Commentaires de films faits par Raphaellakay

Citations de films par Raphaellakay

Commentaires de films appréciés par Raphaellakay

Citations de films appréciés par Raphaellakay

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Old Boy
Old Boy réalisé par Park Chan Wook
date : 17-08-2016
J’adore le cinéma sud-coréen et je ne regarde pratiquement plus que ça - ainsi que des films japonais. Je remarque qu’en France malheureusement le cinéma asiatique en général reste très limité. Les réalisateurs présentés aux festivals sont toujours les mêmes et les genres de films restent également souvent dans le même thème. Si ce n’est pas un film de vengeance (Park Chan-Wook), ce sera un thriller (Na Hong-Jin). Si ce n’est pas un film dramatique au rythme lent (Naomi Kawase), ce sera un OFNI (Sion Sono). Toutefois il arrive qu’il y ait de bonnes surprises, comme une comédie dramatique (« Castaway on the moon » ou l’horrible titre VF « Des nouilles aux haricots noirs ») ou un blockbuster métisse (« Snowpiercer »).

Bref, tout ça pour arriver au fait suivant : le cinéma coréen est certes plus présent qu’avant mais les films cultes aux yeux du public occidental restent des films de la même teneur… prisés pour leur violence et leur coup d’éclat. Evidemment, Old Boy rentre dans cette catégorie est semble être LE film que tout fan de ciné coréen se doit de voir. Chose que je n’ai faite que cette année après tergiversations (et un coup de pouce de plusieurs personnes qui m’ont incitée à le voir). Si vous avez lu mes autres critiques, vous comprendrez que la violence à l’écran et moi ne sommes pas très amies. En tentant de laisser mes gros préjugés de côté - oui, j’avoue que je me suis plu à détester à l’avance Old Boy - je comprends pourquoi ce film peut être considéré comme un chef d’oeuvre par le public. Les qualités indéniables du film sont sa photographie, sa musique, son casting et la manière dont le scénario est mené.

Visuellement ça en jette, comme les réalisateurs coréens savent si bien le faire. Cependant, je vous avoue avoir du mal à me rappeler de certaines scènes, là, maintenant. Mais je sais que sur le moment où jai regardé le film, j’ai apprécié les images. Surtout comme cela a été dit dans d’autres commentaires, la violence suggérée était bien trouvée et c’est parfait pour la trouillarde que je suis. Un mot sur la bande-son : elle est plutôt prenante même si parfois j’ai trouvé qu’elle ne collait pas trop à l’atmosphère d’une scène. Le film n’aurait été rien sans l’excellent casting qui le sert. Je ne nie pas la performance de Choi Min-Sik, ni celle de Kang Hye-Jung (pour l’anecdote, l’actrice mariée au rappeur Tablo de Epik High a une fille nommée Haru qui apparaissait dans l’émission « The Return of Superman », programme tv coréen où les papas célébrités devaient s’occuper seuls de leurs enfants le week-end - je me demande ce que Haru ressentira en regardant ce film plus tard #randomthought) mais j’avoue avoir surtout apprécié celles de l’acteur Oh Dal-Su (un abonné au rôle de gangster ou de voleur) et celle du « super vilain » interprété par Yoo Ji-Tae. Je citais plus haut la qualité du déroulement du scénario car non content d’offrir un gros twist final, le véritable mérite du film se situe dans la manière il parvient entraîner le spectateur dans l’histoire sans le perdre. Et chose plutôt rare dans le cinéma coréen, chaque élément s’insère parfaitement comme dans un puzzle et l’ensemble reste cohérent dans l’univers créé.

Cependant, je ne peux pas classer ce film plus haut dans mes listes. De base, je n’accroche pas aux films de vengeance dont je ne vois pas l’intérêt et surtout qui me déplaisent par le recours systématique à la violence. Ce genre veut faire croire qu’en fait, le réalisateur chercher à montrer la noirceur de l’être humain (on était déjà au courant, merci) et prétend être complexe et ambigüe. J’ai pu voir beaucoup de personnes dire qu’elles aimaient Old Boy parce qu’on ne pouvait s’empêcher de soutenir le héros qui est un antihéros… Or Park Chan-Wook dans son film nous présente certes que des « monstres » mais à aucun moment je n’ai pu sympathisé avec eux. Que ce soit le personnage de Choi Min-Sik que je qualifie de « monstre ordinaire » parce qu’il semble être tout sauf un bon père de famille (trop porté sur la boisson visiblement) ou que ce soit le « méchant » du film, soit un « monstre caricatural » : prétexte bidon pour être le plus vilain d’entre tous, impossible de lui trouver grâce, il est le parfait punching-ball pour les spectateurs. Finalement, je ne trouve pas les personnages si complexes, disons que la mise en scène y joue pour beaucoup dans le succès du film. Sauf le final un peu ridicule (dans le bureau du boss) qui en fait des tonnes et qui m’a rappelé la fin burlesque dans « The Housemaid ».

