Les commentaires appréciés par Amaranth
Je ressors de la salle fébrile avec une boule au ventre. Énorme coup de coeur.
C'est apparement la première réalisation pour Andrea Di Stefano, et j'ai plus que hate de voir comment va évoluer sa carrière de cinéaste, parce que là ça commence très fort.
Je sais pas si je saurais en parlé maintenant, j'ai encore cette bouboule dans le ventre mais on va essayer, pour commencer la prestation de Josh Hutcherson est absolument poignante, bien mieux que ce qu'il nous propose dans Hunger Games.
Et dans l'ensemble le film est juste un vrai chef d'oeuvre, la capacité qu'a eu le réalisateur a immerger le spectateur dans son histoire est juste incroyable, que ce soit par la narration ou la réalisation, on est totalement plongé au cœur de l'histoire.
Je trouve brillante la manière avec laquelle il montre tout le côté familiale du milieu, a quelle point la famille est importante, et en même temps le contraste avec le revers de la médaille. J'irais presque jusqu’à dire que ça surpasse le parrain sur ce point, ce qui n'est pas peu dire.
Parlons en du revers de cette médaille, et je risque de spoiler un peu ici.
On le voit venir progressivement au travers des yeux de Nico, qui par amour se retrouve au coeur d'une nouvelle famille au mœurs discutable, mais dont il ne pourra jamais se défaire. Nous avons là un personnage qui subit le poids des événements, mais pas qui s'y résous pour autant, il veut s'en détacher, seulement comme je l'ai dis plus haut, c'est une famille dont on ne se détache pas.
Au final le film est incroyablement pessimiste. Certes la première partie a un côté idyllique et optimiste, mais pourtant la scène d'ouverture annonce déja que ce n'est que le prémisse d'un gros bordel, c'est vraiment brillant de la part du réal d'avoir placé cette scène ici, et je trouve que ça influe de manière génial la façon de regarder toute la première partie du film.
Toute la deuxième partie, le gros bordel donc est d'une violence psychologique énorme, a ce point là on est vraiment dans la peau du personnage principal a qui on s'identifie, et on va vivre avec lui chaque événement, et je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler, mais ces événement son durs. Le coup de fil qu'il passe a sa belle soeur est d'une violence psychologique rare, peut être la scène la plus intense du film. C'est a ce moment qu'on se rend plus ou moins consciemment qe tout est perdu, que la happy ending pour laquelle on entretenait encore un espoir s’éteint.
Spoiler(cliquez pour révéler)Parlons maintenant de la fin, parfaitement digne du film.
Le fait que tout se joue sur la suggestion rend le truc encore pire, et surtout, on finit sur une scène très belle et bourré d'optimisme, dans laquelle on voit Nick et son frère débarquer dans cet endroit paradisiaque plein d rêve et d'espoir. Sauf qu'étant conscient de la suite des événement, cet optimisme n'est que pessimisme déguisé et nous rappel le titre parfaitement choisis pour le film, "paradise lost"
Je pourrais rester là a écrire sur le film des heures durant, mais je m'arrêterai là.
Allez le voir. Vraiment, allez-y, ce n'est pas une grosse sortie et je sais que beaucoup passerons a côté, mais si mon commentaire peut en convaincre quelques un d'aller le voir, j'en serai heureux.
Afficher en entier"Imitation Game", ou la tragédie d'un homme qui a toute sa vie été persécuté et contraint de garder des secrets. Incapable de communiquer avec les autres, il préférera décrypter des signaux de guerre. C'est un film très intelligent. On imagine que ça va être très ennuyant parce qu'assez technique, mais non. Tout d'abord parce qu'il y a un humour involontaire de la part du personnage de Turing. Ensuite, c'est de cette tentative de cryptage que vient tout le suspens du film, qui a en plus le mérite de ne pas perdre cet aspect scientifique à la moitié du film comme le faisait "Une merveilleuse histoire du temps". Le film mêle du début jusqu'à la fin la vie personnelle et professionnelle de Turing.
Habituellement, je ne suis pas fan des flash-backs et voyages entre plusieurs époques, mais je trouve que ça fonctionne bien ici. Cela ne rompt pas la fluidité du récit et ne rend pas la lecture moins claire. Ordinairement, on montre comment est le personnage à la base, puis comment il va changer. Ici, on le voit changer, mais je crois qu'on ne comprend qui il est que vers la fin, lorsqu'on apprend Spoiler(cliquez pour révéler)que son amour de jeunesse, Christopher, est mort. Ce n'est qu'à partir de là qu'on réalise que Turing est inéluctablement seul, qu'il traîne un fantôme. Il a perdu le seul être capable de le comprendre, et il tentera de reconstruire son souvenir à travers les maths et la machine qu'il nommera comme lui.. Le film est donc malin dans le dévoilement progressif d'éléments importants.
