Ladj Ly
Réalisateur
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Les derniers commentaires sur ses films
Un film recommandé par un ami. J'avais peur d'être déçu mais en réalité le film est vraiment pas mal. Je ne spoilerai pas mais c'est riche en rebondissements et ce film m'a surpris. Le casting est intéressant.
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Un film sans temps mort, ou l’on suit une fratrie, pendant une émeute, touché par la mort de l’un des siens.
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Film peu intéressant.
Il n'y a là qu'un amas de scènes "stylées" pour faire peur avec un scénario fantasmé de guérilla urbaine. Les personnages sont creux et leur évolution inexistante. Le retournement de veste d'Abdel ne tient pas debout et la fin est complètement ahurissante.
Les scènes qui pourraient faire ressentir la peur que génère une émeute sont trop courtes et coupées comme dans un film d'action. On passe à peine sur la douleur du deuil des personnages principaux... Aucunes émotions donc... Peu d'intérêt.
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J'ai beaucoup aimé les plans séquences, et ce film reflète malheureusement une actualité qui ne peut que s'empirer.
On sent bien la galvanisation des jeunes dans cette lutte, la révolte qui dégénère, le "leader" qui ne sais plus que choisir entre sa famille et son but.
Par contre je n'ai pas réussi à me sentir triste dans les moments qui étaient sensés l'être.
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Une plongée plus que réussie dans le monde des quartiers, de la violence quotidienne, avec le pari réussi de montrer qu'elle n'est pas que d'un côté, qu'il y a de nombreux facteurs pour l'expliquer et qu'un petit rien peut mener à un conflit qu'il sera difficile d'arrêter.
C'est très bien écrit et filmé, les acteurs font bien le boulot, il me manque juste, comme pas mal de monde, un petit plus pour apprécier les personnages, qu'importe le côté.
Un film que je reverrai avec plaisir.
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Film extrêmement d'actualité en 2023. A voir absolument.
Il met quand même un peu le cafard.
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Je classe le film en liste bronze presque uniquement pour sa réalisation, parce que sincèrement, j'ai jamais vu ça ailleurs. Quelques scènes de Bac Nord de Cédric Jimenez peuvent un peu s'en rapprocher, mais Romain Gavras pousse le curseur tellement plus loin. Proche de l'expérimental, il est allé au bout de son idée de réaliser un film de banlieue exactement comme un film de guerre. En plus, quasiment uniquement en plan séquence et avec une musique de tragédie grecque. Le résultat est extrême, brutal, violent, viscéral, mais c'est une proposition impressionnante de maîtrise technique. Rien que pour ça, j'estime ne pas avoir perdu mon temps devant ce film.
Mais alors le reste... Clairement je suis passée à côté.
Le scénario m'a semblé vraiment pas fou, trop binaire. Les policiers contre les habitants des banlieues, dans un pur dialogue de sourds, avec BFM en toile de fond. Quelques personnages émergent du brouhaha, mais l'empathie ne se fait pas réellement, car on n'arrive à se projeter dans aucun d'entre eux, trop définitif, trop violent, trop extrême. Si au début on tend à nous montrer, à travers les deux frères Abdel et Karim, qu'il existe des nuances dans les positions des habitants, des gens plus modérés, on aura vite fait d'uniformiser tout ça, par un retournement de situation m'ayant semblé assez artificiel, et une escalade de violence devenant absurde. Quoi qu'il en soit, ça renforce l'impression de malaise et d'oppression devant une guérilla urbaine sans but, et où l'émotion, comme le deuil des frères par exemple, ne nous atteint pas.
Plus philosophiquement, j'ai vraiment du mal à comprendre le message du film.
J'ai lu que le réalisateur avait travaillé avec les habitants du quartier, les faisant par exemple tourner comme figurants. Je pensais donc naïvement que le but était de leur donner la parole, de redorer un peu leur blason, auprès d'un public qui n'a souvent pas mis un orteil de sa vie en banlieue, mais qui a pourtant un avis très définitif à leur sujet. Sauf que le film est tellement brutal que c'est plutôt l'inverse qui se produit à mon sens. On a beau critiquer frontalement dans ce film le rôle des médias et de l'extrême droite, qui ne montrent, retiennent et instrumentalisent que le négatif, on fait exactement la même chose ! Comment voulez vous que le franchouillard moyen ne se conforte pas dans son idée qu'il faudrait y mettre un coup de bulldozer, quand il voit ça ? Comment voulez vous qu'il soit en empathie avec des émeutiers excessifs ou un fiché S repris de Daesh Spoiler(cliquez pour révéler)ou un ex militaire fratricide ? Comment voulez vous qu'il ne fasse pas le calcul de l'argent de ses impôts utilisés dans ses quartiers, avant et après, pour remettre en état ?
