Les commentaires appréciés par Lysianna
On est au début des années 1960, en pleine guerre froide (la crise des missiles de Cuba n'est pas loin) et Kubrick, obsédé par le risque d'un cataclysme nucléaire décide, en adaptant le roman "Red Alert" de Peter George, d'en faire le sujet de son prochain film. Aidé de son comparse de l’époque James B. Harris, il ingurgite des tonnes de documents divers, le projet traine en longueur et Harris finit par décrocher. Kubrick se tourne vers Terry Southern, un auteur satirique américain afin d’en achever l’écriture. Le scénario prend dés lors un tour très ubuesque, conduit par une seule question: « Quelle est la chose la plus absurde que puisse dire l'un ou l'autre des personnages tout en restant crédible? ». Le résultat sera une comédie noire, guidée à l'écran par trois individus imprévisibles, un général devenu fou cloitré dans une base aérienne, un pilote décidé à poursuivre sa mission coute que coute, et un conseiller militaire, ex-nazi, le Docteur Folamour lui-même, opérant depuis la salle de guerre du président des états-Unis à Washington. A l'exception d'une secrétaire, le casting est quasiment constitué de représentants du genre masculin, lesquels ne peuvent s’empêcher de rouler des mécaniques, s'affrontant comme dans une cour de récréation, et ne cessant de jouer avec leurs armes. La symbolique sexuelle est évidente et rejoint, sous une apparence dramatiquement grotesque, une thématique constante dans le cinéma de Kubrick (en sus de la question du grain de sable, humain ou pas, dans des programmes présupposés infaillibles): le lien entre l'amour et la mort (dans "Lolita", la passion de Humbert s'achevant par le meurtre de Quilty au terme d'un long processus d'autodestruction, ou encore dans "L'ultime razzia", un gangster impuissant déchargeant son révolver sur la femme qui l'a trompé). Ici, Le général Jack D. Ripper victime d'une panne avec sa maitresse, décide d'éviter les rapports sexuels en attendant d'anéantir l'ennemi qui selon lui pollue les fluides corporels. Les métaphores décalées abondent par ailleurs tout du long, depuis l'accouplement entre un avion ravitailleur de carburant et un bombardier qui ouvre le film, jusqu'au pilote T. J. Kong chevauchant la bombe atomique larguée sur l'Union Soviétique, en passant par la machine à coca-cola qui explose, le bras de Folamour victime d'érections incontrôlées, et les explosions nucléaires filmées comme autant d’éjaculations géantes. Si la figure féminine est pratiquement absente, c'est parce que le Dr Folamour, tout comme les généraux Turgidson (turgid = enflé) ou Ripper, sont littéralement amoureux de la mort. Une mort qui, par le biais de la violence du pouvoir, est, pour Kubrick, au centre du fonctionnement de la société américaine. Ramenée aux dimensions d'un jeu absurde (A propos de la grande table ronde occupant le centre de la salle de guerre, celui-ci avait dit: "C'est intéressant parce que cela ressemble à une gigantesque table de poker. Et ce président et ces généraux jouent avec le monde comme avec des cartes."), gagnée peu, à peu par une folie contagieuse, cette farce macabre est portée par un Peter Sellers doué d'ubiquité au jeu fabuleux. A l'origine, le film se terminait (la séquence a été supprimé par Kubrick au moment du montage) par la plus gigantesque des batailles de tartes à la crème jamais filmées. On y voyait, en clôture, le président des États-Unis et l'ambassadeur soviétique construisant des châteaux avec les restes de tartes comme des bébés jouant sur une plage ...
Afficher en entierBon eh bien, comme d'habitude, il faut croire que je ne suis pas vraiment du même avis que les autres.
Je ne critique pas le film en lui-même et je ne trouve pas qu'il soit mauvais. De plus, j'ai aimé le fait que la romance ne prenne pas forcément le pas sur l'histoire ce qui est assez compliqué quand le film est considéré comme un "teen movie".
Cependant, même si je trouve que cette adaptation est assez fidèle au livre, j'ai quelques retenues vis à vis de ce dernier. Je m'explique, je trouve que quelques scènes qui sont très importantes selon moi ont été injustement enlevées dans le film au profit d'autre qui -toujours selon moi- n'étaient pas forcément d'un grand intérêt. Je ne parlerais pas des libertés scénaristiques dont deux ou trois m'ont laissé un peu dubitative, mais comme tout le monde le sait, une adaptation n'est pas le livre lui-même.
