François Truffaut
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C'est toujours un peu délicat de dire qu'on n'a pas aimé un tel classique, mais que voulez vous, c'est ainsi.
J'apprécie la beauté de l'objet cinématographique, avec quand même une réalisation d'une grande modernité. Filmer ainsi la ville de Paris, ce n'était pas courant à l'époque, et pourtant tellement beau. Même si "A bout de souffle", sorti 1 an plus tard, fait à mon sens mieux, ça reste très appréciable, même vu aujourd'hui. On a aussi un excellent sens de la mise en scène collective, par exemple la séance de sport en extérieur, avec les enfants quittant petit à petit le groupe, ou les enfants chahutant derrière le dos du professeur.
Mais au niveau de l'intrigue, je n'accroche tellement pas. Je trouve ça ni intéressant, ni touchant, ni pertinent. Pour ma part, ça ne m'évoque rien, ne provoque aucune nostalgie de ma propre enfance, de ma propre vie scolaire. Et surtout, son message me gêne. Car au final, on rejette de façon bien utopique toutes les contraintes pour les enfants, sauf que non quoi. Les enfants ont besoin d'un cadre ! Alors on est bien d'accord, pas ce professeur violent qui est détestable et ces méthodes n'ont jamais prouvé leurs vertus pédagogiques ; mais un cadre juste et sain. La façon dont on charge et culpabilise les parents me semble dingue. Ils ne sont peut-être pas parfaits, ok, mais ils sont normaux, ils font comme ils peuvent.
Plus précisément encore, je trouve d'autant plus dérangeante la façon dont la mère est culpabilisée. Car finalement, que le père n'en foute pas une dans cette baraque, ça ne bouleverse comme souvent personne. Mais que la mère ait l'outrecuidance de se dire épuisée - on parlerait de charge mentale aujourd'hui - alors là, quelle harpie. C'est d'ailleurs elle qui provoque toute la spirale infernale du film, en osant solliciter son fils pour une tâche ménagère (quelle horrible maltraitance !), qui l'empêchera de rendre sa punition. De cette punition non rendue suivront une bêtise plus grande, puis une autre, puis une autre, etc. Et si on n'avait pas encore compris ce message d'une finesse impressionnante, l'intrigue secondaire, avec son infidélité, terminerait d'enfoncer le clou. Comme dans une mauvaise psychanalyse, voici la cause unique de tous vos maux : votre mère !
Je trouve ça en fait assez moyenâgeux comme vision des choses et ne comptez certainement pas sur moi pour me sentir concernée par cette culpabilisation.
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Je reconnais au film un caractère distrayant, avec ses multiples rebondissements. L'usage de la chanson "Le tourbillon de la vie" est assez parfait : elle est pertinente au vu de l'intrigue, reste en tête sans être agaçante, est présente sans basculer dans une ambiance de comédie musicale pouvant cliver. Je reconnais aussi la modernité de sa thématique, avec son triangle amoureux osant aller jusqu'au polyamour. Même aujourd'hui, ça reste quelque chose de rare, qui twiste immédiatement cette construction d'intrigue peu inspirée et usée jusqu'à la corde. Mais malheureusement, même en reconnaissant cela, l'émotion de l'intrigue ne m'a jamais vraiment atteinte. Au final, je suis plutôt sur un "ouais bof" que sur un franc enthousiasme.
J'ai eu beaucoup de mal avec la forme assez lourdingue du film, notamment la voix off semblant inventer l'audiodescription avant l'heure. Et puis cette fin ridicule, on en parle ? Les personnages m'ont semblé assez caricaturaux, comme si on ne pouvait pas croiser ce genre de personnes dans la vraie vie. Le personnage de Catherine m'a semblé peu attachant, limite tête à claques, entre ses sorties lunaires (par exemple, l'énumération sans fin de noms de vin) et son côté éternellement insatisfaite, rappelant vaguement Emma Bovary. On a un peu du mal à comprendre pourquoi les deux hommes bloquent autant sur elle... Cela dit, je reste outrée qu'on ose dire à un moment du film que Jeanne Moreau n'est "pas spécialement belle" !
