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Les commentaires appréciés par let-it-go

Diamant

Louis Tomlinson a toujours fait partie de ma vie. De mon monde. Il m’a sauvé par sa musique, mais aussi par la personne qu’il est. Pour moi, il est bien plus qu’un chanteur.

Ce documentaire… c’est bien plus qu’un film que l’on regarde au cinéma. C’est un moment que l’on passe aux côtés de Louis, dans sa vie, ses hauts et ses bas. Même si je connaissais déjà une grande partie de sa vie, j’ai appris des choses, et certaines m’ont brisé le cœur. Il à toujours été fort, et il l’a prouvé à de nombreuses reprises, notamment lorsqu’il a perdu sa mère et sa sœur.

Ce film nous plonge complètement dans le monde de Louis, ce monde duquel je n’arrive pas à sortir. Le film m’a énormément bouleversée. J’ai pleuré, ris, chanté, j’ai beaucoup tremblée. J’ai toujours adoré Louis et j’ai toujours été très fière de lui. Mais aujourd’hui, ce que je ressens est encore plus fort. Je ne serais à jamais reconnaissante pour tout ce qu’il a fait pour moi, même s’il ne sait pas qui je suis.

Il aime ses fans, et oui, si nous avons toujours été là pour lui, même dans les moments les plus difficiles, il m’a sauvé en étant là pour moi quand personne ne l’était. Il ne le sait pas, mais il est la raison pour laquelle je suis encore là. La vie est injuste avec tout le monde, mais il faut être fort, l’accepter et avancer. Ne jamais baisser les bras. Toujours continuer. Louis m’a appris ça. Il m’a appris à être forte, à avoir plus confiance en moi, à pardonner l’impardonnable. Toutes ces années de bonheur, de tristesse, et de souffrance, je les ai passés avec lui. Pendant ces années, il a été la personne sur qui je pouvais m’appuyer. J’ai vécu trop de choses inexplicables et horribles, mais il a toujours été là, sans même le savoir, dans mon cœur, et c’est ce qui m’a permis de me battre, encore et encore, jusqu’à aujourd’hui.

Avec ce film, on est complètement plongé dans le monde de Louis, et j’ai eu plusieurs fois la sensation d’être avec lui, aux concerts. La relation qu’il a eu avec sa mère est extrêmement touchante, tout comme celle qu’il a avec ses sœurs et ses grands parents. Quant à la relation entre Freddie et lui… elle est juste magnifique et très touchante. Freddie est la copie parfaite de Louis, et il a énormément de chance d’être son fils.

Je suis allée voir All Of Those Voices un samedi, et comme il le dit si bien, les samedis enlèvent la douleur.

Pour chacune de mes questions, Louis était ma réponse.

Vu en VO

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Or

Certes ce film n'est pas parfait. Certaines transitions sont parfois trop brutales, on a l'impression d'être stoppé au milieu de l'action. On pourrait regretter l'absence quasi totale de musique au profit des bruits de la nature, si cette même absence ne servait pas à mettre en avant la scène qui donne son nom au film. À vrai dire, après avoir vu le film, je ne me vois pas rajouter de la musique dessus.

Et pourtant, ses qualités surpassent largement ses défauts. J'ai trouvé la photographie très belle, avec le motif du feu qui revient tout au long du film. Le recours aux mythes grecs est utilisé de manière très habile.

Les deux personnages sont, je trouve, aussi attachantes l'une que l'autre, j'ai adoré voir leur évolution et celle de leur relation. Leur histoire en elle même est d'ailleurs très touchante (j'avoue, mes mouchoirs en ont eu marre de moi pendant les dernières vingt minutes du film).

De plus, même si le film se déroule en 1770, il aborde des thématiques actuelles telles que la place de la femme dans la société, l'avortement (on serait tenté de dire la cause LGBT mais pour moi ce n'est pas le sujet du film).Spoiler(cliquez pour révéler)Et enfin, introduire la mort de la soeur au début du film fait qu'on a quand même des petits coups de stress quand Héloïse disparaît à deux reprises vers la fin, on sent la panique de Marianne.