En effet, je trouve vraiment dommage que les scénaristes et autres réalisateurs ne soient pas allés au bout des choses concernant quelques personnages. Bien évidemment, je sais qu'une adaptation ne peut pas être parfaite et que ce ne peut être un copié-collé du livre et ce n'est pas du tout cela qui me dérange.
Je veux dire, Al n'a pas du tout été exploité, ses sentiments sont passés à la trappe et son histoire aussi. Il ne peut pas marquer et je suis sûre que la plupart des gens qui ont vu le film sans lire le livre ne se souviennent pas qui était Al. Même si j'ai bon espoir que dans la suite, les autres personnages tels que Christina soient plus approfondis, je reste quand même sceptique.
En effet, je trouve que la majorité des scènes qui mettaient le plus en valeur la compétition entre les novices (ou recrues) ont été coupées. Où est Peter ? Et Will ? Drew ? Molly ? Uria ? Edward ? Il y a même certains personnage dont on a même pas vu la couleur.
Je ne ferais pas de critique sur le casting parce que même si je ne les imaginais pas comme ça eh bien justement c'est mon imagination et cela ne pouvait pas correspondre à celle-ci.
Toutefois, je trouve quand même que la musique du film et sa dynamique ont bien été exploitées. Je ne me suis pas ennuyée. Et je trouve que c'est un bon film.... mais pas du genre que je regarderais une nouvelle fois. Parce que pour moi (et ce n'est bien sûr que mon avis et je respecte celui des autres), il y a trop de choses manquantes qui m'ont vraiment perturbée.
J'ai eu la vague impression, le film terminé, qu'il manquait pleins d'éléments que ce film et moi ça ne pouvait pas collé.
En outre, je suis en total désaccord avec les personnes qui le compare avec Hunger Games. Je suis désolée, mais ils n'ont rien à voir. Je ne vais pas débattre sur les qualités d'un par rapport à l'autre, mais je pense que les gens font trop vite l'amalgame entre dystopie et HG. Donc non, tous les films dytopiques pour adolescents ne sont pas "comme" HG. Ils ont tous leur impact et leur patte.
Donc pour conclure, je dirais que c'est un bon film à regarder pour s'en faire une idée. Même si je pense qu'il n'est pas transcendant. On passe toutefois un bon moment et je crois que c'est le principal devant un film.
Alors ouvrez vos mirettes et profitez du spectacle.
Julie
Afficher en entierFranchement, ce film est une bombe...atomique.
J'en attendais beaucoup de ce film car Wonder Woman est mon héroïne préférée, Marvel et DC confondus. Et ce film envoie du lourd, du très lourd. Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas eu un si bon DC Comics à mon goût.
Bref, ce film est juste une dinguerie. Il y a un max d'action et une tension incroyable pendant tout le long des 2h21. On ne voit pas le temps passer tellement il est ouffissime. Il y a énormément de suspense, de l'action, des scènes de combats juste ÉPIQUES, magnifiques, inspirantes et j'en passe. Vous ne risquez franchement pas de vous ennuyer.
Malgré ça, il y a une place juste sublime laissée aux émotions comme l'amour ou l'humour, la tristesse ou le bonheur qui nous transportent avec aise et donnent encore plus de profondeur mais aussi d'impact au film. Il est poignant, il est touchant, et il tient notre cœur en otage jusqu'à la fin.
Autre point essentiel et bouleversant (avant de m'attaquer au meilleur) : le visuel etc ! Les décors, les costumes, les images sont absolument SUPERBES. Sans rire, premièrement il y a le look des Amazones, ces guerrières remarquables, d'une beauté extraordinaire et d'un courage remarquable qui est super bien pensé. Et toute leur île (Themiscyra si je me souviens bien) est à couper le souffle, on dirait franchement un paradis et avec ces guerrières en plus, c'est sublime. Et tout le long du film, les visuels sont merveilleux avec un usage juste et parfait des ralentis, et des plans de caméra. Ça rend toujours super super bien et le contexte de la Première Guerre mondiale est remarquablement bien retranscrit. Par ailleurs, un autre truc que j'ai trouvé juste ÉNORME, c'est la musique. Notamment pendant les grosses scènes de combats de Wonder Woman, il y a une musique assez atypique que vous retrouvez dans la bande annonce et qui donne simplement un rythme de ouf à la scène. Ça donne carrément envie de se lever et de crier comme une groupie hystérique, je vous assure ! L'effet et les frissons que ça procure sont absolument incroyables.
