Les commentaires appréciés par nabaud
Le film comporte de magnifiques plans avec des musiques qui créent une véritable ambiance.
C'est dingue que malgré une histoire assez banale voire ennuyeuse , le film reste sublime !
Les personnages dévoilent rarement leurs émotions et la situation est assez pesante. Cela permet de capter notre attention de bout en bout et il est difficile de ne pas en vouloir perdre une miette du film.
Il y a un moment de génie du film qui est tellement émouvant et déchirant.
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À un moment, Mme Chan répète avec M.Chow le moment où elle va lui demander si son mari la trompe. D’ailleurs on ne peut que voir Mme Chan donc on ne sais pas au début que c'est une répétition, on est dupé.
Puis plus loin dans le film, M. Chan est revenu et ils doivent se quitter. La scène est triste et pourtant.... ce n'était qu'une répétition. C'est tellement déchirant la manière dont c'est tourné.
Je suis vraiment content d'avoir vu ce film.
Afficher en entierUn Biopic passionnant mené par un DiCaprio impressionant ! Qu'il s'agisse sa performance ou de celles de acteurs secondaires - entres autres Cate Blanchett, Jude Law, Kate Beckinsale ou John C Reilly - toutes sont excellentes.
La réalisation de Scorcese est comme à l'accoutumée exemplaire, un vrai petit chef d'œuvre que je recommande.
Afficher en entierC'est indéniablement du grand cinéma, grâce au très bon réalisateur, qui porte vraiment un regard intéressant sur tout ce qu'il filme, à l'ambiance assez caractéristique et au duo d'actrices principales qui est juste excellent... Mais je suis pas entièrement convaincue par ce film pour autant, et je vais expliquer pourquoi. Mais pour cela il faut que j'explique d'abord le film, ou du moins ma propre façon de comprendre le film..
La narration est d'une complexité rarement égalé. Il un coté défi dans ce film : vais-je comprendre quelques choses ou non ?... Bah je vais être tout à fait honnête, pour ma part, non, j'ai pas compris grand chose !
Enfin, j'exagère, ça c'est ce que je me suis dit au premier visionnage, qui ne m'avais pas du tout convaincu. En le revoyant plusieurs fois, les pièces du puzzle se sont emboités et j'ai très largement compris l'intrigue Spoiler(cliquez pour révéler)(Sans rentrer dans les détails, seule la fin du film est réelle [le personnages de Naomi Watts, Diane, jalouse du personnage jouer par Laura Harring, Camilla, engage un tueur à gage pour qu'il la tue] et le début du film n'est qu'un rêve de Diane [qui regrette son geste et idéalise alors sa vie. Une vie où Camilla est encore là, et en couple avec elle.]), même si quelques détails restent encore flous pour moi. Spoiler(cliquez pour révéler)(Toute la scène dans le théâtre "Silencio" est pour moi un grand mystère : pourquoi Diane est tellement bouleversé par ce spectacle ? D'où sort la boite bleue ? Je ne sais pas non plus ce que représente le monstre derrière le restaurant. J'ai pas tout compris aux castings, ni à quoi rime ce groupe qui fait pression sur des réalisateurs pour qu'ils engagent certaines actrices. Qui est la femme dont on retrouve le cadavre ? Dans la réalité Diane et Camilla ont-elles été en couple ou est-ce un simple fantasme de Diane ?)
Je ne porte pas de jugement de valeur sur le film en disant ça. Je ne dis pas que c'est pas bien, c'est au contraire une œuvre indéniablement fascinante. On peut pas rester de marbre devant ça, on a envie de recoller les morceaux et de comprendre. Je dis juste que c'est trop alambiqué à MON gout. Avoir compris tout ça m'a vraiment demander un effort de concentration et de réflexion, et donc quand je regarde ce film, je ressort plus lessivée que ravie. J'aurais vraiment préféré qu'une vraie phase explicative soit intégrée au film ou éventuellement révélé, par la suite, par le réalisateur dans une interview ou dans les bonus DVD. Sauf que non. David Lynch semble le premier a vouloir garder son film le plus opaque possible, en nous donnant des indices qui n'aident en rien à comprendre le film.
