Les commentaires appréciés par NovemberMcCabe
Je suis rentré directement dans le film et j’ai surkiffé, parce que c’est bien plus facile dans ces conditions…
J’ai tout de suite accepté l’existence des créatures et les ai trouvés d’autant mieux faites tout au long du film, un mélange très réussi d’humain et d’animal, d’effets spéciaux et de maquillage.
J’ai tout de suite accroché à la relation père-fils et j’ai donc accepté d’un bout à l’autre le gamin qui se force à obéir à son père, qui subit les changements, les émotions du père paternaliste et protecteur. Et j’ai trouvé le jeu très subtil de l’un et de l’autre, la précision de Paul Kircher et la justesse de Duris.
J’ai bien aimé Adèle Exarchopoulos même si son rôle n’est pas hyper intéressant et Tom Mercier, épatant…
Enfin, si ce film est beau avec ses paysages de forêts, il parle avec intelligence de beaucoup de chose ! Le retour à la nature, l’acceptation de l’autre, le rejet des différence, la difficulté de se faire accepter, la relation père-fils, les premiers émois, la perte d’un être cher…
Un film riche, dense et réussi.
Afficher en entierAvouons tout de suite que je n'ai aucune objectivité concernant ce film car je suis fan de Clint Eastwood, même si j'admets tout de même que tous ses films ne sont pas exceptionnels. Ceci étant dit, Gran Torino reste pour moi le meilleur de sa filmographie (avec Million Dollar Baby). Ce film, écrit par l'un de ses fans il me semble, rassemble en une seule oeuvre, tous les personnages qu'à pu jouer Eastwood dans sa carrière : il y a un peu de Blondin (le Bon, la Brute et le Truand), un peu de l'inspecteur Harry, un peu de Frankie (Million Dollar Baby)... Et bien évidemment ce personnage de vieux aigri, raciste (en tout cas au premier abord) est joué à la perfection, Clint Eastwood ayant le don de camper des personnages parfois détestable, parfois très drôle mais toujours très attendrissant. Et toute la force de ce film repose sur lui.
N'enlevons tout de même pas aux autres acteurs leur performance : il n'y a, à mes yeux, aucun personnage délaissé dans ce film et tous les acteurs sont absolument parfaits.
La musique est très peu présente et finalement c'est encore une preuve pour moi de l'intensité de ce film car il arrive à nous faire ressentir énormément de choses sans utiliser la facilité de la musique (ce qui reste très rare au cinéma). Peu présente, sauf pour dévoiler une superbe chanson à la fin du film qui nous fait dresser les poils sur les bras.
Quant aux valeurs véhiculées, elles représentent exactement ce qui est important à mes yeux : la tolérance que ce soit envers les personnes âgées ou les personnes d'autres nationalité, le travail, la justice, l'amour et la paix tout simplement. C'est sûr que tout ceci est très cliché mais sur moi cela fonctionne.
Bref : un film incroyable à tous les niveaux qui marque les adieux d'un grand acteur et d'un grand réalisateur au cinéma.
Afficher en entierExcellent film. Clint Eastwood est juste magique en grognon perpétuel.
Le fond de l'histoire est beau et c'est très bien filmé.
Un vrai plaisir que le visionnage de ce film.
Afficher en entierUn film historiquement passionnant !
Je pense que nous avons tous été profondément marqués par « Braveheart », peu importe les générations, il traverse les époques et on peut clairement considérer ce métrage, comme sa suite logique, bien qu’il soit beaucoup plus tardif. Pour autant, on reprend réellement les évènements là où ils se sont arrêtés précédemment, suite à la fin de cette révolte percutante, une paix toute relative fut instaurée, mais très rapidement, par le quotidien extrêmement rude que l’Angleterre a instauré, tout va voler en éclats. Effectivement, là où l’Écosse a été dans l’obligation de se soumettre aux désidératas de ce royaume voisin, les lois qui ont été promulguées, les conséquences financières qui en ont découlé, tout a été mis en place, pour que la pression continue inlassablement de grimper entre ces deux pays. Alors, l’esprit de liberté qui régnait déjà n’a fait que s’amplifier, celui d’une émancipation durable, celui de décider enfin de ce que l’on souhaite pour son propre pays, sans aucune ingérence extérieure et ainsi voir s’épanouir son peuple, dans des conditions décentes. La réalisation de David Mackenzie est tout simplement sublime, évidemment plus moderne que son prédécesseur, on sent que les moyens techniques ont clairement évolué, pour le mieux, nous offrant un spectacle plus saisissant encore, d’une intensité à couper le souffle. Visuellement, c’est d’une qualité rare, une fresque épique absolument incroyable de réalisme, la reconstitution de l’époque y est magistralement représentée, les grandes batailles sont extraordinaires d’immersion et nous offrent des instants d’une puissance phénoménale. En ce qui concerne le scénario, il est parfaitement écrit, c’est un travail de recherche minutieux, qui respecte l’Histoire de toute une époque, de tout un pays et pas la plus simple qui soit, qui plus est, c’est extrêmement riche, dense, peut-être trop long pour certains, mais pourtant d’un intérêt incroyable. Nous serons complètement pris dans les filets de cette intrigue superbement menée d’un bout à l’autre, sans aucun temps mort, nous serons pris au jeu des enjeux politiques de l’époque et de cet esprit de liberté, qui saura imprégner tout un peuple, de ses plus pauvres, à ses plus riches représentants. Quant au casting, il est tout simplement au rendez-vous, on peut notamment saluer la performance de Chris Pine, mais aussi celle de Florence Pugh, un vrai coup de cœur pour moi et j’ai aussi beaucoup apprécié le rôle très différent de ce qu’il fait habituellement d’Aaron Taylor-Johnson.
