Commentaires de films faits par Tara99

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Wonder Wheel
date : 12-01
Bon film dans l’ensemble où l’on retrouve les thèmes favoris de Woody Allen : un narrateur, parfois en voix off, un triangle amoureux, une jeune ingénue, une femme plus âgée en quête de sens, la répétition en boucle d’une chanson(ici Coney Island Washboard des Mills Brothers).
J’ai adoré l’atmosphère de Coney Island dans les années 50, un parc qui a vu des jours meilleurs mais qui représente toujours le rêve de la classe ouvrière, qui peut acheter des rires et du plaisir dans des attractions avec la petite monnaie qu’elle a dans les poches.
Un portrait de femme assez intéressant avec Giny, serveuse à Coney Island, enfermée dans un boulot qu’elle déteste et un mari –Humpty, qui est le machiniste du carrousel- qui l’ennuie et à qui elle doit faire la cuisine et devant gérer son garçon (un roux du nom de Richie)d’un premier mariage, pyromane. Dans ce film, tout tourne en rond à la manière de la grande roue Wonder Wheel qui surplombe leur appartement à Coney Island et semble faire de l’ombre à tous les personnages,-et offre par ailleurs un contraste entre la fantaisie du monde virtuel qu’est le lieu mythique de Coney Island et la pauvre vie de Giny- qui semblent tourner dans leur roue de hamster sans jamais pouvoir s’arrêter : d’abord Carolina, la fille de Humpty-qui apparaît tel un mirage et un cliché de la jeune femme des année 50- qui malgré être le seul personnage de l’histoire qui essaie vaguement de s’en sortir(cours du soir pour devenir prof d’anglais, flirts avec des hommes respectables pas comme son ex mari gangster toujours à sa recherche) finit enlevée, séquestrée et tuée peut être en prime (pure hypothèse de ma part) pour avoir révélé les « buried bodies » de la mafia de son époux ( c’est une femme « marquée »), Giny qui semble vouloir casser sa routine avec sa liaison avec ce jeune maître nageur et rêve de nouveaux horizons –pourquoi pas Bora Bora ou Rio après tout ?- (qui semblent cependant très réduits dès le départ avec sa vue sur mer bloquée par la Whonder Wheel) encouragée par son jeune amant qui l’emmène au jardin japonais de Staten Island, lui fait passer des après-midi dans son appartement de Greenwhich, un quartier très artistique et musical de NYC et lui fait lire des tragédies. mais qui ne semble pas si motivée que ça, elle reste assez passive en attendant bêtement et naïvement que vienne l’emmener loin de New York son Mickey. Lunatique et migraineuse, elle boit nerveusement le whiskey qu’elle prohibe pourtant à son mari, se persuade qu’elle est amoureuse et trouve une joie de folle furieuse à la fin du film, prise d’une envie et d’un besoin de revêtir une robe blanche d’actrice et de mettre du rouge à lèvres pour rajeunir et accueillir son amant. Après tout son signe astrologique est le lion comme elle le répètera par deux fois à son amant : elle était faite pour briller mais n’a jamais atteint son rêve et vit désormais dans un remords perpétuel.
Elle semble s’exciter pour rien, au bord de la crise de nerfs (et du désespoir), soit concernant sa romance estivale et la jalousie qu’elle entraîne de la part de sa belle-fille, plus jeune, plus jolie et plus intelligente. C’est peut être ça qui la rend muette au téléphone avec le patron du restaurant : pas le fait qu’elle sorte avec et qu’il soit amoureux d’elle mais le fait qu’elle ait toute la vie devant elle pour finir ses études, faire un beau métier, avoir un mari aimant, des enfants « normaux » qui ne mettraient pas le feu aux corbeilles à papier de la salle d’attente chez la psychologue parce qu’ils n’auraient même pas besoin d’y aller. Bref, tout ce qu’elle n’aura jamais, car sa vie semble derrière elle, son anniversaire de 40 ans et sa célébration, loin de la réjouir, la fait sombrer dans une sombre mélancolie. Elle est une des petites nacelles qui vacillent sur la Wonder Wheel au gré du vent, mais qui reste bien accrochée avec ses sœurs et tourne,tourne, tourne… A quoi bon s’efforcer comme une forcenée semble-t-elle nous demander, puisque ses efforts sont inutiles : elle accompagne son fils chez la psy mais celui-ci récidive, c’est un cas perdu, elle offre une montre gravée à 500 dollars à son maitre sauveteur-qui cela dit en passant ne sauve personne dans l’histoire, ni Giny ni Carolina qu’il ne raccompagne ni à pied ni en voiture après leur RDV au restaurant. Peu importe, cet homme, cet idéaliste qui pense trop, aime le drame : il ne vit que pour la tragédie, dans les pièces de théâtre « I want to write plays about human life », « Great, tragic plays where the protagonist gets crushed by some fatal weakness »-comprendre la vie humaine dans son dramatisme comme dans la vie : il aime l’image que renvoie cette femme esseulée et ennuyée et transforme tout ce qu’il voit en signes dramatiques, le temps ensoleillée ou nuageux notamment. Son avidité pour le drame sera bien servi quand une Giny pleine de pathétisme lui tendra un couteau pour qu’il mette fin à sa vie.
Il baigne tout de même dans une certaine culture, il mentionne Gauguin mais aussi Eugène O’Neill.
Constamment dans le regret de la vie qu’elle aurait pu mener, si elle n’avait pas trompé son ex-mari qui l’adorait avec un type du théâtre assez inintéressant mais dont elle aimait la fougue et la passion des baisers, elle se noie dans son bocal. Elle choisit délibérément de manquer les événements qui auraient pu lui permettre de socialiser : la pêche avec son mari, ses amis et les femmes de celui-ci et préfère passer son temps libre à raconter à son fils les temps anciens où elle était une actrice magnifique, acclamée et applaudie par tous, à l’aide d’accessoires qu’elle a gardé de ses années de scène. Pas étonnant que la seule échappatoire de son fils soit d’aller au cinéma et d’oublier tout ce joyeux beau monde dont les vies inutiles le font suffoquer à sa manière. Le monde étouffe aussi sa mère, dans la crasse, la sueur et l’huile de la « clam house » et bien que ce soit elle la protagoniste de l’histoire, elle ne possède même pas sa propre histoire : c’est Mickey qui la raconte off-sreen ou on-screen.
J’ai apprécie le sorte de huis-clos rendu par l’unité de lieu casi parfaite : Coney Island vue de la maison, Coney Island vue sur la mer et la plage, Coney Island vue sur les planches de bois…et puis quelques bouts de New York rapidement, brièvement.
De très belles images, qui éclairent les visages des acteurs en plein soleil aveuglant, durant les gris des jours sombres de pluie, et dans les lumières des néons.
Le film se termine avec la fin de l’été, le mari de Giny mentionne « Labour Day » : on suppose alors que tout redeviendra comme avant, puisque Carolina a disparu à jamais et Mickey va repartir étudier à New York, les touristes se feront de moins en moins nombreux dû au commencement de l’automne…
Un petit point négatif serait le manque de plausibilité du fait pour Carolina de se cacher en tant que serveuse dans un bar, où elle est très visible.
Ma seule véritable déception dans ce film est la question posée : est-ce la tragédie est due au destin ou infligée à soi-même ? -qui si elle n’était pas assez claire, est renforcée par le livre que prête Mickey à Carolina « Hamlet and Oedipus » -à laquelle le réalisateur n’apporte pas de réponse. Peut être est-ce au spectateur de le découvrir !
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Tulip Fever
date : 12-01
Sur fond historique-commerce des tulipes à Amsterdam au XVIIème siècle, une romance entre un jeune peintre et sa maîtresse. Un scénario classique qui fait beaucoup penser à la jeune fille à la perle mais qui reste rafraichissant grâce à l’interprétation d’Alicia Vikander, qui joue beaucoup sur le regard pour faire passer ses émotions. Un bon casting avec Cristopher Waltz en mari désespéré bourgeois appartenant à une guilde, qui est moins stupide et plus subtil qu’il n’y paraît au premier abord. J’émets cependant quelques réservas quant au jeu d’acteur de Dane deHaan, assez insipide et pas vraiment taillé pour un rôle comme celui-ci. Face à la timide mais farouche et fière Alicia Vikander, son jeu ne fait définitivement pas le poids, et l’alchimie par conséquence ne fonctionne que très peu. La rapidité avec laquelle leur relation se développe –juste quelques regards durant des séances de pose et ils se retrouvent tous les deux à courir pour aller de l’un chez l’autre et se retrouver, pour finalement se rater- manque de réalisme, je ne peux même pas parler de coup de foudre étant donné la passivité de deHaan, déjà commentée ci-dessus.
Le problème de ce film est qu’il y a beaucoup d’intrigues qui s’entremêlent et tout s’accélère pour créer une confusion désagréable. Certains quiproquos ne sont pas mal vus- par exemple William qui méprenant Sophia pour Maria en raison de son déguisement penser immédiatement qu’elle le trompe avec le peintre. Ne cherchant même pas la confrontation, ce qui aurait été naturel, il se retrouve par une série de circonstances embarqué sur un bateau et ne reviendra qu’à la fin. Ainsi donc, le manque de chemistry entre les personnages principaux nous invite à chercher de l’intérêt ailleurs : on en vient à s’intéresser plus au personnage secondaire vendeur de poissons de William incarné par Jack O’Connell.