Mais bon, tout ça n'est que le débat de surface. Si j'ai compris ou non le film, tout le monde s'en fou, moi y compris puisque pour moi ce n'est pas là qu'est le vrai problème de ce film. Si je suis revenue sur ce point, c'est juste pour dire que la narration du film est unique en son genre et que c'est le gros intéret du film.
Le vrai problème que j'ai avec ce film, et je sais pertinemment que je vais me faire lyncher (sans mauvais jeux de mots) par les fans pour ça, mais c'est réellement ce que je pense, c'est que je ne trouve pas du tout que ce soit un bon thriller !
Je ne suis absolument pas d'accord avec les gens qui vantent le scénario de ce film. Ce n'est pas le scénario qui est bluffant ou original, c'est uniquement la narration totalement éclatée qui l'est. Cette narration n'est pas seulement le gros intéret du film, c'est quasiment son seul intéret, avec l'ambiance.
Si on reste un minimum objectif, et qu'on remet les éléments de l'intrigue dans le bon ordre, et qu'on donne une narration chronologique et linéaire à ce film, on se retrouve avec un scénario complètement fadasse et déjà vu Spoiler(cliquez pour révéler)(c'est rien de plus que les délires d'une femme jalouse, qui franchit la ligne jaune, et qui se sent ensuite coupable. Il y a rien absolument rien de bluffant là dedans...) et sans suspense Spoiler(cliquez pour révéler)(l'ambiance thriller du film repose uniquement sur des chimères. Le seul suspense qui existe, c'est au début du film, quand on se demande "qui est Rita?". Et comme je l'ai dit plus haut, tout ça n'est pas réel. La question est bien traité pendant 20 minutes, histoire de brouiller les pistes et de compliquer encore plus la narration. Mais la question est trop vite oubliée, car ce n'est pas là que se situe l'intérêt du film. On s'en fout de qui est Rita, c'est une femme qui n'existe que dans l'imagination de Diane!)
Alors j'ai peut-être des gouts de beaufs, mais je préfère infiniment plus les thrillers avec une narration pas recherchée pour un sou, mais qui propose un scénario original et/ou vaste et/ou plein de suspense, des rebondissements et révélations qui nous laissent sur le cul. Trois choses que "Mulholland Drive" n'a pas.
C'est un scénario correcte et indéniablement très bien ficelé Spoiler(cliquez pour révéler)(les éléments visuels, type la clef bleue qui prouve que Camilla est décédée, sont très bien trouvés et parfaitement utilisés), porté par une narration très recherchée, une bonne réalisation, de très bonnes actrices et une ambiance de dingue... Mais ce n'est pas un scénario de thriller, point barre !
Au niveau de l'ambiance, un utilise les codes du films d'épouvante. Au niveau du scénario, c'est clairement un scénario de drame Spoiler(cliquez pour révéler)(le fait que deux jeunes actrices belles et pleines de talent décèdes, la dépression de Diane et même son suicide, leur relations amoureuses ratés,...) mais ça personne ne semble s'en rendre compte. Ce qui me pousse sérieusement à m'interroger sur combien de personnes prétendant que ce film est le meilleur thriller au monde trololol l'ont vraiment compris ! Le pire restant ceux qui trouve que c'est un film de genre fantastique, car il n'y a strictement rien d'inexplicable là dedans...
Oui, je vous cache pas que j'ai l'impression que ce film a été mis sur un piédestal par des gens qui ne l'on pas du tout compris, ce qui m'agace légèrement. Je peux comprendre qu'on me dise "j'ai rien compris à ce film, mais j'ai quand même été porté par l'ambiance et donc j'ai passé un très bon moment", je ne peux pas comprendre qu'on me dise "j'ai tout compris, ce film est un thriller génial (mais en faite je n'ai rien compris du tout et je dis juste ça pour faire comme tout le monde et me rendre intéressant chuuuuuuuut)".
Mais bon, malgré ses faiblesses et ses fans insupportables, ça reste un film très bien fait et je me suis très largement prise au jeu de la "recherche du sens du film", alors ça mérite sans aucun doute au moins une liste bronze, voire plus.
