Les commentaires appréciés par Grenette
Quel film! Mais quel film! Une véritable claque pour ma part. J'en attendais pas mal de ce remake, et au final, j'ai eu ce que je voulais, et plus encore, bien plus.
La réalisation de Antoine Fuqua est magnifique, originale, efficace, puissante, tout comme sa mise en scène. Les acteurs sont tous excellent, avec le charisme au niveau maximal. Le scénario est, ô grande surprise, à qelques points, totalement différent du premier, et nous surprend tout du long, en racontant une histoire plus qu'intéressant, superbement bien ficellée, plus que juste. La musique, est quand à elle, PAR-FAITE! Une musique post-mortem du grand James Horner qui est incroyable, prend aux tripes, et sait séduire nos oreilles. Mention spéciale à la grande scène d'action finale, tout simplement culte, puissante. C'est simple, elle rejoint aisément le Panthéon des scènes d'action aux côtés de celles de Fury Road.
Au final, "Les sept mercenaires" version Antoine Fuqua est un chef d'oeuvre, un véritable remake qui sait se démarquer de son modèle, tout en l'égalant, voir le surpassant. Voilà un film culte, qui vous marquera.
Afficher en entierJ'ai été perplexe pendant tout le film, j'avais l'impression qu'il y avait quelque chose que je ne saisissais pas et j'avais vraiment du mal à comprendre l'histoire (ce qui ne m'est pas arrivé depuis longtemps devant un film). Et au final je me rends compte qu'il y a tout de même des choses intéressantes en ce qui concerne les sujets comme la mort ou l'existence (le monologue final est filmé avec une formidable intensité, c'est la seule scène du film qui ait réussi à m'accrocher). Néanmoins je n'ai pas particulièrement aimé le film, je regrette qu'on reste à la surface du personnage d'Harrison Ford, mais bon on ne va pas tout nous mâcher non plus. L'univers futuriste est intéressant mais à mon avis il a moins d'impact aujourd'hui qu'à sa sortie tant on est habitué aux mondes de science-fiction. Enfin, la trame du héros devant éliminer un groupe de personnes spécifiques est un filon qui a déjà été beaucoup exploité au cinéma, j'ai donc été un peu lassée de le retrouver dans "Blade Runner". Je suis vraiment déçue car je vois le potentiel et les qualités du film, mais cela ne suffit pas à me le faire aimer.
Afficher en entierJ'ai aimé ce film! Mais peut-être pas assez. D'ailleurs, je l'avais classé en liste de bronze, mais j'ai cru bon de réviser mon jugement et l'ai replacé en liste vu aussi, à l'image de ma déception. Je le reconnais bien malgré moi, j'ai été déçue de ce dernier James Bond, qui clôt la belle quadrilogie de Daniel Craig, d'après ce que j'ai lu sur plusieurs sites. Il faut dire que je m'attendais à un final époustouflant, voire un chef-d'œuvre de la saga, mais je n'ai pas eu l'impression de faire face à un grand film. Je ne nie pas que ce film est bon, il a tous les atouts pour plaire à la presse et au grand public, mais là n'est pas la question.
On m'a vendu le film comme un thriller, un long-métrage noir et passionnant qui se montrerait plus sombre et sérieux que les autres films de la saga. Eh bien j'ai exactement vu tout l'inverse. Pas que ce soit une mauvaise chose, au contraire, les puristes seront ravis de constater que l'esprit initial de la saga a été conservé dans celui-ci, c'est-à-dire l'humour fin distillé dans les dialogues (ceux de ce film sont très bien écrits, notamment les répliques de Bond et de Q), les petits gadgets sympas, les belles voitures, les femmes fatales (deux pour le prix d'une, chapeau), les scènes d'action prenantes, les cascades impressionnantes qui en mettent plein la vue, et ainsi de suite... Mais encore une fois, ce n'est pas ce que je m'étais attendue à voir. Autrement, si je me construis un avis plus objectif, je sanctionnerai le film au niveau de son intrigue. Le film se relie à tous les précédents (Casino Royal et compagnie) et il fait ça plutôt bien. Cette filiation est relativement crédible, check. Mais alors le reste...