Oui, ce n'est qu'une fiction, au trait largement grossi en plus, mais encore faut il la lucidité pour le voir et le comprendre. Et sur ce sujet, ce n'est pas vraiment le courant dominant. Pour moi réalisateur et scénariste n'ont pas réfléchi à comment la société allait recevoir ce film. Même si je n'ai pas de doute qu'ils voulaient bien faire, j'ai le sentiment que pour la plupart de gens, ça va plutôt se retourner contre eux. L'ambiguïté de la fin n'arrangera rien d'ailleurs. Spoiler(cliquez pour révéler)Abdel choisit d'aller à la solution la plus extrême, alors qu'il était modéré au départ, à cause de la mort de Karim, mais aussi parce qu'il ne croit plus l'explication officielle. Il ne croit plus que c'est un groupe d'extrême droite et non les policiers qui ont commis le 1er meurtre - complotistes bonjour. Sauf que c'était bien l'extrême droite. Faisant donc basculer dans l'absurdité absolument tout ce qu'on vient de voir. Tant de violence finalement pour rien, ou a minima dirigée vers les mauvaises personnes.
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Pensé comme le second film d'une trilogie avec "Les misérables", film largement acclamé, Bâtiment 5 s'intéresse aux locataires d'un bâtiment qui vont être expulsés...
Ladj Ly a lui même connu une histoire de sinistre et d'expulsion et il met donc une partie de sa vie dans ce film qui, malheureusement, ne retrouve pas toute la force de son premier film. La faute à un scénario qui manque d'équilibre entre ses divers sujets. La campagne pour l'élection du maire, par exemple, n'est finalement que peu traité et aurait presque pu disparaitre du film sans que cela se remarque. Cependant, Anta Diaw, comme l'ensemble du casting, livre une grande performance et il y a indéniablement une réalité dans la situation mise en avant par Ladj Ly. Il y a des gens, des êtres humains, dans des situations humainement insupportable, mais qu'on cherche à minimiser. Et ça se devait d'être raconté !
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J'ai rarement (jamais ?) été vraiment pleinement emballée par un "film de banlieue". Je suis pourtant convaincue qu'il y a des choses à dire, à montrer, et surtout, des talents qui ne demandent qu'à être mis en lumière. Mais les films sur cette thématique me semblent systématiquement maladroits sur bien des aspects. A l'instar de Cédric Jimenez, optant pour un ton quand même assez controversé et critiquable dans Bac Nord ; de l'ultra esthétique Athéna de Romain Gavras, passant à côté de son message ; de Bâtiment 5, de Ladj Ly aussi, au scénario complétement aberrant en termes de représentation du fonctionnement des institutions.
Ce film n'échappe pas à ce constat, avec tout de même quelques grosses maladresses et erreurs d'écriture. Spoiler(cliquez pour révéler)J'ai trouvé notamment affligeante la représentation de la communauté gitane, très gros bras et "mange tes morts". Puis la scène du lion, sans commentaire. Vous vous souvenez, il y a quelques années, du clash de David Lopez par vidéos YouTube interposées ? Bah ce moment est quasiment copié/collé. Outre le manque de finesse, je trouve ça dingue quand, comme le réalisateur, on a soit même vécu la discrimination et les préjugés, de caricaturer ainsi une autre communauté minoritaire. C'est trop compliqué d'avoir une vision d'ensemble et du respect pour tout le monde ? De ne pas écraser une autre communauté pour se valoriser ?! Autre exemple de maladresse : la fin. Ce n'est pas comme si La Haine avait déjà, à très peu de chose près, proposée la même. Puis ce n'est pas comme si c'était une critique récurrente faite au film de banlieue, de systématiquement raconter la même intrigue depuis 30 ans et donc de lasser tout le monde...
Mais, j'ai néanmoins trouvé intéressante et équilibrée la structure du film. Sa façon de montrer du bon et du mauvais chez les policiers comme chez les habitants du quartier. Les deux points de vue sont explicités et compréhensibles. On ne joue pas à l'arbitre, on ne cherche pas à donner raison à l'un ou à l'autre. Certains diront que ce n'est pas courageux, que ça ne dit rien au final, que c'est trop facile de critiquer sans proposer de solution. Moi j'ai au contraire apprécié ce ton pondéré, sur un sujet déchaînant habituellement des passions, sur BFM TV comme dans les barres d'immeuble. Ici, je trouve qu'on a un point de départ plus sain pour un débat, pour recréer un dialogue.
J'avoue aussi que la réalisation nerveuse m'a embarqué avec elle. C'est un style particulier, qui ne plaira pas à tout le monde là encore, mais qui me semble bien correspondre à l'intrigue.
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Un film sur les cités qui est plutôt bien réalisé de mon point de vue
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