Nonobstant, ce film nous offre un beau portrait de femme et une approche intéressante : l’héroïne se révèle en fait la narratrice de l’histoire, la servante Maria qui a la tête sur les épaules et qui, après une vie de labeur obtient son happy ending : une vie avec son prince charmant, des enfants qui remplissent la maisonnée de leurs cris et une situation plutôt enviable par rapport à ce qu’elle aurait dû attendre de la vie. D’ailleurs, cette fin m’a laissé dubitative : elle n’est ni plausible, ni possible. Qu’un marchand abandonne sa maison et parte commercer dans les colonies oui mais qu’il ne fasse ne serait-ce qu’envisager de léguer sa propriété à sa servante, qui l’a en plus trompé en prenant part au stratagème destiné à arracher sa femme de ses griffes est assez absurde mais cela a au moins le mérite de convertir cette histoire en conte de fées.
Une symbolique assez intéressante de la fleur qui s’ouvre, juste au moment où Sophia s’abandonne au peintre et cette phrase de Cornelis « Première à éclore, première à faner ». La tulipe est une métaphore de la vie de Sophia : avant qu’elle ne naisse, qu’elle ne vive on l’achète et on spécule sur elle. Pour comprendre que la femme est ici vue comme un objet, pas besoin de chercher très loin. De manière dramatique et pour aider ses frères et sœurs à payer la traversée jusqu’à la Nouvelle Amsterdam (aujourd’hui New York), elle accepte de se vendre au « roi du poivre » Cornelis. Puis quand la tulipe-pour continuer la métaphore arrive à maturité et bourgeonne, elle devient belle mais pas assez de temps pour profiter de cet état : elle fane comme Sophia qui d’autant plus malheureuse désormais qu’elle a connu le bonheur, ne réussit pas à s’enfuir avec son amant et, faisant croire à tout le monde qu’elle est morte, se réfugie au couvent de son enfance, où elle passera certainement le reste de ces jours. Bien qu’elle réussisse à revoir furtivement le peintre et que cela laisse un petit espoir, on se doute que leur histoire est déjà finie avant même qu’elle ne commence devrais-je dire. Judi Dench en mère supérieure qui en fumant la pipe et en cultivant des bulbes de tulipes et les vendant aux enchères, et donc en entretenant ce cercle vicieux de spéculation, ne semble pas très respectueuse des principes bibliques, est assez convaincante. Cara dela Vigne en prostitutée ne sert clairement à rien et n’apporte rien à l’histoire. On peut noter quand même pour la petite anecdote la présence dans ce film des deux acteurs principaux de Valérian. Le compagnon du peintre, censé ajouter une touche comique est tout juste satisfaisant et le fait qu’il soit envoyé chercher cet « oignon » qu’il mangera par la suite, alors qu’il y avait des solutions plus intelligentes pour faire venir ce bulbe de tulipe à a maison du peintre, bloqué et enfermé dans son propre chez soi par les acheteurs.
Une belle représentation et maquette d’Amsterdam dans son âge d’or, vers 1630 dans un style très brughelien ; on apprécie d’autant plus si on a eu la chance d’y aller. Autre point fort du film, cette recréation de l’ambiance extatique des bordels et tavernes qui servaient de lieu de marché d’enchères pour les bulbes de tulipes, où se jouaient des sommes astronomiques pour une tulipe encore à naître, dont l’éclosion et la beauté n’était pas assurée. Avec, comme dans tout jeu d’argent, des gagnants et des perdants, dont certains au comble du désespoir se jettent même dans le canal et trouvent la mort, accablés par les dettes. J’ai bien aimé la scène où Sophia se rend chez le docteur (Tom Hollander) et qu’il lui propose, pour remédier à son problème de ne pas pouvoir avoir d’enfant, de « l’aider ». Sophia ressort offusquée du cabinet mais on comprend que c’était là le lot de plusieurs femmes dont les maris étaient certainement infertiles dû à leur âge mais par crainte d’être abandonnées ou renvoyées au couvent-comme le dit Cornelis à un de ses amis, si Sophia ne tombe pas enceinte avant 6 mois, il l’enverra chez les sœurs-n’avaient pas d’autre remède que celui-ci.
C’est vrai que ce film ne mérite pas un tonnerre d’applaudissements, encore moins une récompense, mais je ne suis pas d’accord avec des nombreux articles anglais qui pensent que le film est « à enterrer aussi profond qu’un bulbe de tulipe dans la terre ». Evidemment, le fait que le film ait été produit par la Weinstein company, après les scandales sexuels, n’aide pas les critiques à avoir une bonne opinion de lui. Certainement que si le film avait pu être tourné avant avec Keira Knightley, Natalie Portman et Jude Law dans les rôles principaux comme cela en était initialement le projet, qui fut abandonné, le tout aurait mieux fonctionné.
Malgré une impression mitigée, il me faut maintenant pour mieux juger cette adaptation, en lire le roman de 1999 de Deborah Moggach.
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L'échange des Princesses
date : 03-01
Premier film vu au cinéma en 2018 ; basé sur des faits historiques avérés relatés dans le roman de Chantal Thomas éponyme. Nous y est présenté la vie des princesses qui étaient considérées comme de « la viande à marier » et qui servaient à effectuer des traités internationaux pour éviter des guerres. Dans ce film plus particulièrement il est question de deux princesses, Anna Maria Victoria l’infante d’Espagne et Mademoiselle de Montpensier, fille du régent Philippe d’Orléans. La première est envoyée à Versailles pour épouser Louis XV et la seconde à Madrid pour épouser le fils de Philippe V, mariage qui se célèbrera assez rapidement car la princesse est âgée de 12 ans donc en âge de procréer contrairement à l’autre qui ne sera jamais célébré, dû au jeune âge de la petite princesse. J’ai retrouvé la plupart des coutumes et traditions que j’avais apprises dans mon enfance dans les livres sur le Roi-Soleil : les princesses, à leur arrivée à la frontière, devaient abandonner tous leurs vêtements de leur pays d’origine et revêtir des habits de leur pays d’accueil, mais également leurs gouvernantes et dames de compagnie qu’elles connaissaient en général depuis toujours-et ceci dans le but de les empêcher de parler trop leur langue maternelle et d’éviter toute influence étrangère sur la future reine qui doit désormais être totalement dévouée à son nouveau pays- On vit la difficulté de la vie à l’époque, avec des maladies comme la petite vérole qui tuaient C’est d’ailleurs cette ambiance de mort qui dérange dans ce film, dès le départ avec le petit Louis Xv dans son lit, rideaux tirés dans l’obscurité puis son discours qui permet au spectateur peu aux faits de toute cette Histoire de France très compliquée il faut bien l’admettre, de comprendre qu’il est en fait l’arrière-petit-fils de Louis XVI, ses aïeuls ayant décédés. Cette atmosphère mortuaire continue avec
Et puis la folie, représentée par Felipe V, ravagé par la consanguinité et tentant d’expier ses fautes : toutes ces guerres qu’il a entrepris au nom de la Couronne d’Espagne. Cette auto flagellation, au sens propre comme au sens figuré atteint son point culminant lorsqu’il décide de transmettre le trône à son fils, un adolescent perdu, d’une santé chétive et pas fait pour exercer des telles fonctions avec autant de responsabilités. Amoureux de sa femme, pourtant infecte, il ira jusqu’à désobéir aux ordres de son père-après tout, il le peut bien puisqu’il est désormais roi- et à ordonner sa présence et prohiber son retour en France, pourtant voulu par le vieux couple royal, qui haïssent leur belle-fille. Cette dernière finira par l’aimer, mais son mari mourra consumé par la maladie qu’elle-même contractera, sans doute à cause de ses beaux-parents qui exigèrent son confinement dans la chambre de son époux pendant qu’il expirait, pour éviter les risques de contagion de la maladie. Elle survivra, marquée à jamais par les cicatrices de la petite vérole mais la fin du film nous apprend qu’elle mourra oubliée des siens à Paris à l’âge de 32 ans. Une remarque intéressante de la Reine d’Espagne : « les médecins l’auront sauvée » : Ici, nous voyons une critique des médecins dont les compétences peu utiles et même parfois nocives (la saignée, cette pratique tant aimée qui drainait de son sang les patients, entrainaient parfois la mort au lieu de guérir) engendraient la mort des gens. L’alternance palais de Versailles-Cour de Madrid était bien vue, les deux princesses étant emprisonnées toutes les deux d’une manière différente, bien que c’est surtout la revêche qui refusa de s’acclimater à sa vie espagnole qui en souffrit le plus. Anna Maria Victoria, bien éduquée à ses devoirs-elle ne parle d’ailleurs pratiquement jamais, seulement lorsqu’on lui adresse la parole et lui pose une question précise- est en fait tellement jeune qu’elle n’a pas forcément conscience de son isolement, elle ne perd aucune occasion pour s’amuser tranquillement, petite poupée sage aux mains des politiciens. Le roi aussi est manœuvré par ses conseillers, notamment le duc de Condé (Thomas Mustin), un jeune fat en perruque poudrée inintéressant qui aime les plaisirs de la vie, qui se résument pour lui à la chasse et au sexe, auquel il tente d’initier le jeune roi. Si certains abus sont tolérés, l’on ne peut pas non plus tout se permettre c’est ce que montrera la renvoi de aux penchants homosexuels-cependant tolérés quand il s’agit de la future reine d’Espagne qui semble pourtant s’y adonner par ennui (elle avouera sans complexe à son mari qu’elle n’aime rien, ni broder, ni chasser, ni lire). Seules personnes plus ou moins saines d’esprit : Madame de Ventadour incarnée par Catherine Mouchet et la princesse Palatine (Andréa Fereol), dont le discours vrai pendant ses dernières heures à la petite ménine traduit bien le mépris et l’inconsidération de l’époque pour les femmes. L’espèce de foi frénétique de Lambert Wilson et sa repentance à Dieu, mais aussi la référence qu’il fera durant un repas à l’inquisition, qui fera bon accueil à Melle de Montpensier à son arrivée dans la capitale espagnole avec des hérétiques brûlés sur des bûchers, montre l’influence de la religion, aussi présente par le poste qu’occupe le cardinal de Fleury, proche conseiller politique du Roi. Rappelons que nous nous situons en pleine période d’absolutisme bourbonique, où le Roi a les pleins pouvoirs et où la séparation entre législatif, exécutif et juridique est inexistante. De très beaux paysages cependant, en sachant que le film a été tourné entièrement en Belgique ! J’ai beaucoup aimé la référence à l’île aux Faisans, cette petite île fluviale que si prêtait à des rencontres diplomatiques et qui vit plusieurs échanges de princesses : outre celui dont il s’agit dans le film, furent aussi échangées quelques années plus tôt Elizabeth fille d’Henri IV et promise à Felipe IV et Anne, la sœur de celui-ci qui deviendra la femme de Louis XIII. Le film est loin des fresques historiques si nombreuses dans l’histoire du cinéma : l’approche plus intimiste toute en douceur- un article du Point va même jusqu’à parler de « violence feutrée » est intéressante, et le film n’est pas larmoyant. Bien sûr, le manque de figurants se fait un peu remarqué, nous sommes à la Cour de Versailles quand même, le Roi devrait avoir plus de courtisans et la Montpensier plus de soldats pour l’escorter. En conclusion, un bon film, assez juste et enrichissant au niveau culture et avec de jeunes acteurs au futur prometteur.