Franchement, je pensais que le scénario serait plus travaillé. Il m'a paru assez vide et j'imagine que je suis peut-être trop exigeante ou quoi, mais il est très classique et m'a laissé en bouche un arrière-goût désagréable de "Tout ça pour ça !". Dans les grosses lignes, il n'y a rien ou presque qui sort de l'ordinaire et les péripéties sont globalement prévisibles. Spoiler(cliquez pour révéler)Combat à mains nues dans un hélicoptère, course-poursuite en voiture… La seule qui m'ait un tant soit peu surprise est le fait que la James Bond girl ne meurt pas à la fin. Léa Seydoux est bien vivante et reste aux côtés de son James Bond d'amour, ce qui est original par rapport aux autres films que j'ai vus où la fille meurt, le pire étant dans Casino Royal (James Bond amoureux, ça vaut le détour). Bref, je sais bien que les films de cette saga ne sont pas appréciés en premier lieu pour leur scénario plus ou moins recherché mais pour cet esprit privilégié classieux dans le monde de l’espionnage, m’enfin quand même. C’était largement faisable pour une production de cette ampleur.
Au-delà de l'intrigue bateau, la réalisation est très bonne et je n'en attendais pas moins de Sam Mendes, que je considère comme un bon réalisateur qui sait indéniablement se servir d'une caméra. J'avais adoré l'esthétique d'American Beauty et de Skyfall, et celle de Spectre m'a conquise. S'il y a bien une chose que j'ai adorée dans ce film, ce sont les images et leur beauté transcendante. Les couleurs sont splendides, les acteurs sont sublimés au travers de la caméra, et les plans sont précis, bien cadrés, bref, j'ai adoré cet aspect en long, en large et en travers. Le générique du début, comme il se doit de l’être dans tous les James Bond, est très beau, la musique s'accordant parfaitement aux images sans arrêt changeantes. Le visuel est très travaillé et cela se ressent jusque dans les scènes d'action, où les déferlantes de feu et les chorégraphies d'attaque rendent parfaitement à l'écran. Les décors sont somptueux (j’ai adoré la partie courte se déroulant à Tanger) et nous voyageons en compagnie de Mister Bond dans différents pays (rien de surprenant mais mes yeux en ont été ravis).
Je reviens sur la musique, qui est excellente, quoiqu'un peu pompeuse par moment : le thème mythique de la saga a été maintes fois utilisé et ça a été un réel plaisir que de l'entendre avec le bon son du cinéma. Les autres morceaux de la bande-son sont très jolis et m'ont transportée durant tout le film. Inutile de s'arrêter en si bon chemin, continuons d'analyser le film sur son plan technique, qui est franchement réussi. Les acteurs sont très bons et leur performance tient toutes ses promesses. Daniel Craig reste fidèle à lui-même, il est classe en toute circonstance et blablabla (j'espère ne pas virer en fangirl chronique), Monica Bellucci n'apparait pas longtemps à l'écran, ce qui m'a réellement surprise, je pensais qu'on lui accorderait une plus grande place dans le film, Christoph Waltz est très bon en "méchant vraiment méchant" comme d'habitude j'ai envie de dire, même si j'ai eu la nette impression que son jeu a entretemps subi une légère baisse de régime, et j'ai trouvé que Léa Seydoux se défendait bien aux côtés de Daniel Craig. Vraiment, je n'en retiens aucune déception particulière, les seconds rôles remplissant leur part du marché comme Ralph Fiennes en M strict et borné ou encore le gars qui joue Q (impossible pour moi de retenir le nom de cet acteur).
Pour terminer, les personnages, s’ils sont bien campés, sont un peu trop caricaturaux mais on peut facilement pardonner cette facilité scénaristique propre au cinéma d’action (même si l’un n’empêche pas l’autre, loooin de là). Certains sont correctement développés comme le grand méchant (son nom est totalement improbable) et la fille de Mr. White, mais d’autres sont sous-exploités (l’alliée de James Bond) ou sont pris pour des clowns alors qu’ils devraient logiquement effrayer les spectateurs (C et le colosse de la réunion). Honnêtement, je m’en fiche un peu que la psychologie des personnages ne soit pas poussée jusqu’à l’extrême, en revanche je la condamne pour un seul d’entre eux : le méchant ultime qu’incarne Christoph Waltz. Ses motivations sont compréhensibles mais bancales, à défaut d’être très originales, mais son iconisation est parfaite. Son entrée dans le film est excellente et sa parole fait frémir d’emblée. J’aurais bien aimé que l’on s’attarde davantage sur son cas, c’est quand même lui qui est censé tirer les ficelles de toute cette machination tortueuse depuis Casino Royal!
