Les commentaires appréciés par DrunkenSailor
En adaptant le roman de Steinbeck, la crise économique de 1929 vécue par des paysans de l'Oklahoma, John Ford trouve dans ce texte un terreau idéal pour exploiter ses thèmes de prédilection: l’homme face à l’injustice, ou encore le conflit des générations devant la modernisation de la société. Plus qu'un film documentaire, ce sera l’une des plus poignantes et plus violentes dénonciations de la misère que l’on ait vue sur un écran. Pour lui, comme pour Steinbeck, le progrès est générateur d'exclusion et de souffrance. Depuis l'Oklahoma jusqu'en Californie, Ford et son équipe choisiront de suivre le chemin des Oakies et tourneront l’essentiel des séquences en milieu naturel, inaugurant le road-movie à l'américaine, tout en se plaçant aux plus près des pauvres et des délaissés. Avec des accents marxiste d'une puissance étonnante, le discours de Tom clôturant le film le définit comme un archétype, un héros social appelé à se disséminer dans toutes les figures d’indignation du pays. Formellement, noirs et blancs charbonneux, surimpressions et gros plan dramatiques évoquent le cinéma d'Eisenstein, et contribue aussi à rapprocher le film d'un courant résolument engagé. Ironie du sort ou logique immuable du système, la Chase National Bank, principale actionnaire des sociétés foncières qui expulsaient les fermiers du Middle West au cours des années précédentes, n'eut pas à se plaindre de ce film social qui dénonçait ses propres pratiques. Productrice du projet, elle en retira de substantiels bénéfices...
Afficher en entierUn western auquel je n'ai pas accroché. Russel Crowe se répète un peu dans ses rôles même s'il a un regard intense (c'est encore lui qui m'a le plus convaincu). Pour une fois, Christian Bale manquait d'incarnation, mais c'est peut-être son personnage faible qui veut ça. Quant à Logan Lerman, son personnage comme son jeu sont à baffer! J'ai eu du mal à m'attacher aux personnages, leurs objectifs m'ont laissée indifférente (oui oui, même celui de Dan de sauver sa famille...) et le film n'a pas de ton qui lui est propre, il recèle une ambiance trop classique, déjà vue. Pour finir, je me doutais Spoiler(cliquez pour révéler)que quelqu'un allait y passer, alors ouah! quelle surprise quand Dan s'est fait tirer dessus! Le rebondissement du siècle! Je mentirais si je disais que je me suis ennuyée, le problème c'est que je n'ai pas non plus pris de plaisir à le voir.
Afficher en entier"Lawrence d'Arabie" est mythique et rien de plus normal à ça. Des interprètes exceptionnels (Peter O'Toole, Omar Sharif, Alec Guiness), des images à couper le souffle et une musique grandiose. C'est une grande fresque épique que je trouve passionnante dans les deux premières heures (mais qui s'essouffle sur la fin). On voit le personnage de Lawrence s'élever au rang de héros puis être progressivement détruit, donc toute cette épopée historique qui nous est présentée sert aussi à suivre le cheminement de Lawrence. Un film qui marque assurément. Et le premier que j'ai jamais vu, je viens de m'en rendre compte, à ne comporter aucun personnage féminin. Surprenant dans un film de 3h40!
Afficher en entierLe désert.
Du sable à perdre de vue.
Le soleil qui au loin vacille.
C'est le zénith.
Sur son chameau, un enfant attend. Il sait que par cette chaleur, il peut mourir. Et pourtant, il espère, il attend.
Un homme est parti chercher un des siens. Il attend son retour.
Tiens, un point au loin. Avec les rayons du soleil, il se transforme en une tâche trouble.
On entend les premières notes d'une musique. De la musique.
Le point se rapproche. Non, c'est un mirage! Sous cette chaleur, sans eau, seul, l'homme n'a pas pu revenir! Il ne peut pas avoir ramené son frère!
La musique s'accentue. Les notes deviennent plus distinctes. La silhouette de l'homme sur son chameau devient plus distincte.
Lawrence d'Arabie est revenu...
L'une des plus grande scène de tout le cinéma, l'une des plus grande musique de tout le cinéma. Lawrence d'Arabie: c'est le cinéma.
Afficher en entierJ'ai vu ce film quand j'avais 9ans. Falcor me terrifiais, la scène avec le loup également. La scène avec les deux sphinx et le chevalier m'a juste traumatisé... Mais je l'adorais quand même !
Afficher en entierJe suis extrêmement déçue de ce film. Je voulais le voir depuis longtemps déjà parce qu’il aborde sous un angle atypique masculin le monde du striptease et plus largement des night-clubs, de la danse aguicheuse sur laquelle se déversent strass, paillettes et billets. Le synopsis me faisait grandement envie, et j’avais à l'esprit l'idée que l’envers de ce décor racoleur nous serait dévoilé pour la première fois à l’écran si je ne me trompe pas, et qui plus est au travers de protagonistes masculins, aspect plutôt rare. Malheureusement pour moi, je me suis faite avoir sur toute la ligne, car ce film ne tient pas ses promesses. Une fois mais pas deux, et il n’est certainement pas dit que je regarderais la suite sortie l’année dernière. J’aurais peut-être dû mieux me renseigner à son propos car je m’attendais au visionnage d’une comédie dramatique, et non pas d’une comédie romantique clichée et niaise.