Je m'attarde par un autre paragraphe sur les acteurs également. On ne pouvait pas rêver mieux que Gal Gadot pour le rôle de Wonder Woman. C'est une femme vraiment belle et qui dégage quelque chose d'impressionnant en tant que Wonder Woman. Elle colle parfaitement à l'image qu'on se fait de cette dernière, elle est parfaite quoi. La prestation de Chris Pine est également magnifique. Touchant; drôle; charismatique, bref j'adore ! J'ai appris par ailleurs qu'il avait en partie improvisée la scène du bateau ! Et franchement, cette scène est géniale ! Alors chapeau. Un autre acteur dont j'ai très fortement apprécié la performance, il s'agit de Saïd Taghmaoui. Son personnage sortait vraiment du lot à mon goût. Bien sûr, tous les autres acteurs que je ne citerai pas ont également très très bien joué, il n'y a rien à redire là-dessus.
Enfin, parlons des personnages. Les personnages secondaires sont touchants premièrement et les méchants font très méchants. I mean, ce n'est pas du méchant de pacotille mais un méchant qui fait de grosses dégâts.
Quant au personnage de Steve Trevor, je ne sais pas comment vous expliquer à quel point j'ai adoré ce personnage. Il a énormément d'humour, est très sentimental et surtout d'un courage remarquable. C'est un personnage, un héro principal que j'ai complètement, totalement, passionnément adoré et qui a été très bien travaillé. Spoiler(cliquez pour révéler)Son sacrifice était tellement émouvant que me retenir de pleurer au cinéma fut une tâche très très ardue.
En enfin, je vous parle de l'héroïne principale, c'est à dire Diana, princesse de Themiscyra, alias Wonder Woman. De tous les super-héros/héroïnes c'est celle qui m'impressionne le plus et m'inspire le plus. Non seulement elle est intelligente, belle, charismatique mais aussi courageuse et totalement badass. Dans ses dialogues dans ce film, je vous assure que vous pourrez retrouver tout un tas de citations vraiment inspirantes. Parce que c'est ce qu'elle est. Inspirante. On ne peut pas rêver mieux qu'elle pour exprimer le girl power. Wonder Woman est une héroïne que j'adorais déjà énormément mais maintenant elle est clairement devenue mon exemple. Elle restera à jamais une source d'inspiration, une force féminine qui redonne du courage. Elle est juste tellement badass dans ce film !
En bref je vous conseille totalement ce film parce qu'il est parfait de partout. La musique, les images, les acteurs, les personnages et surtout l’héroïne. Mais avant tout, je sais que je le regarderai encore et encore dans le futur. Parce que je l'ai trouvé inspirant, magnifique, drôle, vraiment extraordinaire ! Ça donne envie de se battre pour ce qui nous tient à cœur, de se battre pour ceux qui ne peuvent se défendre eux-même.
Je vais me répéter mais ce film est vraiment très inspirant et motivant.
Alors, regardez-le !
Afficher en entierJe retiens de ce film les paysages désertiques, italiens ou marocains, les costumes qui évoquent parfois ceux de l'Afrique, parfois des éléments mal bricolés en ferraille et en carton-pâte, et la musique intense, monocorde, lourde, répétitive, proche de celle du nô... Ces éléments, ainsi que d'autres plus mystérieux comme le rire de la pythie, confèrent au film une réelle force, voire une réelle violence tragiques. J'adore la version pasolinienne du Sphinx, j'adore l'échange de regards entre Créon et Œdipe et Œdipe et Jocaste une fois la créature éliminée... Très beau personnage de Tiresia incarné par Julian Beck... Après, ce avec quoi j'ai plus de mal, c'est avec le début "moderne" du film, et avec le fait que c'est finalement le père seul qui condamne son fils... Mais franchement, c'est un chouette film pour quiconque veut aborder ce mythe. Donc : à connaître !
Afficher en entierOn ne sort pas de la salle de cinéma indemne après avoir vu ce film. Je vais essayer de trouver les bons mots pour expliquer, mais c'est pas gagné, car "Mommy" est plus que bien, plus que majestueux. En tout cas, il m'a littéralement impressionnée.