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Le Crime de l'Orient-Express
date : 01-12-2017
Nous aurions pu nous douter que Kenneth Branagh, en tant que réalisateur friand d’adaptations littéraires pour le cinéma de Shakespeare avec Henri V jusqu’aux BD de DC comics (Thor) en passant par les contes de Charles Perrault ( 2015 Cinderella avec la formidable Lily James) mais ce que nous n’avions pas prévu c’est à quel point ce film est décevant.
D’abord par le personnage de Poirot qui n’est pas du tout à la hauteur d’un Peter Ustinov dans “Mort sur le Nil” ou d’un David Suchet dans la série britannique éponyme. Je n’ai pas du tout apprécié ce faux accent franco-belge que prend l’acteur et qui ne correspond pas du tout ! de plus, les énormes moustaches sont caricaturées, les rires grossiers du détective lorsqu’il lit Dickens « A tale of 2 cities », la violence dont il fait preuve (je ne vois pas Poirot monter sur le toit d’un train et je l’imagine encore moins courir après un meurtrier-de fait, Poirot a dans ce film un côté Sherlock Holmes des films avec Robert Downey Jr-épisode de la canne), sa mélancolie et tristesse pour une ancienne fiancée- pourquoi rajouter ce détail inutile qui approfondi son caractère et donne des détails sur sa vie au dépens des autres personnages ?- , son maniérisme exagéré -cf. son exigence pour des œufs parfaits cuits 4 minutes -ne me rappelle pas du tout le protagoniste si raffiné et pointilleux des romans d’Agatha Christie que j’avais dévorés pendant mon enfance.
Et puis j’ai été très surprise de voir que Poirot dévoile tout son raisonnement petit à petit alors qu’en vérité, seuls des indices épars sont donnés au lecteur et toute l’affaire n’est résolue qu’à la fin ! Ici dès le début on est au courant de la vraie identité de l’homme assassiné et des liens qu’entretenaient avec lui les suspects ! La découverte des indices est bâclée et il en manque certains, et Poirot, être méthodique semble dans cette nouvelle adaptation du XXI ème siècle deviner la vérité en se servant seulement de son intuition et non de ses fameuses petites cellules grises. Plus d’action que de réflexion en résumé…En outre comme je connaissais déjà l’histoire, il n’y avait pas trop de suspense…Sans mentionner la scène finale où tous les suspects ne sont pas réunis à l’intérieur du train dans le wagon restaurant (ce qui serait somme doute logique vu le froid qu’il fait dehors même si le personnel de la gare suivante essaie de remettre le train sur les rails) mais à l’extérieur,dans un tunnel (really ?) assis derrière une table comme s’il s’agissait de la Cène, transformant au passage le huis-clos qui nous rendait claustrophobes en film policier beaucoup moins pertinent et donnant au final un aspect négligé.
En parlant de scènes, les premières à Jérusalem et la résolution du vol par Poirot sont inutiles et sans intérêt si ce n’est d’apprécier la beauté ( ?) des reconstitutions et nous donner envie d’aller faire un peu de tourisme.
Cerise sur le gâteau, les acteurs sont très fades alors que certains d’entre eux sont habituellement géniaux (je pense qu’ils ont été mal dirigés et ils avaient aussi très peu de scènes et ce n’est pas du qu’au nombre de personnages) surtout Pénélope Cruz mais aussi Willem Dafoe et Judi Dench. Seul acteur qui a vraiment une scène plus approfondie : Johnny Depp lorsqu’il demande à Poirot de veiller à sa sécurité.
J’ai eu du mal à m’attacher aux différents personnages, peut-être parce qu’au final les spectateurs ne savent rien d’eux ( quel dommage que la figure de Poirot vienne éclipser le reste des personnages, alors que de fait, le détective est censé se faire discret et laisser sa place au drame qui se joue devant ses yeux. Ici, Branagh l’a converti par narcissisme-c’est lui qui interprète Hercule- en l’élément dramatique de l’histoire, alors que cela devrait être le meurtre. On note l’effort fait pour ajouter un personnage noir au milieu de ces riches blancs et on se conforme de l’explication donnée par ce dernier pour justifier sa présence : chaque année, un étudiant de couleur est accepté à l’université ( on est en 1934 il me semble)
A part ça, les prises de vue sont intéressantes (cf. scène d’ouverture sur le mur des lamentations-on pardonnera le changement de scenery de cette première scène qui est censée se passer à Alep) mais les techniques trop répétitives et puis je n’ai pas retrouvé l’ambiance de tension avant que le meurtre soit commis ni même après partiellement du à une utilisation de la musique peu judicieuse.
A propos des shots, j’ai trouvé que le fait de ne pas montrer au spectateur le cadavre lorsqu’il est découvert mais de se focaliser sur l’expression horrifiée des autres acteurs n’apporte rien de spécial et gâche ce moment sensé être croustillant. Tout est dramatisé jusqu’au train qui au lieu d’être simplement bloqué par des paquets de neige, se retrouve à-demi renversé sur le côté au bord d’un précipice sur un pont bancal en bois (et le film nous montre l’avalanche qui descend à toute vitesse pour rattraper le train).
Les maquettes (sans doute nécessaires) donnent au tout un aspect artificiel et surfait. A sa décharge, les costumes sont très beaux et l’ambiance jazzy et le décor art-déco auraient pu fonctionner si ce n’est qu’au lieu de contribuer à une certaine ambiance, ils la cassent totalement. Les images sont trop féériques à l’image du dernier film de ce réalisateur « Cendrillon » que j’étais allée voir au cinéma et qui était de meilleur qualité que celui-ci. Si une suite est tournée, ce dont je doute car je prévois un flop pour ce film, j’espère qu’elle sera meilleure que ce film ci. Elle semble prévue tout de même vu la fin et le meurtre qui a été commis sur le Nil. Une autre incohérence à rajouter ( Poirot sera en croisière avec tous les suspects avant que le meurtre soit commis et n’arrivera pas sur les lieux du crime après coup).
Sans compter la morale de l’histoire qui nous est assenée (ne peut-on pas faire plus dans la subtilité ?). De plus, par rapport à cette dernière remarque, est-ce que vraiment Poirot voit le monde en noir et blanc, « il y a le bien et il y a le mal, et rien entre les deux » comme il apprend à un homme au début du film ? Pour être une lectrice de la Reine du Crime, je ne pense pas même s’il est vrai qu’il a un certain idéal de justice.
J’aimerais terminer par vous poser cette question : Avait-on vraiment besoin d’une nouvelle adaptation du crime de l’orient express surtout quand celle-ci est complètement ratée et le génie du crime fomenté n’opère pas ? Bref, amateurs de whodunnits, passez votre chemin ! Comme un article de la presse anglaise souligne pertinemment, « Murder on the Orient Express is a ride worth skipping »
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Cendrillon
date : 05-04-2015
Un remake Disney comme je les aime avec de belles robes, un prince séduisant et un happy end.
J’avais très envie de voir ce film car il réunissait des acteurs de deux de mes séries préférées, « Game of Thrones » et « Downton Abbey ». Lily James, l’interprète de Cinderella joue Rose dans Downton et Sophie Mc Shera est quant à elle Javotte dans Cendrillon et Daisy dans « Downton Abbey ». J’ai retrouvé également Holliday Grainger ( Anastasie)que j’avais aperçu dans « The Riot Club » ». Et évidemment, Richard Madden de « Game of Thrones » dans le rôle du prince charmant ! Plus le capitaine de la garde qui a également joué dans « Game of Thrones » ! Cate Blanchett est excellente, comme d’habitude. Helena Bonham Carter a un petit rôle qui a du l’amuser mais qui la fait surjouer un petit peu.
Les images sont magnifiques tant grâce aux lieux enchanteurs qu’aux costumes travaillés. Les verts, les bleus, les roses : toutes les couleurs choisies sont prononcées. Les jardins et le palais sont vraiment bien faits.
Quelques passages assez drôles.
Les Anglais n’ont toujours pas compris que la chaussure en VERRE est en fait une chaussure en VAIR, c’est-à-dire en une matière un peu comme du velours. Révisez vos classiques svp pour essayer de ne pas faire des erreurs aussi grosses. Je dirai même plus, refaire des erreurs énormes car le problème était déjà présent dans le Disney Cendrillon. Alors à qui la faute ? Peut être au premier traducteur de Charles Perrault qui a traduit VAIR par « glass ». Non mais franchement ! Des chaussures en verre !
