Lire la suite...
Activité récente
Films ayant des thèmes similaires
On en parle ici :
Evaluations
Critère Note Visuel
Globale 6.9
Scénario 7.4
Images 7.1
Emotions 6.4
Suspense 6.8
Musique 6.9
Acteurs 7.7
Originalité 8.2

Dans les listes de visionnage des Cinenautes
Liste Spectateurs Age moyen
Liste de diamant 16 21 ans
Liste d'Or 36 20 ans
Liste d'argent 52 20 ans
Liste de bronze 38 20 ans
J'ai vu aussi 50 20 ans
Mes envies 51 20 ans
Je n'ai pas apprécié 15 20 ans
Ma PAV(pile à voir) 21 20 ans
Vos favoris l'ont en cinéthèque

The Lobster

Titres alternatifs

Français : Le homard

Date de sortie

France : 28 Octobre 2015

Apprécié pour

Studio

2015
Nationalité : Grec
Voir plus
Présent dans votre cinéthèque :

Synopsis

Ajouté par Jay117 le 29-04-2015
Dans un futur proche… Toute personne célibataire est arrêtée, transférée à l’Hôtel et a 45 jours pour trouver l’âme sœur. Passé ce délai, il sera transformé en l'animal de son choix. Pour échapper à ce destin, un homme s'enfuit et rejoint dans les bois un groupe de résistants ; les Solitaires.

Ajoutez votre commentaire

Envoyer
Spoiler
Max 0/10000 caractères utilisés

Les commentaires les mieux notés

Par Jay117 le 2016-08-19 17:27:28 Editer
OVNI dans le milieu du cinéma, The Lobster n'avait pas grand chose pour attirer les spectateurs dans les salles si ce n'est sa participation au festival de Cannes et son casting.
En effet, son réalisateur grec est encore très peu connu, bien qu'il ait selon moi un grand talent teinté de simplicité qui mérite d'être reconnu.

Certains trouveront sans doute dérangeant ce film qui se joue sur le fil d'une bande-son admirable où les dialogues sont relégués au second plan.
Pourtant, là est toute sa puissance. Tous les acteurs jouent juste, ils sont poignants. Dans l'univers qui est le leur, cette histoire est terrible. Ce film, c'est un drame, ni plus ni moins. Je sais que beaucoup de gens ont dit qu'ils n'avaient pas appréciée cette oeuvre parce qu'ils n'avaient pas pu concevoir ce monde, ils n'avaient pas su y entrer, si bien qu'ils étaient incapables de la juger. Je comprends tout à fait ce sentiment, je crois que c'est une des grandes barrières du cinéma de Lanthimos.
Il est vrai que le film peut parfois sembler long, cela fait partie de ses défauts, surtout dans sa première partie. Mais il est impossible de nier la psychologie tenue par le réalisateur, ce qui est touchant.

Pour autant, malgré cet étrange cocktail de sentiments mitigés, voir ce film est une expérience dont on sort troublé, que l'on ait aimé ce long-métrage ou non, que l'on se soit attaché aux personnages ou non, que l'on ait frémi ou non.
Selon moi, ce film est sans doute un peu trop décalé pour être un chef d'oeuvre, un peu trop contemplatif aussi, mais il n'en reste pas moins une oeuvre admirable que j'ai pris plaisir à voir. Ou plutôt, que j'ai vraiment ressentie lors de mon visionnage, et cela, je crois que ça a pour moi été le grand point fort du film.
Par pwachevski le 2016-12-08 22:26:31 Editer
Mon avis est peut-être un peu à contre-courant des autres, mais personnellement, j'ai beaucoup aimé l'intégralité du film. Je ne pense pas qu'il y ait une première partie intéressante et une seconde partie sans queue ni tête. Il y a certes vers le milieu du film une rupture (la sortie de l'hôtel) qui fait que la première et la seconde partie sont assez différentes, l'une est centrée sur l'enfermement, l'autre sur l'ouverture sur le monde. Mais à part ça, je trouve qu'il y a une continuité, que l'une est la suite logique de l'autre, prolongeant naturellement la réflexion de l'auteur. Il n'y a que comme ça qu'il peut aller au bout de sa réflexion.

