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Critère Note Visuel
Globale 5.9
Scénario 6.2
Images 6.6
Emotions 5.8
Suspense 5.8
Musique 6.5
Acteurs 6.9
Originalité 7.4

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Le tout nouveau testament

Date de sortie

France : 2 Septembre 2015
Dvd France : 13 Janvier 2016

Apprécié pour

Studio

2014
Nationalité : Belge, français
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Synopsis

Ajouté par sylvains7 le 04-08-2015
Dieu existe. Il habite à Bruxelles. Il est odieux avec sa femme et sa fille. On a beaucoup parlé de son fils, mais très peu de sa fille. Sa fille c’est moi. Je m’appelle Ea et j’ai dix ans. Pour me venger j’ai balancé par SMS les dates de décès de tout le monde…

Citations et Répliques du Film

Ajouté par ilovelire le 28-09-2015
Loi 2218: La file d'à coté avance toujours plus vite.

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Les commentaires les mieux notés

Par Debby le 2016-02-18 19:32:16 Editer
Mwai, très sceptique après le visionnage de ce film. Le concept me plaisait beaucoup et c'est pourquoi, malgré mon manque d'intérêt pour les films franco-belges, je me suis décidée à regarder celui-ci. Le début, c'est-à-dire les passages où la gamine énumère les règles mises en place par Dieu, était prometteur voire même cyniquement marrant car tellement vrai sur certains points.

En revanche, dès que la gamine part à la recherche de ses apôtres, le film devient long et ennuyant. Ces apôtres sont tous plus tordus les uns que les autres et la zoophilie de Catherine Deneuve est très limite, et ce, peu importe le prétendu message philosophique caché derrière.
Par Eparm12 le 2016-07-28 21:17:09 Editer
« Je crois que j’en ai trop pris avant le visionnage, gros… »

Le Tout Nouveau Testament est un film du belge Jaco Van Dormael qui me laisse perplexe. Honnêtement, lorsqu’il s’est terminé, j’ai eu la nette impression de revenir à moi après avoir été embarquée contre mon gré dans un trip sous LSD.
Je connaissais déjà le travail au rendu à la fois enfantin et adulte de ce réalisateur, que j’ai découvert et apprécié dans son premier film Toto Le Héros, que j’ai beaucoup aimé, et je suis franchement étonnée de constater qu’au lieu de s’améliorer au fil des années, son cinéma semble avoir régressé en terme de qualité contrairement à celui d’autres réalisateurs, dans le sens où Toto Le Héros, bien qu’ils ne soient pas du même genre ni n’abordent les mêmes thèmes, s’avère mieux construit et plus abouti que Le Tout Nouveau Testament. Attention, je ne suis pas en train de sous-entendre que ce dernier est mauvais, parce que ce n’est pas la vérité vraie, mais j’estime qu’il y avait moyen de faire mille fois mieux, ce qui me cause par conséquent une déception.

Tout d’abord, il faut savoir que tout ce qui a attrait de près ou de loin à la religion a tendance à me faire fuir quand il s’agit de choisir un film en fonction de ses thématiques, qui seraient rédhibitoires me concernant dans ce cas précis. Je reconnais que j’entretiens un rapport de force avec ce genre de choses depuis toujours, alors je n’avais pas envie de le regarder mais challenge oblige, je me suis inclinée et dit que je pouvais tout de même faire un effort. Alors j’ai lu le synopsis du film et l’ai trouvé tout bonnement génial. Dieu qui habite à Bruxelles ? Qui se révèle être le plus grand connard de l’univers et L’emmerdeur de première, image comique et décalée par rapport à celle que l’on se fait de lui ? Dieu qui n’a pas seulement un fils mais une femme et une fille du doux et joli nom d’Ea ? Fille qui va lui pourrir la vie comme il a pourri la sienne en envoyant à tout le monde leur date de décès ? Qui décide de partir en croisade contre son odieux de père en s’entourant d’apôtres comme son frère avant elle et se chargeant de la rédaction d'un nouveau testament ? Sérieusement, ce résumé est excellent. Plus que ça, même, brillant. Du génie. Je l’ai adoré à la seconde où mes yeux se sont posés dessus, et comme le film m’avait tout l’air d’être une comédie, j’ai pensé qu’il ne pouvait qu’être drôle et doublé d’une critique de la religion. Voilà pourquoi je me suis résolue à le regarder malgré ma répugnance envers ces thèmes.