Je l’ai vu en VO et c’est vrai qu’il y a un truc qui marche bien en anglais et je me demande comment ils l’ont traduit en français. Cendrillon n’a pas de prénom, on lui a donné le surnom de Cendrillon car elle s’occupait de raviver les cendres de l’âtre tous les jours. Mais en anglais, comme ils ont traduit par Cinderella et que Ella est un prénom, cela rend la chose beaucoup plus facile et jolie.
Lily James n’est pas belle mais très jolie. Elle a énormément de charme avec son sourire si spécial et ses yeux noisettes. Elle est parfaite dans son rôle.
Richard Madden lui joue moins bien mais son jeu reste acceptable voir assez bon.
Chapeau aux deux affreuses sœurs qui sont très bien aussi !
J’ai toujours aimé ce conte car Cendrillon est très courageuse, même si ce n’est pas la même sorte de courage que Mulan par exemple. C’est la princesse qui est la plus optimiste et qui voit la vie, comme la marraine fée dit dans le film « not as it is but as it could be with more magic ». Elle est toujours joyeuse, elle chante tout le temps et s’occupe des animaux malgré toutes les tâches ingrates qu’elle doit effectuer au cours de la journée.
Ils ont un peu changé l’histoire (rencontre entre le prince et Cendrillon dans les bois) mais dans l’ensemble le film est très fidèle au conte ( et au film Disney).
Et c’est vrai que le prince a un nom pour une fois, comme l’a dit un cinénaute.
J’ai beaucoup apprécié la musique notamment la chanson « Lavender’s Blue ».
Et le court-métrage de la Reine des Neiges qu'ils ont passé avant le film :)


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Le lauréat
date : 21-12-2014
Incroyable. Un film qui a révolutionné le cinéma hollywoodien. Un film drôle, représentatif d’une génération mais qui n’a pas vieilli car sa morale est universelle : l’amour triomphe.
Je l’ai vu au cinéclub de mon lycée et certaines personnes ont trouvé qu’il y avait quelques longueurs mais pas moi. J’ai trouvé le timing parfait !
La musique :
I love Simon and Garfunkel !!! Je joue “the sound of silence au piano” alors inutile de vous dire que j’adore ce morceau. Et Scarbourough Fair est ma préférée !
Mes plans et mes scènes préférées :
Certains sont vraiment supers, j’adore quand on voit l’image de Mrs Robinson se refléter dans la table basse en verre de l’hôtel. Justement, les passages à l’hôtel sont super marrants, avec le contraste entre la troupe de petits vieux qui sort de l’hôtel et les jeunes qui rentrent, et quand Benjamin appelle Mrs Robinson de la cabine téléphonique pour lui expliquer comment procéder pour se rendre incognito dans la chambre et que Mrs Robinson lui demande s’il n’a pas oublié quelque chose genre le numéro de la chambre ! C’est trop drôle ! Un autre moment drôle à l’hôtel, c’est quand il s’y rend avec Elaine et que tout le monde l’appelle de son pseudo et qu’Elaine ne comprend rien.
Il y a ce moment inoubliable où Benjamin est dans une tenue de scaphandre et qu’il plonge dans la piscine, avec cette sensation d’étouffement, où on voit ce qu’il voit où on l’entend respirer difficilement ; il est bel et bien enfermé, confiné dans sa petite vie.
A la fin, quand Ben assomme tout le monde avec la croix de l’église, vraiment un bon passage, très marrant.
Les personnages :
Mrs Robinson : une sale bonne femme, menteuse et manipulatrice. Elle arrive quand même à faire croire à sa fille que Benjamin l’a violée ! La prestation d’Anne Bancroft est admirable à tout point de vue.
Benjamin : Un jeune homme en quête de liberté, qui ne veut pas de cette image de lauréat ( cf scène dans la maison de ses parents). Dustin Hoffman réussit l’exploit de faire ressortir parfaitement ce mal-être.
Elaine : Au début, elle paraît très douce mais en fait même si elle ne sait pas trop ce qu’elle veut, elle est déterminée à réussir sa vie, résolue à essayer de faire le bon choix. Elle joue dans une équipe féminine de basket waouh ^^
J’adore le contraste entre Dustin Hoffman et les malabars blonds aux yeux bleus lorsque Benjamin cherche Carl et qu’il entre dans la salle de bains commune. Mon prof de cinéma m’a dit qu’au départ, Mike Nichols aurait demandé à Robert Redford de jouer Benjamin et qu’il avait changé d’avis au dernier moment. En effet, Reford représentait trop le séducteur américain par excellence ce qui n’aurait pas marché pour le film. Pour la petite anecdote, il paraît que Nichols aurait demandé à Redford : Est-ce que tu t’es déjà fait refusé par une fille ? Et que Redford n’a même pas compris la question, et que c’est à ce moment là que Nichols aurait décidé de prendre un autre acteur. De plus, Dustin Hoffman d’origine juive, représente en fait les minorités à cette époque, ceci est voulu, d’ailleurs il est à noter qu’on est en 67 à la sortie du film, un an avant les évènements de mai 68 et donc qu’il y a une volonté de libération chez les jeunes. Déjà lors de sa sortie en salle, le film fait scandale puisqu’il traite d’une liaison entre une femme mûre et un étudiant. Les scènes où Anne Bancroft est quasiment nue ne sont pas vraiment choquantes puisque Mike Nichols a bronzé tellement la peau de l’actrice qu’on a l’impression qu’elle est en maillot de bain (en tout cas c’est beaucoup moins choquant que sans bronzage).
J’ai apprécié la fin, quand Elaine et Benjamin sont dans le bus et qu’ils ne se regardent pas. On a l’impression qu’Elaine se demande si elle a fait le bon choix. Ils regardent tous les deux vers la route, vers l’avenir qui s’ouvre à eux. C’est vraiment une belle image et surtout ça change des happy end où le héros embrasse l’héroïne.


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Belle
Belle réalisé par Amma Asante
date : 14-08-2014
J’ai pu voir ce film en avant-première en effet, car il se trouve que j’étais en Angleterre et qu’évidemment les films là-bas « come to the big screen » bien avant qu’ils sortent en France. Livrée à moi-même, sans sous-titres anglais) ni français cela va de soi) je me suis concentrée à fond sur les paroles des acteurs et…j’ai presque tout compris ! Le seul moment où j’ai rencontré une vraie difficulté, c’est quand ils sont à la Cour car en plus des termes juridiques employés, ils parlent assez vite.
Que dire sur ce film ? Déjà, il est bien servi par les acteurs. J’ai déjà remarqué que dans les films d’époque, les acteurs sont souvent les mêmes. Ce sont des gens qui veulent jouer dans ce genre de films ; ils livrent donc une performance relativement bonne. D’ailleurs pour illustrer mon propos, dans « Belle » on retrouve Penelope Wilton (« Dowton Abbey »), Tom Wilkinson ( « Shakespeare in Love » ).
Ensuite, je suis fan de ce type de film, avec des belles robes, des gentlemen et de la romance. J’adore Jane Austen, si vous voyez le genre. Sauf que là c’est encore mieux car ce n’est pas une jeune lady qui ne se préoccupe que de se trouver un mari et qui n’a, en vérité pas de problème majeur. Ici, on nous donne quelque chose de plus cru, basé sur une histoire vraie. Cela incite plus à la réflexion que « Raison et Sentiments ». Dido est courageuse et aime beaucoup sa famille. C’est d’ailleurs pour ça qu’elle accepte au début de se marier avec Oliver Ashford.
Je pense que le contraste entre Dido et sa cousine Elizabeth est trop marqué. Je m’explique : l’opposition de physique entre les deux cousines ne me gêne nullement : Beth est une vraie Anglaise (teint de porcelaine, yeux bleus, cheveux blonds) tandis que Dido est brune, a la peau mate et les yeux noirs. Mais par contre, le choix des habits…je comprends que certaines couleurs aillent mieux à certains types de gens mais voir toujours Beth dans une robe bleue et Dido dans une robe rose ça fait un peu les sœurs jumelles (genre Barbie et son amie) qui sont toujours habillées pareilles. Ce qui m’a un ‘tit peu agacée.
A propos de la musique et bien c’est le genre de musique que l’on trouve dans ce genre de films mais elle n’en reste pas moins adaptée aux scènes et elle est jolie.
Au niveau suspens, bien sûr on devine la fin mais on se demande ce que va faire l’oncle de Dido…
Cela m’a un peu énervée que Tom Felton joue encore un rôle de méchant (Harry Potter c’est fini !)
L’histoire est originale, j’ai déjà abordé ce point auparavant. Bon scénario, travaillé, de bonnes idées : carte avec les ports où le bateau aurait pu s’arrêter, etc.
Et enfin une femme réalisatrice !
Je n’ai pas bien compris pourquoi ce film est interdit au moins de douze ans en Angleterre, il n’y a rien de choquant seulement quelques allusions sexuelles et encore…
Le côté historique est intéressant, l’esclavage, le racisme. J’avoue que j’aurais pu développer un peu ce côté mais au fond le spectateur comprend assez vite que ce film est simplement, à tous les points de vue…un film d’amour !