Au début, j'ai eu du mal à m'habituer au format du film, mais après je me suis laissée emporter par l'histoire, et les personnages, donc je n'y ai plus fait attention. Jusqu'à ce que... Spoiler(cliquez pour révéler)C'est la première fois que je vois un film où le format vidéo change, et je trouve ça génial. Ça signifie tellement de choses en lien avec ce qu'il s'y passe que je me suis dit : quel coup de génie !
Il y a eu des moments "ralentis" qui m'ont émue, parce que c'est filmé d'une façon magnifique, et que la musique est très bien choisie. Puis il y a des moments où c'est le drame, et j'ai encore pleuré parce que c'est joué d'une façon crue et que ça m'a pris par la gorge. Spoiler(cliquez pour révéler)Il y a même un énorme moment de faux-espoir où je n'ai rien pu faire que de rester bouche-bée, avec mes larmes qui continuaient de dégouliner, et de me dire "Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas possible. Ça ne peut pas être ça la réalité. Le film ne peut pas continuer. Je ne veux pas que ça se termine d'une autre façon.". Non, la vie n'est pas un rêve. Parfois il faut savoir assumer ses actes, ou assumer ce qu'il va se passer et ce qu'il doit se passer. Voilà ce que je me suis dit un peu après avoir vu le film.
Le jeu d'acteur est vraiment, vraiment incroyable. Splendide.
Je ne dirai pas que ce film m'a choquée. Bon, oui il y a de la violence, mais aussi des moments doux, presque suspendus, et des sentiments si forts que je n'ai pu que rester blottie sur mon fauteuil rouge et entrer entièrement dans l'histoire de ces personnages.
Je suis sortie de la salle en pleurant, et j'ai pleuré en rentrant chez moi. Ce film m'a comme embrouillé l'esprit. Malgré le thème qui n'est absolument pas gaie, j'ai trouvé ce film très beau. Je ne le regarderai pas une deuxième fois. Je veux rester sur cette impression, et ne pas gâcher tous les sentiments qui m'ont traversés lors de la séance. Ce film sort du lot, et ça fait du bien de voir un BON film. Un TRÈS BON film.
"Mommy" est pour moi un chef d'oeuvre, que je ne suis pas prête d'oublier.
Attention à ceux, qui, comme moi pleurent pour un rien, de ne pas oublier son paquet de mouchoir.
Afficher en entierBon par où commencé avec ce film... Je dois dire que c'est sûrement le film qui m'a le plus interpellé en tant que spectatrice, et ce, grâce à son histoire pour le moins déroutante. Et pourtant je garderai un excellent souvenir de ce film, car il est certes perturbent, mais quand on s'y prend de plus près et qu'on cherche à imbriqué tous les éléments qui nous sont donnés, on finit par en tirer une logique et un film fascinant...
De prime abord, en regardant ce film, je me suis dit qu'il était totalement décousu, absurde, les éléments semblent se dérouler sans aucun lien entre eux, et on est plongé dans une histoire totalement illogique et irrationnelle, ce qui a vraiment perturbé mon esprit cartésien au départ. Il est vrai que ce film a une structure et une histoire pour le moins déroutante et dérangeante, on ne comprend pas tout dès le début, et la fin semble nous laissé en plan sans vraie conclusion, et pourtant tout est bien pensé dans ce film. Même si à première vu il est totalement incompréhensible, on peut pourtant en tirer un sens très intéressant qui nous entraîne à la frontière entre la folie, au vue du comportent psychotique du personnage, mais aussi vis-à-vis de la structure particulière du film.
De ce fait, on peut expliquer un peu l’ensemble de ce film pour le moins déroutant et qui n'est pas au goût de tout le monde. Beaucoup pourrons le juger ennuyant et inintéressant, ce n'est pas le genre de film qui plaît à tout le monde, et dans un sens, je comprend ceux qui ne l'on pas aimé. C'est le genre de film qui nous fait nous poser un tas de questions pour réussir à en dégager une structure qui peine à se révéler... Je pense que pour bien comprendre ce film, il faut faire attention à chaque infime détails qui nous est présenté, car rien n'est laissé au hasard, tout est un indice amenant à la compréhension globale de cette œuvre.