Bref, le film commence et respecte le synopsis de base dans sa première partie, car on peut considérer que le film est divisé en deux parties distinctes. Le début est assez drôle et délicieusement cynique, aspect auquel je ne m’attendais pas véritablement mais qui m’a plu, dont l’ambiance se révèle sombre et pesante. Le synopsis est donc extrêmement original et inventif, car je ne me rappelle pas en avoir déjà vu un similaire dans une autre œuvre, notamment cette histoire mettant en scène la mère, la fille et Dieu. Dieu, dont le personnage est une ordure, une vraie, manichéen et caricatural, certes, mais excellent, car bruyant, seul source de bruit de tout le film, qui se déroule dans un calme plat, et bouffon. Dieu, qui se balade en peignoir à carreaux et chaussettes-savates aux pieds. Dieu au look de plouc, fou furieux (le film ne tient visiblement pas compte des sept péchés capitaux), et surtout, à l’origine de toute chose. Mais quand je dis de tout, c’est de tout. Le gars a quand même bâtit Bruxelles tout seul. Et probablement toutes les villes et donc tous les pays sur cette Terre, même s’il ne s’agit que d’une supposition car ce n’est pas expliqué ni même mentionné. Il a ensuite crée les animaux puis l’Homme à son image, parce qu’il s’ennuyait. Par ailleurs, l’acteur est excellent de mon point de vue car son jeu est volontairement excessif mais contrôlé : lorsque l’on mise sur l’interprétation d’un personnage aussi poussif, autant que le jeu y aille de pair en basculant dans le burlesque. L’idée de l’ordinateur-qui-contrôle-tout et du bureau sans plafond m’a beaucoup plu également.

Cependant, plus le film avançait, plus la mise en scène m’a agacée pour finalement me fatiguer et me perdre peu à peu en cours de route, à cause d’un changement de ton mais pas d’atmosphère s'y superposant qui ne fut pas de mon goût, le tournant que prenant le film suite à la sortie d’Ea de chez elle me rebutant.
Encore une fois, l’intrigue n’est pas idiote en soi, mais se révèle mal écrite car ponctuée d’un tas d’incohérences qui la rendent idiote, alors qu’elle partait plutôt bien.
Spoiler(cliquez pour révéler)
Tout le monde n’a pas de téléphone, alors pourquoi des points verts se sont allumés partout sur Terre pour indiquer que tout le monde avait reçu leur date de décès ? Lorsqu’Ea se penche vers les gens pour écouter leur musique intérieure, leurs battements de cœur métaphoriques, je ferai remarquer que le cœur n’est situé ni à droite ni dans la joue d’une personne normalement constituée. Et surtout, Dieu qui n’a aucun pouvoir, hormis avec son ordinateur. Sans son écran favori, ainsi démuni, il n’est rien et c’est certainement le seul aspect du personnage que je n’aime pas.

Ensuite, le scénario demeure original et tout de même assez subtil : j’ai beaucoup aimé les petits détails sur lesquels on s’attarde au début à propos du trio de personnages divins, tels que les lubies de la mère qui prennent du sens tout le long du film, etc,
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l’apparition de J. C. et son dialogue avec Ea étant sympathique
, car il y a énormément de choses qui font écho à d’autres, rehaussées par la construction bancale mais travaillée du scénario, ce qui lui confère un côté fin, mais si la première partie est très bonne, je n’ai pas adhéré à la seconde acidifiée puis sucrée, les histoires des apôtres et leur enchaînement ne m’intéressant tout simplement pas, et je me suis ennuyée ferme jusqu’à la fin. Parce qu’en plus du trio principal qui n’évolue aucunement, il est question par la suite de six apôtres, et qu’il s’agit donc de les introduire et de développer six personnages pour que chaque histoire s’imbrique avec les autres et tisse le fil rouge menant jusqu’au nouveau testament, toujours dans la continuité du synopsis de départ, ce qui n’a pas été bien exécuté selon moi.
Je ne me suis pas sentie un seul instant concernée par ce que je regardais ou éprouvé un quelconque sentiment à l’encontre des personnages, qui sont atypiques et étranges, ce qui aurait pu susciter mon intérêt, mais dès que l’on prétend piocher des apôtres au hasard, on nous impose des personnages qui sont éloignés de nous autres, spectateurs, ce qui rend difficile notre identification à eux, qui sont infiniment tristes et seuls, et tout sauf attachants car pathétiques, et manquant de fond et de simplicité. On a voulu écrire et mettre en scène six personnages complexes et déviant de ce que l’on nous annonce au départ, alors j’ai été déçue parce qu’ils n’ont pas réellement de consistance. En revanche, je reconnais que leurs histoires sont malgré tout uniques, relevant du miracle, et les liens qu’ils noueront imprévisibles pour certains.