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The Jane Austen Book Club
date : 16-06-2014
Je m’excuse à l’avance de la gêne occasionnée pour ceux qui n’ont pas encore vu le film. Simplement, il y a des bug lorsque je spoile certains passages dans mes commentaires, alors je ne spoile plus. Merci de votre compréhension

C’est la deuxième fois que je le voie, en partie pour pouvoir faire mon commentaire Cinénode en ayant en mémoire toute l’histoire. Je suis fan de ce film parce qu’il est centré sur ma romancière préférée, Jane Austen. Je suis très contente de l’avoir revu, car maintenant que j’ai lu 5 romans sur 6 d’Austen je peux mieux comprendre leurs discussions autour des œuvres. J’aime beaucoup ces discussions ; les protagonistes sont si différents qu’ils interprètent tous les romans d’une différente manière et cela permet au spectateur d’envisager Austen sous un autre jour. C’est vrai quoi ! Pourquoi Charlotte Lucas ne pourrait pas être lesbienne ? Venant de finir Mansfield Park, je me suis particulièrement concentrée sur ce qu’ils disaient à son propos et ils ont parfaitement raison.
De plus, c’est vrai que nos vies ne diffèrent pas tellement de l’époque de Jane. L’être humain n’a pas changé : il a toujours des problèmes de cœur ! Mon passage préféré c’est avec le feu du passage piéton et Prudie. What would Jane do ?
Ce n’est pas un hasard qu’ils lisent Persuasion en dernier : c’est le bouquin qui arrange tout pour Sylvia d’une part et puis aussi pour Prudie. Pour Jocelyn et Grigg, je crois que c’est tous les romans qui les ont aidés en fait ^^.
Je pense que Jocelyn exagère quand même de ne pas lire les livres que Grigg lui a prêtés. Lui au moins, il fait l’effort de lire du Jane Austen, et pas qu’un peu ! Alors qu’au départ, il n’est pas enchanté par l’idée et le fait surtout parce qu’il est attiré par Jocelyn.
En fait, j’adore l’idée de ce club de lecture. Déjà, ils vont vraiment à un rythme rapide (1 livre par mois ! à la limite, ça va pour « Persuasion » et « Northanger Abbey »mais les autres bonjour...Mansfield Park fait 650 pages ! je l’ai lu en trois semaines mais il faut vraiment être passionné) et en plus, ils se réunissent à chaque fois chez une personne, et ça tourne tous les mois. Ils choisissent le livre qui leur plait le plus et c’est eux qui animent la discussion. Je crois que c’est vraiment un club de lecture, ça. Et puis, je l’ai déjà dit précédemment, il y a ce mélange d’âge, de sexe, de goûts ce qui nous donne un joyeux petit mélange d’opinions qui se confrontent. Et ils parlent librement des œuvres.
On retrouve Emily Blunt, excellente dans le rôle de la jeune femme prof un peu coincée qui se croit amoureuse d’un lycéen. Dans l’ensemble, les acteurs nous livrent une bonne performance.
J’ai remarqué aussi que chaque protagoniste peut être comparé à un personnage d’Austen : Grigg je dirais M. Bingley, car il est un peu maladroit, Allegra = Elizabeth d’une certaine manière : entêtée, avec un fort caractère, qui aime les sensations fortes. Je suis sûre que Lizzie aurait volontiers sauté d’un avion en parachute et fait de l’escalade si cela avait existé. J’avais pensé à Marianne en premier lieu, qui tombe facilement amoureuse mais Allegra ne se prend pas autant la tête (elle ne met pas des années à se remettre de sa peine de cœur d’avec Corinne). Peut être qu’elle pourrait également être Emma (c’est le seul roman de Jane Austen que je n’ai pas lu mais j’ai vu le film) mais Allegra n’essaie pas de caser tout le monde pour se divertir. Elle pense aussi à son propre bonheur, à sa vie en couple. En revanche, Jocelyn incarne parfaitement Emma Woodhouse : elle pousse Grigg dans les bras de Sylvia sans se rendre compte que c’est elle qui est amoureuse de lui. Pour ce qui est de Sylvia et bien elle acquiert une certaine force après sa séparation avec son mari, elle devient moins fragile donc une certaine ressemblance avec Mariane tout compte fait sauf que l’homme qu’elle aime revient vers elle à la fin= Anne Eliott. Cependant, Sylvia devient raisonnable et Anne l’était dans sa jeunesse et prend plus de risques après. Quant à Bernadette, elle n’est pas très fidèle, on sait qu’elle a eu plusieurs maris. Elle ne peut donc correspondre à aucune héroïne d’Austen véritablement. Et Prudie, je pense à Fanny Price, un peu naïve. Sauf que Fanny Price ne se laisse pas séduire par M.Crawford et Prudie elle se laisse séduire par un lycéen. En outre, la timide Fanny Price n’aurait jamais pu enseigner à personne. Alors je choisis finalement Elinor la raisonnable même si Prudie perd un peu la tête avec cette histoire avec Trey. Ça change un peu qu’il n’y ait pas de peste dans l’histoire. Bon j’accorde qu’il y a un Wickham/Willoughby, Trey mais il est relativement peu présent et là, c’est Prudie qui le lâche alors que dans Raison et Sentiments, c’est Willoughby qui quitte Mariane.
J’en ai terminé avec les protagonistes maintenant les ressemblances avec les romans d’Austen par rapport aux lieux :
1. Le théâtre, qu’on retrouve dans « Mansfield Park ». C’est lorsque les Bertram décident de monter la pièce que des amours se nouent progressivement (Maria Bertram et Henry Crawford, Mary Crawford et Edmund Bertram voire Julia et M. Yates) et dans Jane Austen book club, c’est le moment (lorsque Prudie fait réciter ses scènes à Trey )où Prudie commence à avoir le béguin pour lui.
2. La maison de Jocelyn avec tous ses chiens, qui peut faire penser à une demeure genre Mansfield Park.
3. La maison de Grigg, où on pense à « Northanger Abbey » un peu lorsqu’il décore sa maison et l’anime pour faire peur aux autres membres du club de lecture.
Il y a aussi de l’humour, avec la cérémonie d’enterrement pour le chien de Jocelyn, etc et franchement, la mère de Prudie est vraiment délurée.
Bonne musique notamment la première qui accompagne le générique, « New Shoes » de Paolo Nutini.
Thème original et bel hommage à Jane Austen, qui en fait est toujours présente à sa manière et peut nous guider…il suffit de bien vouloir l’écouter !
Anyway, un bon moment à passer devant sa télévision pour se détendre et à ne pas manquer si on est fan de Jane Austen avec un paquet de clins d’œil à ses romans!

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Bird People
date : 09-06-2014
Je m’excuse à l’avance de la gêne occasionnée pour ceux qui n’ont pas encore vu le film. Simplement, il y a des bug lorsque je spoile certains passages dans mes commentaires, alors je ne spoile plus. Merci de votre compréhension.

J’ai beaucoup aimé ce film, malgré quelques longueurs (je suis sûre qu’en une heure et demi, on faisait passer autant de messages qu’en 2 heures) et j’avoue que je me suis ennuyée à certains moments, mais rien de terrible là-dedans.
Grande révélation pour moi, l’actrice Anaïs Demoustier que j’avais déjà vue dans un téléfilm, les petits meurtres d’Agatha Christie (elle avait alors attiré mon attention). Etre une bonne actrice, c’est avoir quelque chose que les autres n’ont pas. Et ceci marche pour Anaïs Demoustier, un certain naturel, une sorte de fraîcheur ressort d’elle et la rend unique. De plus, elle joue vraiment bien.
Au début, on met un certain temps à rentrer dans l’histoire, parce qu’on ne comprend pas ce qui se passe. Je m’y attendais un peu étant donné la bande-annonce, complètement incompréhensible. Mais petit conseil, il faut aborder ce film sans vouloir tout comprendre dès le départ (et même à la fin, on n’a pas tout compris, et il faut longuement revenir sur ce qu’on a vu et l’interpréter à notre manière). Les informations nous sont données par petites bribes, de minuscules fragments qui à la fin forment un puzzle reconstitué, surtout pour la femme de chambre. Le seul où on apprend tout de sa vie en quelques minutes, c’est Gary. J’aimerais revenir un instant sur son attitude : certes c’est vachement dur ce qu’il fait, mais c’est aussi honnête et pour reprendre les propos d’un de mes proches ,« c’est le seul qui ne ment pas dans tout ça » En effet, Audrey ment à son père car elle ne va presque jamais à la fac, le réceptionniste ment à une collègue d’Audrey en lui disant qu’il habite chez un copain car il n’a plus d’appartement, alors qu’il dort dans sa voiture, etc.
Je crois que la voix off n’était pas indispensable à la compréhension des pensées des deux protagonistes principaux. Cette voix off prononce des paroles du genre : « Gary ne saurait pas plus tard déterminer le moment précis où il avait pris sa décision » et je trouve que cela vient parfois gâcher le jeu des acteurs car le spectateur se concentre sur la voix et sur ce qu’elle dit. En revanche, j’ai bien aimé la voix qui résonne dans la tête d’Audrey et de Gary. Ça commence dès le départ, mais du coup on a une transition en douceur par rapport à ce qui va suivre, à savoir la transformation d’Audrey puisqu’on avait déjà ses « paroles pensées » quand elle était humaine et on les retrouve quand elle est moineau.
Certains passages sont vraiment magnifiques notamment celui du début dans le RER B quand la caméra passe en revue tous les individus qui se trouvent dans le wagon, qu’on entend leurs pensées ou bien la musique qu’ils écoutent, etc. j’ai toujours été fascinée par les trains, pour cette raison qui va suivre : Un train c’est des gens et donc des milliers d’histoires différentes qui s’entrecroisent pour un instant aux heures de pointe à Paris ou sur un siège dans un train suant à Bangkok. Cette phrase résume mon émerveillement pour ces trains et lorsque justement on a plusieurs prises dans les transports en commun ou lieux publics (trains mais aussi bus, hall d’aéroport) centrées sur les passagers, c’est génial !
