Les commentaires appréciés par Kyriaan
Le titre de ce film est en anglais. Le traitre français est "Miss Peregrine et les Enfants particuliers". Merci de corriger.
Afficher en entierSuperbe film des frères coën avec un coté un peu glauque et toujours un humour décapant. Mais la vrai richesse de ce film réside dans la galerie de personnages tous plus particuliers les uns que les autres.
Afficher en entierIl y a deux films en un, ici. Et si la première partie m’a clairement emballé, avec son monde cohérent, logique, bien construit, j’ai beaucoup moins adhéré à la seconde partie – en commençant par me demander pourquoi il y avait autant de règle chez des gens qui veulent échapper à un système formaté… Du coup, la lenteur du film de la première partie mettait un ambiance oppressante quand la seconde me semblait mettre plus de longueur, tout simplement. Et puis cette fin qui n’en est pas une et qu’il faut faire soi-même… Du coup, j’étais parti à fond mais je ne suis pas entièrement arrivé…J’aurais largement préféré qu’on reste dans la première partie : il me semble qu’il y avait encore plein de choses à dire ou développer…
Afficher en entierUn magnifique western réalisé par le maitre du genre après Sergio Leone, c'est-à-dire Clint Eastwood, devant et derrière la caméra. Le scénario est brillant, les répliques et les dialogues jouissifs pour ne pas dire cultes, les paysages à couper le souffle, la bande-son splendide et les acteurs excellentissimes. Le film est un peu long mais on ne voit pas le temps passer. Les retournements de situation, les rebondissements et les duels de flingues sont menés de façon magistrale et on ne peut que se laisser emporter par l'histoire tragique de ce hors-la-loi. A voir, donc, pour les amateurs du genre.
Afficher en entierUn western exceptionnel, tant sur le fond que sur la forme. Il est dans la lignée des autres films de Sergio Leone, c'est-à-dire grandiose. J'ai été emportée d'un bout à l'autre et je ne me suis pas ennuyée un seul instant. La réalisation est parfaite et magnifie les acteurs qui sont excellentissimes, les paysages incroyablement beaux, et bien évidemment la légendaire musique d'Enio Morricone qui souligne le tout. Cet homme est un génie. Lorsque l'homme à l'harmonica porte son instrument à ses lèvres, le silence se fait et la musique s'élève, glaçante. Le Cheyenne aura pu le constater très vite. Ce film est mythique et domine le genre du western tant il est maitrisé. Certaines scènes cultes y sont pour beaucoup et les dialogues sont jouissifs. J'ai adoré.
Afficher en entierJ’ai beaucoup aimé Drive, et il me tardait de regarder un autre film du même réalisateur à sa suite. Pourquoi ne pas le faire en validant un de ses films dans le cadre du challenge de l’été dernier ? L’occasion rêvée de poursuivre ma découverte de sa filmographie, et de m’en imprégner. Alors je me suis tournée vers l’affiche ô combien dénigrée d’Only God Forgives.
J’ai lu énormément de critiques émises à son sujet ces dernières années, qu’elles soient positives ou négatives, la majorité étant mauvaises, mais je ne m’y suis pas attardée ni même arrêtée : je voulais constater de mes propres yeux la portée des arguments qu’elles avancent à son encontre. Si cette œuvre est à l’origine et la créatrice d’une polémique divisant son public, ce doit être parce qu’elle est provoquante, choquante, révoltante, ou les trois termes à forte consonance à la fois, ses partisans criant au génie et ses détracteurs au massacre. Il faut également savoir que j’adore les thrillers, plus précisément les histoires de vengeance, et que je suis très réceptive à la violence, qu’elle soit justifiée ou non, bien que je préfère évidemment qu’elle le soit.
Et le constat est là : j’ai bien aimé Only God Forgives, titre significatif prenant tout son sens métaphorique à la fin, et ne comprends pas ce déferlement de haine encore alimenté à ce jour, dans lequel il se noie.
Cependant attention : je conçois parfaitement que l’on puisse adorer ou détester voire haïr ce film, qui n’est pas destiné et ne peut pas plaire à tout le monde, à commencer par le fait que tout le monde ne peut pas non plus adhérer au style particulier de Nicolas Winding Refn. Mon avis n’engage que moi, mais je l’adore. Il s’agit d’un cinéma qui me fascine, m’hypnotise. Un cinéma que j’admire et contemple. Par ailleurs, le style de Refn est le sien : il l’impose à ses spectateurs en l’inscrivant au sein de chacune de ses œuvres, les gravant au fer rouge de sa marque, de l’empreinte de sa patte caractéristique, autre aspect que j’adore. Par exemple, une œuvre impersonnelle de ce genre de films ne m’intéresse aucunement, mes réalisateurs préférés ayant eux-mêmes un style unique les définissant, inimitable, je pense notamment à Danny Boyle, aux Frères Coen ou encore à Lars Von Trier, confrère danois de Refn. Refn entre dans cette catégorie de réalisateurs dont le travail est extraordinaire, un travail que j’adore. Je ne cesserai de le répéter, mais j’adore tout simplement sa manière de réaliser un film.
