Maïwenn
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Les polémiques autour de la réalisatrice et de l'acteur principal m’intéressent à peu près autant que ma première paire de chaussettes, moi je demande juste à voir un bon film. Comme je le soulignais récemment dans mon commentaire sur "Les trois mousquetaires", ce genre de grosses productions, de couteux films en costumes, c'est rare en France. Si on n'a pas envie que la France ne produise plus que des comédies, des drames et des polars low cost, il faut qu'on joue un minimum le jeu en allant les voir. Ça nous fait pas pour autant cautionner toutes les actions et les paroles des gens qui ont fait le film, en tout cas pour ma part j'ai aucun problème de conscience avec ça. Ceci étant dit, je suis au final mitigée sur le film. Du coup vous l'aurez compris, pas du fait d'a priori ou d'une envie de démonter gratuitement le film, mais bien parce que le rendu ne m'a pas totalement convenu.
Ce qui est déroutant, c'est que j'ai passé un assez bon moment pourtant. C'est tellement simple de dire qu'on n'aime pas un film parce qu'il était inintéressant ou mal fait, mais ce n'est pas le cas ici. Je n'ai pas vu les quasiment 2 heures de film passer. J'ai trouvé ça très distrayant, amusant par moment, il y a aucun temps mort. Esthétiquement, c'est superbe. Versailles, les décors, les costumes, c'est magnifique et on plonge complètement dans l'ambiance.
Aussi, j'ai trouvé ça globalement très bien joué. Maïwenn déborde de fraîcheur et de naturel, qui colle tellement bien à son personnage. Elle est pondérée par un Benjamin Lavernhe qu'on aurait pu perdre dans ce rôle étriqué et codifié, mais qui pourtant brille par la précision et la justesse de son jeu, ne tombe jamais dans le registre comique (ou alors à ses dépends). Je pense vraiment qu'il fait énormément pour ce film, et même que toute la crédibilité du film repose sur lui. Si son interprétation avait été ratée, le film aurait basculé dans un registre caricatural qui n'aurait convaincu personne. Mais ici, on est sur un personnage réaliste, humain, qu'on apprend à aimer au fil du film, peut-être le personnage dans lequel on se projette le plus facilement. Melvil Poupaud peut lui au contraire se permettre un peu plus de folie, avec ce personnage qui justement apporte la touche d'humour au film. Et puis il y a Johnny Depp forcément, premier rôle en français pour lui, un accent qu'il ne peut vraiment pas cacher, des dialogues qui ont probablement été retravaillés en fonction, car il parle finalement très peu et uniquement par des mots ou des phrases courtes. Mais là où il a l'intelligence du grand acteur, c'est qu'il compense par son jeu et son corps ce qu'il n'est pas capable d'exprimer par des mots. Le résultat est atypique, car ce n'est pas une chose qu'on voit couramment, ou alors dans des registres plus sombres (genre Ryan Gosling dans Drive), mais j'ai trouvé que ça fonctionnait très bien. Et sans non plus tomber dans le burlesque ou le grossier, comme ça a malheureusement pu l'être dans beaucoup de ses films de cette dernière décennie.
Maintenant passons à ce qui m'a moins emballé. Le scénario. Le scénario. Et le scénario aussi. Je n'aurais qu'une seule question : où est-il ?! Le film brasse de l'air, il n'y a aucun enjeu, aucun suspense, aucune évolution des personnages. On survole tout, on détaille rien, on ne fait monter aucun enjeu dramatique. On est totalement indifférent au sort des personnages. On n'est pas touché par l'histoire d'amour qu'on nous raconte. On n'est pas ému devant les drames qui apparaîtront. Certaines tensions, querelles entre personnages sont digne d'une cour de récréation. Mais vraiment, encéphalogramme plat.
La narration, on en parle ? Bon ok, elle a le mérite d'être fluide. Mais elle est d'un manque total d'audace ou d'originalité. On ne peut pas faire plus linéaire et cousu de fil blanc. Si ça ne suffisait pas, on a ajouté une encore moins inspirée voix-off. Au secours. Et malgré ça, il y a des choses qu'on a du mal à comprendre, qui manquent d'explication, sur la fin notamment Spoiler(cliquez pour révéler)(par exemple, on ne comprend pas trop pourquoi après la mort du Roi, Jeanne va dans un couvent plutôt que de retourner chez son mari).