Et partout, il y a la marque de l'"imitation". Tentative d'imiter la connexion qu'avait Turing avec Christopher à travers la machine. Volonté de Turing d'être comme les autres, d'imiter la manière dont ils interagissent.
Enfin, j'ai aimé le regard neutre et nuancé porté sur ce personnage (quoiqu'il y ait un basculement dans les dernières secondes), la volonté de ne pas nous fournir toutes les réponses. "Imitation Game" est d'une grande maîtrise, est important pour faire connaître Alan Turing, mais est aussi et surtout, un film captivant qui procure une belle émotion.
Afficher en entierUn très bon film. Dallas Buyers Club a comme une sorte de légèreté malgré la dureté du drame vécu par Ron, en fait il est à l'image de ce dernier, hargneux et sincère. L'histoire est passionnante et nous renseigne bien sur comment le sida était vécu, subit par les malades et imaginé par la société ("le sida c'est pour les homos"transmis par le toucher"etc). C'est aussi un film brillant de par sa forme, des couleurs stylisées dans le teintes du paysage Texan, des plans d'une grande liberté mais parfaitement maîtrisés, un montage génial qui m'a vraiment plu, une bonne bande original, un traitement du son important, et bien sûr (comment l'ignorer?) des acteurs in-cro-yables! C'est tellement bien joué... On fait complètement abstraction du fait que c'est un film, qu'il y a des caméras autour d'eux, c'est vraiment fascinant. Pour vous dire, je n'avais pas reconnu Jared Leto, je croyais qu'ils avaient engagé un véritable transsexuel pour le film... Ce film donne une sensation d'intimité, de proximité avec ces personnages et ce qui fait sa force sur pratiquement tous les plans (émotionnel, cinématographique, on peut aussi dire : moral, etc). Dalllas Buyers Club est à voir, avec en plus un bon leitmotiv : Dare to live like a cow-boy.
Afficher en entierUn très bon film qui raconte l'histoire d'un homme noir, libre, kidnappé puis forcé à l'esclavage. Quand on sait que cette même histoire est basée sur des faits réels, on ne peut qu'être encore plus touchés.
Les acteurs sont vraiment extraordinaires et convaincants. De nombreux plans séquences viennent renforcer les émotions. Certaines scènes peuvent être choquantes, j'ai moi-même détourné les yeux sur certaines d'entre elles. Le sang ne me dérange normalement pas, mais c'est tourné d'une façon tellement réaliste que certaines scènes ont été difficiles à voir pour moi.
Entre son histoire passionnante, sa réalisation et ses acteurs, ce film est d'une grande qualité.
Afficher en entierUn film musical absolument épatant.
Certes, Milos Forman véhicule une idée n'ayant pas forcément lieu d'être (Salieri en concurrent presque mortel de Mozart). Cependant, ils étaient rivaux, et il faut garder à l'esprit que ce film romance la vie de Mozart sous quelques aspects inventés.
L'interprète de Mozart, Tom Hulce, est impressionnant. Usant de toutes les expressions humaines possibles, peur, terreur, maladie profonde, angoisse, joie, folie, amour, il nous transporte facilement dans le XVIIIème siècle musical des pays de l'est. Son rire déjanté montre les côtés encore enfantins du compositeur, qui fut projeté bien tôt dans un monde trop adulte et uniquement tourné vers la réussite.
Les émotions transmises par le film sont pures et parfaites. Homme volage, libertin, encadré par de gros soucis financiers, Mozart fut un génie presque incompris de son vivant. Sa musique avait beau s'imposer comme un monument, il n'était pas reconnu à sa juste valeur, et inspirait parfois la jalousie des autres compositeurs (sauf certains tels Haydn, je vous conseille par ailleurs le roman Les confessions de Constanze Mozart, d'Isabelle Dusquenoy).
La fin, que tout le monde connaît, est bouleversante. Milos Forman crée une fin sur les notes du Requiem, plongeant le spectateur dans la tristesse la plus intense. J'ai beau le voir et le revoir, je pleure toujours autant.
A voir, revoir et conseiller, pour tous les amoureux de la musique classique.