Spoiler(cliquez pour révéler)
On présente au départ ce système nous obligeant à être en couple, au risque d'être transformé en animal à la fin de notre séjour, comme totalement absurde et choquant. Les Solitaires sont eux, d'abord présentés comme les victimes. C'est les "gentils" auxquels le spectateur s'identifie, en pensant naïvement qu'ils doivent alors vivres comme nous, chacun fait ce qu'il veut. Sauf qu'on ne sait en fait rien d'eux, c'est juste des suppositions du spectateur. Et quand on découvre que, par contestation, ils ont finalement un mode de vie tout aussi codifié, voire pire, que les pro-couples, c'est seulement à ce moment là qu'on prend conscience de toute l'absurdité l'ensemble du monde dans lequel on est plongé. C'est seulement là que la dimension dystopique (non, ce n'est pas un gros mot réservé aux films pour ados) du film apparait et prend toute son ampleur.
Je pense que le film n'aurait pas du tout eu le même poids si on était "resté dans la première partie". Parce que dans ce cas là, il y a encore un espoir. Si le personnage principal n'est pas satisfait des règles qui lui sont imposées, il a la possibilité de fuir pour vivre d'une façon qui lui conviendrait mieux. C'est risqué, mais c'est un mal pour un bien en quelque sorte, il y a bien d'autres Solitaires qui le font. Or avec la seconde partie, il n'y a plus d'espoir. Quelque soit le camp, David n'est pas satisfait de sa façon de vivre, et se retrouve obligé de mentir.
Mais pour moi le summum du truc arrive vraiment avec la fin. Quand David se décide à retourner chez en ville avec la femme qu'il aime sincèrement. Mais pour cela il doit avoir un point commun avec elle. Et il est incapable d'accepter ce que ça implique : se rendre aveugle. Bref, triple impasse pour le personnage, c'est un drame assez terrible je trouve. Psychologiquement, ce film fait vraiment très fort sur ce point.


Donc bon, l'intrigue dans son intégralité m'a séduite. Les personnages m'ont eux touché. Même les secondaires, on arrive à comprendre leur façon d'agir. Que ce soit John qui est prêt à mentir toute sa vie pour ne pas être transformé en animal. Que ce soit cette fille qui se met à détester sa meilleure amie parce qu'elle s'en sort et pas elle. Que ce soit cette femme qui préfère mourir plutôt que de devenir un animal. Pour moi, ils sont tous profonds, ils vont tous au bout de leurs psychologies. Mais j'ai surtout apprécié, bien évidement, le personnage principal, David. C'est le seul qui prend du recule sur le monde où il vit, il en ressent parfaitement son absurdité. C'est lui qui pense le plus comme le spectateur, et donc l'empathie se fait naturellement.
Spoiler(cliquez pour révéler)
J'ai aussi beaucoup aimé le couple qu'il forme avec "la femme myope" jouée par Rachel Weisz. Car c'est le seul couple qui s'aime réellement qu'on voit dans tout le film. Je les ai vraiment trouvés très touchants pour cette raison. Les scènes où ils marchent bras dessus bras dessous, où ils dansent sur le même rythme, leur langage codé, etc... J'ai vraiment trouvé ça très mignon sans être mièvre.


J'ai tout autant aimé l'ambiance du film. Souvent loufoque, voire même drôle, mais à d'autres moments totalement glaçante. On passe par une large palette d'émotions. Le tout est renforcé par la réalisation, qui est très soignée. Rien qu'avec la musique on est capable de sentir les changements d'ambiance ! Tous les éléments visuels et la photographie sont assez marquants. Les paysages irlandais sont magnifiques. Le rythme est un peu lent, c'est bien le seul défaut que je trouve au film, mais en même temps je pense que ça participe à la mise en place de l'ambiance. Donc bon, ça passe quand même.