En conclusion, je conseille ce film à tout fan de la saga James Bond, qui sera sûr d’y trouver son compte, et pour les autres, je vous dis à vos écrans sans hésitation aucune! Même si j’ai été franchement déçue de ce quatrième film loin d’être le meilleur de Sam Mendes, j’ai quand même passé un très bon moment devant : le rythme est d’enfer et il est pratiquement impossible de s’ennuyer durant le visionnage si l’on s’y laisse prendre.
Afficher en entierUn vrai divertissement-canapé, mais rien d'autre. C'est une comédie franchement délirante, on rigole énormément, mais ça manque vraiment de fond car la trame scénaristique est très pauvre.
Du coup même si c'est un film que j'ai regardé avec grand plaisir, et que je reverrais avec grand plaisir, je peux pas dire que ça fasse parti des comédies "mémorables" que j'ai vu dans ma vie.
Afficher en entierBizarrement, c'est le genre de films qu'on va d'abord voir pour le côté épouvante gothique époque 19ème.
Et j'en suis sortie avec la même sensation de vide que La Dame en noir. L'histoire est trop linéaire, la psychologie sommaire.
Mais là où le film avec Radcliffe fichait quand même bien les pétoches, ici, les fantômes (moches) ne sont que des prétextes. Car dans Crimson Peak, les monstres sont bien vivants.
Je regrette vraiment une certaine répétition qui empêche l'évolution des personnages et surtout ne leur confère pas de réelle profondeur.
La relation qui va tout précipiter manque cruellement de venin, les acteurs s'étant trop pliés aux consignes de retenue afin de ménager le suspense (facilement découvert) qu'ils en oublient de jouer la sensualité trouble, celle qui devait donner du piment à l'ensemble.
Le couple principal n'est pas touchant, la relation frère/soeur n'est pas assez malsaine, et les seconds rôles font office de figurants.
En revanche, les décors et l'ambiance sont bien maîtrisés, parfaitement exploités. Terrible, cette sensation de froid dégagée par le manoir (ou c'est parce qu'on se gelait dans la salle de ciné).
Le domaine est glauque, à l'image de l'histoire de ses habitants. C'est la réussite du film.
Bref, un film de fantômes bien chiche, qui a tout misé sur l'aspect visuel.
Afficher en entierUn peu déçue par ce film...
C'est très soigné et très beau visuellement, l'ambiance gothique est réussie. Mais à part quelques petits frissons (et c'est vraiment parce que je suis une grosse trouillarde) quant aux fantômes, il n'y a rien qui fait vibrer, qui accroche. L'histoire est linéaire, prévisible, les personnages ne sont pas assez approfondis.
Sans ennuyer, ce film manque clairement du souffle qui le rendrait mémorable.
Afficher en entierPremier film que je vois du très très encensé Denis Villeneuve, et bien pour un premier contact je suis complètement sous le charme, Sicario est un petit coup de coeur.
J'ai vu des gens lui reprocher son scénario un peu simple, et mal expliqué. Mais pour moi cette critique n'a pas lieu d'être, déja parce que pour trouver le scénario simple faut en effet rien avoir piffer au truc, et pour ce qui est du manque d'explication, oui en effet mais c'est absolument normal, et c'est génial.
Je m'explique : on suit le film du point de vue de l'agent Mercer, parachuté au milieu de cette histoire sans vraiment en comprendre les tenants et les aboutissants, elle est complètement désorienté, et on met le spectateur dans les mêmes dispositions.
Et si on est attentif le voile se lève petit a petit et on comprend très bien.
Le film comporte des scènes d'une tension incroyable, grandement aidé par la BO splendide, c'est très bien rythmé, et surtout, surtout, la performance de Benicio Del Toro est hallucinante. La meilleure que j'ai vu de lui et qui le propulse directement parmis mes acteurs favoris. A la fois classe, mystérieux et torturé, il atteint le sommet lors des deux dernières scène finale que je ne citerai pas pour ne pas les gâcher. Mais dès sa première apparition il crève littéralement l'écran !
Afficher en entierBon, d'accord, je ne suis pas fan de mythologie. Mais ça n'explique pas tout...
Si les comédiens se donnent à fond, les personnages sont pour beaucoup basiques ou ridicules. On est de retour dans les années 80 avec des personnages à un seul caractère bien typé - le vieux qui calme, le mec du FBI qui se la pète, la fille qui ne sert à rien et l'autre qui sert juste à faire jolie, les comparses de Thor qui font du monde... Y'a juste le méchant méchant qui ait de la gueule - et Odin...