Enfin, il est triste que cette surenchère se retrouve également dans le thème
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de l’inceste, qui nous est présentée de manière franchement glauque. D’une part on a clairement le point de vue d’un voyeur (scène du frère et de la soeur), d’autre part on comprend après-coup que le héros a couché avec sa fille. Je condamne le cinéma qui présente de manière « légère » ce type de sujet…[/spoiler] Et la cerise sur le gâteau, c’est l’incroyable sous-représentation des femmes dans le film. Notez qu’elles ne servent que de support pour faire avancer l’histoire des protagonistes masculins et qu’elles sont de surcroît maltraitées : [spoiler]1) l’épouse du protagoniste meurt assassinée, son personnage n’apparaît même pas à l’écran. 2) sa fille est élevée par un homme cruel, qui parvient à lui faire commettre l’inceste ; elle se retrouve toujours dans des situations où elle est dénudée ou présentée comme un objet sexuel ; pas une seule fois on a droit à son point de vue ni à un personnage plus consistant (quelle est son ressenti ? son histoire ?) Elle suit le héros, un point c’est tout. 3) la soeur de l’antagoniste aussi sert de support pour expliquer le mal-être et la folie de son frère. Et encore, contrairement à la fille du protagoniste, elle semble au moins être consentante avec son frère mais ça s’arrête là. 4) tous les petits rôles féminins sont sexualisés : la femme au poste de police embêtée par le protagoniste, la femme qui danse à la TV, la femme dans l’ascenseur… petite exception peut-être pour l’hypnotiseuse mais elle n’en reste pas moins un outil.


Old Boy reste une curiosité à voir mais je n’irai pas le qualifier comme étant le meilleur film coréen. En revanche je suis curieuse de lire le manga original car dans l’article Wikipédia, il semble y avoir pas mal de différences entre le film et le format papier.
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Family Ties
date : 22-04-2016
"Et voilà pourquoi, les enfants, il n'est pas inutile de regarder la bande-annonce !" Ah, vous étiez là ? Reprenons la leçon depuis le début.

Contexte : j'ai envie de me faire une comédie familiale, alors il n'y a rien de mieux que de piocher dans le ciné sud-coréen. J'aurai dû me méfier du hasard. Le titre semble pourtant prometteur "Family Ties" Je m'abstiens de regarder la bande-annonce car l'affiche est vraiment choupi.

Je m'abstiens également de me renseigner sur le réalisateur parce que 1) son nom ne me dit rien, soyons aventureux ouuuuh ! 2) l'affiche, comme je vous ai dit, m'a convaincue.

Si au moins j'avais fait gaffe au réalisateur, j'aurai compris que le film tient plus du drame que de la comédie. Donc le monsieur en question a réalisé Late Autumn qui est un drame (je le connaissais mais j'ai juste oublié son nom visiblement) et pour l'anecdote c'est aussi le mari de Tang Wei (si, si, l'actrice dans Lust, Caution)

Pour le film en lui-même, c'est un drame (je l'ai dit combien de fois, déjà ?) familial découpé en trois actes. Les deux premiers actes suivent une famille différente et le dernier réunit tout ce beau monde. Le casting n'est pas mauvais mais aucune performance ne m'a émue plus qu'une autre...

La musique et la photographie sont passables, sauf pour deux scènes qui relèvent le niveau : lorsque les deux femmes mangent ensemble et qu'au fond on voit la gamine jouer dans le jardin et lorsqu'une des femmes pleure dans sa chambre mais que tous les objets autour d'elle semblent voler. Dit comme ça c'est dur à imaginer, mais ces deux moments-là étaient poétiques.

Enfin, ma plus grosse déception tient aux personnages eux-mêmes : ils sont loin d'être attachants et j'ai trouvé certains dialogues brouillons (même lors d'une dispute de couple, répéter la même chose en boucle ça devient lassant...)

Bref, je ne recommande pas du tout ce film qui m'a donné l'impression d'être plus un film d'auteur qu'un film grand public. (En même temps j'espérais une grosse comédie donc c'est normal que je sois déçue)
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The Housemaid
date : 18-04-2016
C'est sans surprise que je me retrouve plutôt mitigée, voire déçue devant ce film, car en général tout film sélectionné à Cannes me déplaît (pour plusieurs raisons).

Mais commençons par ce qui est intéressant dans The Housemaid. Avant tout, le casting est prestigieux, avec Jeon Do-Yeon dans le rôle titre. Elle avait excellé dans Secret Sunshine et là encore son jeu est épatant - bien que j'ai envie de la voir dans un registre différent pour voir si elle s'en sort également... Il y a aussi Lee Jung-Jae, bien loin des rôles de films d'action dans lesquels je l'ai vu. Enfin, la "vétérante" Youn Yuh-Jung comme d'habitude a un sacré charisme, au point de me faire oublier son rôle de vilaine belle-mère dans le drama Secret Garden.
Le reste du casting m'est totalement inconnu mais que ce soit Seo Woo (l'épouse trompée), Park Ji-Young (la diabolique belle-mère) ou Ahn Seo-Hyun (la petite fille), là encore, aucune critique. Chacune, malgré les rôles un peu stéréotypées a très bien joué son rôle.

Au niveau de la photographie, c'est assez surprenant au début du film, on dirait un documentaire sur la vie nocturne à Séoul et puis finalement tout le reste du film est très classe, tant au niveau de la lumière que du décor (bon, on est chez des riches, normal). Vu le synopsis, il est normal qu'on ait droit à des scènes érotiques mais j'ai apprécié qu'on en fasse pas des tonnes, ça reste là encore plutôt classe. Honnêtement le film ne s'y attarde pas des masses, ici tout se joue sur la tension.

Et c'est pour ça que ça a été une déception, parce que tout au long du film, le réalisateur sait nous faire rester sur le qui-vive et puis vers la fin, je me suis dit "oh non... il n'a pas osé" Pour ne pas spoiler, disons que la fin qui est censée nous horrifier m'a fait tout simplement rire, tant c'était grotesque.