La direction d'acteur est très originale. On sent qu'on a demandé aux acteurs de jouer d'une façon particulière, assez "robotique". Souvent en position immobile, avec juste les expressions du visage pour s'exprimer. Et quand ils bougent, on sent que chaque geste est pensé, il n'y a pas de place pour l'improvisation. Ça donne un coté burlesque, qui renforce encore l'ambiance et l'absurdité du film.
Je pense que c'est l'un des plus beaux rôles, voire même LE plus beau rôle, de Colin Farrell. Il n'y a pas beaucoup de film (je dirais même qu'il n'y a que "Le rêve de Cassandre") où il a eu l'occasion de proposer un jeu de cette finesse. Il est ultra touchant dans certaines scènes. Mais en fait, tous les acteurs du film sont bien mis en valeur. Là encore, même les seconds rôles ont de l'importance. Ariane Labed, par exemple, m'a semblé lumineuse, elle a pourtant un tout petit rôle. Bon après j'ai toujours du mal avec Léa Seydoux, c'est définitivement pas une actrice que j'apprécie, mais son coté froid s'adapte bien à son personnage, donc pourquoi pas.

Pour faire court, j'ai tout aimé, sauf peut-être le rythme un poil trop lent. Ce film m'a rappelé la littérature de l'absurde. Tout dans ce film est bizarre et illogique de prime abord. On n'a jamais de vraies explications sur le pourquoi du comment. Les 3/4 des personnages n'ont même pas de nom. Sauf que si on y réfléchit 2 minutes, on joue sur deux tableaux. A la fois le drame personnel du personnage qui est assez évident : son incapacité à trouver l'amour dans ces conditions, l'incapacité de vivre comme il l'entend. Mais aussi sur une critique plus large de notre monde, car oui, on est un peu comme les personnages du film. Qui a jamais traité une irréductible célibataire de vieille fille ou s'est demandé ce qui peut bien clocher chez elle/lui pour qu'il soit encore célibataire ? Le célibat de long date et/ou volontaire est loin d'être quelque chose de communément admis. Sans oublier cette absurdité du "qui se ressemble s'assemble" il faut de la rationalité dans la formation d'un couple, il faut le même age, le même milieu social, la même religion, les mêmes passions, le même niveau d'étude. Ce film pousse juste la logique à l'extrême. Tout ça m'a rappelé cette littérature de l'absurde, les œuvres de Beckett, Kafka, Camus et co. Vu leur renommé, c'est un sacré compliment que je fais là à l'auteur de ce film.

Les derniers commentaires ajoutés

Par MagEmyOow le 2018-10-24 15:27:29 Editer
Un film totalement unique. Le ton est donné dès la première scène. Une sorte d'univers absurde qui suit paradoxalement très "logiquement" les règles qui sont les siennes. Des personnages qui semblent totalement impassibles, un "humour" mal placé et grinçant. C'est une vraie surprise, et une expérience cinématographique que je salue grandement.
Par Spike le 2018-08-26 17:56:13 Editer
Dans l'ensemble, j'ai passé un excellent moment, mais je peux pas m'empêcher d'être un peu déçu !

J'ai vraiment ADORÉ la première moitié du film. Au bout de 10 minutes je battais déjà des mains comme un gosse, c'est pour dire...
On a là une métaphore de l'ostracisation des célibataires dans la société qui est merveilleusement bien présentée à travers le contexte absurde du film. The Lobster regorge de petites idées scénaristiques qui s'attaquent à cette thématique, j'ai particulièrement aimé les scènes de propagande sur les avantages de la vie en couple... A côté de ça on a une brochette de personnages principaux et secondaires assez sympathiques, souvent définis par un trait unique mais c'est assez efficace dans le contexte.
La narration est très présente, ce qui aurait pu être assez lourd, mais elle colle plutôt bien à l'aspect grotesque du film. La mise en scène assez léchée, sans grande envolée baroque, est également adaptée, tout particulièrement à l'aspect visuel très clinique de l'hôtel. A noter que le long-métrage ne condamne pas totalement les relations amoureuses et la vie du couple ; il dénonce plutôt la pression sur les célibataires et les couples formés sur des jeux de rôle ou des illusions, tout en donnant un coup de pouce à l'amour lui-même dans la seconde partie.