Et puis le scénar doit dater de la même époque : 20 minutes de Thor tête à claque, 1h00 de Thor qui subit et ne comprend pas qu'il n'a rien d'autre à faire, le reste du film de youhou top héros... Très basique et linéaire, quoi...
Enfin, je ne sais pas... Il y a un côté tape à l'oeil. De l'effet spécial partout, en veux-tu, en voilà, qu'à la fin, tu n'en veux plus mais tu en as quand même... Et ça m'a amusé de voir que ces gens (et Dieux) qui vivent dans un top monde avec des ponts arc-en-ciel qui les emmènent sur d'autre planète et ont des immeubles en plusieurs parties qui volent et tournent sur eux-mêmes (si, si, regardez les plans larges, au fond) n'ont rien trouvé de mieux que des chevaux pour se déplacer...
Bon, je n'étais pas emballé au départ, ça explique peut-être que je ne le sois pas plus à la fin : je n'ai pas cherché d'excuse au cours du film...
Afficher en entierPerso' j'ai pas trop apprécié ce deuxième volet de la saga de l'épreuve. Non seulement, c'était typiquement américain dans le genre; On sais pas qui sont les vilains et on met l'emphase là-dessus, mais en plus, y'a des explosions partout, même quand c'est pas nécessaire.
Moi qui ait lu les livres, j'ai trouvé décevant qu'ils n'incluent pas certains éléments (que je me tairai pour ne pas spoiler ou quoique) selon moi essentiels pour la compréhension de quelqu'un qui ne l'as pas lu.
Seuls thumbs up :
Les acteurs/actrices (Newt & Brenda (les cheveux courts lui vont super bien!) et les sursauts, super pour ceux qui aiment ce faire surprendre ou pour les addicts de films d'horreur; les scènes avec les fondus (tunnels, maison, sur la vitre...) étaient chouettes.
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Miss Peregrine et les Enfants Particuliers est un film sympathique, que j’attendais avec impatience, une grande hâte, et voulais absolument voir au cinéma, mais qui m’a finalement déçue.
Avant toute chose, il faut savoir que j’adore Tim Burton, un de mes réalisateurs préférés, et ai regardé presque tous ses films à ce jour. J’adore réellement ce bonhomme, bizarre et excentrique, au style extravagant caractéristique, atypique et gothique, étrange et décalé, absurde et fou, que j’adule depuis que je suis toute petite suite à mon incongrue découverte de Charlie et la Chocolaterie, et j’étais extrêmement enthousiaste à l’idée d’assister à une séance de son nouveau film, tout comme je l’avais été lors de la sortie de Big Eyes avant celui-ci, que j’avais apprécié.
Par ailleurs, je tiens à préciser que je n’ai pas lu le livre éponyme, alors je n’établirai aucune comparaison entre l’œuvre littéraire et l’adaptation cinématographique, et me baserai uniquement sur ce que j’ai vu dans la suite de mon commentaire.
Tout d’abord, j’ai été enchantée de me plonger à nouveau dans son univers bariolé et déjanté, le véritable univers de Burton, qui comme le décrivent parfaitement tous les commentaires précédant le mien, s’apparente à celui de ses débuts, où se côtoient féérie lumineuse et fantastique sombre et glauque, légèrement angoissant et très drôle (humour noir !), qui me plaît énormément. En effet, j’ai été ravie d’observer que Burton use de manière arbitraire des codes de l’horreur dans ce film, et regrette qu’il n’ait pas davantage insisté sur cet aspect frémissant, pourtant l’essence-même de son cinéma burtonesque, du moins c’est ainsi que je le perçois, et l’ai toujours perçu.
Cependant, j’ai adoré les scènes où Tim laisse carte blanche à Burton, notamment lors des séquences de Jake et de son grand-père où il s’exprime, des enfants particuliers dont les pouvoirs se dévoilent et se déploient, et plus encore lorsque Barron est présent à l’écran, et généralement les Sépulcreux. J’ai également adoré leur design, et l’extrapole au film entier, ses effets spéciaux étant maîtrisés et beaux, mais saturant le visuel, naturellement conséquent et magnifique : il n’était pas essentiel d’y en rajouter à foison.