Cela dit, ça reste un film à voir car contrairement à plein d'autres drames coréens, ça reste assez soft visuellement. Psychologiquement ce n'est pas non plus le pays des bisounours mais bon si comme moi vous ne supportez pas les films violents/gores, avec The Housemaid vous pouvez y aller sans problème. Et puis même si le scénario est un peu faiblard (dénoncer les riches, ça a été fait mille fois), ça n'empêche pas que la photographie est vraiment chouette tout comme les acteurs et actrices.
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Megane
Megane réalisé par Ogigami Naoko
date : 18-04-2016
La réalisatrice Naoko Ogigami a un style particulier : ses histoires sont minimalistes mais ses personnages sont assez excentriques. Pas dans le genre hystérique, non, c'est calme mais la situation est ubuesque.

Megane (qui veut dire "lunette") ne déroge pas à la règle mais pour moi, ce film reste bien inférieur à Kamome Dinner ou encore Rent-a-cat. On retrouve les mêmes actrices Satomi Kobayashi, Masako Motai et Mikako Ichikawa. Soit dit en passant, rien que pour le casting très féminin ça me plaît.

Cependant je suis déçue par les longueurs dont souffre le film, même en sachant que c'est le style de la réalisatrice. Le scénario était simple également dans Kamome Dinner mais j'ai trouvé que dans Megane, il y a des scènes un peu trop longues... cela est sans doute dû au fait que certains personnages sont loin d'être attachants.

Notamment le personnage interprété par Ryo Kase, qui arrive comme un cheveu dans la soupe, sans rien apporter de plus à l'histoire. Il aurait été peut-être plus judicieux de développer l'histoire des autres personnages à la place...

Enfin, même si le décors est agréable, je ne garde pas un souvenir impérissable de la photographie du film ni même de scène mémorable. Dommage.

Bref, j'ai aimé le message que recelait le film (savoir se couper du monde, slow life) mais c'était un peu trop lent et mal présenté à mon goût...
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Blindly in Love
date : 28-02-2016
Vu mon classement, vous aurez compris que j'ai adoré ce film.

C'est le genre de film qui fait chaud au coeur, avec une trame classique au premier abord : une romance à la Roméo et Juliette, les deux tourteraux finiront-ils ensemble ? Cependant, quelques éléments du scénario parviennent à faire sortir ce film du lot des romances habituelles. Déjà, les protagonistes ont la trentaine, ça change un peu des sempiternelles ados. Deuxièmement, ils ont tous deux des problèmes, qui vont avoir leur importance dans l'histoire mais ce que j'ai particulièrement aimé et que les personnages évoluent.

Et ce ne sont pas forcément des changements grandioses, pas de sauvetage héroïque ni de combats de titans, mais juste des personnes qui prennent enfin confiance et décident eux-mêmes de ce qu'ils veulent dans la vie. La romance n'est certes pas négligeable, disons que je l'ai vu comme un élément déclencheur.

ça aurait été un film uniquement basé sur la romance "je t'aime ! - Moi aussi ! - Marions-nous ! - Nos parents ne veulent pas !" ça aurait été pénible. Mais le film développe les protagonistes et aussi les parents de Kentaro. Et ça, ça m'a vraiment plu : romance + comédie dramatique familiale = bon combo. Dommage qu'on n'en sache pas plus sur la famille de Naoko, même si quelques pistes sont données. Les autres personnages secondaires apportent une touche sympathique.

Enfin, je ne peux que saluer la performance du couple, interprété par Hoshino Gen et Kaho. Le premier est presque méconnaissable, mis à part sa voix très caractéristique, car à la base c'est un chanteur enjoué. La seconde est une actrice que je découvre et j'ai aimé son jeu convaincant (vous pouvez aussi la voir dans "Notre Petite Soeur" de Kore-eda).

Un film à voir, qui mêle romance, drame et comédie et qui comporte quelques scènes épiques !
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Elegant Lies
Elegant Lies réalisé par Han Lee
date : 27-02-2016
Je ne raffole pas des films tire-larmes d'habitude mais là le sujet m'a particulièrement touchée, ayant moi-même une soeur...

C'est un très beau film visuellement tout comme dans son scénario, même s'il ne réserve pas de grandes surprises, l'émotion est bien là ! Tout le casting est au top. Si la réputation de Ko Ah-Sung n'est plus à faire (l'actrice dans The Host et dans Snowpiercer !), j'ai été impressionnée par Kim Hyang-Gi qui j'espère verra sa carrière décoller. La prestation de Kim You-Jung n'était pas aussi marquante mais elle a su ne pas plomber les autres.

En abordant des thèmes aussi sensibles que le suicide et la dépression chez les jeunes, le film dénonce mais parvient quand même à garder une note légère par moment, notamment grâce à Yoo Ah-In.

Si je devais choisir un film parlant de jeunes filles, de famille et de suicide, c'est bien Elegant Lies (parfois appelé Thread of Lies) que je recommanderai en premier sans hésiter plutôt que Virgin Suicides qui me paraît moins accessible.
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Saving my hubby
date : 21-02-2016
C'est le style de comédie sud-coréenne que j'aimerai voir plus souvent ! Les comédies grand public trop propres et léchées avec des acteurs à la mode me font horreur.

Non, bienvenue dans la Corée du Sud un peu crade, avec ses quartiers craignos, ses bars, ses arnaques... Le rythme est dynamique, le suspens n'arrête pas ! Et c'est encore plus génial vu que ça se passe en une nuit dans le film. On partage le stress de Bae Doona qui court partout à la recherche de son mari.