Mais venons-en à cette seconde partie; sans la trouver mauvaise, je trouve qu'elle perd de la richesse du début du film. Là où ça fourmillait d'idées dans la première moitié, la deuxième nous présente une romance assez standard, je trouve, ce qui fait que je n'ai pas été suffisamment investi pour que l'aspect dramatique fonctionne sur moi. Après avoir lu d'autres commentaires, je comprends mieux ce que le réalisateur a tenté de faire, mais pour le coup je suis totalement passé à côté, car j'ai vu tout le film comme un énorme concept et non pas comme un drame personnel. De plus, j'ai trouvé le personnage de Léa Seydoux assez moyennement écrit. C'est la chef des solitaires, et
Spoiler(cliquez pour révéler)
elle fait parfois des raids à l'hôtel pour mettre fin aux "pseudo-couples", jusque là OK. Mais pourquoi alors va t-elle à l'encontre du couple des deux personnages principaux ? De la jalousie ? Ou alors le fait qu'il partait aussi de base sur un point commun, de façon similaire aux couples créés par l'hôtel ? Ça aurait pu être mieux traité à mon goût...


Finalement, sans jamais devenir complètement décevant, j'ai quand même trouvé que le film se perdait un peu en route. Dommage, car je trouvais l'idée de base vraiment brillante !
Par Doudouleo le 2018-06-29 14:29:50 Editer
Un très bon film avec beaucoup d'humour noir. On ne lâche pas ce film d'un bout à l'autre mais il met aussi très mal à l'aise. Le réalisateur a très bien mené cette critique de la société.
Par Ozymandias le 2017-10-18 17:03:29 Editer
Ozymandias Or
Un film très contemplatif et dont l'originalité mérite d'être soulignée.
J'ai beaucoup aimé mais je n'arrive pas à comprendre pourquoi, j'ai juste été envoutée par The Lobster.
Le choix de caster Colin Farell est cependant intéressant, le voir dans ce type de rôle est inhabituel et j'ai plutôt accroché à sa performance.

A voir, pour la simple et bonne raison qu'il faut se rappeler de temps en temps que le cinéma c'est aussi ça, des auteurs qui livrent une vision originale et amère de notre société.
Par DrunkenSailor le 2017-05-22 20:34:32 Editer
Pas réussi a rentrer dedans. Pourtant comme pour son précédent métrage, et même encore plus, j'adore les thèmes abordé, et en théorie la manière dont il les aborde.

Mais le film est d'une lenteur qui m'a laissé au dehors, comme pour canine, et c'est assez frustrant. Je trouve évidemment que le film fourmille de bonnes idée, il y a des plans vraiment incroyable, mais pas moyen, j'ai été complètement hermétique.

Dommage.
Par sylvains7 le 2017-03-04 22:15:11 Editer
Une idée de scénario complètement barge. Les premières scènes nous promettent du jamais vu avec une réalisation froide, austère qui rehausse le côté loufoque des situations. Et, malheureusement, plus le film avance, plus notre intérêt s'amenuise...Au final, on ne ressent plus que de la déception. Le réalisateur ne réitère pas son étonnant "Canine".
Par pwachevski le 2016-12-08 22:26:31 Editer
Mon avis est peut-être un peu à contre-courant des autres, mais personnellement, j'ai beaucoup aimé l'intégralité du film. Je ne pense pas qu'il y ait une première partie intéressante et une seconde partie sans queue ni tête. Il y a certes vers le milieu du film une rupture (la sortie de l'hôtel) qui fait que la première et la seconde partie sont assez différentes, l'une est centrée sur l'enfermement, l'autre sur l'ouverture sur le monde. Mais à part ça, je trouve qu'il y a une continuité, que l'une est la suite logique de l'autre, prolongeant naturellement la réflexion de l'auteur. Il n'y a que comme ça qu'il peut aller au bout de sa réflexion.

