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Evaluations
Critère Note Visuel
Globale 8.3
Scénario 8.2
Images 8.7
Emotions 8.6
Suspense 8.8
Musique 8.2
Acteurs 9
Originalité 8.6

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L'échange des Princesses

Titres alternatifs

Anglais : The Royal Exchange

Date de sortie

France : 27 Décembre 2017

Apprécié pour

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Synopsis

Ajouté par wind-of-river le 11-11-2017
1721. Une idée audacieuse germe dans la tête de Philippe d’Orléans, Régent de France… Louis XV, 11 ans, va bientôt devenir Roi et un échange de princesses permettrait de consolider la paix avec l’Espagne, après des années de guerre qui ont laissé les deux royaumes exsangues.
Il marie donc sa fille, Mlle de Montpensier, 12 ans, à l’héritier du trône d’Espagne, et Louis XV doit épouser l’Infante d’Espagne, Anna Maria Victoria, âgée de 4 ans.
Mais l’entrée précipitée dans la cour des Grands de ces jeunes princesses, sacrifiées sur l’autel des jeux de pouvoirs, aura raison de leur insouciance…

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Les commentaires les mieux notés

Les derniers commentaires ajoutés

Par lea130298 le 2018-05-19 00:10:35 Editer
lea130298 Or
Un très joli film, sur un épisode peut être un peu moins connu que d'autres
Par Murmurelevent le 2018-05-12 00:48:26 Editer
Intéressant, approche plutôt sociologique très intéressante même si certainement très romancée.
Par Iaera le 2018-05-09 21:13:31 Editer
Iaera Or
Un film très interressant à tous points de vue.
Spoiler(cliquez pour révéler)
Tout au long du film, j'avais envie de serrer la petite Anna Maria! Elle est si choue!
Par alienor57 le 2018-01-30 04:53:06 Editer
alienor57 Or
Un bon film qui relate une partie historique de la France, où les femmes quelque soit leur niveau n'ont pas grand chose à dire.
Très bien relaté, les acteurs ont très bien joué leur rôle.
Ce film m'a plu
Par Tara99 le 2018-01-03 14:47:25 Editer
Premier film vu au cinéma en 2018 ; basé sur des faits historiques avérés relatés dans le roman de Chantal Thomas éponyme. Nous y est présenté la vie des princesses qui étaient considérées comme de « la viande à marier » et qui servaient à effectuer des traités internationaux pour éviter des guerres. Dans ce film plus particulièrement il est question de deux princesses, Anna Maria Victoria l’infante d’Espagne et Mademoiselle de Montpensier, fille du régent Philippe d’Orléans. La première est envoyée à Versailles pour épouser Louis XV et la seconde à Madrid pour épouser le fils de Philippe V, mariage qui se célèbrera assez rapidement car la princesse est âgée de 12 ans donc en âge de procréer contrairement à l’autre qui ne sera jamais célébré, dû au jeune âge de la petite princesse. J’ai retrouvé la plupart des coutumes et traditions que j’avais apprises dans mon enfance dans les livres sur le Roi-Soleil : les princesses, à leur arrivée à la frontière, devaient abandonner tous leurs vêtements de leur pays d’origine et revêtir des habits de leur pays d’accueil, mais également leurs gouvernantes et dames de compagnie qu’elles connaissaient en général depuis toujours-et ceci dans le but de les empêcher de parler trop leur langue maternelle et d’éviter toute influence étrangère sur la future reine qui doit désormais être totalement dévouée à son nouveau pays- On vit la difficulté de la vie à l’époque, avec des maladies comme la petite vérole qui tuaient C’est d’ailleurs cette ambiance de mort qui dérange dans ce film, dès le départ avec le petit Louis Xv dans son lit, rideaux tirés dans l’obscurité puis son discours qui permet au spectateur peu aux faits de toute cette Histoire de France très compliquée il faut bien l’admettre, de comprendre qu’il est en fait l’arrière-petit-fils de Louis XVI, ses aïeuls ayant décédés. Cette atmosphère mortuaire continue avec