En bref : Un film qui saura prendre la relève de son prédécesseur, qui nous offre la suite parfaite, bien que beaucoup plus tardive, nous reprenons l’Histoire où nous l’avions laissé, découvrant ce qui en a découlé, cet esprit de liberté, plus fort que jamais et qui devra faire ses preuves, pour enfin faire valoir ses droits légitimes !
Avis complet sur le blog : https://vampiloufaitsoncinma.com/2022/08/16/outlaw-king/
Afficher en entierUn film qui avait un scénario prometteur, et qui pourtant m'a grandement déçue. J'ai eu du mal à accrocher avec le type de narration choisi (le personnage principal interagit directement avec le public), le jeu d'acteur est plutôt mauvais, et le tout manque de rythme et de charme. Les décors et les costumes sont cependant bien choisis pour représenter l'époque victorienne.
Afficher en entierUn film bouleversant et terriblement poignant !
Il est tellement difficile de parler de l’obésité morbide, avec tact, sans se moquer, sans tomber dans le jugement, de la montrer telle qu’elle, sans cacher en quoi ça consiste, parce que c’est une maladie comme une autre, ce n’est pas un choix, nous sommes au-delà de la rondeur, ou du surpoids, dans ce cas précis, nous parlons bien d’auto-destruction, d’un suicide lent, mais dont l’issue est malheureusement la même. Alors bien sûr, il est extrêmement rude de faire face à ce traitement auto-infligé, on souffre inévitablement de certaines scènes qui peuvent mettre mal à l’aise, mais c’est un choix volontaire, que celui de tout montrer, pour comprendre, pour compatir, parce que la souffrance d’en être arrivé là est bien présente, parce que se nourrir n’est plus un plaisir, mais une punition, un moyen d’en finir plus vite. Attention, on parle bien ici d’un cas extrême, ce n’est en rien un pamphlet contre le surpoids, on fait clairement la part des choses, ce n’est pas un diktat qui nous est imposé, c’est le témoignage d’une vie brisée par le chagrin, qui n’a pas trouvé d’autre moyen de s’exprimer que par ce biais, parce que la perte peut vous conduire au pire et que même si nous avons parfois envie de lutter contre, ce n’est malheureusement plus une possibilité. Des sujets d’une importance cruciale donc, d’une psychologie fine, un deuil impossible, l’orientation sexuelle, mais aussi un lien parental brisé que l’on souhaite reconstruire, autant de thèmes d’une puissance remarquable, d’une sensibilité époustouflante, abordés avec une grande subtilité et même une poésie omniprésente, qui saura d’autant plus nous toucher en plein cœur, par une beauté incontestable de chaque instant. Comme d’habitude, le travail de Darren Aronofsky divise, il faut savoir apprécier son style, évidemment tout particulier, moi j’aime son originalité, sa vision des éléments, il ne choisit jamais la facilité, se montre parfois brutal, mais on ne peut nier son talent, cette manière d’exposer l’humain à travers toutes ses failles, même les plus difficiles. Visuellement très sombre, c’est un huis clos dramatique, oppressant, dans cette double prison, un corps qui est devenu presque impossible à mouvoir, qui choisit donc de s’enfermer d’autant plus dans cet appartement, c’est percutant, magistralement mis en lumière, parce que malgré la noirceur de cette ambiance, cette fenêtre sur l’extérieur représente la liberté promise, celle à laquelle on pourra malgré tout prétendre. En ce qui concerne le scénario, il est parfaitement écrit, là encore, tout en subtilité, même s’il n’est pas complexe en soit, c’est avant tout un récit d’une humanité rare, qui met l’accent sur cette relation brisée, sur cet amour perdu qui a conduit au pire et sur la souffrance de chacun, palpable, insupportable. Une reconstruction, l’ultime rédemption, celle d’un père, d’un homme amoureux qui n’a pas forcément fait les bons choix, mais qui va tout tenter pour au moins laisser une trace dans la vie de sa fille, peut-être est-il trop tard pour le pardon, mais il ne l’est jamais pour essayer, pour expliquer, pour dire tout son amour malgré tout et pour ne serait-ce qu’entamer le chemin vers la sérénité. Quant au casting, il est tout simplement parfait, Brendan Fraser y est absolument magistral, Sadie Sink est d’une puissance phénoménale et le rôle de Hong Chau m’a bouleversé.