Pour revenir sur le changement de ton et d’atmosphère qu’adopte le film dans la seconde partie, la première est donc cynique et la seconde loin d’être comique mais plutôt poétique et contrastée, et j’ai apprécié ce nouveau décalage bien que ce fut précisément à partir de ce moment que je m’abandonnais à différentes substances hallucinogènes. Décalage qui, soit dit en passant, crée des longueurs. Par ailleurs, il semble honorer d’autres films dont il se serait inspiré, comme s’il leur faisait référence,
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tel que La Famille Addams, scène onirique du ballet de la main, et American Beauty, scène en apesanteur des sacs plastiques volants.
Mais encore une fois, le tout est filmé de manière contemplative et les scènes s’étirent et durent plus longtemps qu’elles n’auraient dû. Ce style de réalisation ne me dérange pas d’ordinaire, mais il n’est pas justifié ici.

Puis, sans rire, je me dois de critiquer la bande-annonce avant de poursuivre mon argumentaire, parce qu’elle est complètement nulle. Je ne sais pas trop comment l’exprimer autrement et je m’en excuse. La bande-annonce est nulle parce que lorsqu’on la regarde, on s’attend à voire par la suite une comédie, autrement dit un film censé te faire rire, mais il n’en est rien, excepté dans sa première partie et encore, le cynisme n’étant pas un humour auquel beaucoup de gens sont réceptifs. Au contraire, l’ambiance est très spéciale, et les messages (?) de tolérance qu’il tend à transmettre semblent décousus et couplés d’une pseudo-réflexion philosophique de trop. Trop, c’est trop. Après, même si je m’attendais effectivement à rire, j’ai fait abstraction de cette fameuse attente reconduite et me suis adaptée à ces changements de tons multiples, ce qu’il vaut mieux faire si l’on est désorienté, auquel cas, on est bon pour encaisser une déception immédiate.
En clair, ce film n’est décidemment pas mauvais mais son concept est si extraordinaire, que l’on est en droit d’en vouloir un meilleur traitement. Ah et ce film est censé être aussi un film reprenant les fondements de la religion chrétienne, mais si on n’y connait pas grand-chose, ce n’est pas la petite explication bâclée d’Ea au commencement qui permet de combler les trous. Il aurait été d’autant plus appréciable que le film prenne davantage le temps de se fortifier sur un ancrage solide, ce qu’il tente de faire sans rien approfondir et sans jamais aller jusqu’au bout de ses bonnes idées, superficielles.

Pour finir, la réalisation est sobre et pourvue de jolis plans mais s’avère assez quelconque alors qu’elle était bien plus marquante dans Toto Le Héros, et j’ai détesté l’utilisation monotone et répétitive, à la limite de la dépression, de la voix off comme procédé de narration de l’histoire, que je qualifie toujours de facilité scénaristique. En plus, le personnage se tourne vers l’écran pour nous la raconter en nous fixant droit dans les yeux, et même si cette mise en abyme est intéressante, j’aurais nettement préféré un autre mode de fonctionnement. La bande-son est très bonne, à la fois classique et moderne, et les dialogues étrangement écrits mais à la fin, on se demande qu’est-ce qui n’est pas étrange dans ce film, parfois beaux et poétiques, d’autres fois incompréhensibles ou douteux. Enfin, le casting n’est pas fabuleux. Hormis Dieu, les acteurs sont effacés ou mauvais : les enfants sont mauvais car inexpressifs, je n’ai d’ailleurs pas aimé l’interprétation de la petite fille qui joue Ea, et les seuls à se démarquer sont François Damiens et Catherine Deneuve, parce que ce sont de grands acteurs et que je les aime bien. Je n’affirme pas qu’ils jouent mal dans ce film, mais ce sont loin d’être leurs meilleurs rôles à ce jour. Je ne me souviens d’aucun autre figurant et c’est bien dommage.