En bref, c'est un film qui ose, et qui réussit très bien ce qu'il entreprend. Je pense que s'il n'avait pas eu de récompenses, je n'aurais probablement jamais entendu parler de ce film, et je serais clairement passée à côté de quelque chose ! N'hésitez plus, foncez le regarder et profitez du moment. Spoiler(cliquez pour révéler)Et quand c'est fini, ne regrettez pas, souvenez vous ;)

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Commentaire ajouté par Swein 2018-08-07T19:07:30+02:00
Vu aussi

C'est fou comme tout ça à mal vieilli! Je ne peux même pas me retrouver nostalgique d'une époque que je n'ai même pas connue! Les personnages assez clichés et sans nuances, que se soit pour Sandy la naïve ou Zuko le frimeur. Seule Rizzo est plus nuancée. Des musiques qui ont aussi mal vieillie...Ça se regarde mais sans plus...

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Commentaire ajouté par Sophora 2015-12-01T12:44:19+01:00
Bronze

Crimson Peak, ou l'hommage aux grands classiques de la littérature gothique anglophone et aux vieux films d'horreur. Mais un film qui garde sagement son statut d'hommage, sans se jeter une bonne fois pour toute dans tout le potentiel qu'il y avait à exploiter.

Avant d'entrer dans les détails, je dois dire que j'aime énormément la littérature gothique aussi bien britannique qu'américaine. Plus qu'un sujet d'étude, c'est devenu un de mes genres préférés : des histoires mystérieuses, pleines d'amour et de folie, où l'homme et le monstre ne font plus qu'un, et où tous les cauchemars deviennent réalité. Des livres dont la seule odeur des pages vous fait frissonner. Difficile d'adapter cette atmosphère sur le grand écran, mais pas encore impossible. Le célèbre Dracula de Coppola en témoigne, un peu comme l'excellente série américaine Penny Dreadful qui mélange les histoires pour créer une grande fresque gothique et absolument jouissive. La question est donc : « Crimson Peak mérite-t-il sa place dans ce sanctuaire de ténèbres et de mystères ? ». Malheureusement, la réponse est non.

Crimson Peak n'est pas mauvais du tout, bien au contraire. D'abord, il a su éviter les longueurs qui amènent souvent l'ennui si elles ne sont pas bien meublées, reproche qui revient souvent dans mes critiques me semble-t-il. Ensuite, il se déroule dans un décor absolument magnifique, apportant à la maison une histoire pleine de rebondissements. Elle en devient un personnage elle-même, ce qui est assez rare et mérite d'être souligné. En outre, les acteurs sont bons et les dynamiques entre les quatre personnages principaux sont bien travaillées, donnant au film un rythme plutôt agréable à suivre. Jessica Chastain et Tom Hiddleston sont exceptionnels dans les rôles de Lucille et Thomas, deux personnages tout à fait fascinants, en particulier la première. J'aimerai ajouter que ce que beaucoup considèrent comme un manque d'originalité ou encore une trop forte prévisibilité de la part du scénario ne m'a absolument pas dérangé, c'est même l'un des thèmes du gothique : ce qui est à prévoir, ce que l'on sait sans en avoir la certitude ou la preuve, la menace qui flotte sur l'héroïne, l'étau qui se resserre sur elle dont nous, simples spectateurs impuissants, sommes les témoins. Alors, personnellement, ça ne m'a pas dérangé...

