Jack Clayton
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Un très bon film, qui a eut deux oscars, pour les costumes et la musique.
Je ne m'attendais pas à accrocher autant. Les acteurs jouent très bien, même si la voix de Daisy est franchement horripilante... Je pensais qu'il serait assez vieillot, parce que bon, il ne date pas d'hier, mais c'est plutôt un plus, car il apparait plus réaliste que la version bien plus récente de Baz Luhrmann.
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Je trouve que c'est une assez bonne adaptation du livre et que ça n'a rien à envier à la version plus récente de Baz Luhrmann. Cette dernière avait surtout misé sur l'aspect festif du récit, cette version mise plutôt sur l'émotion. On met vraiment en valeur le personnage de Gatsby et sa relation avec Daisy, notamment en reléguant les autres personnages au second plan.
Coté acteur, ils collent tous aux personnages du livre. Robert Redford à largement le charisme nécessaire à l'interprétation de Gatsby.
Le film date un peu, mais je trouve que c'est très bien conservé. On arrive encore à apprécier toute la beauté des décors et des costumes. Il n'y a que le son qui m'a un peu dérangé : la musique est parfois trop forte, rendant les dialogues incompréhensibles, par moment. J'ajouterais que la VF est assez mauvaise, donnant notamment une voix de nunuche à Mia Farrow, rendant ainsi le personnage de Daisy inutilement niais
Le seul vrai défaut que je trouve à ce film, c'est un certain manque de rythme. Pas mal de scène aurait pu être condensé pour dynamiser l'ensemble
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J'avoue que j'ai préféré la version de DiCaprio, que j'aie trouvée plus fidèle au livre. Mais j'aime beaucoup Redford et Mia Farrow est convaincante en Daisy légère et superficielle (moins mélancolique que l'autre actrice). J'ai moins aimé l'acteur de Nick Carraway aussi, mais tout ça n'engage que moi. Parce que sinon ça reste un très beau film avec de bons acteurs, c'est vrai qu'il y a quelques longueurs cependant.
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Presque 10 ans après le chef d’œuvre de George Stevens tourné en 1951 (Une place au soleil, avec Elisabeth Taylor et Montgomery Clift), Jack Clayton qui avait commencé en travaillant pour les studios Denham d’Alexander Korda, fait ses début avec ce premier long métrage construit sur un canevas similaire. Le scénario des "Chemins de la Haute ville" se présente comme une satire sévère du système des classes sociales de l'Angleterre d'après guerre, et lui vaudra d'être ensuite considéré comme l’un des fers de lance du réalisme cinématographique britannique. Cependant, derrière la critique sans concession, ce film s'avère être aussi le récit amer d'une initiation amoureuse ratée. Joe Lampton, jeune homme impulsif et immature, convaincu "que l'on peut aimer n'importe quelle femme", découvrira trop tard les dégâts causé par son impatience arrogante. On peut ainsi voir ce film comme une sorte de variation sur le thème des "liaisons dangereuses", ainsi qu'un portrait à charge cinglant de la lâcheté masculine. La composition parfaite de Simone Signoret lui vaudra un prix d’interprétation à Cannes et l'Oscar de la meilleure actrice en 1960.
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Un véritable bijoux oublié du cinéma! Magique.
Je crois qu'il faut le voir pour comprendre.
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Une très bonne adaptation de la nouvelle éponyme de Fitzgerald. Les acteurs correspondent à leurs personnages.
J'ai trouvé Robert Redford excellent. Il faisait un peu plus "homme" que DiCaprio, si ce n'est que Di Caprio fait plus fragile et tourmenté. Redford incarne à merveille la classe américaine, et si il ne montre pas grand-chose, tout passe dans ses regards et c'est juste magnifique. Gatsby est le personnage qui m'a le plus touchée. On pense que c'est un être superficiel à l'ego surdimensionné, mais de tous ces personnages, c'est lui le plus humain et vrai dans ses sentiments. Il m'a paru moins fuyant que le Gatsby de Luhrmann. Il m'a émue également parce qu'il fait tout ça par amour pour Daisy. Il se serait tué si elle le lui avait demandé. Toute cette fortune accumulée uniquement pour elle…
Daisy est également un personnage très ambigüe. Au début, on ne peut que ressentir de la compassion pour elle, jeune femme mal mariée et trompée régulièrement par son époux. Spoiler(cliquez pour révéler)Puis on découvre qu'elle est également irresponsable, insouciante, égocentrique, se réfugiant derrière son argent après avoir brisé les personnes, comme le dit si justement Nick. Je me demande même si elle est capable d'aimer un homme pour lui-même. Son confort domestique compte plus pour elle que son amour. De plus, c'est elle qui a causé l'accident responsable de la mort de Myrtle, mais elle ne l'avouera jamais. C'est Gatsby, encore et toujours, qui sera là pour elle, et qui en paiera le prix fort. Mia Farrow incarnait avec encore plus d'excentricité que Carey Mulligan Daisy. Spoiler(cliquez pour révéler)Si j'ai eu pitié pour Carey Mulligan, Mia Farrow m'a juste… dégoûtée par sa lâcheté.
Tom est un personnage qui m'a dégoûtée. Raciste, machiste, il trompe sa femme à tour de bras mais ne supporte pas qu'elle en aime un autre. Il était pathétique. Il est exactement comme sa femme, par bien des égards.