Afficher en entierJe suis allée voir "Mommy" avec une très grande impatience et une très grande peur d'être déçue. Il recevait tellement d'éloges que je craignais d'en attendre trop. Et puis non. C'est un film monumental, terriblement humain, drôle et déchirant. Xavier Dolan a toujours eu un style bluffant, mais il atteint là un accomplissement. Entre "J'ai tué ma mère" (qui était déjà excellent) et "Mommy", il y a un pas de géant tant il a appris à maîtriser sa caméra, ses effets, son rythme, tout. Le trio d'acteurs et leurs personnages sont d'une force magnifique. Les conflits sont vifs et tranchants, les moments de bonheur des respirations, des instants d'infinité qui nous chamboulent, Spoiler(cliquez pour révéler)la séquence sur "Wonderwall" avec l'ouverture de l'écran m'a scotchée, mais j'ai aussi adoré celles sur "On ne change pas" et "Vivo per lei" , la musique a vraiment un rôle important. Spoiler(cliquez pour révéler)Et ces moments magiques sont toujours trop courts. J'ai été bouleversée lorsque Diane imagine la vie dont elle rêve pour Steve. Mais la réalité rattrape les personnages, et finira par les séparer, jusqu'à cette dernière scène, où l'espoir de se retrouver renaît. Il faut parler de l'amour, partout, dans chaque plan, qui afflue juste comme il faut, qui étreint le spectateur sans tomber dans le pathos. "Mommy" est un film qui se vit, se ressent au plus profond de soi, toujours dans la sincérité, qui partage ses sensations et ses personnages avec son spectateur. Le silence qui plane dans la salle à la fin de la séance ne trompe pas. J'ai vu "Mommy" de Xavier Dolan. Et c'était très grand.
Afficher en entierIl y a bien des films tristes qui vous font pleurer, mais je dois dire que celui-ci… est une véritable BOMBE ÉMOTIONNELLE.
Je suis tellement triste,
« Silenced » mérite tant d'être connu, à la fois BRILLANT et DESTRUCTEUR
Tout est parfaitement maîtrisé : acteurs, suspense, plans des cadrages, discours, musique...
C'est la 1ère fois qu'un film me fait ressentir "ça"
je ne pourrais pas l'exprimer, les mots n'existent toujours pas pour certaines choses.
je pense plus jamais pouvoir l'éprouver un jour, c'est en quoi ce film est Unique et absolument déstabilisant. C'est un des chefs d’œuvres du 7ème Art.
Question pédagogie, il est encore et encore EXCEPTIONNEL,
Il suscite « la prise de conscience » (le dégout, la haine, la honte, la rébellion...), et je doute sérieusement que même de très bon films arrivent à ce point là : la Philosophie qui peut rappeler celle de l'esprit des LUMIÈRES
Car oui, les réflexions font réfléchir, elles dénoncent, moralisent.
vous ne ressortirez pas pareil du visionnage, c'est sûr à 100 % (les scènes sont choquantes en particulier) Même après l'avoir terminé, vous vous sentirez toujours « pas bien » (l’envie de vomir, les nausées) vous n'aller pas l'oublier de si tôt.
Ce film est d'autant plus bouleversant par interprétations brillante des acteurs: leurs regards, leurs mots, leurs habitudes, leurs souffrances…
Honnêtement c'est sûrement les acteurs enfants qui m'ont le plus surprise, je veux les revoir dans d'autres films. Ils ont du talent !
J'ai pleurer TOUT le film, les larmes ne pouvaient plus s'arrêter, et parfois j'étais obliger d'appuyer sur le fameux bouton « pause » car il faut s'accrocher, reprendre sa respiration, digéré.
Je vais être clair, ce film est HORRIBLE :
la monstruosité, et le poids des émotions et des sentiments négatifs font mal
Mais le pire ; c'est de savoir que cette histoire est réelle…
D'autant plus TERRIBLE et RAVAGEUR. Il est certain que tout le monde ne pourra pas voir ce film, car c'est un film psychologiquement violent, même en étant "mature", il ne sera pas facile à voir. Je pense qu'il faut être prêt sinon vous serez traumatisé. (enfin c'est juste un conseil) En tout cas, Silenced m'a possédé. Il exerce un PUISSANT IMPACT.