Le problème, c'est que le film en lui-même peut se résumer à ceci : « pas assez ». Certes, les décors sont beaux mais la caméra ne s'attardent pas assez sur eux à mon goût, les plans sont trop superficiels et ne montrent pas assez de détails car ils se concentrent sur les personnages, le film n'accorde pas assez de temps à l'histoire d'amour pour s'épanouir, pas plus qu'il n'en accorde aux fantômes qui, bien que le réalisateur leur ait donné un second rôle, sont finalement très peu présents. Mention spéciale à la bande annonce qui a du regrouper toutes les apparitions de fantômes du film pour faire croire qu'il y en avait beaucoup plus. D'accord, on ne s'attend pas non plus à voir des fantômes au coin de chaque couloir mais leur donner plus d'ampleur, plus de présence et surtout plus d'intérêt dans le scénario, ça n'aurait fait aucun mal. Finalement, malgré un bon rythme, le film paraît court, voire même un peu rapide. Le résultat nous laisse sur notre faim, et le tout s'achève sur une fin un peu bancale tant elle a été rapide et bâclée.

En résumé, Crimson Peak est un hommage certes, mais il ne lui est pas permis de se transcender et d'apparaître dans toute la splendeur d'une nouvelle œuvre qui irait au bout de son propos. Dommage, il y avait pourtant de quoi faire avec un tel matériau, il ne m'en reste à présent qu'un sentiment mitigé.

/! Spoilers /!

Spoiler(cliquez pour révéler)• La mort de Thomas est sans aucun doute ma scène préférée : terriblement gothique en partie grâce aux larmes de sang qu'il verse à cause de la blessure au visage que Lucille lui a infligée, mais aussi grâce au désespoir que montre Lucille face à ce qu'elle vient de faire. C'est une très belle scène (quoique dramatique).

• Lucille est le personnage le plus intéressant du film à mon sens. Dérangée, ça c'est sûr, elle inspire malgré tout un soupçon de pitié mais pas très longtemps. Encore une fois, elle est vraiment très ancrée dans son univers grâce à son côté femme fatale et aussi folle à lier qu'elle exprime davantage dans la dernière partie du film.

• Bien que l'histoire d'amour entre Edith et Thomas manque d'un peu de sel, elle n'en reste pas moins attachante. Dommage que Guillermo Del Toro ne se soit pas un peu plus attaché à l'écriture du jeu de séduction auquel joue Thomas au tout début afin de pouvoir l'épouser, le couple aurait gagné en profondeur.

• Tom Hiddleston a comparé les personnages d'Edith et Thomas à ceux d'Elizabeth Bennett et Mr. Darcy dans « Orgueils et Préjugés », mais à mon sens, ils sont bien plus proches de ceux de Mrs. De Winter et Maxim dans l'excellent « Rebecca » de Daphné du Maurier. Edith et Mrs de Winter sont toutes deux de jeunes étrangères sans famille qui tombent amoureuses et épousent un anglais mystérieux (Thomas pour l'une, Maxim pour l'autre) qui ne leur témoigne que peu d'affection et qui possèdent un domaine relativement impressionant, même si Allerdale Hall est en piteux état par rapport à Manderley qui rayonne. Dans les deux cas, l'héroïne se retrouve confrontée à un « fantôme », véritable dans le premier cas alors qu'il ne s'agit que d'un souvenir dans « Rebecca », et va tâcher de découvrir les secrets que cache le manoir. Cette quête est d'autant plus freinée par la présence d'une opposante froide et autoritaire, Lucille dans « Crimson Peak » et la célèbre Mrs Danvers de « Rebecca » (qui a inspiré Walt Disney pour la création de Lady Tremaine, la marâtre de Cendrillon). D'ailleurs, Guillermo Del Toro a listé les œuvres dont il s'était inspiré pour faire ce film et « Rebecca » en faisait bien partie. Pour ceux qui ont lu le livre, on reconnaît pas mal d'éléments.

• La scène où Edith découvre la liaison incestueuse entre Thomas et Lucille est assez intéressante et révélatrice de la personnalité de ce couple. Ce qui m'a le plus marqué, c'est que pendant qu'il l'embrasse, Lucille fredonne une berceuse à Thomas (elle a déjà fait d'ailleurs référence à une berceuse qu'elle lui chantait quand ils étaient enfants). Elle est sa sœur, sa mère et son amante. Et en même temps, Thomas est aussi un peu tout ça pour Lucille. Les deux personnages se sont bâtis un monde dans lequel ils sont complètement seuls, et ne peuvent compter que l'un sur l'autre. L'arrivée d'Edith dans une relation aussi envahissante et toxique ne peut que bouleverser l'équilibre qu'ils s'étaient façonné. C'est encore plus intéressant de voir à quel point les femmes dominent le monde de Thomas : d'abord Lucille, puis Edith qui finalement va l'aider à se réaffirmer et à reprendre, ou du moins tenter de reprendre, le contrôle de sa vie (jusqu'à ce que ces trois coups de couteau le stoppent dans son élan). Le film est pas mal sur un plan psychologique.