Afficher en entierDeuxième film d’une trilogie basée sur le thème de la vengeance, Old Boy est une œuvre forte qui ne laisse pas indifférents les spectateurs : que l’on aime ou pas, on ne ressort pas tout à fait intact du visionnage de ce film.
La force d’Old Boy tient en plusieurs points. Tout d’abord son histoire, d’une implacabilité déconcertante. Alors que la première partie nous plonge dans la perplexité, la suite va se révéler d’une ingéniosité frappante. Dès le début on se retrouve au même niveau que le héros, Oh Dae-Su, dans l’incompréhension de ce qui lui arrive : pourquoi se fait-il enfermer ? Pourquoi l’empêche-t-on de se suicider ? Et enfin, pourquoi le relâche-t-on ? Toute la complexité du film se résume par ces questions. Tandis que la chasse à la vengeance débute le film prend peu à peu une tournure déroutante qui va nous plonger dans les méandres d’un drame qui tournera à l’horreur.
Cette vengeance est un périple qui oscille entre la vie et la mort, comme le résume la simple image d’un homme sur une chaise, suspendu dans le vide. Un compte à rebours est lancé : Oh Daed-Su n’a que cinq jours pour trouver qui est derrière son calvaire qui a duré quinze ans. Son seul indice est un proverbe : « Le caillou et le rocher coulent dans l’eau de la même façon ». Les portes du passé vont devoir s’ouvrir devant cette course frénétique, et la vérité va éclater telle une bombe. Choqués, nous le sommes tout autant qu’Oh Dae-Su, car ce qui se cache derrière son emprisonnement défi les codes moraux et les pensées bienséantes, mais surtout touche presque au ridicule. L’ampleur des conséquences est disproportionnée par rapport au passé, et l’on ne peut s’empêcher de juger de folle la personne qui s’en prend au héros. La fin nous laisse pantois, désarçonnés : tout comme Oh Dae-Su nous nous sommes laissés entraîner dans la folie patente d’une personne et nous avons été manipulés comme de vulgaires marionnettes.
La vengeance est double dans Old Boy, mais surtout elle marque à jamais les personnes qui tentent de s’en acquitter. Les personnages sont prisonniers de cette envie et n’ont aucun moyen de s’en sortir : ils sont sienne à jamais. Ce qui m’amène au deuxième point fort du film : la prestation des acteurs, et de Min-sik Choi en tant qu’Oh Dae-Su. Il campe à merveille cet homme brisé, à la frontière de la folie et de l’animalité. Cheveux ébouriffés telle une crinière, yeux perçants, allure chaloupée d’un chasseur : tout en lui sonne comme un prédateur dans un corps d’homme prêt à sauter à la gorge du premier venu. Sa prestation est d’une justesse imparable. Alors qu’il aurait été facile de tomber dans le grotesque, comme c’est souvent le cas dans ce genre de films, Choi sait maîtriser son rôle à la perfection. Les personnages secondaires ne sont pas non plus en reste et tous nous offres des personnages pris dans les tourments de la vie, si réels et humains de par leurs défauts et leurs choix. C’est une œuvre complexe et humaine que le réalisateur nous offre ici, rendue prenante par la réalisation qui fait la part belle à la violence. Mais sous les coups et le sang, c’est un romantisme qui transparaît, sur un fond de drame Shakespearien. On le ressent surtout grâce à cette BO magnifique, qui contraste grandement avec les images et nous propose une vision poétique de l’histoire.
Déroutant et brillant sont deux adjectifs qui, selon moi, caractérisent parfaitement ce film. On oscille entre vengeance et pardon, violence et amour tout comme le héros. Park maîtrise son film d’un bout à l’autre, et c’est une œuvre magistrale qu’il a su nous présenter.
Afficher en entierJ'ai littéralement adoré ce thriller, qui nous plonge dans un univers angoissant, dérangeant. Natalie Portman est sublime dans son rôle, de même que Vincent Cassel !
Afficher en entierUne claque cinématographique !
Un film brillant, avec un rythme de folie et des acteurs excellents !
Afficher en entier

Un des tout meilleurs film que j'ai pu voir depuis que j'ai commencer la filmographie de Big John.
L'ambiance est terriblement angoissante, travaillé a la perfection. On en apprend progressivement plus sur l'histoire, assez précis pour que ce soit badass, assez énigmatique pour faire flipper.
La brochette d'acteur est fort convaincante, et le film finit en apothéose avec un climax super intense.
Comme quoi ce n'est pas le budget qui fait les grands films ! (même si Carpenter a prouvé qu'il savait composé avec aussi bien un petit qu'un grand)
Afficher en entier