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Plus je me plonge dans la filmographie de François Truffaut plus je me dis qu'il a une vision de la femme juste catastrophique et lunaire ; et j'ai franchement du mal à m'y retrouver... Par exemple, ici, qu'un homme soit accusé du meurtre de sa femme et son amant, ça semble assez logique. Mais qu'une femme qui n'a pas d'autres liens avec lui que professionnels, simplement sa secrétaire, le défende envers et contre tous, accepte de mener à sa place une enquête aussi dégradante par moment pour elle Spoiler(cliquez pour révéler)(elle va quand même jusqu'à faire semblant de se prostituer...), puis bien sûr, tombe amoureuse de cet homme pourtant 20 ans plus âgés qu'elle, tout ça me semble sorti d'un fantasme assez difficile à transposer dans la vie réelle. (Et ne me faites pas dire ce que je ne dis pas, des couples avec différence d'âge épanouis cela existe, mais il n'y a pas tout le reste, qui déséquilibre totalement la relation).
Vous ajoutez à cela quelques incohérences assez grossières. Spoiler(cliquez pour révéler)Il faut quand même qu'on m'explique pourquoi tous les curieux de Paris viennent simplement chercher Julien dans son agence, sauf la police, menant pourtant une enquête active à son sujet... Et l'ensemble, bien que pas désagréable, car distrayant et le suspense fonctionne, ne m'apparaît pas tout à fait aboutis. Le duo d'interprètes, Jean-Louis Trintignant et Fanny Ardant, est cela dit très agréable.
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Je crois qu'on peut dire que je suis complètement passée à côté ! Le film est culte, le réalisateur est culte, les acteurs sont cultes, il a raflé à peu près tous les Césars possibles son année de sortie, la thématique du théâtre me plaisait, mais pourtant, j'ai trouvé ce film absolument inintéressant.
J'ai eu l'impression de revoir une espèce de revisite peu inspirée du mythe du fantôme de l'opéra, avec le grand artiste caché, qui dicte sa conduite à un prête-nom ; l'incendie et la passion en moins. Et s'accompagnant ici d'une vision bien réductrice de la femme, qui est une belle idiote, ne savant à peu près rien faire, et se contentant bien de ces miettes de succès qu'on lui accorde.
Replacer tout cela dans le Paris de l'occupation avait du sens, mais pourquoi on ne nous le montre aussi peu ?! C'est finalement qu'une toile de fond lointaine, dont on ne nous fait pas comprendre l'urgence, on peine à croire à l'oppression que subissent les personnages.
Quant à l'interprétation, je l'ai trouvé plutôt quelconque. On aurait pu aller beaucoup plus loin dans l'émotion. Je pense avoir vu tous les acteurs du film mieux jouer ailleurs.
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Un film tout simplement passionnant !
Tout commence par une histoire vraie qui a marqué l’Histoire, qui a fait les gros titres des journaux de l’époque, celle de la découverte d’un enfant sauvage, attrapé dans la forêt par des chasseurs, un enfant ayant survécu seul pendant des années, qui aurait grandi sans personne, se nourrissant de ce qu’il pouvait trouver dans la nature, ne sachant communiquer par aucun moyen, il ne sait pas parler, encore moins lire et écrire, il va donc devenir une véritable attraction, ainsi qu’un sujet d’étude passionnant pour le très connu Docteur Itard. Ce métrage est donc la retranscription fidèle de l’expérience menée par cet homme, lui qui a voulu sortir ce garçon de l’institution pour « débiles » dans laquelle on l’avait placée, véritable prison, pour celui qui a toujours vécu en liberté, il s’est donné pour mission de l’éduquer, ce que personne ne pensait possible, un parcours ô combien semé d’embûches et de progrès aussi minimes que bouleversants. Alors certes, on peut avoir l’impression d’un film très factuel, d’un point de vue très scientifique, presque chirurgical, si c’est le cas, puisque c’est la base de celui-ci, on parvient néanmoins à s’attacher à ce parcours, tant à cet homme, qui aura pris sous son aile un garçon dont personne ne voulait, lui donnant une chance extraordinaire de s’intégrer, qu’à ce garçon extrêmement touchant, dont on ne connait rien du passé qui semble si traumatisant et qui doit absolument tout apprendre. C’est une intrigue assez simple, mais qui nous prend pourtant aisément dans ses filets, parce que l’on s’attache à l’évolution de Victor, même si les méthodes peuvent parfois sembler extrêmes, il ne faut pas oublier que c’est le reflet d’une époque, il est d’ailleurs extrêmement intéressant de voir ce qui pouvait se faire, de comment on appréhendait l’éducation, des méthodes qui paraissent archaïques, mais qui ont pourtant faits leurs preuves. La réalisation de François Truffaut est un petit bijou, sachant qu’il joue également le rôle principal, il a su mettre en lumière cette histoire vraie, nous montrer que derrière cette image de monstre de foire, il y avait un destin, celui d’un jeune garçon, d’ailleurs formidablement interprété par l’impressionnant Jean-Pierre Cargol, un garçon qui a vécu le pire et qui viendra nous pousser dans des réflexions fortes, nous touchant en plein cœur par son innocence, sa force de vivre, ainsi que sa liberté.