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Commentaire ajouté par Rowan 2015-02-03T18:33:53+01:00
Or

"Imitation Game", ou la tragédie d'un homme qui a toute sa vie été persécuté et contraint de garder des secrets. Incapable de communiquer avec les autres, il préférera décrypter des signaux de guerre. C'est un film très intelligent. On imagine que ça va être très ennuyant parce qu'assez technique, mais non. Tout d'abord parce qu'il y a un humour involontaire de la part du personnage de Turing. Ensuite, c'est de cette tentative de cryptage que vient tout le suspens du film, qui a en plus le mérite de ne pas perdre cet aspect scientifique à la moitié du film comme le faisait "Une merveilleuse histoire du temps". Le film mêle du début jusqu'à la fin la vie personnelle et professionnelle de Turing.

Habituellement, je ne suis pas fan des flash-backs et voyages entre plusieurs époques, mais je trouve que ça fonctionne bien ici. Cela ne rompt pas la fluidité du récit et ne rend pas la lecture moins claire. Ordinairement, on montre comment est le personnage à la base, puis comment il va changer. Ici, on le voit changer, mais je crois qu'on ne comprend qui il est que vers la fin, lorsqu'on apprend Spoiler(cliquez pour révéler)que son amour de jeunesse, Christopher, est mort. Ce n'est qu'à partir de là qu'on réalise que Turing est inéluctablement seul, qu'il traîne un fantôme. Il a perdu le seul être capable de le comprendre, et il tentera de reconstruire son souvenir à travers les maths et la machine qu'il nommera comme lui.. Le film est donc malin dans le dévoilement progressif d'éléments importants.

Et partout, il y a la marque de l'"imitation". Tentative d'imiter la connexion qu'avait Turing avec Christopher à travers la machine. Volonté de Turing d'être comme les autres, d'imiter la manière dont ils interagissent.

Enfin, j'ai aimé le regard neutre et nuancé porté sur ce personnage (quoiqu'il y ait un basculement dans les dernières secondes), la volonté de ne pas nous fournir toutes les réponses. "Imitation Game" est d'une grande maîtrise, est important pour faire connaître Alan Turing, mais est aussi et surtout, un film captivant qui procure une belle émotion.

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Commentaire ajouté par MissAnanas 2015-08-09T19:56:44+02:00
Diamant

Jusqu'à la fin, j'ai retenu ma respiration, jusqu'à la fin, je me suis demandé comment ça allait finir, si ça pouvait finir.

Charlie, 17 ans, au lycée, et Sarah, la nouvelle, belle, sur-d'elle. Toute de suite elles s'entendent, tout de suite c'est les rires, les soirées, les secrets et encore les rires. Peut être trop vite. C'est la fusion, l'excès même. Et puis il y a les vacances, là où tout bascule, là où tout dérape, où le souffle se coupe. Où l'enfer commence. Là où Sarah se transforme, dévoile sa vraie nature. Malsaine, manipulatrice. Et c'est le cauchemar. Jusqu'à la dernière seconde, jusqu'au dernier plan, qui scotch au siège, qui paralyse. Attendre deux ou trois secondes, que les lumières se rallument, inspirer, sentir l'air dans les poumons. Respire, respire...

Mélanie Laurent signe un film, petit bijoux, d'une justesse, d'une finesse, d'une beauté surprenant, époustouflante et déstabilisante et étonnante et magique et magnifique (des adjectifs, il y en aurait beaucoup d'autres).