La symbolique de l’oiseau, c’est un peu redondant en général mais là c’est un moineau pas un condor majestueux qui déploie ses ailes et plane au-dessus des montagnes. Le moineau, c’est un oiseau petit, chétif avec donc des parts de faiblesse. Un moineau évolue en groupe, on le voit un peu avec quelques plans sur un groupe de moineaux. Il perd alors sa faiblesse et gagne de la force, une sorte d’harmonie de groupe qui le fait sortir en quelque sorte de la condition humaine. Mais un oiseau quel qu’il soit, c’est le symbole de l’âme humaine (j’ai fait des recherches sur le Net, hein qu’on ne m’accuse pas de plagiat alors je précise). Mais un moineau, grâce à sa sociabilité c’est aussi audacieux. Lors de sa soirée passée dans le corps du moineau, Audrey acquiert une certaine sorte d’audace, qu’elle n’a pas dans sa vie humaine et qui d’ailleurs va rejaillir après. Je m’explique : lors de la conversation téléphonique qu’elle a avec son père, on apprend (on le sait déjà mais ici c’est souligné) que le métier de femme de chambre est un métier extrêmement ingrat et répétitif (cela on le voit à l’écran) et Audrey le dit elle-même, quel client parle avec une femme de chambre ? De plus, la jeune femme est renfermée, timide. Elle ne parle donc jamais avec les clients.
J’espère que ce n’est pas trop difficile à suivre ^^ bon déjà je félicite ceux qui ont le courage de lire le pavé que j’ai écrit… Or à la fin, elle va non seulement parler avec un client mais en plus elle va revenir vers lui : l’audace qu’elle a acquise en tant que moineau refait surface dans sa vie de femme.
En outre, le moineau apporte de la chance et fait place à un renouveau, une période plus légère, plus insouciante. ; Gary et Audrey se sont finalement rencontrés. J’aime la touche d’espoir à la fin du film, lorsqu’ils se tendent la main. Comme ils sont d’une nature assez imprévisible, ils peuvent très bien partir la seconde qui suit ensemble ou en rester là.
Voici les points communs que j’ai trouvés entre les deux : ils menaient chacun une vie bien rangée, ordinaire et à la fin, cette vie se trouve changée du tout au tout, par des évènements singuliers : Audrey se transforme en oiseau et en revient métamorphosée et Gary prend la décision de tout lâcher, mais cette décision est induite par le climat dans lequel il se trouve comme si l’atmosphère lui fait changer d’avis. Ils réalisent qu’ils ne sont pas heureux et le deviennent à la fin. Ils prennent leur envol.
J’apprécie le personnage de l’homme qui peint à l’encre de Chine le moineau, parce qu’il a comme conscience que le moineau a un esprit, une vie, un nom. Il lui montre son portrait. Bref, j’ai l’impression qu’il sent les choses.
Pour revenir au moineau, il a des prédateurs : chat, hibou. Audrey a des prédateurs : sa sous- patronne, mais aussi elle-même.
J’ai adoré le passage où le moineau se pose sur les affiches de publicités dans l’aéroport : « Designed for humans » pour le Samsung Galaxy, « envisagez toutes les opportunités » autant de messages pour Audrey et Gary.
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Deux jours, une nuit
date : 08-06-2014
Surprise. C’est le premier mot qui me vient à l’esprit après avoir vu ce film. Je n’avais pas encore eu l’occasion de voir un film des frères Dardenne, je savais que leurs films étaient uniques dans le genre mais je ne savais pas bien à quoi m’attendre…et au final, je ne suis pas déçue du tout.
J’ai vraiment beaucoup apprécié qu’il y ait peu de musique, et encore seulement de la musique d’écran (radio de la voiture). Cela change agréablement et c’est là où on se rend compte que dans presque tous les films, la musique est omniprésente. Et puis, le spectateur est obligé de se focaliser sur le jeu des acteurs et dans le cas présent surtout de l’actrice Marion Cotillard. La musique induit forcément une humeur, un ton donné : ici c’est seulement la prestation des acteurs qui nous fait comprendre les émotions qu’ils ressentent.
Ensuite, je dirais pour continuer sur le jeu des acteurs qu’ils jouent tous bien avec évidemment un plus pour Marion ^^ qu’en fait, je viens de m’en rendre compte, je n’avais pas vu dans énormément de films. En effet, je n’ai pas vu la Môme (la honte) et les seuls films où je l’ai vu jouer, elle avait un rôle secondaire (Taxi, Un long dimanche de fiançailles…). Donc c’était un peu une phase de découverte avec cette actrice tant apprécié des cinéphiles et je dois dire que j’ai vraiment accroché.
De plus, l’histoire se passe en Belgique et ce changement est le bienvenu. Au début, on pourrait penser que cela se déroule en France mais quelques indices nous indiquent que c’est en Belgique, notamment les plaques d’immatriculation ou de petits détails de ce genre. Je passe sur les plans, comme d’habitude car je ne suis pas assez qualifiée pour parler de ça mais je suis sûre qu’un jour ça viendra. En fait, vous allez trouver ça surprenant mais j’ai adoré la façon dont Marion Cotillard était habillée (débardeur bleu, puis rose, puis Tee-shirt orange avec des petits nœuds trop mignons). C’est le genre de choses que je ne remarque pas en temps normal pour un film, mais là si…
L’amie qui est venue le voir avec moi a trouvé qu’il y avait certaines lenteurs mais pas moi. Je pense que justement c’est cela qui donne ce côté si étrange au film, ce point de vue original. A première vue, à quoi ça sert de filmer une scène où le protagoniste achète son pain dans une boulangerie ? ou refilmer une dizaine de fois ce qu'elle répète à chaque collègue " Il a dit ça pour influencer certains..." ?A pas grand-chose mais c’est ce qui le rend extrêmement vivant ; les scènes dont on pourrait couper certains plans sont devenues indispensables. Grâce à elles, on entre complètement dans la vie de Sandra. C’est aussi le fait que l’histoire se déroule sur deux jours et une nuit.
Etant adolescente, difficile de juger pleinement le coup qu’on reçoit en apprenant qu’on est licencié quand on revient en plus tout juste de son congé maladie mais je comprends tout de même la situation.Et je me dis que Sandra arrive à tenir le coup et que finalement elle n'est pas si faible qu'elle en a l'air. Et elle a des gens pour la soutenir(son mari, certains de ses collègues...)
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Bon ok, a un moment, elle est à bout et elle avale toutes les boîtes de ses comprimés ce qui l'envoie à l'hôpital en urgence mais sinon...vraiment forte.[/spoiler] Peut-on en vouloir à ceux qui préfèrent garder la prime ? Je ne crois pas. Ceci est un autre point positif de ce film : il nous fait réfléchir car presque tous les salariés se remettent en question. Est-ce que j’ai bien fait ? Est-ce trop égoïste de ma part de vouloir prendre la prime en privant une femme respectable et gentille de son boulot ? Dois-je plutôt rester dans les bonnes grâces de mon patron et bien me faire voir de lui et laisser une pauvre femme se débrouiller pour retrouver un emploi ? Et nous on se questionne à notre tour : qu’est ce que j’aurais fait à leur place, si j’avais besoin de ces 1000 euros ? Il y a ceux qui n’ont pas de cœur, comme le dit Sandra à la fin : le patron, quelques salariés violents ou indifférents[spoiler] celle qui fait dire à sa fille qu'elle est absente alors qu'elle est là parce qu'elle a peur de lui parler(sale lâche)[/spoiler], ceux qui regrettent mais qui ne peuvent pas faire autrement, celle qui se rend compte grâce à ce problème que son mari n’est pas quelqu’un de bien et qui le quitte, ceux qui soutiennent Sandra jusqu’au bout, etc.
Mais quand même, apparemment, elle a rendu des services à un de se collègues, on a l'impression qu'elle est serviable et elle est gentille. Donc on peut supposer qu'elle a aidé d'autres collègues et donc qu'elle mérite non leur gentillesse, mais leur reconnaissance, leur gratitude. C'est là qu'on peut dire que certains exagèrent...
Je trouve ça courageux ce qu’elle fait à la fin.[spoiler]Elle préfère quitter l'entreprise pour qu'un autre salarié en CDD ne soit pas licencié à sa place[/spoiler] Et finalement, elle a trouvé son vrai courage et peut être fière d’elle ; elle s’est bien battue, et continuera à se battre[spoiler]pour obtenir un nouveau job.
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The Homesman
date : 29-05-2014
C'est un très beau film, bien que l'histoire soit très difficile. En effet, la vie de ces pionniers de l'Ouest est rude, ils s'établissent comme ça au milieu de nulle part, construisent fermes et habitations en espérant faire prospérer leur revenu grâce à leur bétail et leurs plantations... Pas étonnant que des femmes deviennent folles ! J'ai bien aimé le contraste entre le Nebraska et l'Iowa, où la vie est beaucoup plus facile d'ailleurs on voit deux jeunes lady se quereller pour un chapeau, et elles sont répugnées par Briggs qui est sale et qui n'est pas un gentleman. Je suis injuste quand je dis que la vie est plus facile pour tout le monde : on voit une charrette d'esclaves noirs passer, ils sont quatre et enchainés. J'ai apprécié ce western qui montre la vie des gens à cette époque en Amérique, avec vraiment un côté historique et pas seulement des bagarres qui finissent toujours en tueries (tu m'as insulté donc je te tire une balle dans la tête), comme souvent dans ce genre de films. J'ai été surprise car je m'attendais à ce que
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l'une des femmes folles meure et non Mary Bee. En fait, la folie des femmes est un refuge pour elles, cela leur permet de s'évader dans leur esprit et ne pas penser à la vie difficile qu'elles mènent, contrairement à Miss Cuddy, qui garde les pieds sur terre et est donc finalement plus vulnérable qu'elles. Je la trouve extrêmement courageuse et c'est dommage qu'une femme aussi remarquable qu'elle finisse par se pendre. La pauvre ! Personne ne veut se marier avec elle. L'instant du film qui m'a le plus choquée c'est quand une des folles jette son bébé dans la cuvette des toilettes. C'est horrible !