Myrtle est également un personnage émouvant. On la sent malheureuse dans son mariage, et on devine qu'elle aurait préféré un train de vie infiniment plus grandiose.
Enfin, Nick est un personnage qui a un caractère relativement facile. Témoin silencieux de la tragédie qui se déroule sous ses yeux, il reste fidèle à Gatsby. Il ne prend parti pour personne, il est là et observe tout. J'ai préféré ce Nick à celui joué par Tobey Maguire. Il faisait plus vrai, plus élégant, aussi, en somme moins bête et plus normal.
En résumé, ce film, et avant lui le livre, brosse le portrait d'une Amérique individualiste, ivre de fêtes et de réjouissances, qui cherche à noyer les horreurs de la guerre dans l'alcool et les plaisirs. Mais cette richesse et cet engouement pour l'argent cachent en réalité une vérité tragique et de profondes fêlures, qui ne demandent qu'à être mises à découvert.
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Film vu peu après avoir lu le livre dont il est tiré. J’ai donc pu repérer tout ce qui changeait ou pas par rapport au livre. Au début, j’ai eu un peu peur que ce soit trop un copié-collé du roman. Finalement, il m’a servi surtout de complément, m’a permis de repérer tous les minuscules éléments qui ne se repèrent pas forcément dans l’histoire au premier abord. Spoiler(cliquez pour révéler)J’ai pu par exemple comprendre pourquoi ce panneau avec les yeux du docteur était si important, dresser un parallèle entre le couple Gatsby/Daisy et Myrtle/je sais plus qui le mécano. Ressentir aussi combien le père de Gatsby était déchiré par la mort de son fils, et larguer ma petite larmichette. Oui, Gatsby est magnifique. Tout est très bien réalisé dans le film, l’ambiance années 20, les acteurs très bons et expressifs. Il y a un peu plus de froideur que dans le roman néanmoins. A noter que la version française a des voix plutôt horribles pour les personnages féminins, tandis que la VO a un bien meilleur charme. La musique est super aussi, un peu répétitive, mais ce doit être fait exprès. Ce film rend très bien hommage au livre qu'il adapte.
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Biographie
Jack Clayton, né le 1er mars 1921 à Brighton, et mort le 26 février 1995 à Slough (Royaume-Uni), est un producteur, réalisateur et scénariste britannique qui se spécialisa dans l’adaptation d’œuvres littéraires.
Clayton commença sa carrière en travaillant pour les studios Denham d’Alexander Korda où, arrivé comme garçon de courses, il devint progressivement monteur.
Après avoir servi dans la Royal Air Force pendant la Seconde Guerre mondiale, il devint producteur associé pour plusieurs films de Korda, avant de diriger le court-métrage "The Bespoke Overcoat" (1956) basé sur l’adaptation théâtrale (1953) que fit Wolf Mankowitz (en) de la nouvelle de Nicolas Gogol, "Le Manteau" (1842). Ce film resituait l’action de l’histoire de Gogol dans un entrepôt de vêtements de l’East End de Londres et faisait d’un pauvre juif le fantomatique protagoniste.
Son premier long-métrage fut "Les Chemins de la haute ville" (Room at the Top, 1959), un réquisitoire sévère contre le système des classes britannique ; le film remporta deux oscars — dont l’Oscar de la meilleure actrice décerné à Simone Signoret — et valut à Clayton une nomination pour l’Oscar du meilleur réalisateur et fut considéré comme l’un des films fers de lance du mouvement du réalisme cinématographique en Grande-Bretagne.
Clayton poursuivit avec ce qui allait devenir un classique du cinéma fantastique : "Les Innocents" (The Innocents, 1961), une histoire de fantômes tirée du roman de Henry James "Le Tour d’écrou". Clayton ensuite demeura inactif pendant durant plusieurs années ; il allait d’ailleurs faire suivre chacune de ses réalisations d’une longue période d’inactivité pendant toute sa carrière.
Il réalisa "Le Mangeur de citrouilles" (The Pumpkin Eater, 1964), "Chaque soir à neuf heures" (Our Mother’s House, 1967), puis, sept ans plus tard, une grosse production américaine, l’adaptation éponyme du roman de Francis Scott Fitzgerald, "Gatsby le magnifique" (The Great Gatsby, 1974). Le film fut un échec et, sans doute à cause de cela, il fallut attendre neuf ans pour retrouver Clayton derrière la caméra, pour une adaptation du roman de Ray Bradbury, "La Foire des ténèbres" (Something Wicked This Way Comes, 1983), qui reçut un accueil tout aussi mitigé.
"The Lonely Passion of Judith Hearne", son dernier long-métrage (1987), réalisé en Grande-Bretagne, fut l’occasion pour Maggie Smith de montrer toute l’étendue de son talent, en interprétant le rôle d’une veille fille se débattant avec le vide de son existence. Le film valut enfin à Clayton les premières critiques élogieuses depuis de nombreuses années. Il allait retrouver Smith en 1992, pour un téléfilm cette fois : "Memento Mori", tiré d’un roman de Muriel Spark ; Clayton en écrivit également le scénario.
Source: (Transmettre le cinéma.com)
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