C'est une excellente comédie que je recommande vivement !
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Suite Dreams
date : 21-02-2016
Oserai-je la comparaison avec The Grand Budapest Hotel ? Oui, allons-y ! Puisqu'à la base le film s'inspire de Grand Hotel mais je n'ai pas vu ce dernier. Donc le modèle contemporain fera l'affaire.

Il n'y a en soi pas grand-chose à comparer, les deux films parlent d'hôtel et de maître d'hôtel et des clients de l'hôtel.
Suite Dreams cependant est infiniment plus drôle que GBH. Mais ce dernier claque visuellement et compte Ralph Fiennes au casting, ce qui n'est pas rien.

Donc pour la défense de Suite Dreams, au lieu de Ralph on a Koji Yakusho, l'un des plus grands acteurs au Japon. Rien que ça, c'est un argument de poids.

Dans GBH, l'action sortait hors de l'hôtel tandis que dans SD, tout se déroule dans l'hôtel et à plein de niveaux : on se balade dans les chambres, dans la réception, dans les sous-sols... et surtout la galerie de personnages est assez délurée, y'a même un canard. L'humour de SD a bien plus fait mouche chez moi que celui de GBH - ok, je suis mordue de films japonais, ceci expliquant cela...

En conclusion, le film d'hôtel idéal serait composé de la qualité visuelle de Grand Budapest Hotel et de son casting, et du casting et de l'humour de Suite Dreams.
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Big Boss
Big Boss réalisé par Lo Wei
date : 21-02-2016
Bruce Lee, la légende.

Le statut de légende n'empêche pas de prendre du recul. Conclusion ? Ce film est hilarant. Certes Bruce Lee est devenu célèbre en Asie grâce à Big Boss, mais il faut rester objectif. On a là un beau nanar.

Pour quelqu'un comme moi qui découvre Bruce, ça a été le choc. Mettez-vous à ma place, j'ai découvert les films de Jackie Chan avant ceux de Bruce Lee... Alors même si je me doutais un peu que ça ne serait pas pareil, je ne pensais pas que ça serait aussi sérieux.

Bruce est le meilleur. Bruce est le plus beau. Bruce, quoi. M'enfin Bruce il n'est pas très drôle. Il est même pénible à ne pas se lancer direct dans la baston parce qu'il l'a promis à sa maman. ça en devient ridicule de le voir serrer son collier de jade avec par-dessus une petite musique mièvre... faut le voir pour le croire.

Et quand arrive enfin la baston, aaaaah. Y'a du niveau mais j'sais pas, ce n'est pas aussi bien chorégraphié que chez Jackie. ça manque d'humour (et encore le méchant avec sa cage à oiseaux était drôle sans le vouloir).

Bon, ce qui m'a surtout dérangée dans le film, c'est certains aspects du scénario. Faut le faire quand même un traffic de drogues planquées dans des blocs de glace (c'est transparent la glace, les mecs, vous prenez la douane pour des pingouins ?). Et il y a un petit côté film d'horreur dans la cabane à glace qui est comme un cheveux dans la soupe.

On en parle aussi des personnages féminins ? Non, vaut mieux pas vu comme ça craint.
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Sinon y'a une scène WTF où Bruce se fait violer quand même... vous ne me croyez pas ? Regardez le film.


Je suis sévère avec ce film parce que je ne m'attendais pas à voir un film d'arts martiaux pour adultes (dans le genre "blood/boobs). Cela dit, ça reste intéressant à voir, ne serait-ce que pour voir l'évolution de ce genre de films.
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Karaté Kid
date : 19-02-2016
C'est grave si j'ai préféré le remake à l'original ? Jaden Smith est adorable et joue plutôt bien, même si j'avoue n'avoir eu d'yeux que pour Jackie Chan. Honnêtement, y'aurait pas eu Jackie dans le film, je ne l'aurai pas regardé !

Donc de ce point de vue, c'est assez décevant le peu d'apparition que fait Jackie Chan, mais c'était prévisible vu que le film tourne autour du perso interprété par Jaden Smith.

Autres déceptions, le scénario. Mais bon le scénario original non plus n'était pas hyper brillant. Sauf qu'ici, on partait sur des bases sympas, et que je te tartine de philosophie pendant les 3/4 du film pour tout détruire à la fin avec cet ignoble "American Dream in China".

Je m'explique : "le kung-fu c'est pour faire la PAIX."
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Donc le perso principal casse tout en tenant absolument à avoir son combat final avec son grand rival... alors qu'il est blessé (d'ailleurs sa mère s'en fiche, elle passe du rire aux larmes en trois secondes top chrono).


Bref les personnages ne sont pas très bien écrits, là y'a les gentils, là les méchants, et là un gamin qui sert d'interprète au début et qui disparaît et pouf ! On le revoit en final à la fin parmi le public (il sert à rien en fait).

La fille comme d'habitude est cantonnée au rôle d'amoureuse, ben oui, Jaden il ne fait pas que s'entraîner au kung-fu, il doit aussi nourrir sa vie intérieure. Il se permet même de donner des leçons à la fille concernant son violon.