La folle que je plains le plus c'est la jeune fille de 19 ans, qui s'accroche férocement à sa poupée comme si sa vie en dépendait(et c'est certainement le cas) Ensuite, je suis triste pour celle qui a deux filles, qui doivent prendre le relais de leur mère et diriger la maison. Et surtout, elles perdent leur maman d'une façon terrible : je crois qu'il aurait mieux valu qu'elle soit morte. Les acteurs sont excellents, même ceux qui ont un rôle très secondaire. J'ai adoré Hilary Swank, elle joue très bien ainsi que les trois actrices qui jouent les femmes qui ont perdu la raison. Les paysages sont magnifiques. Il y a un passage un peu singulier avec cet hôtel perdu au milieu de nulle part mais j'aime cette scène car elle montre des êtres abjects, qui n'ont pas de cœur et la noirceur de la nature humaine. Je trouve le personnage de George Biggs intéressant mais il correspond un peu trop au stéréotype de l'homme rude et bourru mais ayant un grand cœur. Je pense aussi que si les femmes sont devenues folles, c'est à cause en partie de leurs maris qui ne les aiment pas suffisamment et les considèrent comme des bêtes dénuées de toute pensée intelligente, incapables de réfléchir qui ne servent qu'à faire des enfants. Et puis, franchement, ne pas avoir le courage de mener eux-mêmes l'expédition et laisser cela à une femme c'est une attitude lâche et déplorable quoique je conçois parfaitement qu'il soit difficile de laisser en plan sa famille et sa ferme pendant trois mois environ(aller retour). Encore un film adapté d'un roman qu'il faut absolument que je lise ! Et j'ai très envie de voir l'autre film que Tommy Lee Jones a réalisé, "Trois Enterrements".
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Le Roi Arthur
date : 04-05-2014
Décevant. Ce film ne correspond pas à mes attentes, pour plusieurs raisons. D’une part, il ne reprend pas assez la vraie histoire des chevaliers de la Table Ronde : Lancelot n’est-il pas censé être amoureux de Guenièvre ? (On surprend quelques langoureux regards et Lancelot vient lui prêter main-forte lors de la dernière bataille mais c’est tout.) Que viennent faire les Guèdes là-dedans ? A la limite, je veux bien qu’on rajoute des peuplades ayant existées mais au moins ne remaniez pas l’histoire au point de dire que Guenièvre est Guède merci. D’autre part je trouve totalement stupide que Guenièvre, qui a quand même été torturée, se remette si vite. C’est peut-être plausible pour les blessures physiques mais il y a forcément des séquelles morales. Et puis au début elle est habillée en guenilles et le jour d’après on la retrouve en tenue neuve (bleue je crois) avec une cape rouge. Ok elle a rencontré Merlin dans la forêt la nuit d’avant, donc étant magicien il peut lui avoir confectionné une tenue grâce à ses pouvoirs magiques mais bon… De plus, comme dans pas mal de films, il n’y a aucune logique par rapport aux langages parlés, mis à part pour les Guèdes où on retrouve leur langue et encore. En effet, Guenièvre parle anglais oh surprise ! Ensuite, les Saxons au lieu de parler Saxons entre eux parlent anglais, sauf pour leurs cris de guerre certainement dans le but de faire plus barbare. Et dans l’absolu, les Romains devraient parler latin. A la rigueur, on peut remplacer le latin par l’anglais mais pour les autres langues ça ne va pas du tout. Je répète que ce défaut n’est pas propre au Roi Arthur mais à beaucoup d’autres films. Je passe maintenant aux points positifs : le film est bien replacé dans son contexte et apparemment, selon un site que j’ai consulté, le but des réalisateurs n’était pas de faire une énième version de la légende du Roi Arthur mais au contraire partir du vrai personnage d’Arthur, qui a vécu 500 ans avant son apparition dans les contes relatant ses exploits. Je pense que c’est une bonne idée de départ. Personnellement, je ne connaissais pas les Sarmates donc j’ai pu quand même apprendre quelque chose durant ces deux heures passées devant ma télévision. Au niveau acteurs, Keira Knightley joue bien comme toujours mais je ne peux pas dire que ce soit sa meilleure prestation d’actrice. Je ne connais pas les autres acteurs mais ils jouent correctement, voire bien pour certains. Les maquettes sont bien construites (on voit que ce sont des maquettes mais beau travail tout de même).
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Pourquoi Lancelot doit-il mourir à la fin ?
Une fin bien américaine dont je ne suis pas fan avec une moralité, la liberté, les chevaliers qui sont toujours présents dans les chevaux… Pour moi, ce film ne mérite pas de figurer dans une de mes listes de « pierres précieuses et matériaux rares » c’est-à-dire de diamant, d’or, d’argent ou de bronze mais je n’ai pas détesté au point de ne pas vouloir le revoir et il y avait quelques points positifs donc liste J’ai vu aussi c’est très bien.
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Le Bossu
date : 22-02-2014
Un film culte, de cape et d'épée et d'aventure, servi par des acteurs excellents, Jean Marais d'une part, que j'aime beaucoup, dont j'adore la voix si spéciale et Bourvil, toujours aussi drôle. L'intrigue est très prenante et on a vite fait de s'attacher à Aurore et Passe-Poil. Les robes et parures des dames sont splendides. Les lieux de tournage sont bien choisis : soit des paysages sublimes(campagne pyrénéenne) soit des châteaux rivalisant d'élégance. On se laisse emporter par les combats à l'épée et la fameuse réplique de Lagardère reste gravée dans notre esprit. Le Bossu est vraiment un personnage hors du commun, et j'avoue que Jean Marais a su lui donner un aspect mystérieux, et la façon dont il l'interprète me fait penser à son personnage dans Fantomas. Le Bossu roman de Paul Féval dont le film est tiré a l'air génial, je l'ai en Pal booknode, c'est un pavé mais j'aurais vite fait de le dévorer. Je me demande ce que donne l'adaptation avec Daniel Auteuil !
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Il était une fois
date : 22-02-2014
Je me souviens d'être allée le voir au MK2 bibliothèque, et dans mon esprit de petite fille, cette soirée est restée magique. L'idée de passer d'un film d'animation à un film réel était bonne, je n'avais pas vu cela auparavant mis à part dans Arthur et les Minimoys et encore c'est le contraire, on passe d'un film à un dessin animé. Il y a plein de références aux Disney, dont je suis une fan inconditionnelle : La Belle aux bois dormant quand Narissa se transforme en dragon, Cendrillon avec la chaussure, Blanche-Neige avec les trois pommes mais aussi lorsque la méchante sorcière se fait foudroyée sur le haut d'un immeuble de New-York(est ce l'Empire State building ? ma mémoire me fait défaut). Mais on peut aussi voir cela comme une référence à King Kong, ce qu'à fait justement remarqué bouhbouh. Le baiser du prince charmant aussi, que l'on retrouve dans La Belle aux bois dormant et dans Blanche-Neige, et le ménage avec les animaux...Je suis persuadée qu'il y a d'autres clins d'oeil que je n'ai pas vu passer. Les acteurs jouent bien, je pense surtout à Patrick Dempsey. J'ai adoré la fin où on retrouve un schéma inversé dans la composition des couples. L'écureuil Pip est trop chou ! et la chanson et la danse dans Central Park est vraiment une scène mémorable. Les robes et costumes sont magnifiques et il y a beaucoup de passages drôles, pour en citer quelques-uns : quand les personnages du conte débarquent tous à Broadway par une bouche d'égout, la scène avec la conductrice de bus, celle de la télévision que le prince Edward prend pour un miroir magique, etc.
Les scènes et dialogues entre Giselle et Morgane sont tour à tour attendrissants ou drôles. Le tout porté par une musique enjouée et sympathique. Rien à redire sur ce film, il est formidable !
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Charlie et ses drôles de dames
date : 22-02-2014
J'adore ce film, il est drôle et sympa à regarder. C'est un de mes films d'action préférés. Il y a malgré tout un petit air de déjà vu avec ces trois espionnes qui doivent sauver le monde, qui sont toutes différentes et se complètent. Ma préférée est Alex, elle est sérieuse et efficace, et essaye malgré son dangereux métier de construire sa vie avec Jason. Natalie est tellement rigolote ! mon passage favori est celui où elle se met à danser comme une folle dans sa chambre. Quant à Dylan, c'est elle qui prend les choses en main sur le plan de l'action mais elle n'en mène pas large côté vie privée...mais je pense aussi que c'est comme ça qu'elle aime vivre. Lucy Liu joue très bien.
Mon personnage préféré c'est l'effroyable sac d'os avec son délire avec les mèches de cheveux, on découvre qu'au fond il est gentil. Et dans ce film, c'est les hommes qui mordent la poussière !!! Petit bémol : le scénario qui n'est pas assez creusé selon moi, tout est prévisible...
La scène d'ouverture est vraiment géniale.
J'apprécie particulièrement tout le mystère qui tourne autour de Charlie, qui n'apparaît jamais dans ce film ni dans le suivant mais qui dirige cependant toutes les opérations. Si vous vous ennuyez un soir et que vous avez besoin de vous détendre, faites vous une soirée Drôle de dames,l'effet est immédiat : le moral remonte en flèche !