Dirigées à la perfection, Joséphine Japy et Lou de Lâage réalisent une performance d’exception.

Je suis sortie de la salle abasourdie, complètement sonnée, les larmes qui piquaient mes yeux. Mais j'étais contente. Tellement contente.

Parce qu'un jour ou l'autre, on a tous croisé Sarah.

Parce qu'un jour ou l'autre, on a tous été Charlie.

Je crois que ce film peut aider, soulager, apaiser. Mettre des mots sur ce que l'on a jamais su nommer.

"Respire", c'est la violence morale, c'est l'émotion, le sourire et les yeux qui brulent. C'est une porte qui s'ouvre dans la maison close. Une trouée d'air dans l’asphyxie. Le bleu du ciel dans le noir des nuages.

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Commentaire ajouté par Nat94 2018-04-27T19:27:48+02:00
Bronze

Un film très sympathique, dans lequel sont rassemblées tellement d'allusions à la pop culture que c'est impossible de ne pas reconnaître au moins une référence, et personnellement, ça m'a assez éclaté de les chercher.

La division entre monde virtuel et réel, les avatars, les relations entre les personnages, ça m'a un peu évoqué une fusion entre Summer Wars et La chambre des suicidés, mais en bien fait et auquel on accroche.

La musique est top, les effets spéciaux sont excellents, et la quête des clefs est juste... bien foutue!

Tout ce passage dans Spoiler(cliquez pour révéler)Shining, c'est juste excellent! Que ce soit dans sa réalisation ou dans la réflexion qui mène à cette épreuve, ça colle et c'est bon.

Aussi, j'ai été très émue par le personnage du créateur de l'OASIS (pas moyen de me rappeler de son nom...), ses souvenirs sont très beaux, et l'analyse de sa vie est très belle. Spoiler(cliquez pour révéler)La scène finale, particulièrement, quand il remercie Parzival d'avoir joué, m'a presque fait verser une larmette.

En bref, à voir pour tous les fans de pop culture!

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Commentaire ajouté par Rowan 2014-10-28T18:58:08+01:00
Argent

Bon cette fois-ci, je dois m'incliner devant Tom Cruise parce que je n'arrête pas de mettre dans des commentaires "Pour une fois, Tom Cruise me surprend même si je ne suis pas fan", sauf que j'ai dû écrire ça pour au moins 5 ou 6 films. Je dois donc me rendre à l'évidence: je trouve que c'est un acteur super intéressant. Dans "Collatéral", les acteurs d'ailleurs sont particulièrement doués (Jamie Foxx en plus). C'est un thriller palpitant, avec beaucoup d'idées dans l'orchestration des meurtres (scène de la boîte de nuit), et qui enchaîne les péripéties (et les retournements de situation) à un rythme effréné. Et ce qui me plaît beaucoup, ce sont les échanges entre Max et Vincent. Ca aurait pu être le schéma classique du grand gentil et du grand méchant, sauf que non, c'est bien plus nuancé que ça. Max a un côté looser (Spoiler(cliquez pour révéler)qui disparaîtra un peu au cours du film), et Vincent, même si c'est un tueur sans pitié, dégage par moments une finesse, une intelligence surprenantes et a des réflexions existentielles troublantes. La rencontre des deux personnages est explosive, et, comme c'était déjà le cas dans "Heat", on parvient à s'attacher à l'un comme à l'autre, si bien qu'au dénouement, il y a une sorte de tristesse qui s'insinue en nous, Spoiler(cliquez pour révéler)même si Vincent n'avait pas volé de se faire descendre, il a quand même changé la vie de Max en le poussant à agir, à ne plus être esclave de son existence. Dommage qu'on n'en sache pas plus sur le sort réservé à Spoiler(cliquez pour révéler)Max, puisqu'on a perdu les policiers en route et qu'on ignore si la vérité éclatera. Voilà, "Collatéral", c'était vachement chouette. Et quelle classe, Tom Cruise, je n'en reviens toujours pas.