Pour conclure, je pense que Le Tout Nouveau Testament passe ou casse. Je ne le conseille pas mais ne le déconseille pas non plus, parce que j’imagine qu’il y en a bon nombre qui l'adorent tout comme le détestent, alors je me risque seulement à ajouter qu’il faudrait que chacun s’en fasse sa propre opinion, car personne ne l’appréhendera de la même manière.

Les derniers commentaires ajoutés

Par Elodu17 le 2019-09-22 23:58:38 Editer
Honnêtement c'est pas trop mal. Même si la réalisation aurait pu être plus soignée, le casting est pas mal et l'idée originale. On a finalement une belle réflexion sur le temps accordé dans la vie et sur ce qu'il convient d'en faire. Par contre si l'objectif était de faire un film comique c'est raté... cest curieux, intriguant.
Par diplodocus le 2018-05-23 16:43:05 Editer
Je me suis moi aussi laissé abusé par la bande annonce. J'ai lancé le film en pensant me regarder une comédie un peu décalée : raté. Ce film n'est pas décalé il est complétement fou ! Il y a quand même quelques moments marrants (qui sont pour la majorité dans la bande annonce) mais dans l'ensemble c'est assez contemplatif.... Les acteurs ne sont pas mauvais mais leurs personnages sont si solitaires, tristes et effacés que ça en devient limite dépressif.
Même si je n'adhère pas à 100% aux 6 nouveaux apôtres j'aime bien la manière dont est rédigé le tout nouveau testament et la morale associé à la rencontre de chaque apôtre.
Au final pas un film à voir absolument et certainement pas pour les enfants !
Par Nat94 le 2018-04-16 20:08:49 Editer
Un film qui m'a bien plu quand je suis allée le voir, par son histoire un peu déconnante et parodique de la religion chrétienne.
Bon, il y a certains trucs un peu bizarres, mais dans l'ensemble j'ai bien aimé certains portraits (la fille de Dieu, l'Assassin, le jeune garçon qui voulait être une fille...).
Par ladylivre le 2016-08-11 22:05:16 Editer
Bon film poétique et recherché.Par contre ,même si on rigole quelque fois,il n' a rien d'une comédie.Certaine scène ou Catherine Deneuve
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est une cougar,qui se découvre un penchant prononcé pour la zoophilie,ou celle de l' évangile de l' Obsédé
ne sont pas à mettre dans toute les mains
Par Eparm12 le 2016-07-28 21:17:09 Editer
« Je crois que j’en ai trop pris avant le visionnage, gros… »

Le Tout Nouveau Testament est un film du belge Jaco Van Dormael qui me laisse perplexe. Honnêtement, lorsqu’il s’est terminé, j’ai eu la nette impression de revenir à moi après avoir été embarquée contre mon gré dans un trip sous LSD.
Je connaissais déjà le travail au rendu à la fois enfantin et adulte de ce réalisateur, que j’ai découvert et apprécié dans son premier film Toto Le Héros, que j’ai beaucoup aimé, et je suis franchement étonnée de constater qu’au lieu de s’améliorer au fil des années, son cinéma semble avoir régressé en terme de qualité contrairement à celui d’autres réalisateurs, dans le sens où Toto Le Héros, bien qu’ils ne soient pas du même genre ni n’abordent les mêmes thèmes, s’avère mieux construit et plus abouti que Le Tout Nouveau Testament. Attention, je ne suis pas en train de sous-entendre que ce dernier est mauvais, parce que ce n’est pas la vérité vraie, mais j’estime qu’il y avait moyen de faire mille fois mieux, ce qui me cause par conséquent une déception.

