplement pour qu'on l'entende pendant deux heures se faire appeler le 'nabot du village'. C'est, je crois, le seul élément du film que je n'ai pas vraiment apprécié.
Comment critiquer ce film sans parler de Dixon? Comment parler de Dixon sans spoiler?
Spoiler(cliquez pour révéler)Dixon est peut-être le personnage que l'on apprécie le moins au début du film, et que l'on estime le plus à la fin. Son évolution est remarquable. La scène de l'incendie (très belle au passage) fait tout basculer, et la scène du bar finit de nous faire, sinon apprécier, respecter le personnage.
Bref, du début à la fin (et quelle fin!), j'ai été captivée par ce film, que j'encourage fortement à aller voir.
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Gros coup de cœur pour ce film d’animation.
Les images sont magnifiques, ces couleurs saturées rendent le film tellement magique et original, les dessins sont doux et vraiment parlant.
L’histoire est très jolie, très touchante et musicale.
J’ai adoré.
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