En bref : Un film qui retrace un fait historique qui aura fait les choux gras de l’époque, un phénomène qui a toujours fasciné, mais plus que la retranscription factuelle qui en suivie, on parvient peu à peu, à toucher du doigt l’humanité qui se dégage de ce parcours extraordinaire, on devine les sentiments qui se tissent forcément, parce que ce n’est pas qu’une étude scientifique, c’est essentiellement le destin d’un jeune garçon, son histoire, sa reconstruction et cette évolution spectaculaire à laquelle personne ne voulait croire !
Avis complet sur le blog : https://vampiloufaitsoncinma.com/2025/04/22/lenfant-sauvage/
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Une excellente adaptation du roman de Ray Bradbury dans lequel François Truffaut a su poser une ambiance, une froideur à cette société où les livres sont interdits et où les gens sont pas bien gais.
Tout est froid dans cette société bloquée, où les rêves et l'imagination ont été incendiés, aucun espoir dans la vie de Montag, dans son métier, dans sa vie personnelle... jusqu'à ce qu'il commence à être un peu trop curieux de ce qu'il brûle.
Un bel hommage à la littérature générale, aux livres et à ce qu'ils apportent. Une bonne adaptation aussi.
Un excellent Truffaut.
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Les 400 coups de François Truffaut est une ode touchante à l’enfance en rupture. Le film explore la solitude d’Antoine Doinel, un enfant en manque d’amour, rejeté par sa famille et incompris par l’école. Sa fuite constante incarne un désir profond de liberté face à une société étouffante. Truffaut dresse ainsi un portrait lucide et bouleversant du passage à l’adolescence.
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Film long, on reste sur sa fin
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J’ai bien aimée le film. Il nous permet de découvrir les différents métiers du cinéma
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L'Antoine Doinel, l'inconsistant, vivotant et virevoltant sans grand intérêt pour la vie en couple, même en temps que père au milieu d'un petit microcosme parisien.
Afficher en entierLes gens aiment aussi
Studios
Les Films du Carrosse : 12 films
Les Productions Artistes Associés : 3 films
TF1 Films Production : 2 films
Gaumont : 1 film
Société Française de Production (SFP) : 1 film
Sédif Productions : 1 film
Swashbuckler Films : 1 film
Anglo Entreprises : 1 film








Biographie
Né d'un père qu'il n'a pas connu et d'une mère distante, François Truffaut vit une enfance difficile. L’école ne le passionnant pas, il préfère passer son temps dans les salles obscures ou le nez dans les bouquins. Adepte de l’école buissonnière, le jeune homme sombre dans la délinquance et peine à trouver sa vocation. A vingt ans, il s’engage dans l’armée mais regrette vite son choix. Incarcéré pour désertion, il est marqué par sa rencontre avec André Bazin, un critique de cinéma, qui voit en lui un fort potentiel. Ce dernier décide alors de le prendre sous son aile et permet à son poulain d’intégrer la rédaction des Cahiers du cinéma. Au sein d’une équipe de jeunes journalistes enthousiastes, François Truffaut est comme un poisson dans l’eau. Son nouveau travail lui permet d’extérioriser sa rage de vivre dans des critiques dont l’avis tranché bouscule très vite les institutions académiques cinématographiques (il est notamment un féroce opposant de cinéastes comme Claude Autant-Lara ou encore René Clair). Il ne tarde pas à obtenir une certaine notoriété et participe à l’émancipation d’un cinéma d’un nouveau genre, plus libre.