Pour ma part, j'ai pris beaucoup de pause pendant le film pour pouvoir remettre tous les indices en ordre, et pourtant tout n'est pas encore très claire, il a aussi une grande part subjective dans cette œuvre, qui fait qu'elle peut être interprétée de différentes manières, tout dépend du ressenti qu'on a eu du film.
Dans son ensemble, ce film est très noir, on est plongé au fond de la folie du personnage principal, Fred, et on suit sa lutte mentale pour tenter de se libérer de sa culpabilité, et c'est pour cela que dans la deuxième partie du film on a le droit à tout un jeu de double et de correspondances, qui est très intéressant bien qu'il amène à pas mal de confusion et de problème de compréhension.
L'ambiance générale est donc très sombre, on est dès le début plongé dans une atmosphère à la fois glauque et passionnante, ce qui fait de ce film, une histoire fort atypique, qu'il est difficile de classer.
Dans la première partie du film, on suit l'histoire de Renée et Fred, un couple marié apparemment normal, bien que Fred soit un peu étrange sur les bords... Et ensuite dans la deuxième partie on a le droit de suivre les aventures de Pete, un jeune mécanicien. Alors que l'on pourrait pensé qu'il n'y a pas de lien apparent entre ces deux personnages, on se rend vite compte de la réalité qui se cache derrière. Spoiler(cliquez pour révéler)Fred a donc tué sa femme car il la soupçonné de le tromper, et pour cela il est condamné à mort... Et pourtant ce dernier ne semble pas avoir de souvenir de ce meurtre, si ce n'est la vidéo qu'il a visionné et qui le montre en train de la tuer... Il est fort possible qu'il est inventé cette cassette pour tenter de se disculper, pour tenter de se convaincre qu'il n'a pas tué Renée. Le plus étrange reste quand même la transformation de Fred en Pete alors qu'il est en prison, là, on passe directement dans le côté illusoire du film. On découvre donc Pete qui s'avère être un personnage assez atypique, et qui pourtant ce trouve être le double de Fred, une potentielle projection mentale de se dernier pour essayer d'échapper à la réalité qu'on a vu dans la première partie, c’est-à-dire le meurtre de sa femme... On découvre donc de multiples similitudes entre ces deux personnages, et cela notamment avec le personnage d'Alice, cette séduisante femme qui ressemble tellement à Renée... Elle va alors le mener dans une histoire tourmentée, entre sexe et violence... C'est ainsi que l'on rencontre Dick Laurent, le compagnon d'Alice qui s'avère être producteur de film porno, mais aussi ce dernier connaissait Renée... Alice va donc pousser Pete à tuer Andy pour récupérer son argent, c'est en partie à ce moment que Pete se rend compte de se qu'il se passe et de qui est réellement Alice... Il va alors aller dans le désert où il va rencontrer à nouveau l'homme mystérieux qu'on voit dès le début et qui semble avoir un lieu avec la folie de Fred, il est en quelque sorte le lien qui réunit les deux parties, c'est le personnage qui nous rattache les morceaux du films les uns aux autres, et bien que sa présence ne soit pas forcément réelle, on ne sait toujours pas qui il est ni quel est son rôle, si ce n'est de mettre Fred face à la réalité de sa vie...
Pete et Fred ne vont alors faire qu'un, l'image de Pete laissant la place à celle de Fred, ce qui tend à penser que ce dernier à accepter le fait que malgré tout, sa femme ne lui aurait jamais appartenu à lui seul, et qu'elle l'aurait quand même toujours trompé. C'est ainsi que Fred va tuer Dick Laurent, mettant ainsi en partie fin à son délire et à son refoulement. La fin est aussi très intéressante, quand Fred retourne chez lui et prononce à l'interphone la phrase que l'on a entendu au tout début du film, ce qui nous montre bien la structure circulaire du film. Et c'est en cela qu'il est perturbant car on ne sait pas réellement où se situer dans le temps, car au moment où Fred délivre le message, il est déjà censé avoir tué sa femme, c'est donc étrange et perturbant de ce dire que la fin de l'histoire se rattache au début alors qu'elle n'est pas censé l'être, et ce d'après tous les éléments du film, notamment d'après les personnages secondaires comme les policiers...