Tout d’abord, il faut savoir que tout ce qui a attrait de près ou de loin à la religion a tendance à me faire fuir quand il s’agit de choisir un film en fonction de ses thématiques, qui seraient rédhibitoires me concernant dans ce cas précis. Je reconnais que j’entretiens un rapport de force avec ce genre de choses depuis toujours, alors je n’avais pas envie de le regarder mais challenge oblige, je me suis inclinée et dit que je pouvais tout de même faire un effort. Alors j’ai lu le synopsis du film et l’ai trouvé tout bonnement génial. Dieu qui habite à Bruxelles ? Qui se révèle être le plus grand connard de l’univers et L’emmerdeur de première, image comique et décalée par rapport à celle que l’on se fait de lui ? Dieu qui n’a pas seulement un fils mais une femme et une fille du doux et joli nom d’Ea ? Fille qui va lui pourrir la vie comme il a pourri la sienne en envoyant à tout le monde leur date de décès ? Qui décide de partir en croisade contre son odieux de père en s’entourant d’apôtres comme son frère avant elle et se chargeant de la rédaction d'un nouveau testament ? Sérieusement, ce résumé est excellent. Plus que ça, même, brillant. Du génie. Je l’ai adoré à la seconde où mes yeux se sont posés dessus, et comme le film m’avait tout l’air d’être une comédie, j’ai pensé qu’il ne pouvait qu’être drôle et doublé d’une critique de la religion. Voilà pourquoi je me suis résolue à le regarder malgré ma répugnance envers ces thèmes.

Bref, le film commence et respecte le synopsis de base dans sa première partie, car on peut considérer que le film est divisé en deux parties distinctes. Le début est assez drôle et délicieusement cynique, aspect auquel je ne m’attendais pas véritablement mais qui m’a plu, dont l’ambiance se révèle sombre et pesante. Le synopsis est donc extrêmement original et inventif, car je ne me rappelle pas en avoir déjà vu un similaire dans une autre œuvre, notamment cette histoire mettant en scène la mère, la fille et Dieu. Dieu, dont le personnage est une ordure, une vraie, manichéen et caricatural, certes, mais excellent, car bruyant, seul source de bruit de tout le film, qui se déroule dans un calme plat, et bouffon. Dieu, qui se balade en peignoir à carreaux et chaussettes-savates aux pieds. Dieu au look de plouc, fou furieux (le film ne tient visiblement pas compte des sept péchés capitaux), et surtout, à l’origine de toute chose. Mais quand je dis de tout, c’est de tout. Le gars a quand même bâtit Bruxelles tout seul. Et probablement toutes les villes et donc tous les pays sur cette Terre, même s’il ne s’agit que d’une supposition car ce n’est pas expliqué ni même mentionné. Il a ensuite crée les animaux puis l’Homme à son image, parce qu’il s’ennuyait. Par ailleurs, l’acteur est excellent de mon point de vue car son jeu est volontairement excessif mais contrôlé : lorsque l’on mise sur l’interprétation d’un personnage aussi poussif, autant que le jeu y aille de pair en basculant dans le burlesque. L’idée de l’ordinateur-qui-contrôle-tout et du bureau sans plafond m’a beaucoup plu également.

Cependant, plus le film avançait, plus la mise en scène m’a agacée pour finalement me fatiguer et me perdre peu à peu en cours de route, à cause d’un changement de ton mais pas d’atmosphère s'y superposant qui ne fut pas de mon goût, le tournant que prenant le film suite à la sortie d’Ea de chez elle me rebutant.
Encore une fois, l’intrigue n’est pas idiote en soi, mais se révèle mal écrite car ponctuée d’un tas d’incohérences qui la rendent idiote, alors qu’elle partait plutôt bien.
Spoiler(cliquez pour révéler)
Tout le monde n’a pas de téléphone, alors pourquoi des points verts se sont allumés partout sur Terre pour indiquer que tout le monde avait reçu leur date de décès ? Lorsqu’Ea se penche vers les gens pour écouter leur musique intérieure, leurs battements de cœur métaphoriques, je ferai remarquer que le cœur n’est situé ni à droite ni dans la joue d’une personne normalement constituée. Et surtout, Dieu qui n’a aucun pouvoir, hormis avec son ordinateur. Sans son écran favori, ainsi démuni, il n’est rien et c’est certainement le seul aspect du personnage que je n’aime pas.