Protagoniste d’un mouvement d’idées novatrices, le critique brûle de passer à la pratique. Formé par la réalisation de deux courts métrages (Une visite, 1954 ; Les Mistons, 1957), il écrit et réalise Les Quatre cents coups, son premier long métrage, en 1959 : il a vingt-sept ans. Dans ce premier film, le cinéaste s’inspire de sa propre enfance. Antoine Doinel (interprété par Jean-Pierre Léaud dont c’est le tout premier film) est un jeune garçon étouffé par un climat familial lourd et l’autorité abusive de ses instituteurs. Salué par la critique et le public, récompensé par le Prix de la Mise en Scène au Festival de Cannes, Les Quatre cents coups participe à l’émergence de la Nouvelle Vague, un mouvement cinématographique qui bouleverse les codes du cinéma, et composé en partie de critiques des Cahiers devenus cinéastes (Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Eric Rohmer…). Le film est également le premier opus de la saga Antoine Doinel qui sera complétée par quatre épisodes (Antoine et Colette, 1962 ; Baisers volés, 1968 ; Domicile conjugal, 1970 ; L' Amour en Fuite, 1979). Cette même année son scénario A bout de souffle est adapté par Jean-Luc Godard, un cinéaste dont il est très proche avant que des divergences ne les séparent.
Lancé par ces succès, François Truffaut signe dès l’année suivante son deuxième film, Tirez sur le pianiste. Ce polar est d'ailleurs la première immersion du cinéaste dans le film de genre, complétée par la suite par l’exploration d’autres genres comme la science-fiction (Fahrenheit 451), le fantastique (La Chambre verte) ou encore la fresque historique (L' Histoire d'Adèle H). C’est également la première adaptation littéraire qu’il réalise, ce qui sera par la suite le cas de la plupart de ses films. Il propose également des œuvres originales, signant outre l'introspective saga Doinel, La Nuit américaine, une comédie qui relate les péripéties rencontrées par une équipe de tournage et son réalisateur (joué par Truffaut lui-même), ou encore Le Dernier métro, l’histoire d’une troupe de théâtre qui essaie de monter une pièce durant l’Occupation et dans laquelle le cinéaste glisse des souvenirs d’enfance.
La décennie 1970 marque l’implosion de la Nouvelle Vague. Démarqué des cinéastes comme Jean-Luc Godard et Jacques Rivette animés d’une continuelle recherche esthétique et visuelle, François Truffaut, à l’instar de Claude Chabrol, s’illustre dans des films qui connaissent un écho populaire, sans pour autant faire de concessions artistiques. Sa carrière oscille dès lors entre échecs commerciaux et succès publics. Souvent présent là où on ne l’attend pas, il multiplie les projets qui se suivent mais ne se ressemblent pas. Il est même acteur dans Rencontres du 3ème type sous la direction de Steven Spielberg, alors jeune cinéaste auréolé du succès planétaire des Dents de la Mer. Artiste à la renommée publique et critique, le cinéaste jouit également d’une reconnaissance de ses pairs. Oscarisé en 1974 pour La Nuit américaine, il atteint la consécration en 1980 avec Le Dernier métro, qui remporte dix Césars, dont celui de meilleur réalisateur.
François Truffaut a également collaboré avec d'autres cinéastes. Producteur de Paris nous appartient de son ami Jacques Rivette ou encore de L' Enfance nue de Maurice Pialat, il écrit entre autres les scénarii de La Petite Voleuse (Claude Miller, 1988) et de Belle Epoque (Gavin Millar, 1995) qu'il ne pourra adapter lui-même et qui seront réalisés après son décès.
Cinéaste exceptionnel, François Truffaut est également un Homme qui aimait les femmes. Très proche de ses actrices, il collabore régulièrement avec les mêmes comédiennes, telles que Jeanne Moreau (Jules et Jim, La Mariée était en noir), Catherine Deneuve (La Sirène du Mississipi, Le Dernier métro), Nathalie Baye (La Nuit américaine, La Chambre verte) ou encore Fanny Ardant (La Femme d'à côté, Vivement dimanche !). Cette dernière a d’ailleurs été sa dernière compagne et restera à ses côtés jusqu'à son décès le 21 octobre 1984, des suites d’une tumeur cérébrale, à seulement cinquante deux ans.
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