Spoiler(cliquez pour révéler)
On présente au départ ce système nous obligeant à être en couple, au risque d'être transformé en animal à la fin de notre séjour, comme totalement absurde et choquant. Les Solitaires sont eux, d'abord présentés comme les victimes. C'est les "gentils" auxquels le spectateur s'identifie, en pensant naïvement qu'ils doivent alors vivres comme nous, chacun fait ce qu'il veut. Sauf qu'on ne sait en fait rien d'eux, c'est juste des suppositions du spectateur. Et quand on découvre que, par contestation, ils ont finalement un mode de vie tout aussi codifié, voire pire, que les pro-couples, c'est seulement à ce moment là qu'on prend conscience de toute l'absurdité l'ensemble du monde dans lequel on est plongé. C'est seulement là que la dimension dystopique (non, ce n'est pas un gros mot réservé aux films pour ados) du film apparait et prend toute son ampleur.
Je pense que le film n'aurait pas du tout eu le même poids si on était "resté dans la première partie". Parce que dans ce cas là, il y a encore un espoir. Si le personnage principal n'est pas satisfait des règles qui lui sont imposées, il a la possibilité de fuir pour vivre d'une façon qui lui conviendrait mieux. C'est risqué, mais c'est un mal pour un bien en quelque sorte, il y a bien d'autres Solitaires qui le font. Or avec la seconde partie, il n'y a plus d'espoir. Quelque soit le camp, David n'est pas satisfait de sa façon de vivre, et se retrouve obligé de mentir.
Mais pour moi le summum du truc arrive vraiment avec la fin. Quand David se décide à retourner chez en ville avec la femme qu'il aime sincèrement. Mais pour cela il doit avoir un point commun avec elle. Et il est incapable d'accepter ce que ça implique : se rendre aveugle. Bref, triple impasse pour le personnage, c'est un drame assez terrible je trouve. Psychologiquement, ce film fait vraiment très fort sur ce point.


Donc bon, l'intrigue dans son intégralité m'a séduite. Les personnages m'ont eux touché. Même les secondaires, on arrive à comprendre leur façon d'agir. Que ce soit John qui est prêt à mentir toute sa vie pour ne pas être transformé en animal. Que ce soit cette fille qui se met à détester sa meilleure amie parce qu'elle s'en sort et pas elle. Que ce soit cette femme qui préfère mourir plutôt que de devenir un animal. Pour moi, ils sont tous profonds, ils vont tous au bout de leurs psychologies. Mais j'ai surtout apprécié, bien évidement, le personnage principal, David. C'est le seul qui prend du recule sur le monde où il vit, il en ressent parfaitement son absurdité. C'est lui qui pense le plus comme le spectateur, et donc l'empathie se fait naturellement.
Spoiler(cliquez pour révéler)
J'ai aussi beaucoup aimé le couple qu'il forme avec "la femme myope" jouée par Rachel Weisz. Car c'est le seul couple qui s'aime réellement qu'on voit dans tout le film. Je les ai vraiment trouvés très touchants pour cette raison. Les scènes où ils marchent bras dessus bras dessous, où ils dansent sur le même rythme, leur langage codé, etc... J'ai vraiment trouvé ça très mignon sans être mièvre.


J'ai tout autant aimé l'ambiance du film. Souvent loufoque, voire même drôle, mais à d'autres moments totalement glaçante. On passe par une large palette d'émotions. Le tout est renforcé par la réalisation, qui est très soignée. Rien qu'avec la musique on est capable de sentir les changements d'ambiance ! Tous les éléments visuels et la photographie sont assez marquants. Les paysages irlandais sont magnifiques. Le rythme est un peu lent, c'est bien le seul défaut que je trouve au film, mais en même temps je pense que ça participe à la mise en place de l'ambiance. Donc bon, ça passe quand même.