Franchement ce film est loin d'être original, on ne nous épargne aucun cliché (et vas-y avec les plans façon National Geographic, et wow, c'est normal de s'entraîner sur la muraille de Chine au calme). Mais, il évite la catégorie "pas appréciée" parce que les images ne sont pas trop dégueulasses, même si ça manque sévèrement d'originalité et que les combats sont très mal filmés.
(Je vous renvoie à "Every frame a painting" sur Youtube, l'épisode sur Jackie Chan, pour bien comprendre comment filmer correctement des combats). Et bien sûr parce que le tandem Jaden/Jackie est vraiment sympathique, "vu aussi" me semble correct comme classement.

EDIT : j'ai oublié la BO ! ça se passe en Chine mais bien sûr pas moyen de mettre au moins une chanson moderne chinoise, non, on a droit à Justin Bieber, Flo Rida, Lady Gaga...! Et même un remix de Gorillaz...!
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My So Has Got Depression
date : 16-02-2016
Je suis frustrée parce que plus j'aime un film, moins j'arrive à en parler de manière satisfaisante. Le mieux c'est que j'en fasse un commentaire court mais percutant - je vais essayer.

Alors ce film est un drame car on y parle de dépression mais le sujet est présenté de manière légère. Plusieurs scènes sont à la fois drôles et à la fois émouvantes. J'ai adoré le casting, Masato Sakai a un jeu excellent mais alors le jeu de Aoi Miyazaki m'a bluffée ! Comme c'est une actrice plutôt mignonne on ne n'imaginerait pas qu'elle puisse donner aussi bien la réplique à un type dépressif.

J'ai aussi aimé que le film traite de manière égale les personnages, on s'attarde autant sur le mari comme sur l'épouse mais aussi sur leur couple. Avec Noces Rebelles, je pense que c'est l'un des plus beaux films sur le mariage, qui ose mettre en avant les déboires du couple. Sauf que c'est quand même nettement plus positif dans son message que dans les Noces Rebelles.

Enfin je terminerai sur le mythe comme quoi dans les films japonais ils ne s'embrassent jamais (enfin les films grand public, je ne parle pas des ovnis trash), "mon dieu qu'ils sont pures" et bien non ce n'est pas le cas. Ils sont loin d'être aussi vulgaires que dans des films américains, mais on a droit à des scènes de couples, tout en justesse et c'est mignon par-dessus le marché.
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The corporation
date : 11-02-2016
Rien de neuf sous les tropiques mais en 2004 ça a dû faire sensation !

Ce documentaire est organisé en plusieurs chapitres et il me paraît assez complet pour présenter tous les aspects négatifs de l'entreprise. Il est quand même long donc soyez en forme pour le voir, autrement c'est la sieste assurée.
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Whiplash
date : 11-02-2016
Plutôt curieuse et impatiente de voir ce film (vu tout l'éloge qu'on en fait !), j'ai démarré le visionnage de bonne humeur. 5 minutes plus tard... j'ai su que ça n'allait pas me plaire, mais alors pas du tout. Je l'ai quand même terminé, pour voir si le réalisateur allait se rattraper mais non.

En gros ce que je n'ai pas aimé : le scénario bourré de clichés mais surtout de messages atroces et pas pédagogiques. Oh oui les enfants, soyons élitistes, la performance avant tout, le coeur, l'émotion on s'en balance. D'ailleurs les relations humaines on s'en moque aussi, vu comme le réalisateur a traité les perso du père et de la petite copine. On parle également de suicide à un moment donné, mais tout le monde s'en fout !

Ce film n'a rien de musical, soi-disant on parle de jazz... quelle blague ! Et la réalisation, ça manque sévèrement d'imagination et de variation... toujours les mêmes couleurs, les mêmes plans... si le prof est convainquant dans son jeu, le protagoniste a le charisme d'un concombre. Ah et bien sûr les insultes fusent à une vitesse supersonique, ce n'est même pas drôle. Le réalisateur ne prend pas de recul, il semble dire amen à tout ce que fait le prof. Hum.

Les péripéties sont dignes d'un drama coréen et pourtant les dramas coréens sont les champions pour enchaîner des retournements de situation à vous faire lever les yeux au ciel. La fin du film est évidente en plus d'être gonflante - oui, je n'aime vraiment pas le message que véhicule ce film.

Bref, clairement le genre de film qui peut plaire par sa violence, son langage cru, son idée de dépassement de soi : une belle succession de concepts franchement arriérés et primaires. Je n'en veux pas.
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Otakus in Love
date : 11-02-2016
Parfois c'est drôle de se perdre un peu dans la culture populaire japonaise, vous savez celle où on parle d'otaku, de manga, d'anime, de cosplay...

Ce film c'est loin d'être un Kurosawa ou un Ozu : tout y est farfelu, il y a des références obscures et des passages déjantés. On parle quand même d'un mec qui fait du manga avec des cailloux !

Je n'aurais jamais tenté l'aventure s'il n'y avait pas l'excellent Ryuhei Matsuda, même si ça ne restera pas mon film préféré de sa part.
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Cosmic Rescue - The Moonlight Generations
Vous n'êtes pas fan de Coming Century ni de V6 ?
Fuyez ce nanar spatial.

Dans le cas contraire, c'est à voir pour les fans hardcore de Junichi Okada, car il était tout jeune et débordant d'hormones. Sérieusement. (Ken Miyake est choupi aussi. Ah et Morita Go est coiffé comme une vieille dame dans Dallas, ça fait peur).

Sinon, cela peut être intéressant de voir l'une des toutes premières réalisations de Shinsuke Sato, qui par la suite a bien évolué (encore heureux) avec Gantz, Library Wars et prochainement I Am a Hero.
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Twenty
Twenty réalisé par Lee Byeong heon
date : 05-02-2016
La comédie Twenty a le "bon" goût de dévoiler 80% des passages drôles du film (c'est une habitude de toute façon pour la plupart des comédies, peu importe la nationalité du film).