Ensuite, le scénario demeure original et tout de même assez subtil : j’ai beaucoup aimé les petits détails sur lesquels on s’attarde au début à propos du trio de personnages divins, tels que les lubies de la mère qui prennent du sens tout le long du film, etc,
Spoiler(cliquez pour révéler)
l’apparition de J. C. et son dialogue avec Ea étant sympathique
, car il y a énormément de choses qui font écho à d’autres, rehaussées par la construction bancale mais travaillée du scénario, ce qui lui confère un côté fin, mais si la première partie est très bonne, je n’ai pas adhéré à la seconde acidifiée puis sucrée, les histoires des apôtres et leur enchaînement ne m’intéressant tout simplement pas, et je me suis ennuyée ferme jusqu’à la fin. Parce qu’en plus du trio principal qui n’évolue aucunement, il est question par la suite de six apôtres, et qu’il s’agit donc de les introduire et de développer six personnages pour que chaque histoire s’imbrique avec les autres et tisse le fil rouge menant jusqu’au nouveau testament, toujours dans la continuité du synopsis de départ, ce qui n’a pas été bien exécuté selon moi.
Je ne me suis pas sentie un seul instant concernée par ce que je regardais ou éprouvé un quelconque sentiment à l’encontre des personnages, qui sont atypiques et étranges, ce qui aurait pu susciter mon intérêt, mais dès que l’on prétend piocher des apôtres au hasard, on nous impose des personnages qui sont éloignés de nous autres, spectateurs, ce qui rend difficile notre identification à eux, qui sont infiniment tristes et seuls, et tout sauf attachants car pathétiques, et manquant de fond et de simplicité. On a voulu écrire et mettre en scène six personnages complexes et déviant de ce que l’on nous annonce au départ, alors j’ai été déçue parce qu’ils n’ont pas réellement de consistance. En revanche, je reconnais que leurs histoires sont malgré tout uniques, relevant du miracle, et les liens qu’ils noueront imprévisibles pour certains.

Pour revenir sur le changement de ton et d’atmosphère qu’adopte le film dans la seconde partie, la première est donc cynique et la seconde loin d’être comique mais plutôt poétique et contrastée, et j’ai apprécié ce nouveau décalage bien que ce fut précisément à partir de ce moment que je m’abandonnais à différentes substances hallucinogènes. Décalage qui, soit dit en passant, crée des longueurs. Par ailleurs, il semble honorer d’autres films dont il se serait inspiré, comme s’il leur faisait référence,
Spoiler(cliquez pour révéler)
tel que La Famille Addams, scène onirique du ballet de la main, et American Beauty, scène en apesanteur des sacs plastiques volants.
Mais encore une fois, le tout est filmé de manière contemplative et les scènes s’étirent et durent plus longtemps qu’elles n’auraient dû. Ce style de réalisation ne me dérange pas d’ordinaire, mais il n’est pas justifié ici.

Puis, sans rire, je me dois de critiquer la bande-annonce avant de poursuivre mon argumentaire, parce qu’elle est complètement nulle. Je ne sais pas trop comment l’exprimer autrement et je m’en excuse. La bande-annonce est nulle parce que lorsqu’on la regarde, on s’attend à voire par la suite une comédie, autrement dit un film censé te faire rire, mais il n’en est rien, excepté dans sa première partie et encore, le cynisme n’étant pas un humour auquel beaucoup de gens sont réceptifs. Au contraire, l’ambiance est très spéciale, et les messages (?) de tolérance qu’il tend à transmettre semblent décousus et couplés d’une pseudo-réflexion philosophique de trop. Trop, c’est trop. Après, même si je m’attendais effectivement à rire, j’ai fait abstraction de cette fameuse attente reconduite et me suis adaptée à ces changements de tons multiples, ce qu’il vaut mieux faire si l’on est désorienté, auquel cas, on est bon pour encaisser une déception immédiate.
En clair, ce film n’est décidemment pas mauvais mais son concept est si extraordinaire, que l’on est en droit d’en vouloir un meilleur traitement. Ah et ce film est censé être aussi un film reprenant les fondements de la religion chrétienne, mais si on n’y connait pas grand-chose, ce n’est pas la petite explication bâclée d’Ea au commencement qui permet de combler les trous. Il aurait été d’autant plus appréciable que le film prenne davantage le temps de se fortifier sur un ancrage solide, ce qu’il tente de faire sans rien approfondir et sans jamais aller jusqu’au bout de ses bonnes idées, superficielles.