En bref : Un film d’une intensité émotionnelle rare, un témoignage de la souffrance, de ses conséquences, dans tout ce qu’il y a de plus extrême, parce que le deuil est parfois impossible, parce que la perte peut vous conduire à vous détruire à petit feu, l’alcool, la drogue, ou la nourriture, c’est une auto-destruction comme une autre, un moyen de taire ses maux, jusqu’à ce qu’il soit trop tard, mais l’espoir et la lumière sont pourtant omniprésents, peut-être pas comme on l’imagine, simplement à travers ce lien vibrant de colère, mais où l’amour y est inévitablement essentiel !
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Afficher en entierJe suis très partagé face à ce film.
L'idée est qu'un très vieux lézard qui a vu des millier d'enfants passer devant lui en CE2 se retrouve à discuter et donner des conseils à des enfants parce qu'il a l'impression d'avoir gâcher sa vie. Il trouve du sens dans sa vie dans le fait d'aider ces enfants et de nouer des liens avec eux.
C'est adorable et c'est un très beau synopsis qui peut vraiment aider des enfants qui regarderaient ce film.
MAIS, ces personnages sont très, TROP, caricaturaux donc les messages et leçons de vie le sont aussi et au final, n'ont plus grand sens dans notre réalité. On perd donc l'intérêt du film. DE PLUS, le film se base énormément sur de l'humour pipi-caca et c'est lourd, pas drôle et gâche certains moments et développements du film.
En résumé, ce film avait un très bon potentiel gâché par des caricatures d'enfants et un humour pipi-caca très mauvais.
Afficher en entierJe ne sais quoi penser de ce film... Etant une grande fan de films historiques, et au vu du potentiel dont le film disposait (le sujet, le réalisateur, les acteurs, les décors et les sources d'information, la reconstitution à l'identique des trois caravelles mythiques, LA MUSIQUE...), je m'attendais à porter ce film aux nues. In fine, non. Ce film a effectivement toutes les qualités requises pour être un excellent film historique : même si je suis toujours un peu rebutée par Depardieu, force est de constater que personne n'aurait pu jouer le rôle de Colomb mieux que lui ; Sigourney Weaver est absolument magnifique dans son petit rôle néanmoins fort surprenant de la reine Isabelle, que je m'attendais à voir représentée beaucoup plus psychorigide et stricte (on rappelle que cette femme a instauré L'INQUISITION, hein. C'est violent.), et non pas ouverte d'esprit et rayonnante ; les autres acteurs ne sont pas en reste et le film nous fait véritablement voyager, à l'image de l'esprit rêveur et insatiable de découvertes qu'était Colomb. Alors, qu'est-ce qui coince ? Un mini-reportage dans les bonus du DVD nous explique que Ridley Scott, le grand Ridley, n'a pas conçu son film comme un film historique mais comme un film de science-fiction, à l'instar de ses précédents chefs-d'oeuvre. Et effectivement, cela se ressent dans la réalisation, dans la façon de voir les choses. BEAUCOUP. En effet, la vie de Christophe Colomb dépasse de loin la fiction tant ce qu'il a entrepris est extraordinaire. Cependant, cette hybridité m'a semblé incongrue et pas à sa place. D'où le fait que j'ai trouvé ces deux heures trente de film bien trop longues alors que pourtant nécessaires (quatre voyages ne se racontent pas en moins de deux heures). Je reconnais les qualités du film, ainsi que sa déconcertante ingéniosité, et je recommande de le voir au moins une fois dans sa vie. Néanmoins, ce que je retiendrai de cette oeuvre pour ma part, c'est la musique magistrale de Vangelis, dont le thème central de cette bande soundtrack a surpassé le film à mes yeux en terme de postérité.