Mais (il faut toujours un mais) le visionnage vaut quand même le coup car il y a de bonnes surprises ! Tout d'abord, les passages drôles sont plus longs qu'ils ne le paraissent dans la bande-annonce. Et ils sont aussi assez imprévisibles parfois.

Ensuite, on retrouve le bon vieux mélange des genres affectionné par les Coréens, mais surtout des gimmicks visuels connus mais bien tournés (les ralentis sont souvent une plaie, mais dans le film la scène de combat vaut le détour).

L'humour, puisqu'il faut en parler vu que c'est une comédie, est loin d'être aussi balourd que l'humour des comédies américaines, même si on retrouve de rares dialogues assez crus. Dans l'ensemble, c'est surtout le comique de situation qui domine.

Le casting m'a fait peur au départ : "Hum, encore des brochettes de jeunes acteurs à la mode qui sont là pour leur physique" (même si entre nous je ne comprends pas comment on peut trouver du charme à Kim Woo-Bin dont la tête me rappelle celle d'un requin-marteau)

Verdict : ils ne se débrouillent pas si mal ! J'ai beaucoup aimé le fait qu'ils n'aient pas peur de se défigurer à coup de grimaces hilarantes. Par contre leurs personnages restent assez clichés même si le réalisateur a eu la bonne idée de brasser large en présentant trois étudiants au parcours différent (le riche, le pauvre et l'étudiant lambda)

Même s'il ne faut pas prendre pour argent comptant tout ce qu'on y voit, je classe ce film avec My Black Mini Dress dans la catégorie "Avoir un regard neuf et moderne sur la Corée du Sud", sauf qu'ici c'est la version masculine.
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Sukiyaki Western Django
date : 31-01-2016
C'est le premier Takashi Miike que je regarde et ça sera sans doute le dernier. Comment dire... je ne sais pas si c'est le cas pour tous ses films, mais là les amis, ça fait mal : c'est "nul". J'aimerai trouver un terme plus approprié mais comme c'est le premier qui me vient à l'esprit...

Disons que c'est typiquement le genre de film dont on n'attend pas grand-chose (surtout après avoir vu la bande-annonce), mais dont on attend le minimum : que ça soit divertissant. Pour être juste, il y a des passages qui font esquisser un sourire : le personnage du shérif, certaines scènes de combat...

Le problème, c'est que l'ensemble du film est consternant. Alors même si ça semble vouloir être une parodie de western tournée au Japon, ce n'est pas une raison pour faire un scénario aussi léger. Non seulement il n'y a pas grand-chose, mais ça tente d'être original/intelligent avec des tonnes de flashbacks. That's no-no.

L'autre idiotie monumentale, c'est de faire parler des acteurs japonais dans la langue de Shakespeare. Je ne sais pas si les anglophones ont réussi à comprendre tous les dialogues vu leur accent - pour ma part j'ai vu le film sous-titré en espagnol, et sans sous-titres ça aurait été incompréhensible !

Dans ces deux heures de film, il y a quand même eu des éléments qui m'ont fait tenir jusqu'au bout. D'abord le casting qui regorge de têtes connues, quel bonheur de retrouver Shun Oguri, Teruyuki Kagawa, Masato Sakai, Yutaka Matsushige et Kaori Momoi (oui, c'est la dame qui tient l'okiya dans Mémoires d'une geisha). Leur jeu est plus qu'acceptable mais dommage qu'ils aient tous un sacré accent.

L'autre élément, ce sont les costumes, à croire que tout le budget du film est passé dedans. Déjà j'ai bien aimé l'idée d'un clan rouge opposé à un clan blanc, et les costumes donnent un bel effet visuel quand les clans se retrouvent. Bon, ça garde un petit côté manga/anime pour certains détails et les coiffures mais j'aime les deux donc...

En conclusion, je ne recommande absolument pas ce film, qui reste une perte de temps, mais les plus curieux ou les fans du casting y trouveront peut-être un tout petit intérêt.
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Dersou Ouzala
date : 29-01-2016
"DERSOUUUUUUUUU !"
C'est sur ce long cri déchirant que je commence ma critique.

Je suis fan du travail d'Akira Kurosawa d'habitude. Il sait très bien mettre en valeur ses personnages, les rendre attachants et surtout il maîtrise sa caméra. La nature est toujours mise en valeur en général dans ses films. Avec ce film-ci, cette part du contrat est réussie : la toundra est impitoyable avec les hommes mais qu'est-ce que ses plans sont magnifiques !

Cependant, c'est avec regret que je classe Dersou en "vu aussi" (bronze auparavant) parce qu'honnêtement, j'ai eu pas mal de fou rire devant le film. Si dans d'autres films de Kurosawa les personnages sont un poil trop parfaits (Barberousse, le médecin idéal, à l'écoute de ses patients par exemple) ou trop clichés, il y a d'autres aspects qui contrebalancent cela (le scénario, la photographie, etc.)

Alors qu'ici, bien que Dersou soit attachant au départ, par la suite il est juste drôle ! Son sort a beau être dramatique car il se retrouve loin de sa forêt chérie, mais les derniers passages du film m'ont difficilement émue. C'est sans doute aussi la faute au fait que la première partie du film est palpitante car elle se déroule dans la nature, et du coup le passage en ville est assez violent (tu vois que je comprends ta douleur Dersou)

Comme quoi même avec ses réalisateurs préférés on n'est jamais à l'abris d'une déception.
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The Foul King
date : 25-01-2016
Plus drôle qu'un match de la WWE, plus prenant que The Wrestler, plus adorable que John Cena, voici The Foul King !