Je suis impressionné par le mélange de thèmes abordés : la violence, la vengeance, l'injustice, la famille, l'argent, la corruption, la nature humaine, la noirceur, les abus sexuels, l'handicap, la critique de la société…
Ce n'est pas une mince affaire tout ça, pourtant, il sont tous exploités en profondeur.
édit : je rajouterais que ce film a fait beaucoup changer les choses en Corée du Sud grâce au choc qu'il à créer. Merci au réalisateur d'avoir pencher pour des des scènes choquantes pour dénoncer. (ce qu'il aurait pu ne pas faire pour de nombreuses raisons évidentes) ça a fait réagir, plus qu'une simple dénonciation.
Afficher en entierCoucou mes petits amis ! Aujourd'hui, je vous retrouve pour ma chronique d'un film d'animation que je souhaitais voir depuis fort longtemps déjà, j'ai nommé l'oeuvre-testament du grand réalisateur japonais Isao Takahata, Le Conte de la Princesse Kaguya.
Je ne vous cacherai pas que, si j'ai entre autres autant tardé à voir ce film, c'est en raison de sa technique animation pour le moins... particulière qui m'avait pas mal brusquée en visionnant la bande-annonce il y a de cela bien des années déjà. Et pourtant, dès les premières minutes du long-métrage, c'est que ce qui m'a séduite d'emblée. Je sais, je suis un être étrange... Personnellement, je suis tombée amoureuse de la façon dont les images prenaient vie telles des peintures ancestrales qui se réveilleraient de leur long sommeil pour nous raconter une poignante histoire d'autrefois. Car en effet, la légende de Kaguya est considérée comme la plus ancienne au Japon. Ce serait même elle qui justifierait l'existence du Mont Fûji, ou la montagne la plus sacrée de ce pays ! Une chose est sûre, j'ai été fascinée par la façon qu'Isao Takahata a choisi pour donner corps à ce conte aussi somptueux et envoûtant que triste et désarmant. Au niveau de l'animation, de la musique traditionnelle sélectionnée, de la technique employée pour exprimer au mieux la nature profonde des personnages, leurs sentiments, et captiver l'audience, rien à redire : ce film est un pur chef d'oeuvre.
Pour ce qui est de l'intrigue et des protagonistes en soi, je me suis instantanément attachée à la figure phare de Kaguya, cette princesse de cœur éprise de liberté, de simplicité, dont l'unique désir est de ne faire qu'un avec le monde qui l'entoure et qui possède l'immense sagesse de percevoir et d'apprécier pleinement la beauté de toute chose. Ce film nous fait indéniablement passé un magnifique et vibrant message sur la valeur immesurable de ce qui justement ne s'achète pas, à savoir l'amour incommensurable d'un père et d'une mère, la chaleur d'un sourire, d'une amitié, la tendresse et le réconfort d'un premier amour et surtout l'importance fondamentale de notre libre-arbitre. Tout au long du film, Kaguya va aller à l'encontre de ses souhaits les plus ardents par souci de rendre heureux son père adoptif qui a absolument voulu l'élever au rang presque de déesse sur Terre et toutes ces effroyables concessions vont finir par la briser, ainsi que notre cœur au passage. Je préfère vous prévenir, ce conte n'est pas une fable à la Disney où tout se termine pour le mieux - et après tout, j'ai envie de vous dire que ce n'est justement pas cela que l'on attend d'un film Ghibli ou d'animation japonaise en général, cet happy ending à l'américaine qui finit par résolument nous bercer d'illusion à la longue. Le dénouement de Le Conte de la Princesse Kaguya vous laissera au contraire une saveur particulièrement douce-amère dans la bouche et vous vous retrouverez avec le besoin irrépressible de crier tout votre soûl sur votre écran de télévision (ou d'ordinateur/portable/tablette, vous choisissez le média que vous voulez pour pouvoir visionné ce film, tant que vous le regardez) comme si cela pouvait arranger quelque chose. Néanmoins, ce que je retiendrai de ce film, c'est la magistrale leçon de vie qu'il nous donne : soyez en harmonie avec la Nature, montrez lui à quel point le bonheur qu'elle vous procure vous importe et elle vous rendra votre amour au centuple, prenez conscience d'à quel point l'innocence immaculée de votre enfance et les liens qui vous unissent à vos proches sont précieux, ne trahissez jamais votre être intérieur. Cela semble assurément plus simple à dire qu'à faire, je vous l'accorde, mais il est cependant vital de respecter ces principes à mon sens.