Magic Mike n’a strictement aucun intérêt, si ce ne sont les scènes de striptease. Vous n’avez qu’à regarder les trente premières puis les vingt dernières minutes du film, et vous voyez tout ce qu’il a d’intéressant à offrir. Je ne cache pas que j’ai bien aimé ces scènes, au même titre que toutes celles qui les ont vues avant moi, et je ferai remarquer qu’elles sont plus ou moins vulgaires, bien que je ne considère pas ceci comme un défaut, au contraire : il s’agit bien de striptease et non pas de sexy breakdance, alors je trouve normal le fait qu’elles soient parfois excessives. Cependant, au-delà de ce côté alléchant et torride, il n’y a rien d’autre qui vaille la peine que l’on s’y attarde.
Je n’adhère définitivement pas au cinéma de Steven Soderbergh. En réalité, je déteste plus précisément son style, parce que sa filmographie est diverse et variée, que ce soit au niveau de ses thématiques et des genres auxquelles il les réfère contrairement à Lars Von Trier, par exemple, ce qui peut être perçu comme une excellente chose. Je reconnais que ce réalisateur est loin d’être mauvais et qu’il sait se servir d’une caméra, mais pourquoi applique-t-il un filtre jaune dégueulasse sur les images de ses films ?! Je l’avais noté une première fois dans Traffic, certainement l’un de ses meilleurs films bien que je ne l’ai pas spécialement apprécié, toujours est-il que cette caractéristique visuelle lui est propre et que je peux affirmer sans exagérer une seule seconde que je l’ai en horreur, et ne l’aimerai ni m’y ferai jamais. Hormis ce détail, l’ensemble est indéniablement bien filmé, et l’ambiance du club de striptease parfaitement retranscrite à l’écran et s’avèrant contagieuse une fois que l’on y a goûtée. Cependant, la mise en scène aurait pu être davantage soignée. La bande-son est assez sympathique, quoique je n’en aie pas aimé toutes les chansons, et je ne sais pas si la traduction ou la VF voire les deux sont mauvaises, mais les dialogues sont très mal écrits, à tel point que je m’en pose encore la question, à moins qu’ils ne le soient également dans la version originale. Enfin, les acteurs sont plutôt bons dans leur rôle respectif, sans oublier le fait qu’ils dansent tous très bien. En revanche, l'interprète de Brook joue mal, étant inexpressive.
Comme l’ont souligné les commentaires précédant le mien, l’énorme défaut de ce film réside d’une part dans son rythme agonisant et d’autre part dans son scénario, enfin, si l’on peut encore parler de scénario puisqu’il n’y en a pas : le film est creux, superficiel, vide, à l’image de la représentation que l’on se fait de la pratique du striptease. Il y a bien quelques tentatives infructueuses de semblants d’éléments quelque peu singuliers qui auraient pu s’avérer plaisants s’ils avaient été traités en profondeur (cette réelle envie de refléter une nouvelle facette des stripteaseurs, d’autant plus que ce sont des hommes, le héros qui fuit ses responsabilités, etc…), mais on n’en retient absolument rien, excepté le fait qu’ils ratent leur vie en se donnant ainsi en spectacle. On pressent que le film touche du doigt son objectif tout à fait louable lors de la tournure dramatique qu’il prend vers la fin, mais cet effort n’est pas suffisant pour combler ce vide dont il souffre et l’ennui s’installant tout du long au fur et à mesure, quand on n’est pas tenu en éveil par les acteurs, leur plastique pour certains, et leurs laps-dances devant lesquelles on se refuse à dire non.
En bref, ce film n’est pas celui qui me réconciliera avec ce bon vieux Soderbergh, tout en sachant que j’ai néanmoins changé d’avis : je regarderais peut-être Magic Mike XXL, si je n’ai aucun autre film sous la main. Et rectification : oubliez ce que j’ai écrit plus haut et visionnez seulement les scènes de striptease. Vous aurez tout à y gagner. Ma préférée : https://www.youtube.com/watch?v=SZvivXlPljA
Afficher en entierLe dernier film était bien ficelé, les liens entre chaque films Marvel tenaient parfaitement debout et tout prenait un sens, il y avait une vraie histoire, un vrai but. là ... j'ai l'impression que c'est un film cadeau pour les fans, des clins d’œils, des souvenirs,tout ce qu'il faut pour ravir le vrai fan des sagas Marvel. grosses facilitées scénaristiques sur plusieurs points.
Une fin qui à fait hurler de joie les fans dans la salle.
une fin qui en est vraiment une Spoiler(cliquez pour révéler)pas de scènes supplémentaires poste générique, dommage
Afficher en entierTout simplement magnifique comme réalisation ! La musique est addictive, les acteurs attachants, les images et paysages à couper le souffle ! Je ne me lasse jamais de le revoir !
Afficher en entierJ'ai adoré ce film, il est génial! Je l'ai regardé un nombre incalculable de fois, et je ne m'en lasserais jamais! Je le conseille fort!
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La thématique centrale du film est bâtie autour de la limite de la compréhension humaine. Un sujet que Stanislas Lem (l'auteur du livre éponyme) avait également développé dans un autre roman (plus proche de la thèse universitaire que de de la science-fiction d'ailleurs, mais néanmoins passionnant si l'on apprécie ce style): "La voix du maitre". Ici, il s'agit de la rencontre impossible entre une créature pensante et agissante, et l'équipe de scientifiques chargés de l'étudier. On retrouve dans le scénario les éléments récurrents à l’œuvre de Tarkovski, l'humain se découvrant étranger à lui-même, obligé de chercher une issue à sa frustration dans un au-delà des mots et des idées. L'évolution psychologique du héros est passionnante, et le film, sans délaisser les questionnements chers au réalisateur, reste fidèle au roman. Solaris est un grand film métaphysique, ce que ne sera pas le remake de Soderbergh qui en occultant totalement cette dimension, en gomme absurdement tout espèce d'intérêt.
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