En voyant que c'est Song Kang-Ho qui tient le rôle principal, je n'ai pas longtemps hésité. Ici, il ne cherche pas à sauver sa fille d'un horrible monstre mais il n'est jamais très loin de son personnage un peu balourd dans The Host.

Outre l'avantage de le voir jeune (eh oui, à force de le voir dans des rôles récents, j'ai oublié que lui aussi a été jeune et fringant !), le film bien qu'étant très axé sur la comédie glisse de temps en temps des références aux films de vengeance, si fréquents dans le cinéma sud-coréen.

Le scénario reste classique, car il n'est pas évident de sortir des sentiers battus dès qu'on parle de sport (séances d'entraînement, le premier match, etc.) Pourtant le réalisateur parvient à rendre un peu plus original son propos en critiquant la société et en s'attardant sur les relations entre les personnages.
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Honey and Clover
date : 25-01-2016
Comme je suis une feignasse, je me suis jetée sur le live-action parce que je n'ai pas envie de rester collée devant l'anime, et encore moins de lire le manga. Alors bien évidemment je ne vais commenter que le film !

Je ne suis pas sûre d'ailleurs de vouloir qualifier ceci de film, je le mettrai plutôt dans la catégorie "téléfilm", mais un téléfilm de bonne qualité. Parce que je n'arrive pas à m'imaginer le public japonais payer une place de cinéma pour ça.

Attention, le film n'est pas nul, la preuve je l'ai mis en catégorie bronze (mais j'ai été forcement influencée par la présence de Masato Sakai dans un petit rôle, hum hum). Pourtant je trouve qu'il manque un petit quelque chose pour en faire LE film sur la jeunesse qui rend nostalgique et/ou fait rêver.

Ce petit quelque chose me semble être le dynamisme. Il en manque cruellement. Les films au rythme lent ne sont pas par définition passionnant - et encore en prenant un Kurosawa ou un autre gros classique, on sait que c'est possible d'accrocher son spectateur ! Mais ici, l'histoire patauge parce que les personnages... pataugent. Ou alors ce sont les acteurs qui ne sont pas bons.

Même si on nous fait croire que l'on va suivre d'un seul protagoniste, finalement on suit l'histoire de ces 5 amis. Mais, mais, mais ! Le soi-disant protagoniste (interprété par Sakurai Sho) n'évoque ni sympathie, ni rien d'ailleurs. Zéro niveau charisme. Sans parler de l'autre séducteur de service, qui a ses vues sur Yu Aoi, pareil, son personnage qui aurait pu être arrogant certes mais cool ne l'est pas.

En fin de compte, il n'y a que Yu Aoi, Ryo Kase et Masato Sakai (oui, encore lui) qui tirent leur épingle du jeu. Et quelques scènes vraiment agréables, celles où les étudiants sont en train de peindre ou sculpter. Et le générique de fin, "Mahou no Kotoba" du groupe SPITZ.

Bref, je dirai que c'est du live-action dont la qualité varie entre Nana (pas bon) et Paradise Kiss (plutôt bon), mais loin de la qualité de Gantz (très bon) ou Library Wars (excellent !).
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Futureless Things
date : 18-01-2016
Très belle découverte, j'ai hâte de voir d'autres films de ce jeune réalisateur !

En ce qui concerne Futureless Things, le film peut être destabilisant si l'on est habitué à une histoire claire et nette. Ici, il n'est pas possible de prévoir les actions car le film repose sur un ensemble de personnages dont les histoires se succèdent.

Tous ces personnages travaillent dans une supérette - cette dernière peut être considérée comme le personage principal du film ! Parfois il y a quelques liens entre les histoires. Le ton est tantôt humoristique, dramatique ou carrément fantastique.

Beaucoup de critiques sont faites à l'encontre de la société coréenne et elles sont à peine cachées : le racisme, le conflit sud et nord coréen, l'homosexualité, les préjugés concernant l'apparence... Il y a tout un florilège de thématiques qui sont abordées.

Si le début m'a paru peu attractif, j'ai fini par être scotchée jusqu'à la fin !
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My Black Mini Dress
date : 18-01-2016
C'est sans doute le genre de film qu'on peut trouver partout dans le monde : la bande de copines avec ses déboires et ses rigolades. Après tout l'amitié est un sujet qui peut toucher un large public (sauf si on est un vilain de Disney, sans amis, d'où le statut de vilain qui veut conquérir le monde - oups, je m'égare).

Donc le film n'a rien d'original mais vaut le coup d'oeil si on le prend comme une critique de la société sud-coréenne. Oui, la jeunesse sud-coréenne n'échappe pas non plus au schéma "mon dieu j'ai fait toutes ces longues études pour quoi ?!"

Et là où le film m'a particulièrement intéressée, c'est qu'on suit des jeunes femmes au parcours différents mais qui sont toutes paumées : peu importe que machin soit plus riche que untelle, oui, elle aussi a le droit d'être triste et de ne pas être satisfaite de sa vie.

L'affiche me paraît alors assez déplacée, car on vend le film comme une comédie légère sans prise de tête alors que l'histoire se révèle plus profonde - pour peu qu'on laisse de côté les scènes superficielles où elles font du shopping ou sont en boîte de nuit.