Afficher en entierBien plus qu’une simple comédie romantique !
Pour tout vous dire, j’attendais beaucoup de ce film, j’avais espoir qu’il se détache du lot, qu’il ne soit pas un énième téléfilm de l’après-midi, parce que, si j’avais voulu en regarder un, je serai restée chez moi. Et ô miracle, de Noël peut-être d’ailleurs, ce fut totalement le cas, quel bonheur de se faire surprendre comme ça, d’assister à une histoire tellement plus profonde, que la guimauve habituelle. Alors oui, je veux bien croire que certains seront déçus, qu’ils auraient préféré la facilité, mais très franchement, je trouverai dommage de passer à côté de celui-ci, pour autant. Pour une fois, qu’il est agréable d’aller plus loin, de ne pas rester sur du déjà vu, d’aller au-delà du classique, pour offrir bien plus de sens, surtout en cette période. Cependant, on n’en oublie pas complètement la comédie romantique de saison, elle est tout de même présente, elle fera vibrer n’importe quel petit cœur, mais elle cache finalement beaucoup plus qu’une histoire d’amour. Effectivement, c’est une vraie réflexion sur notre place dans la société, dans des moments où nous n’avons pas forcément l’impression d’être plus légitime qu’un autre, pur vivre tout simplement. C’est aussi l’histoire d’une seconde chance, celle que nous n’avons pas la sensation de mériter, que l’on gâche, pour se punir, mais que l’on finit par savourer, parce qu’elle nous permet de voir de nouvelles perspectives. Un véritable message qui m’a profondément touché, les signes du destin qu’il faut savoir appréhender, ceux qui vous montrent le bon chemin et l’aide qu’il faut parfois accepter, pour pouvoir avancer. Autant dire que Paul Feig a réussi son pari, je suis littéralement tombée sous le charme de sa réalisation, totalement dans l’ambiance, il a su rendre Noël, sûrement encore plus féerique. Tout y est, un Londres sous la neige, des décorations à tous les coins de rue, des illuminations, de quoi en mettre plein la vue à tous les amoureux de cette période, comme moi. Visuellement, c’est absolument sublime, on ressent la magie de ce moment dans chaque fibre de notre corps, c’est simplement beau, ça fait rêver et par-dessus tout, ça fait incroyablement chaud au cœur de baigner dans cette incroyable atmosphère. En ce qui concerne le scénario, voilà sûrement où se situe la plus belle surprise de ce film, il a su se montrer original et plus que tout, tellement surprenant. C’est une intrigue finalement beaucoup plus complexe qu’il va nous livrer, bien plus forte qu’une simple histoire d’amour, c’est plus une leçon de vie. Et bien que je me sois doutée du fond, lorsque tout se dévoilera sous nos yeux, c’est une véritable claque que nous recevrons et qui nous marquera pour pas mal de temps, gravée en chacun de nous. Quant au casting, il est parfait, Emilia Clarke est tout simplement magique, Henry Golding m’a beaucoup touché, Michelle Yeoh m’a fait mourir de rires et j’ai adoré le rôle d’Emma Thompson.
En bref : Un film qui a su se détacher complètement de la simple comédie romantique de Noël, pour aller beaucoup plus loin dans le message passé et ainsi nous offrir un récit bouleversant, sur le véritable sens de la vie, le tout sur une bande son absolument géniale !
Avis complet sur le blog : https://vampiloufaitsoncinma.com/2019/12/10/last-christmas/
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Après avoir manqué la diffusion du film au cinéma à sa sortie, j'ai été ravie de le retrouver dans la sélection du festival cinéma Télérama. Un vrai petit bijou, la majorité des scènes se déroulent dans des écrins de nature magnifiques.
On alterne entre les questionnements adolescents classiques sur la modification corporelle, les relations aux autres (amis, parents,...) et la tension initiée par une situation inédite où plusieurs avis s'opposent. Faut-il privilégier la cohabitation ou le naturel plus sauvage ou bien éliminer la nouveauté jugée comme bizarre ?
Une belle façon d'aborder l'altérité par une fable fantastique où les métamorphoses successives se déroulent nous plongeant au fur et à mesure dans l'univers.
Cette progression je l'ai aussi vécue au cours du visionnage, en prenant peu à peu partie pour les créatures alors que j'avais du mal à accrocher au début.
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