Les choix d'écriture qui ont été fait sont clairement d'une justesse historique contestable. Mais ça à la limite, je ne suis pas assez férue d'histoire pour m'en offusquer, je suis prête à tout entendre, mais par contre, si on fait quelque chose, on doit le faire à fond pour moi. Si on m'annonce un film sur une Jeanne du Barry demi-mondaine, scandaleuse et portée sur la chose, on doit me l'apporter quitte a être sanctionné d'une assumée interdiction -16 ans. La série télé Versailles l'a fait par exemple. Mais là le résultat est tellement gentillet et absent de toute sensualité, qu'on a un peu envie de dire "tout ça pour ça ?". Autant faire un drame historique beaucoup plus sérieux, classique et policé dans son traitement des personnages si c'est pour ne pas assumer derrière. Ce film est soit trop, soit pas assez quelque chose, mais il n'est définitivement pas équilibré.
Pour finir, j'ai été totalement déroutée par l'ego et le narcissisme de Maïwenn, qui transpire de ses pores. On est complètement dans le délire mégalo de l'actrice-réalisatrice qui se regarde, et qui a fait un film pour se faire plaisir avant de faire plaisir aux spectateurs, pour se montrer avant de montrer les autres. Elle s'est fait probablement son film parfait, où elle a le droit de porter plein de robes de princesse, d'être pomponnée et chouchoutée par tous, où elle s'entend dire pendant 2h à quelle point elle est belle, où elle s'offre le droit d'embrasser l'acteur américain dont elle dit elle-même être "une groupie". Elle transforme tout en faire-valoir. Même sur l'affiche on ne voit qu'elle, à un moment juste stop, overdose pour ma part.
Ma notation apparaîtra donc peut-être dur à certains, sachant que je répète que je n'ai pas passé un mauvais moment, et je suis sûre que le film peut trouver son public. Mais vraiment, pour ma part, je ne me vois pas classer le film dans une liste plus haute.
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J’adore les films sur l’histoire de France, faut le savoir. Dans l’absolu, ce film n’est pas si terrible que ma note le laisse supposer. Mais après avoir eu de gros doutes / problèmes avec certains aspects historiques et l’âge de l’actrice sensée incarner la comtesse, je me suis renseignée. Et en effet, c’est la cata. Pourquoi faire tant d’erreurs et tourner au burlesque de nombreuses personnalités historiques alors qu’il y aurait tant à prendre dans la véritable histoire de la comtesse du Barry ?
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Fin vraiment triste, film vraiment bien réaliser
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Superbe réalisation, une réalisation qui a eu le choix de prendre J.Deep pendant son interminable procès : audacieux, et pourtant cela fonctionne très bien. Il y a du très bon dans toute cette réalisation. Les scènes sont assez lumineuses.
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Si on évite de trop prendre en compte les aspects historiques peu vraisemblables, cela reste un bon film avec de bons acteurs.
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J'ai adoré❤️
Très beau film d’époque, belle histoire d’amour qui donne envie de retourner à Versailles
Costumes superbes, acteurs excellents, très bon casting, décors somptueux
Ravie de revoir à l’écran #JohnnyDepp (En Fr)
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Je trouve que le film est très bien tourné, les personnages sont très bien dans leur rôle.
Je trouve dommage qu'on n'a pas pu aller jusqu'à la fin de la vie de madame de Barry (guillotine) et que le film soit bâclé par un narrateur.
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Avec ce film, Maïwenn revient sur l'histoire de Jeanne Du Barry, fille du peuple, devenu courtisane, puis favorite officielle de Louis XV...
L'occasion pour Maïwenn de dresser un portrait d'une femme combative qui a du composer avec les convenances de l'époque. L'occasion aussi de faire jouer Johnny Depp en français et, soyons franc, il n'a que peu de choses à dire (critiquer le peu d'accent qu'on entend est une aberration pour le coup). Mais surtout l'occasion de confirmer une fois de plus Benjamin Lavernhe, dans un rôle plus important qu'on ne le croirait, comme un des grands acteurs du moment. Jeanne du Barry est un film plus passionnant que je ne l'aurais cru !
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Toujours le même problème de dialogues trop modernes lorsqu’il s’agit d’un film français, c’est dommage. Pareil pour les coiffures souvent trop « années 2020 », ainsi que certaines perruques, tissus et coupes de vêtements.