Sa manière absolument parfaite de filmer : ses longs plans colorés se déplaçant de droite à gauche, inversant les directions, toujours millimétrés, méticuleusement sublimés par des jeux d’ombre et de lumière, instaurant tension, suspens, onirisme et action. Je crois pouvoir dire sans exagérer que le visuel des films de Refn est époustouflant, et j’ai été envoûtée par celui d’Only God Forgives. Je n’ai pas gardé le souvenir d’un visuel aussi recherché et travaillé dans Drive, bien qu’il soit magnifique également. Ici, j’ai eu l’impression de faire face à de l’art pur, ce qu’il est en toute objectivité, car on ne peut pas affirmer qu’il brille par son scénario, mais bien grâce à son visuel.
Si la réalisation est par conséquent excellente, la bande-son est à son image, magnétique. J’ai beaucoup aimé les compositions et les chansons interprétées par le policier dont Kristin Scott Thomas désire plus que tout se venger. Les acteurs sont très bons et le casting entier tient ses promesses, leur jeu étant volontairement froid, distançant les personnages de nous, les rendant intenses et charismatiques, mais auxquels on ne peut s’identifier ni s'attacher, inatteignables. En revanche, aucun des personnages, bien qu’intéressants, n’est nuancé, excepté celui de Ryan Gosling, ou creusé, ce que je trouve décevant, car l’histoire aurait justifié leur développement. Et je suis en accord avec les commentaires précédant le mien concernant la violence, qui ne l’est pas, mais ce rude abord de cette thématique ne m’a pas dérangée : sans ces scènes ultra-violentes l’entrecoupant, le film n’aurait plus aucun intérêt, plus aucun impact. Par ailleurs, dès le départ, l’atmosphère du film est malsaine, glauque, et irradiant de noirceur et de violence inextricablement mêlées. L’ensemble est immoral, ponctué de silences et de non-dits, hormis la fin, qui m’a laissée perplexe mais subjuguée après visionnage. Superposée à cela une ambiance surréaliste d'essence fantasmagorique, qui m’a conquise.
Enfin, je reviens sur le scénario, qui est très court et loin d’être original, bien que son traitement le soit, et tout comme le souligne Kyriaan, un parallèle avec le mythe d’Œdipe est à effectuer, ce qui lui confère davantage de profondeur. En soi, il s’agit d’une histoire de vengeance tout à fait banale, mais dont la force brute est indéniable. Elle aurait pu être meilleure, mais je l’ai appréciée à sa juste valeur.
Le seul véritable reproche que je ferai à Only God Forgives est sa lenteur, et qu’il soit pourvu de longueurs qui auraient pu être évitées.
En conclusion, j’ai aimé Only God Forgives, bien que je lui préfère Drive, et espère visionner d’autres films de Refn au plus vite, car ils me happent et me plongent dans son univers avec une étonnante facilité, à laquelle je refuse de dire non. Mais je ne me risquerai jamais à conseiller ce film, car on ne peut pas lui en occulter son extrême violence (l’interdiction aux moins de seize ans qu’on lui a attribuée étant vérifiée), ainsi que son étrangeté, qui ne conviendraient pas. Il faut pouvoir se laisser transporter par ce que l’on voit, alors âmes sensibles s'abstenir, et pour les plus hardis, tentez cette expérience cinématographique : vous pourriez être surpris et n’en ressortirez pas indemnes.
PS : ce film n’est pas un chef-d’œuvre et il a des défauts, mais sa forme m’a plus que convaincue, alors je le range en bronze.
Afficher en entierLe film qui prouva que Bardot était aussi une grande actrice. Pour l'un de ses rares film dramatique, elle explose dans un rôle taillé sur mesure, bouleversante et superbe. Clouzot prouve quant à lui, qu'il était l'un des plus grands réalisateur français, ajoutant encore un chef-d'oeuvre à sa filmographie. La rencontre de deux géants du cinéma français.
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Laurence Anyways, c'est un film qui fait du bien: des acteurs excellents, un sujet pas évident et justement filmé, une belle histoire d'amour, une ambiance prenante, des musiques envoûtantes..
A voir absolument!
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