Pour conclure, je dirais qu'Isao Takahata a ici clôt sa carrière sur une superbe note de douceur et de majestuosité juste inouïe. 14 ans après son dernier film en date à l'époque, à savoir Mes voisins les Yamada (que je n'ai toujours pas vu par ailleurs, je sais, je devrais avoir honte, mais Netflix va m'aider à remédier à cela, encore une fois), et au bout de 40 années de réflexion et 8 de production pour mettre en oeuvre ce projet somme toute pharaonique, je peux pour ma part affirmer que Le Conte de la Princesse Kaguya valait définitivement la peine d'abattre tout ce dur labeur. Ce long-métrage est un petit bijou d'humanité que je ne suis pas prête d'oublier de sitôt. Merci du fond du cœur M. Takahata pour l'héritage inestimable que vous laissez derrière vous.
Afficher en entierJ'ai pris un mois gratuit sur Netflix juste pour regarder ce film, et je crois bien que ça a été une des meilleures décisions de ma vie.
On a là une absence totale de scénario mais un film qui exprime pourtant tellement de choses. Je trouve qu'il fait ressortir une profonde beauté de par sa simplicité et sa lenteur (on sent d'ailleurs une forte inspiration de In The Mood For Love de Wong Kar-Wai, film tout aussi excellent). On nous montre la vie de deux âmes égarées, qui en l'espace de quelques moments passés ensembles retrouvent le lien qui leur manquait, une connexion qu'ils n'avaient même plus avec leurs proches respectifs. Le concept peut paraître théâtral et idéaliste mais en l'état je trouve ça juste superbe.
Les deux acteurs principaux sont absolument géniaux. Un Bill Murray comme on l'aime, blasé et excessivement drôle, accompagné d'une ScarJo qui m'a fait très plaisir. C'est pas une actrice que j'appréciais beaucoup jusqu'à présent, mais j'ai totalement adhéré à son rôle de jeune adulte perdue ici. La relation entre les deux personnages est parfaitement présentée, sans jamais tomber dans la romance dégoulinante (à part peut-être pour la fin qui s'aventure un peu dans ce territoire, mais qui reste quand même très poignante). Cela dit, je ne trouve pas du tout que ce film soit une romance de base. On nous montre juste deux personnages qui apprécient leurs moments passés ensembles, sans volonté aucune de raconter une histoire d'amour, plutôt de montrer la force de ce lien face à la solitude des deux personnages.
Personnellement, je peux comprendre qu'on puisse trouver la vision du Japon moderne que propose ce film assez clichée, mais en tant que japanophile convaincu ça ne m'a pas non plus gêné plus que ça. Surtout que la plupart du temps, on a droit à d'excellentes touches d'humour basées sur ces clichés, donc rien d'alarmant. Je pense plutôt au contraire que Coppola montre un certain respect de la culture japonaise dans ce film, et particulièrement de la culture traditionnelle.
Pour finir, parlons paillettes. L'ESTHETIQUE DU FILM PUNAISE ! C'est d'une beauté ! La lumière, les décors, l'ambiance de nuit... Accompagnée par une BO absolument indie-shoegazey qui mérite tout l'amour du monde. Bon sang quand j'ai entendu Sometimes de My Bloody Valentine j'ai failli avoir une crise cardiaque. Avec aussi du Phoenix, une reprise de Roxy Music par Bill Murray... Que demande le peuple.
Bref, je sais pas vous mais moi ce genre de films me redonne foi dans le cinéma. Je continuerais à regarder plein de trucs chiants si c'est pour tomber sur des perles aussi belles tous les 20 films. Sur ce je pars acheter le DVD.