Pour finir, la réalisation est sobre et pourvue de jolis plans mais s’avère assez quelconque alors qu’elle était bien plus marquante dans Toto Le Héros, et j’ai détesté l’utilisation monotone et répétitive, à la limite de la dépression, de la voix off comme procédé de narration de l’histoire, que je qualifie toujours de facilité scénaristique. En plus, le personnage se tourne vers l’écran pour nous la raconter en nous fixant droit dans les yeux, et même si cette mise en abyme est intéressante, j’aurais nettement préféré un autre mode de fonctionnement. La bande-son est très bonne, à la fois classique et moderne, et les dialogues étrangement écrits mais à la fin, on se demande qu’est-ce qui n’est pas étrange dans ce film, parfois beaux et poétiques, d’autres fois incompréhensibles ou douteux. Enfin, le casting n’est pas fabuleux. Hormis Dieu, les acteurs sont effacés ou mauvais : les enfants sont mauvais car inexpressifs, je n’ai d’ailleurs pas aimé l’interprétation de la petite fille qui joue Ea, et les seuls à se démarquer sont François Damiens et Catherine Deneuve, parce que ce sont de grands acteurs et que je les aime bien. Je n’affirme pas qu’ils jouent mal dans ce film, mais ce sont loin d’être leurs meilleurs rôles à ce jour. Je ne me souviens d’aucun autre figurant et c’est bien dommage.

Pour conclure, je pense que Le Tout Nouveau Testament passe ou casse. Je ne le conseille pas mais ne le déconseille pas non plus, parce que j’imagine qu’il y en a bon nombre qui l'adorent tout comme le détestent, alors je me risque seulement à ajouter qu’il faudrait que chacun s’en fasse sa propre opinion, car personne ne l’appréhendera de la même manière.
Par Peche le 2016-07-13 14:54:17 Editer
Ce film est... étrange.

Le début m'a bien plu car j'ai beaucoup aimé cette facette de Dieu totalement en contraste à ce que l'on pourrait penser. J'ai beaucoup aimé l'humour qui s'en dégageait. Le fait que Dieu ait une fille que personne ne connaît est également sympa. J'ai bien aimé voir Jésus qui parlait, c'était assez drôle x)

J'ai adoré le moment où Ea balance les dates de décès à tout le monde ! C'était génial de voir les réactions des gens. Je pensais que le film allait notamment tourner plus autour de ce sujet.

Maintenant parlons des apôtres... C'est le moment que je n'ai pas beaucoup aimé. Ces apôtres sont quand même dans l'extrême et à mon sens ne représentent pas du tout les gens de tous les jours. J'ai été assez choquée et surprise de certaines images ou scènes comme lorsque Aurélie rêve de sa main qui danse. Puis le passage de l'obsédé ne m'a pas du tout plu et m'a limite mis mal à l'aise. J'ai trouvé les histoires des apôtres beaucoup trop longues et ennuyantes. Je les ai tous trouvés vraiment... bizarres.

La bande-annonce m'avait totalement conquise car je pensais voir un film plein d'humour avec un belle morale à la fin. Finalement, c'est surtout un film d'une grande tristesse. Pour la morale... Je ne l'ai pas trouvé très pertinente.

Par bloodymarie le 2016-06-19 09:54:29 Editer
J'ai abordé ce film sans grande conviction, craignant le jeu un peu excessif de B.Poelevoorde, qui parfois m'exaspère. Puis finalement , après un début un peu poussif et facile , je me suis prise au jeu d'une intrigue finalement assez poétique , plus subtile qu'il n'y parait au premier abord. Ce fut finalement un divertissement plutôt agréable.
Par helico23 le 2016-05-13 22:03:46 Editer
Un film particulier. Pas de détente mais l'histoire est plutôt pas mal. Après oui j'ai été déçue de ne pas voir une comédie ^^'
Par mae95 le 2016-03-16 18:42:45 Editer
COmme beaucoup de monde ici, je pensais regarder un film drôle et me détendre, au final je me suis plutôt pris la tête pour essayer de comprendre certains moments du film. C'est vraiment étrange mais j'avoue que je me suis légèrement ennuyé durant ce film qui plutôt lent
Par Debby le 2016-02-18 19:32:16 Editer
Mwai, très sceptique après le visionnage de ce film. Le concept me plaisait beaucoup et c'est pourquoi, malgré mon manque d'intérêt pour les films franco-belges, je me suis décidée à regarder celui-ci. Le début, c'est-à-dire les passages où la gamine énumère les règles mises en place par Dieu, était prometteur voire même cyniquement marrant car tellement vrai sur certains points.

En revanche, dès que la gamine part à la recherche de ses apôtres, le film devient long et ennuyant. Ces apôtres sont tous plus tordus les uns que les autres et la zoophilie de Catherine Deneuve est très limite, et ce, peu importe le prétendu message philosophique caché derrière.