Des personnages aux comportements très caricaturaux… mais peut-être était-ce la volonté de la réalisatrice ?
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J'ai beaucoup aimé le film de et avec Maiwenn, on passe par toutes sortes d'émotions, et là où dans d'autres longs métrages la Comtesse du Barry est souvent décriée comme une femme de petite vertu, volage et exubérante sans chercher à creuser plus loin, ici j'ai appris à y connaitre et à y apprécier au contraire une femme issue d'un milieu modeste, qui aimait lire par dessus tout, qui avait énormément d'affection pour Adolphe le fils du comte Du Barry qu'elle considérait comme son propre enfant et bien sûr qui était sincèrement éprise du roi Louis XV, concernant ce dernier d'ailleurs j'avais un peu peur de Johnny Depp dans ce rôle mais finalement il s'en sort très bien même si son petit accent anglo-saxon tranche avec le fait qu'il est censé incarner un roi de France, bravo également à tous les autres acteurs notamment Benjamin Lavernhe dont le personnage n'est que tendresse et dévouement envers la comtesse.
Par contre j'ai trouvé dommage que le personnage du Duc de Richelieu incarné par Pierre Richard n'ait que peu d'importance dans le scénario au final.
Ceci dit, ce film se laisse regarder et apprécier à sa juste valeur et les plans sur le château de Versailles sont magnifiques, un point positif également pour les costumes qui nous plongent bien à l'époque de la France au XVIIIème siècle même si la Comtesse du Barry dés son arrivée au château va se charger de bouleverser toute la mode vestimentaire de la cour.
La voix off ne m'a pas dérangé outre mesure et j'ai trouvé qu'elle s'intégrait bien à l'ensemble sans tomber comme un cheveu sur la soupe.
C'est un film que je reverrai un jour sans problème.
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Biographie
Maiwenn le Besco passe une enfance marquée par la présence d'une mère, l'actrice et journaliste d'origine kabyle Catherine Belkhodja, qui souhaite faire d'elle une star de cinéma. Devenue adulte, la comédienne évoquera ces premières années dans un one woman show, Le Pois chiche, spectacle autobiographique et acide qui remporte un beau succès critique et public. En 1981, elle apparaît pour la première fois à l'écran, à 5 ans, dans L'Année prochaine... Si tout va bien de Jean-Loup Hubert. A 7 ans, elle joue le rôle d'Isabelle Adjani enfant dans L' Eté meurtrier de Jean Becker. Dans Lacenaire, aux côtés de Daniel Auteuil, elle interprète Hermione, un personnage qu'elle partage avec sa jeune soeur débutante, Isild Le Besco.
Le premier grand rôle de Maïwenn est celui de La Gamine, une ado turbulente, face à Johnny Hallyday en 1992. A 15 ans, elle rencontre le réalisateur Luc Besson qui deviendra son petit ami et la fera tourner dans Léon et Le Cinquième élément (1996). Après s'être consacrée à l'écriture du Pois chiche, Maïwenn fait son retour au cinéma en 2003 en incarnant, en compagnie de Cécile de France, l'une des héroïnes du film d'horreur très remarqué Haute tension d'Alexandre Aja. Séduit par sa forte personnalité, Claude Lelouch lui confie un des rôles principaux de sa fresque sur Les Parisiens (et de sa suite, Le Courage d'aimer).
Prolongement de son one woman show mais aussi de son court métrage I'm an actrice (dans lequel elle dirige sa propre fille Shanna Besson en 2004), Pardonnez-moi, premier long métrage réalisé par Maïwenn, sort en 2006. Avec ce portrait de famille décapant aux allures de Festen à la française, l'actrice-réalisatrice brouille malicieusement les pistes entre réalité et fantasme. Dans une veine tout aussi personnelle, elle signe en 2009 son deuxième long métrage, Le Bal des actrices, réflexion drôle et décalée sur les comédiennes et les images qu'elles véhiculent.
En 2011, elle fait sensation avec Polisse, film qu'elle réalise, scénarise et interprète, qui obtient le Prix du Jury à Cannes. A mi-chemin entre le documentaire et la fiction, ce film raconte, d'une manière très réaliste, le quotidien d'une Brigade de Protection des Mineurs dans laquelle on retrouve le rappeur Joey Starr, à ce moment compagnon et acteur fétiche de Maïwenn.
Source : Allociné
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