Pour ma part, je conçois donc la dernière partie de ce film comme une ultime tentative de la part de l'esprit de Fred de s'échapper de la réalité pour accéder à une vie fantasmée, qui finalement ne peut exister car les choses ne peuvent être changé. Il a découvert la réalité sur sa femme, et du coup il renonce à cette vie illusoire.
J'ai donc beaucoup apprécié ce film, je l'ai trouvé vraiment fascinant, à la fois complexe et absurde, et pourtant logique dans un sens, ce qui est paradoxal... Il a toute une réflexion intéressante à faire autour du personnage de Fred, qui par ailleurs un personnage captivant.
Dans l'ensemble, j'ai trouvé que les personnages étaient plutôt attachants malgré tout, et ils sont surtout très bien interprétés, j'ai adoré Bill Pullman dans son rôle de Fred, et Patricia Arquette est excellente en Renée et Alice. Les autres acteurs sont tout aussi bons à mon goût, bien que Bill Pullman a quand même un excellent jeu, et il nous interprète à merveille la folie de son personnage.
Ensuite, on a le droit à une succession de musiques toutes aussi bonnes les unes que les autres, et je trouve qu'elles collent à la perfection avec l'ambiance du film. Bon, après c'est personnel, mais quand j’entends du Rammstein dans un film, il monte dans mon estime, mais ça c'est juste personnel... Mis à part cela, il est vrai que David Lynch a fait de très bons choix au niveau musical, et au niveau du casting.
Pour ce qui est du décors, il est très bon aussi, sombre mais élégant et symbolique, il retranscrit bien l'atmosphère particulière de ce film. De plus, les images sont d'excellente qualité, donc on a vraiment un film agréable à regarder.
C'est donc un film qui m'aura marqué dans le bon sens du terme, il m'aura vraiment interloqué et intéressé, ce n'est pas le genre de film que je regarde habituellement, et pourtant il m'a vraiment plu. Le scénario est très travaillé, une grande importance est accordé à de petits détails comme les yeux, les lèvres et tout autres petits éléments. On est donc ici plongé dans une ambiance atypique, oppressante et pourtant fascinante qui nous emmène aux confins de l'âme humaine, aux portes de la folie.
C'est le premier film de David Lynch que je regarde, et c'est un avis favorable que je pose sur le travail de ce cinéaste, il me reste plus qu'à regarder ses autres films maintenant.
Bon il est vrai que c'est un film très perturbant, mais je pense qu'il vaut vraiment la peine d'être vu, et je le conseille sincèrement, c'est une expérience cinématographique très intéressante et instructive, et je ne regrette pas de l'avoir vu en tout cas.
Afficher en entierJ'ai gardé un très bon souvenir de ce film. C'est un film de guerre que j'ai trouvé très original, puisqu'il se concentre uniquement sur les relations entre les différents protagonistes et non sur les combats, et à part "Le Pont de la rivière Kwaï" je n'ai pas d'exemple de film de guerre construit de la même manière. C'est ainsi qu'on découvre une brochette de personnages attachants et aboutis qui arrivent tantôt à nous émouvoir, tantôt à nous faire rire, tantôt à nous énerver. Une chose est sure, aucun d'entre eux ne m'a laissé indifférente.
L'intrigue est assez habillement construite, car elle permet d'aborder des thèmes intéressants, comme les différences culturelles ou l'homosexualité, mais aussi certains événements historiques réels. Plusieurs scènes du films sont très puissantes et m'ont énormément marqué Spoiler(cliquez pour révéler): la scène des mimes de Celliers avant son "exécution", la scène du hara-kiri, la scène d'entrainement au sabre, la scène du baiser interdit entre Celliers et Yonoi, la scène où Yonoi coupe une mèche de cheveux à Celliers, la scène finale,... D'une façon plus générale, je trouve vraiment pertinent le fait qu'on laisse planer le doute sur l'orientation sexuelle de Celliers. On n'arrive pas à déterminer s'il est ou non homosexuel et s'il aurait pu se passer quelques chose de sérieux entre lui et Yonoi, ce qui rend l'histoire assez troublante, à mon sens.