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Or

On pourrait dire qu'on reprend les mêmes - ou quasi - et on recommence... Oui, mais...

Mais ce second volet est déjà plus profond que le premier au niveau politique, manipulation de masse, utilisation de l'image, jusqu'où aller pour régner... Et cela lui donne un relief plus intéressant.

Après quoi, on peut se passer d'un paquet de trucs (explication du jeu, entraînement...) pour le réduire au minimum. C'est là, ça passe vite, bien.

Enfin, la partie dans l'arène est bien plus originale que la première partie de cache-cache tueur. Il y a ici des idées, des subtilités de pièges... On n'est pas dans le bête type de film de survie (de Commando à Scream) où on lutte contre un ou des tueurs. Les autres n'ont presque pas d'intérêt tant c'est la machinerie qu'il faut comprendre et vaincre.

Bon, il y a bien sûr quelques gros sabots - la disparition du costumier, le juge et son implication... - que l'on sent venir à des kilomètres.

Mais les comédiens - et les scénaristes - savent installer plus d'émotion, de profondeur, de véracité, que dans le premier.

2h26 qu'on ne voit pas passer.

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Commentaire ajouté par Cellophane 2018-02-12T20:21:01+01:00
Argent

Oui, ce film est très bien réalisé.

Oui, les comédiens sont excellents dans ce qu’ils font, des rôles principaux à la gamine, de la mère à Clémentine Célarié.

Oui, il n’y a pas de temps mort pour qu’on s’ennuie.

Oui, le film est émouvant, ce papa qui fait tout pour sa fille, la fin, les larmes aux yeux tout ça.

Mais…

Diantre que les ficelles sont énormes…

Ne lisez pas le spoiler si vous n’avez pas vu le film, je balance tout :

Spoiler(cliquez pour révéler)La femme qui abandonne son enfant, ok.

Et là, on passe dans un monde paradisiaque…

Le type qui débarque à Londres et qui trouve un boulot le jour même…

Et pas n’importe quel boulot de plongeur, non, un job qui lui fait gagner une fortune (en France, le salaire moyen d’un cascadeur est de 3200 euros net par mois, pas de quoi créer Disneyland chez soi et mettre sa fille dans une méga école privée…) !

Ben tiens, une école dont la directrice est sévère mais adore justement la série ce qui permet d’accepter les absences et d’embaucher le type à la fin.

Une mère qui réapparaît littéralement du jour au lendemain et pouf, tout se passe bien direct, la gamine qui l’accepte trop nickel, la femme qui ne se grille pas sur sa couverture à laquelle elle n’a rien compris, la petite qui ne se doute de rien et qui, malgré son intelligence, n’a jamais capté que c’était toujours la même photo qu’on lui envoyait…

Le test de paternité qui tombe bien – si elle était tellement sûr qu’il était le père, pourquoi elle en demande un ? Et si ça avait été le père, il n’y avait plus de fin ? C’est vraiment le truc bien pratique qui tombe comme un cheveu sur la soupe pour faire larmoyer…

La gamine qui est tout de même bien gentille à tout accepter sans jamais faire de crise de nerf.

Et tout s’arrange parce que la gamine est malade… La mère qui a réapparu d’un coup, de New-York, avec Lowell qui la soutient pour porter plainte, qui est désolée mais qui arrache quand même l’enfant à son père, hop, elle lâche Lowell pour aller passer deux semaines de vacances en famille quand elle sait qu’elle est malade…

Bref, tout est énorme pour faire larmicher au final et je trouve ça moins bien…

Au moins, si c’était une histoire qui n’arrive pas tous les jours, Intouchables était crédible, réaliste.

Là, on est plus dans le film Hollywoodien qui joue la carte de l’efficacité plus que de la crédibilité.

Du coup, j’ai regardé ça comme un film de divertissement et si j’ai été touché par l’histoire, ce n’est qu’en surface, sur le coup parce que c’est écrit pour, ça nous manipule pour qu’on larmoie, mais en aucun cas de façon durable…

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