La direction d'acteur est très originale. On sent qu'on a demandé aux acteurs de jouer d'une façon particulière, assez "robotique". Souvent en position immobile, avec juste les expressions du visage pour s'exprimer. Et quand ils bougent, on sent que chaque geste est pensé, il n'y a pas de place pour l'improvisation. Ça donne un coté burlesque, qui renforce encore l'ambiance et l'absurdité du film.
Je pense que c'est l'un des plus beaux rôles, voire même LE plus beau rôle, de Colin Farrell. Il n'y a pas beaucoup de film (je dirais même qu'il n'y a que "Le rêve de Cassandre") où il a eu l'occasion de proposer un jeu de cette finesse. Il est ultra touchant dans certaines scènes. Mais en fait, tous les acteurs du film sont bien mis en valeur. Là encore, même les seconds rôles ont de l'importance. Ariane Labed, par exemple, m'a semblé lumineuse, elle a pourtant un tout petit rôle. Bon après j'ai toujours du mal avec Léa Seydoux, c'est définitivement pas une actrice que j'apprécie, mais son coté froid s'adapte bien à son personnage, donc pourquoi pas.

Pour faire court, j'ai tout aimé, sauf peut-être le rythme un poil trop lent. Ce film m'a rappelé la littérature de l'absurde. Tout dans ce film est bizarre et illogique de prime abord. On n'a jamais de vraies explications sur le pourquoi du comment. Les 3/4 des personnages n'ont même pas de nom. Sauf que si on y réfléchit 2 minutes, on joue sur deux tableaux. A la fois le drame personnel du personnage qui est assez évident : son incapacité à trouver l'amour dans ces conditions, l'incapacité de vivre comme il l'entend. Mais aussi sur une critique plus large de notre monde, car oui, on est un peu comme les personnages du film. Qui a jamais traité une irréductible célibataire de vieille fille ou s'est demandé ce qui peut bien clocher chez elle/lui pour qu'il soit encore célibataire ? Le célibat de long date et/ou volontaire est loin d'être quelque chose de communément admis. Sans oublier cette absurdité du "qui se ressemble s'assemble" il faut de la rationalité dans la formation d'un couple, il faut le même age, le même milieu social, la même religion, les mêmes passions, le même niveau d'étude. Ce film pousse juste la logique à l'extrême. Tout ça m'a rappelé cette littérature de l'absurde, les œuvres de Beckett, Kafka, Camus et co. Vu leur renommé, c'est un sacré compliment que je fais là à l'auteur de ce film.
Par Laauraaa le 2016-10-16 15:43:33 Editer
Un film totalement WTF ! Très drôle même si ce n'est pas son but premier.
Une réalisation très très originale. Je pense qu'il faut avoir l'esprit ouvert avant de regarder le film pour pouvoir l'apprécier.

Malgré tout, je pense qu'il faut le regarder. Ne serait-ce que pour se faire sa propre opinion.
Par Never-Again le 2016-10-13 19:58:56 Editer
L'idée est au départ assez bonne, mais je trouve que la façon par laquelle elle a été exploitée n’était pas à mon goût. Le film était sinon joli et l'ambiance assez particulière valait le coup de le voir.
Par Kyriaan le 2016-09-23 18:40:06 Editer
L'idée de base de The Lobster est excellente et promet un film original. Si la première partie du film semble combler nos attentes il n'en est rien de la seconde moitié - en effet, cette dernière est ennuyeuse et presque sans intérêt. La première quant à elle propose des idées intéressantes et arrive à faire monter une atmosphère oppressante.
Je reprocherais la même chose à ce film qu'à Canine : plein de bonnes idées trop mal servies et pas assez développées.

Je recommande tout de même ce film pour son côté surprenant et choquant.