La BO est excellente. Je crois que c'est l'une de mes BO préférées. Elle a ce qu'il faut de japonisant, tout en restant dans le bon gout et sans jamais tomber dans la musique de mauvais resto chinois (coucou "Crying Freeman"). Elle est signé du merveilleux Ryuichi Sakamoto, qui est également l'interprète de Yonoi. J'ai aimé le casting. C'est probablement le meilleur rôle de David Bowie, pas forcément parce qu'il joue mieux que dans ses autres films, mais parce que le rôle est en soit plus intéressant. C'est un vrai premier rôle, d'un personnage à la fois magnétique, charismatique et complexe, avec plus d'une scène qui le mettait réellement en valeur. A part dans "l'homme qui venait d'ailleurs", je n'ai pas le sentiment qui ait pu jouer un autre rôle comparable dans sa carrière d'acteur.
J'ai néanmoins un regret, et encore, je crois que c'est plus une interrogation à laquelle je ne trouve de réponse plutôt qu'un véritable défaut du film. Je ne comprends pas trop à quoi sert la sous-intrigue parallèle autour de Celliers et de son petit frère. J'ai trouvé que ça ne faisait en rien avancer l'intrigue, et que c'était un peu cliché du film pour ados sur les écoles privées anglo-saxonne. Je pense qu'on aurait pu développer la personnalité du personnage d'une autre façon, plus en conformité avec le reste du film.
Mais bon, s'il n'y a qu'une ou deux scènes de gênantes, ça n'enlève pas grand chose à la qualité générale du film !
Afficher en entierCe film est une pure merveille. Au début, je pensais ne pas me faire aux dessins, mais plus le film avançait, plus je les ai appréciés. Tout dans ce film est beau, de plus, il nous transmet une morale, que chacun interprétera à sa façon. Les personnages sont attachants, bien travaillés, j'ai apprécié chacun d'eux, mais peut-être un peu moins le père. Quand aux prétendants de la princesse, je me serai faite avoir par un, Spoiler(cliquez pour révéler)de plus la mort d'un d'eux m'a attristé même s'il n'a fait que quelques apparitions. Le caractère, la personnalité, la joie de vivre de la princesse nous rende heureux, cependant, la fin, très belle, mais oh combien triste, cette fin, mon dieu mais quelle tristesse, elle est tellement frustrante, Spoiler(cliquez pour révéler)de plus voir que Sutermaru (?) a une femme et un enfant, m'a un peu déçue. Pendant le film, à plusieurs moments j'aurais voulu rentrer dans la télé et distribuer une paire de claques! Et aussi, le dernier rêve celui où Kaguya et Sutermaru volent, je n'ai pas bien compris, était-elle vraiment là? Spoiler(cliquez pour révéler)Pourquoi Sutermaru lui dit ça alors qu'il a une femme et un enfant? Pendant les 10 dernières minutes je me disais "non, non, c'est pas possible, Spoiler(cliquez pour révéler)elle va revenir". En soi, plus le film avance, moins il est joyeux.
Très bon film, merveilleux, qui peut faire pleurer les plus sensibles.
Je rajoute que la chanson qu'ils chantent régulièrement est magnifique.
Afficher en entierCe film est la définition de magnifique.
Les dessins sont somptueux.
Le conte est très bien adapté.
L'émotion transmise durant ce film m'a complètement retournée. Je ne pouvais plus parler, mes yeux remplies de larmes tant le film était beau.
Certains diront que le film était long, beaucoup trop long. Moi je n'ai pas vu les minutes passées, au contraire, j'en voulais plus. Chaque scène est remplie d'amour et de tristesse.
La fin m'a déchiré le cœur.
On se pose la question "la vie vaut-elle vraiment d'être vécu sans joie ni tristesse ? Ou au contraire est il mieux d'être neutre, sans être souillé par les malheurs des humains ?"
On dit que Kaguya a été punie, et envoyée sur Terre pour achever sa punition. Sa punition serait donc nous.
La fin du film est la scène la plus émouvante et triste ( il y avait aussi celle où Kaguya et Sotemaru volent ). Joe Hisaishi a eu l'idée de mettre une musique assez joyeuse dans la scène la plus triste du film. Celle ci se finit par le thème principale du film. Spoiler(cliquez pour révéler)Et kaguya se retournant, nostalgique de sa vie sur Terre qu'elle devrait avoir oublié
C'est du génie d'avoir fait ça. Une OST magnifique d'ailleurs.
Je le recommande à tout le monde, à tous âge. Il faut que chaque personne ait regardé un film comme celui ci au moins une fois dans sa vie.