Bref, ce film permet d'avoir une bonne vision d'ensemble de la jeunesse dorée de Séoul, mais surtout des jeunes en fait, car tous rêvent désespérement de réussir dans l'industrie du divertissement (que ce soit en tant qu'acteur ou scénariste !) Et puis cela permet d'avoir une idée de la place de la femme en Corée du Sud - place que je ne leur envie pas du tout, vu comment elles sont considérées !
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Tokyo Raiders
Tokyo Raiders réalisé par Jingle Ma
date : 16-01-2016
Je ne m'attendais pas un film exceptionnel vu l'affiche et le résumé, mais à une telle daube ? Non.

Visiblement tout le budget est parti dans le casting car c'est bien la seule chose qui m'a poussée à voir ce film. Eh oui, impossible de résister au charme de Tony Leung.

Pour le reste, le scénario est cliché, toutes les actions sont aisément prévisibles. Je ne parle même pas de la psychologie des personnages ou de l'aspect romantique, ça n'en vaut pas la peine.

En dehors des moments où j'admirais Tony Leung, j'étais entre l'exaspération et le fou rire nerveux à cause de l'usage abusif des ralentis. Presque chaque plan du film se voit doté d'un ralenti et d'un mouvement de caméra saccadé pour faire "cool" L'horreur !

Et comme si ça ne suffisait pas, la bande-son ne colle pas du tout au film, à chaque scène de baston on a droit à une mélodie qui rappelle plus l'Espagne que le Japon. Je n'en reviens toujours pas.

Et en parlant de baston, quelle rigolade ! Donnie Yen et Jackie Chan font mille fois mieux. C'est bien là le seul défaut de Tony Leung : il ne sait pas se battre.

Mais je sais que malgré tous ces défauts, j'irai quand même voir la suite "Seoul Raiders", et j'attends le dernier volet - qui promet encore de sacré fou rires - "Paris Raiders".
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Jackie Chan à Hong Kong
date : 07-01-2016
Le casting alléchant peut être trompeur mes amis, sachez-le ! Peu importe que Jackie Chan ou Tony Leung soient à l'affiche, un navet reste un navet.

Cependant leur présence a réussi à me faire rester jusqu'au bout, parce que Jackie et Tony ont la classe il faut le dire ! Bon, surtout Jackie vu que Tony s'appelle Albert dans le film et loge dans un appart couleur rose Barbie.

Sur une note plus sérieuse, la photographie n'est pas dégueulasse, les combats sont tops, il y a de l'humour plus ou moins lourd (surtout lourd disons-le) mais... j'imagine que ce n'est pas le plus grand film de Jackie Chan. Je débute encore dans ce domaine.

A voir pour les fans de Jackie, Tony et Shu Qi (même si pour ma part ses mimiques m'ont franchement soûlées - après son personnage est tellement niais la pauvre...)

(Je ne parle pas du scénario car il est si idiot que ça n'en vaut pas la peine)
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I Just Didn't Do It
date : 05-01-2016
Cela faisait longtemps que je voulais voir ce film, pour deux raisons : l'acteur principal Ryo Kase et le sujet. Je n'ai été déçue par aucun des deux.

Pour Ryo Kase, j'avais l'habitude de le voir dans des rôles secondaires et je ne savais pas trop si en tant que personnage principal il tiendrait le coup. Surtout avec un sujet pareil ! Eh bien il s'en sort haut la main. Ce n'est pas facile surtout que son personnage, même s'il est au centre de l'affaire, n'est pas forcément le plus intéressant à jouer (je pense à l'avocat ou même à son meilleur ami, ces rôles sont un peu plus vivant). Mais il arrive à faire en sorte que son rôle soit crédible et qu'on ait pitié de lui sans tomber non plus dans l'excès.

L'ensemble du casting est harmonieux, tous ont su bien interpréter leur personnage, sans trop de caricature. En fait, le film est sobre et clair, il ne part pas dans tous les sens. Il ne tombe pas non plus dans la facilité, on sent que le réalisateur a voulu dénoncer ce système judiciaire tortueux mais il n'a pas abusé pour autant d'effets hyper dramatiques.

Ce qui n'empêche pas qu'il y ait eu de courts passages drôles mais rien de bien lourd : ça reste typique du cinéma japonais (voir même sud-coréen). On peut traiter un sujet grave et sérieux, mais la vie continue. Et loin de casser le rythme du film, ça nous fait replonger d'autant plus dans le désespoir du personnage principal.

Bref, un excellent film qui nous présente le système judiciaire japonais, depuis l'arrestation jusqu'au jugement.
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Saya zamuraï
date : 31-12-2015
Absurde, vous avez dit absurde ?

Ne vous attendez à rien d'hyper complexe, ni à un jeu éblouissant (quoique pour faire le clown il faut un certain talent). Le film s'apparente plus à une sorte de succession de gags - mais en filigrane l'histoire tente d'être émouvante.

L'humour japonais, non, l'humour en général, ça dépend des personnes. Ici, vu que toutes les situations comiques sont présentées de manière "plate" - sobre ? sans fanfare ? - soit ça passe, soit ça casse. Pour ma part si j'étais plutôt stupéfaite au début, par la suite certains passages m'ont franchement fait rire. Et d'autres sont tombés à l'eau.

Mais dans l'ensemble, le film mérite sa place en bronze ne serait-ce que pour son originalité, mais je ne le classerai pas plus haut parce que quand même, je l'ai trouvé un peu lent et long parfois.
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