Afficher en entierMon avis est peut-être un peu à contre-courant des autres, mais personnellement, j'ai beaucoup aimé l'intégralité du film. Je ne pense pas qu'il y ait une première partie intéressante et une seconde partie sans queue ni tête. Il y a certes vers le milieu du film une rupture (la sortie de l'hôtel) qui fait que la première et la seconde partie sont assez différentes, l'une est centrée sur l'enfermement, l'autre sur l'ouverture sur le monde. Mais à part ça, je trouve qu'il y a une continuité, que l'une est la suite logique de l'autre, prolongeant naturellement la réflexion de l'auteur. Il n'y a que comme ça qu'il peut aller au bout de sa réflexion.
Spoiler(cliquez pour révéler)On présente au départ ce système nous obligeant à être en couple, au risque d'être transformé en animal à la fin de notre séjour, comme totalement absurde et choquant. Les Solitaires sont eux, d'abord présentés comme les victimes. C'est les "gentils" auxquels le spectateur s'identifie, en pensant naïvement qu'ils doivent alors vivres comme nous, chacun fait ce qu'il veut. Sauf qu'on ne sait en fait rien d'eux, c'est juste des suppositions du spectateur. Et quand on découvre que, par contestation, ils ont finalement un mode de vie tout aussi codifié, voire pire, que les pro-couples, c'est seulement à ce moment là qu'on prend conscience de toute l'absurdité du monde dans lequel on est plongé. C'est seulement là que la dimension dystopique (non, ce n'est pas un gros mot réservé aux films pour ados) du film apparait et prend toute son ampleur.
Je pense que le film n'aurait pas du tout eu le même poids si on était "resté dans la première partie". Parce que dans ce cas là, il y a encore un espoir. Si le personnage principal n'est pas satisfait des règles qui lui sont imposées, il a la possibilité de fuir pour vivre d'une façon qui lui conviendrait mieux. C'est risqué, mais c'est un mal pour un bien en quelque sorte, il y a bien d'autres Solitaires qui le font. Or avec la seconde partie, il n'y a plus d'espoir. Quelque soit le camp, David n'est pas satisfait de sa façon de vivre, et se retrouve obligé de mentir.
Mais pour moi le summum du truc arrive vraiment avec la fin. Quand David se décide à retourner en ville avec la femme qu'il aime sincèrement. Mais pour cela il doit avoir un point commun avec elle. Et il est incapable d'accepter ce que ça implique : se rendre aveugle. Bref, triple impasse pour le personnage, c'est un drame assez terrible je trouve. Psychologiquement, ce film fait vraiment très fort sur ce point.
Donc bon, l'intrigue dans son intégralité m'a séduite. Les personnages m'ont eux touché. Même les secondaires, on arrive à comprendre leur façon d'agir. Que ce soit John qui est prêt à mentir toute sa vie pour ne pas être transformé en animal. Que ce soit cette fille qui se met à détester sa meilleure amie parce qu'elle s'en sort et pas elle. Que ce soit cette femme qui préfère mourir plutôt que de devenir un animal. Pour moi, ils sont tous profonds, ils vont tous au bout de leurs psychologies. Mais j'ai surtout apprécié, bien évidement, le personnage principal, David. C'est le seul qui prend du recule sur le monde où il vit, il en ressent parfaitement son absurdité. C'est lui qui pense le plus comme le spectateur, et donc l'empathie se fait naturellement. Spoiler(cliquez pour révéler)J'ai aussi beaucoup aimé le couple qu'il forme avec "la femme myope" jouée par Rachel Weisz. Car c'est le seul couple qui s'aime réellement qu'on voit dans tout le film. Je les ai vraiment trouvés très touchants pour cette raison. Les scènes où ils marchent bras dessus bras dessous, où ils dansent sur le même rythme, leur langage codé, etc... J'ai vraiment trouvé ça très mignon sans être mièvre.
J'ai tout autant aimé l'ambiance du film. Souvent loufoque, voire même drôle, mais à d'autres moments totalement glaçante. On passe par une large palette d'émotions. Le tout est renforcé par la réalisation, qui est très soignée. Rien qu'avec la musique on est capable de sentir les changements d'ambiance ! Tous les éléments visuels et la photographie sont assez marquants. Les paysages irlandais sont magnifiques. Le rythme est un peu lent, c'est bien le seul défaut que je trouve au film, mais en même temps je pense que ça participe à la mise en place de l'ambiance. Donc bon, ça passe quand même.