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https://mydearema.wordpress.com/2019/03/16/%e2%94%82jai-vu%e2%94%82green-book/
Ce film a été pas mal encensé depuis sa sortie et à juste titre : il est vraiment très bon.
Mais, parce qu’il y a un mais, y’a tout de même un petit point qui m’a chiffonné.
Oui oui, attends, je m’explique…
« Green book », c’est l’histoire de Tony Lip un videur italo-américain des années 60. À la recherche d’un job, il se retrouve face au Dr. Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale. Ce dernier aurait bien besoin d’un type comme Tony pour l’accompagner sur les routes de sa tournée dans le Sud. Cette époque n’est pas vraiment connue pour son ouverture d’esprit, l’être humain est une vraie crasse et ce film nous montre des côtés bien sombres… Notre fabuleux pianiste a beau être adoré sur scène, une fois le spectacle terminé il redevient un être pour lequel on aurait même pas le minimum de considération possible. Une femme dans la salle a même réussi à faire peser le malaise en rigolant, de façon innocente mais inappropriée, face à une certaine scène : Don Shirley se rendait aux toilettes avant que le propriétaire de la maison ne lui demande de se diriger vers les cabines dans le fond du jardin. C’est tellement grossier que je comprends, d’une certaine façon, le rire de la dame qui a vite compris que c’était une réaction tout aussi grossière. Ce sont des réalités, ce film ne cherchait pas à provoquer l’hilarité du public mais bien un certain malaise. Bien des situations sont d’une cruauté sans nom et j’ai envie de dire qu’on ne pourrait même pas se vanter d’être plus humain de nos jours. Ces humiliations restent encore trop actuelles.
En tant que bonne petite étudiante en littérature anglaise, je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec une de mes lectures du semestre passé. « Dancing in the dark », par Caryl Phillips est une biofiction qui narre l’histoire de Bert Williams un comédien black du 19è. Cet homme n’était pas considéré ‘assez black’ pour divertir la populace blanche et il appliquait donc une couche de maquillage supplémentaire pour noircir un maximum son visage. Il devenait, le temps d’un spectacle, exactement ce que les blancs voulaient de lui. Une sorte d’esclave moderne enfermé dans un rôle, celui que l’Amérique attend. Dans sa vie quotidienne, cela l’exclut petit à petit de ses proches car la frontière entre son identité réelle et celle créée de toute pièce devient de plus en plus difficile à distinguer. Il est pas assez noir pour les blancs mais toute fois trop blanc pour les siens. Le Dr. Don Shirley se sent piégé dans un ressenti fort similaire…
Mahershala Ali est captivant, son personnage est incroyablement complexe et il le représente d’une façon plus que correcte. On le sent sincère dans son jeu. Concernant Viggo Mortensen, c’était une première pour moi… Je ne le connaissais qu’à travers Aragorn, je te raconte pas le temps d’adaptation qu’il m’a fallu quand je l’ai vu en cette espèce de brute épaisse totalement beauf. Mais bon sang, il est doué. Le casting n’aurait pas pu être meilleur, le duo fonctionne à merveille, l’amitié qui naît entre les deux personnages est tout aussi inattendue qu’elle est prévisible (ouais, ça c’est de l’oxymore ‘une amitié inattendue prévisible’, je fais fort encore, de rien). C’est un régal pour l’esprit. Parce que si on fait face à bien des réalités horribles dans ce film, c’est aussi une bouffée d’air frais. Un feel-good movie.
C’est d’ailleurs là que le point qui me titille apparaît. J’ai trouvé le final un peu beaucoup trop américanisé et cela nuisait presque au sans-faute du film. On nous lâche une espèce de fin totalement Disney, certes c’est mignon tout plein, ça permet de mettre de la distance avec le sérieux presque omniprésent tout au long du film. MAIS BON… j’étais peu convaincue.
C’est bien là le seul reproche que j’ai à faire, bon y’a bien quelques longueurs par-ci par-là mais tu sais bien que je ne suis pas la référence niveau concentration donc c’est presque pas pertinent de le mentionner. C’est parfois un peu prévisible, mais tout élément s’enchaîne parfaitement pour un résultat épatant. La bande-originale était totalement raccord, vraiment fantastique. Un cast’, une alchimie entre les deux protagonistes qui nous entraîne directement avec eux, sur les routes du Sud.
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