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Mulan
Mulan réalisé par Tony Bancroft
date : 18-02-2014
Quand j'étais petite, "Mulan" ne faisait pas partie de mes films Disney préférés. J'ai dû le regarder deux trois fois tout au plus. Je préférais la Belle et la Bête(je crois que c'est parce que Belle adore lire, comme moi) ou Blanche Neige. Mais en grandissant, j'ai changé radicalement d'opinion. En effet, Mulan est la seule héroïne Disney qui va se sacrifier pour que son vieux père ne parte pas à la guerre. Elle va se déguiser en garçon, elle va apprendre à se battre, etc. Les chansons en VO sont géniales, je pense notamment a "I'll make a man out of you". J'adore Mushu, il est drôle et mignon. Je pense aussi que ce film d'animation peut permettre aux enfants d'apprendre des choses sur la Chine : après l'avoir visionné, ils savent qui étaient les Huns, que la Chine les combattait, qu'il y a un culte des ancêtres et de la famille beaucoup plus présent qu'en Europe, qu'il y a un empereur, etc. Parce que qu'est ce qu'on apprend en regardant la Belle au Bois Dormant ? Pas grand-chose. Je trouve dommage que peu d'adultes regardent des Disney, parce que des notions intéressantes sont abordées : dans Blanche-Neige par exemple, tout tourne sur le terme de la beauté et ce qu'il signifie, c'est vraiment creusé et je ne suis pas sûr qu'un enfant de 5 ans peut comprendre cela. Un conseil donc : revisionnez tous les Disney que vous pouvez et interrogez vous sur leur signification.
Et hourra pour Mulan, la sauveuse de la Chine !

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Les Demoiselles de Rochefort
date : 13-02-2014
Un film que j'adorais regarder étant petite...et que j'adore toujours regarder ! Les musiques sont superbes, les danseurs excellents(George Chakiris !!!), le jeu des acteurs très bon. J'ai aimé les couleurs vives de vêtements, que ce soit des acteurs principaux ou des figurants. Selon moi, la chanson la plus magnifique du film est celle de Maxence. Je trouve que la ville de Rochefort est un bon choix pour tourner ce film : de belles places, des rues sympas et un chaud soleil ; tout cela contribue à créer une atmosphère insouciante, une ambiance de vacances, sans parler de la fête foraine. Et puis toutes ces vies qui se croisent, se retrouvent cela donne un côté sympathique, malgré que ce soit un peu improbable. Ce que je reproche surtout, c'est le peu d'étonnement des personnages face à la culpabilité de Dutrou, impliqué dans le meurtre de la vieille danseuse. Mais je comprends aussi que c'est une comédie musicale. Jacques Perrin a su merveilleusement bien entrer dans le rôle du peintre, il a adopté un sourire rêveur et les yeux dans le vague. Et alors qu'il n'a pas le rôle principal, il attire l'attention."Etre acteur, c'est avoir quelque chose que les autres n'ont pas" C'est exactement ça, il a vraiment quelque chose d'indéfinissable, un charisme incroyable. Il y a beaucoup d'oppositions entre les deux jumelles : Solange est rousse, Delphine est blonde. Elle adore la musique alors que sa sœur ne vit que pour la danse. Delphine épouse(en tout cas on le suppose) un jeune homme blond et Solange un Américain brun et assez vieux. Leurs vêtements sont toujours de couleurs différentes. En même temps, certaines choses les rapprochent : elles épousent chacune un artiste, elles ont toutes les deux un grain de beauté dans le dos, au même endroit. La tête pleine de rêves, elles ont la même vision "idéalisée" de Paris. C'est ce jeu ressemblances/oppositions qui est pour moi très intéressant. Malgré mon regret que le film se termine sur "l'irruption" de Maxence dans le camion et qu'on ne voit pas sa rencontre avec Delphine, cela donne un côté mystérieux. Chacun peut imaginer la fin qu'il souhaite. Peut-être que pour certains, ce film a un peu vieilli, je vous l'accorde mais il n'en reste pas moins un film culte à voir absolument.
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Raiponce
Raiponce réalisé par Byron Howard
date : 09-02-2014
La première fois que j'ai vu ce dessin animé, c'était au Rex à Paris après le spectacle la féerie des eaux, qui m'avait émerveillée. Je préfère l'ancien graphisme de Disney mais je crois que je peux classer Raiponce dans la catégorie "très bon Disney". Pour une fois, le héros n'est pas le prince charmant mais un voleur orphelin. Enfin un peu de changement ! Eugène(ou Flynn) est vraiment un personnage intéressant. Grâce à sa rencontre avec Raiponce, il va devenir un homme meilleur, même si je reste persuadée qu'il avait déjà un bon fond au départ. Et puis, (ce n'est pas dans mes habitudes)je n'ai vu ce film qu'en français. On reconnait tout de suite la voix si originale et incroyable de Romain Duris qui double Flynn Rider et ça rajoute un plus au héros(je confesse que je suis une grande fan de Romain Duris) Quant à Raiponce, je trouve qu'elle est plutôt courageuse(même si on ne peut pas la comparer à Mulan par exemple); elle a trouvé la force de désobéir à sa mère afin de sortir de sa tour(un peu grâce à l'arrivée inopinée d'Eugène), elle fonce, elle assomme pas mal de gens avec sa poêle à frire. Sa naïveté m'agace un peu mais bon...Je crois que mon passage préféré est la scène de la barque avec les milliers de lanternes qui illuminent le ciel. La scène au village avec la danse est aussi assez sympa. A propos de la vieille sorcière, sa personnalité est, à mes yeux, assez complexe. En effet, elle est méchante et veut garder la jeunesse éternelle en se servant des cheveux blonds magiques de Raiponce, elle en fait sa propriété personnelle mais elle aurait pu tout bonnement l'enfermer dans sa chambre au pain sec et à l'eau et non, pas du tout elle lui permet de cuisiner, de peindre, de lire, etc. N'a-t-elle pas alors un peu, un soupçon d'amour pour la jeune fille ? J'ai été en revanche un peu déçue par les chansons. S'il est vrai qu'elles sont belles, je trouve que ces dernières années, les studios Disney ont régressé en la matière. On est loin des airs magnifiques de Pocahontas, de la Belle et la Bête ou encore de la Petite Sirène. Malgré ce petit bémol, que des points positifs ! L'idée de prendre un caméléon comme animal de compagnie de l'héroïne est une bonne idée. Et le cheval Maximus est génial !!!
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Un long dimanche de fiançailles
date : 27-12-2013
Excellent ! J'ai adoré ce film notamment grâce à la prestation superbe d'Audrey Tautou mais aussi grâce à l'histoire de cette jeune fille courageuse qui à une force d'âme et de caractère incroyable, qui continue encore et toujours à y croire. Quelle volonté et quelle foi ! J'ai été très touchée par la violence de certaines scènes de guerre et plus encore par ce que cette guerre a ruiné, détruit : des millions de vie, on le voit bien dans ce film au fil des rencontres que fait Mathilde, surtout ces femmes qui ont tout perdu. Certaines qui ont abandonné le combat, et d'autres qui le continue et ont une grande soif de vengeance. Ce film nous permet de voir Marion Cotilllard dans un second rôle, ce qui ne lui arrivera plus jamais maintenant. L'"enquête" que Mathilde mène est compliquée et je n'ai pas tout compris au premier visionnage, je vais donc m'empresser de le revoir une seconde fois. Bouleversant et superbe, ce film m'a donné envie de lire le roman dont il est tiré.
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Chambre avec vue
date : 27-12-2013
Un de mes films préférés ! Helena Bonham Carter joue très bien, les paysages italiens sont magnifiques, les personnages touchants ou agaçants(Charlotte Bartlett grr !). Je crois que mon personnage préféré est Mr Bibe, il est très drôle et en même temps philosophe j'adore. J'ai deux scènes que j'affectionne par dessus tout : d'abord celle du baiser dans la campagne italienne avec Florence qui se découpe au loin et celle de la lecture du roman écrit par Eleanor Lavish(Judi Dench), Under a Logia. L'acteur qui joue Freddy est vraiment trop beau !!! Cette impression que Lucy est poursuivie par ce pays , l'Italie et tout ce qui à un lien avec lui est vraiment intéressante. Cependant, l'attitude de Lucy est stupide. Franchement, mentir à tout le monde y compris à elle-même en se persuadant qu'elle n'aime pas George Emerson et se fiancer avec cet idot de Vys ! Et Maggie Smith est vraiment excellente dans le rôle du chaperon de Lucy. IL FAUT VOIR CE FILM IMPERATIVEMENT!!!
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Populaire
date : 27-12-2013
J'ai adoré ! Première raison : il y a Romain Duris, alors ça change tout. Deuxièmement, j'ai beaucoup aimé le thème du film,assez original, qui aborde le quotidien d'une secrétaire des années 50 qui va se battre pour devenir championne du monde de dactylographie. Les acteurs sont géniaux que ce soit Déborah François, Bérénice Bejo ou Shaun Benson. Les personnages sont attachants que ce soit Louis, si gentil ou Rose qui est super courageuse. En revanche, je ne supporte pas Gilbert, ce qu'il m'agace ! J'ai adoré la scène où Rose et Louis dansent le tango, elle est géniale ! Certains dialogues sont vraiment très drôles. Les chansons sont sympas, notamment le tchatchatcha de la secrétaire. Bref, à voir de toute urgence !
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Le Choix de Jane
date : 27-12-2013
Ce film de la BBC m'a énormément plu. Il est très triste mais très réaliste, puisqu'il a été fait à partir de la correspondance personnelle de Jane Austen. Les acteurs jouent bien, les paysages sont magnifiques. A mon avis, c'est un incontournable pour les fans de la romancière anglaise !
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