Le scénario est assez original dans ce qu’il narre, tel un conte, mais pas au niveau des thématiques qu’il aborde ni dans sa construction, que l’on ne peut pas critiquer, puisqu’il est issu d’un roman et aurait été analysé et réprouvé en amont. Spoiler(cliquez pour révéler)L’histoire d’yeux d’enfants particuliers que mangent les Sépulcreux dans le but de conserver leur enveloppe corporelle humaine et leur immortalité m’a fait froid dans le dos, donné des frissons, et me rappelle, si ce n’est qu’elle entretienne même une filiation directe avec les premiers films de Burton (Sleepy Hollow !).
Les personnages qu’il met en scène sont agréables et amusants dans leur genre, mais la majorité d’entre eux n’est pas développée : en somme, il n’y a que Jake, son grand-père, Miss Peregrine, Emma (je suis décidemment partout), Enoch et Barron que l’on retient, et je trouve déplorable le fait que les autres n’aient pas été creusés et approfondis, et seulement survolés. Ils sont fades et dépourvus de personnalité, interchangeable. Or, parmi ceux qui sont travaillés, le mot désignant certainement une réalité démesurée, des inégalités subsistent et je maintiens une réserve sur le personnage de Jake, qui n’est pas intéressant alors qu’il s’agit du principal ! Un comble.
Néanmoins, il faut tout de même prendre en compte la durée du film : en deux heures pleines, il se doit d’introduire, d’iconiser et de traiter une intrigue vaste et un nombre important de personnages. On peut le dire sans l’exagérer, que Burton s’en tire avec les honneurs. Son film est très bien réalisé, s’avère crédible même si prévisible sur toute la longueur, et se déroule en un rythme soutenu, effréné. De plus, et je le répète, il adapte un best-seller. En soi, il aurait alors fallu que le film dure plus longtemps afin que son tout soit complet et achevé, mais tenant en deux heures, le contrat est rempli et le pari réussi, d’autant plus que le film n’est pas destiné à un public âgé ni jeunot.
Mais, et c’est le drame, voilà le plus gros problème de Miss Peregrine, selon moi, et qui n’est pas en accord avec le ton qu’il adopte, ni avec Burton : le film se révèle cliché et niais à maintes reprises, Burton ne m’ayant jamais habituée à cela, dont l’amer constat m’a surprise, dans le mauvais sens du terme. J’accepte que le film s’adresse aux adolescents et reprenne les péripéties d’un livre, avec ce que cela implique et comporte, mais en toute franchise, je crois que Burton aurait dû mieux adapter ces passages, qui cassent purement et simplement son style, et ne lui correspondent pas, de mon point de vue. La romance est ridicule et de trop. Spoiler(cliquez pour révéler)Il n’y a que moi que cela choque, qu’Emma ait été amoureuse du grand-père puis de son petit-fils ? J’ai une sainte horreur de la niaiserie sous toutes ses formes, mais venant de Burton, elle fut indigeste me concernant.
Enfin, Eva Green est impeccable, que ce soit sa coiffure, son maquillage ou son tailleur coupé et serré, et campe à merveille le rôle de Miss Peregrine. Elle l’incarne à n’en point douter, et quelle classe lorsqu’elle fume sa pipe. Je vénère Samuel L. Jackson, qui s’en donne à cœur joie en Barron aux cheveux et yeux blancs, et déblatère de longues tirades empreintes de gravité et de bouffonnerie à la fois, quant aux enfants, ils ne sont pas bons, ce qui tend à me faire réfléchir et en déduire que Burton n’en attendait pas d’eux ce qu’il pouvait se permettre d’attendre des autres acteurs, comme les deux premiers. Le grand-père, le père, Emma et Enoch sont plus ou moins quelconques, mais Asa Butterfield est affligeant : s’il est très bon dans Hugo Cabret sous la direction de Martin Scorsese, il est mauvais dans Miss Peregrine, son incompétence étant flagrante. J’ai vu le film en VF, ce qui ne joue pas non plus en sa faveur, étant donné qu’elle est aussi défectueuse que lui, et dessert son jeu, mais pas que le sien.
Je ne me souviens d'aucun autre figurant.
En conclusion, Miss Peregrine et les Enfants Particuliers est un condensé d’excellents comme de médiocres éléments, que j’ai adorés ou détestés, et je conserve un avis partagé de ce film, perdurant après visionnage.
PS : la bande-son est tour à tour inspirée (j’aime beaucoup le groupe Florence + The Machine), et anodine, banale et insipide, car alternant entre des chansons modernes et des musiques à la sonorité orchestrale.
Re-PS : Tim s’essaie à la caméo, et nous en réalise une furtive lors de la bataille finale typiquement burtonesque, absolument géniale.
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