La direction d'acteur est très originale. On sent qu'on a demandé aux acteurs de jouer d'une façon particulière, assez "robotique". Souvent en position immobile, avec juste les expressions du visage pour s'exprimer. Et quand ils bougent, on sent que chaque geste est pensé, il n'y a pas de place pour l'improvisation. Ça donne un coté burlesque, qui renforce encore l'ambiance et l'absurdité du film.
Je pense que c'est l'un des plus beaux rôles, voire même LE plus beau rôle, de Colin Farrell. Il n'y a pas beaucoup de film (je dirais même qu'il n'y a que "Le rêve de Cassandre") où il a eu l'occasion de proposer un jeu de cette finesse. Il est ultra touchant dans certaines scènes. Mais en fait, tous les acteurs du film sont bien mis en valeur. Là encore, même les seconds rôles ont de l'importance. Ariane Labed, par exemple, m'a semblé lumineuse, elle a pourtant un tout petit rôle. Bon après j'ai toujours du mal avec Léa Seydoux, c'est définitivement pas une actrice que j'apprécie, mais son coté froid s'adapte bien à son personnage, donc pourquoi pas.
Pour faire court, j'ai tout aimé, sauf peut-être le rythme un poil trop lent. Ce film m'a rappelé la littérature de l'absurde. Tout dans ce film est bizarre et illogique de prime abord. On n'a jamais de vraies explications sur le pourquoi du comment. Les 3/4 des personnages n'ont même pas de nom. Sauf que si on y réfléchit 2 minutes, on joue sur deux tableaux. A la fois le drame personnel du personnage qui est assez évident : son incapacité à trouver l'amour dans ces conditions, l'incapacité de vivre comme il l'entend. Mais aussi sur une critique plus large de notre monde, car oui, on est un peu comme les personnages du film. Qui a jamais traité une irréductible célibataire de vieille fille ou s'est demandé ce qui peut bien clocher chez elle/lui pour qu'il soit encore célibataire ? Le célibat de long date et/ou volontaire est loin d'être quelque chose de communément admis. Sans oublier cette absurdité du "qui se ressemble s'assemble" il faut de la rationalité dans la formation d'un couple, il faut le même age, le même milieu social, la même religion, les mêmes passions, le même niveau d'étude. Ce film pousse juste la logique à l'extrême. Tout ça m'a rappelé cette littérature de l'absurde, les œuvres de Beckett, Kafka, Camus et co. Vu leur renommé, c'est un sacré compliment que je fais là à l'auteur de ce film.
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Ce film est plutôt divertissant. Les effets spéciaux sont réussis et les acteurs, dans l'ensemble, jouent bien. (Bon Mark Ruffalo en fait parfois un peu trop, mais c'est aussi le but de son personnage). Les thèmes abordés sont intéressants, notamment la critique du capitalisme, du travailleur traité comme de la chair à canon, l'ouvrier déshumanisé, ou encore la colonisation. Toutefois, certains sont présentés vraiment avec de gros sabots, ce qui alourdit parfois la narration.
Un autre problème concerne le traitement des personnages secondaires. Certains sont introduits comme étant importants à un moment donné t, mais l'intrigue les oublie ensuite complètement. Leurs motivations ne sont pas toujours claires,Spoiler(cliquez pour révéler)notamment pour ceux qui changent de camp à la fin : qui êtes-vous ? Pourquoi ce changement de camp à ce moment-là ?
Enfin, comme souvent dans les films de science-fiction se déroulant dans l’espace, l’univers semble très aseptisé, trop lisse et trop propre. C'est dommage, car le réalisateur sait pourtant créer des atmosphères spécifiques. Par exemple, dans Parasite, on ressent la richesse des beaux quartiers et la crasse qui les oppose, ou encore dans Memories of Murder, la campagne sud-coréenne plongée dans l'anguoisse et la peur. J'aurais aimé ressentir la suffocation de l'air recyclé, du gaz, le froid de la neige... Ces éléments étaient absents, et cela m'a laissé un sentiment de trop grande asepsie.
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