Et puis la folie, représentée par Felipe V, ravagé par la consanguinité et tentant d’expier ses fautes : toutes ces guerres qu’il a entrepris au nom de la Couronne d’Espagne. Cette auto flagellation, au sens propre comme au sens figuré atteint son point culminant lorsqu’il décide de transmettre le trône à son fils, un adolescent perdu, d’une santé chétive et pas fait pour exercer des telles fonctions avec autant de responsabilités. Amoureux de sa femme, pourtant infecte, il ira jusqu’à désobéir aux ordres de son père-après tout, il le peut bien puisqu’il est désormais roi- et à ordonner sa présence et prohiber son retour en France, pourtant voulu par le vieux couple royal, qui haïssent leur belle-fille. Cette dernière finira par l’aimer, mais son mari mourra consumé par la maladie qu’elle-même contractera, sans doute à cause de ses beaux-parents qui exigèrent son confinement dans la chambre de son époux pendant qu’il expirait, pour éviter les risques de contagion de la maladie. Elle survivra, marquée à jamais par les cicatrices de la petite vérole mais la fin du film nous apprend qu’elle mourra oubliée des siens à Paris à l’âge de 32 ans. Une remarque intéressante de la Reine d’Espagne : « les médecins l’auront sauvée » : Ici, nous voyons une critique des médecins dont les compétences peu utiles et même parfois nocives (la saignée, cette pratique tant aimée qui drainait de son sang les patients, entrainaient parfois la mort au lieu de guérir) engendraient la mort des gens. L’alternance palais de Versailles-Cour de Madrid était bien vue, les deux princesses étant emprisonnées toutes les deux d’une manière différente, bien que c’est surtout la revêche qui refusa de s’acclimater à sa vie espagnole qui en souffrit le plus. Anna Maria Victoria, bien éduquée à ses devoirs-elle ne parle d’ailleurs pratiquement jamais, seulement lorsqu’on lui adresse la parole et lui pose une question précise- est en fait tellement jeune qu’elle n’a pas forcément conscience de son isolement, elle ne perd aucune occasion pour s’amuser tranquillement, petite poupée sage aux mains des politiciens. Le roi aussi est manœuvré par ses conseillers, notamment le duc de Condé (Thomas Mustin), un jeune fat en perruque poudrée inintéressant qui aime les plaisirs de la vie, qui se résument pour lui à la chasse et au sexe, auquel il tente d’initier le jeune roi. Si certains abus sont tolérés, l’on ne peut pas non plus tout se permettre c’est ce que montrera la renvoi de aux penchants homosexuels-cependant tolérés quand il s’agit de la future reine d’Espagne qui semble pourtant s’y adonner par ennui (elle avouera sans complexe à son mari qu’elle n’aime rien, ni broder, ni chasser, ni lire). Seules personnes plus ou moins saines d’esprit : Madame de Ventadour incarnée par Catherine Mouchet et la princesse Palatine (Andréa Fereol), dont le discours vrai pendant ses dernières heures à la petite ménine traduit bien le mépris et l’inconsidération de l’époque pour les femmes. L’espèce de foi frénétique de Lambert Wilson et sa repentance à Dieu, mais aussi la référence qu’il fera durant un repas à l’inquisition, qui fera bon accueil à Melle de Montpensier à son arrivée dans la capitale espagnole avec des hérétiques brûlés sur des bûchers, montre l’influence de la religion, aussi présente par le poste qu’occupe le cardinal de Fleury, proche conseiller politique du Roi. Rappelons que nous nous situons en pleine période d’absolutisme bourbonique, où le Roi a les pleins pouvoirs et où la séparation entre législatif, exécutif et juridique est inexistante. De très beaux paysages cependant, en sachant que le film a été tourné entièrement en Belgique ! J’ai beaucoup aimé la référence à l’île aux Faisans, cette petite île fluviale que si prêtait à des rencontres diplomatiques et qui vit plusieurs échanges de princesses : outre celui dont il s’agit dans le film, furent aussi échangées quelques années plus tôt Elizabeth fille d’Henri IV et promise à Felipe IV et Anne, la sœur de celui-ci qui deviendra la femme de Louis XIII. Le film est loin des fresques historiques si nombreuses dans l’histoire du cinéma : l’approche plus intimiste toute en douceur- un article du Point va même jusqu’à parler de « violence feutrée » est intéressante, et le film n’est pas larmoyant. Bien sûr, le manque de figurants se fait un peu remarqué, nous sommes à la Cour de Versailles quand même, le Roi devrait avoir plus de courtisans et la Montpensier plus de soldats pour l’escorter. En conclusion, un bon film, assez juste et enrichissant au niveau culture et avec de jeunes acteurs au futur prometteur.