Commentaires de films faits par Vampilou

Citations de films par Vampilou

Commentaires de films appréciés par Vampilou

Citations de films appréciés par Vampilou

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Hors Normes
date : 14-11
Un film poignant et criant de vérités !

Ce film, c’est très loin de n’être qu’un documentaire ou un témoignage sur l’autisme, loin d’être un drame sur le handicap, c’est plus complexe, plus complet et tellement plus riche que ça. C’est une ode à la solidarité, celle qui va au-delà des apparences, celle qui vient du plus profond du cœur, sans aucune arrière-pensée, dans son sens le plus noble, celle qui se fait de plus en plus rare. C’est l’exemple même du vivre ensemble, la preuve que c’est possible, religions, statuts sociaux, rien ne nous en empêche, si la volonté est là, on peut aller au-delà des différences et même plus, apprendre à en faire une force. Voilà ce qu’on nous montre ici, comment tous parviennent à s’entendre lorsqu’il s’agit d’une cause plus grande et tous font l’effort de s’investir pleinement. Bien sûr, ils aident ces jeunes autistes, ils les éveillent littéralement à la vie, mais ils s’aident eux-mêmes aussi, se grandissent, chacun donne à l’autre, dans une harmonie saisissante. Alors oui, tout n’est pas tout rose, parfois ils ne se comprennent pas, ils n’arrivent pas à communiquer, mais ils apprennent et c’est justement là, l’essentiel. Eric Toledano et Olivier Nakache ont encore une fois fait preuve d’un talent extraordinaire pour montrer la réalité d’une histoire, ils savent parler des choses vraies. Et ici, ils le font encore avec une sensibilité extraordinaire, pas une seconde ils ne tombent dans le pathos, il n’y a jamais aucun malaise, ils savent nous exposer les faits, simplement dans ce qu’ils sont. Ce n’est jamais trop larmoyant, au contraire, on ne s’en rend pas forcément compte, mais il est extrêmement drôle, là aussi, d’un humour très subtil, toujours bien choisi. En ce qui concerne le scénario, en soi, il n’y en a pas réellement, tout est misé sur cette histoire vraie et c’est bien pour ça que c’est aussi percutant. Il est intolérable de voir que l’on puisse mettre des bâtons dans les roues à une telle organisation, ils sont le dernier recours de bon nombre de laissés pour compte, mais ils doivent pourtant en fournir les preuves. Les médecins font appel à eux, les institutions spécialisées font appel à eux, les familles qui se sont fait rejeter par tous, mais non, le gouvernement n’acceptent pas cette situation, trop hors cadre pour leurs bureaucrates. Alors, en plus des combats qu’ils livrent au quotidien, il faut aussi se battre contre l’administration, une charge de travail supplémentaire, pour des personnes qui donnent déjà tant. Et nous assistons à ça, nous sommes les témoins de cette véritable guerre menée de front, c’est à la fois épuisant, mais surtout tellement intense et émouvant, c’est simplement percutant. Quant au casting, autant dire que le duo Vincent Cassel/Reda Kateb est exceptionnel, ils sont à mon sens, l’âme du film, le lien qui unit tant d’éléments.

En bref : Un film qui met en avant la solidarité dans ce qu’elle a de plus pur, au-delà des différences les plus grandes, c’est le récit d’un don de soi, un combat pour l’autre bouleversant et d’une intensité extraordinaire !

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Abominable
Abominable réalisé par Jill Culton
date : 12-11
Un dessin animé beau et simplement touchant !

Préparez-vous pour un voyage extraordinaire, un voyage qui vous fera traverser la Chine, mais plus que les villes, ce sont ses paysages majestueux dans lesquels nous allons plonger. J’ai vraiment découvert des endroits exceptionnels, des lieux magiques, qui m’ont tous fait rêver, symboliques pour la plupart, ils recèlent presque une vraie notion spirituelle et résonnent en nous d’une manière particulière. Et pour cause, c’est beaucoup plus que le simple postulat de départ auquel on nous laisse penser, c’est avant tout une véritable quête du souvenir. Parce que le sujet principal n’est pas simple, la perte d’un parent est sûrement ce qu’il y a de plus difficile pour un enfant, mais lui rendre hommage ainsi est incontestablement magnifique. Alors, on sent vraiment cet aspect dans chaque plan, comme si on laissait un peu de tristesse, en se faisant ces nouveaux souvenirs tant espérés, on remplace la douleur, par un peu plus de joie. Les messages passés le sont avec une force saisissante, rendant chaque instant mémorable, tout est plus puissant, plus beau, chaque scène prend une tournure bien plus profonde et c’est exactement ce qui fait toute son authenticité. La réalisation de Jill Culton et Todd Wilderman est tout simplement parfaite, on reconnaît une petite touche de la saga « Dragons », mais ils ont su apporter une identité propre et c’est le principal. Visuellement, le résultat est absolument sublime, certaines scènes sont d’une féerie époustouflante, c’est aussi magique pour les enfants, que pour les adultes, vous pouvez me croire. De plus, le tout prend une autre dimension avec la bande originale, composée majoritairement de morceaux au violon, elle vient amplifier une poésie déjà très présente. En ce qui concerne le scénario, il n’est évidemment pas très complexe, bien sûr, on se doute de ce qui va se passer, mais rien ne vient gâcher le plaisir immense que l’on a, à participer à cette aventure extraordinaire. Notons également que le principal ici, c’est l’humanité qui ressort de cette histoire, ne pas se fier aux apparences, pouvoir compter sur les siens pour surmonter les pires épreuves, de vraies valeurs, qu’il est bon de voir véhiculer.

En bref : Un dessin animé qui nous offrira une histoire délicieusement rocambolesque, un fabuleux voyage plein d’émotions, de beaux instants de rires, mais aussi quelques larmes et une bonne dose de péripéties !

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Terminator: Dark fate
date : 07-11
Un opus sympathique mais pas novateur !

Pour tout vous dire, je n’avais clairement pas envie de le voir, trop de films, trop d’incohérences chronologiques, trop de changements temporaires et honnêtement, j’en avais marre. Mais, pour me faire une idée, pour ne pas mourir bête comme on dit, il était tout de même nécessaire que j’y aille et si j’ai finalement relativement bien aimé, ce n’est pas parfait pour autant. Ce que j’ai tout particulièrement apprécié, c’est l’identité bien plus ancrée dans les deux premiers, on reconnaît vraiment le style, on a les codes qui faisaient toute l’originalité des débuts, ça, c’était une bonne idée. On a vraiment la sensation de reprendre l’action directement après le second, ce qui aurait été bien à l’époque, mais très franchement, après tous ceux que nous avons eu après, ça devient surtout redondant. Il aurait été bien plus intéressant de se servir de ce qui a été fait, plutôt que de l’oblitérer complètement, là, on a juste la sensation que tout ça n’a finalement servi à rien, à part faire de l’argent bien sûr. De plus, si l’innovation avait été au rendez-vous, je n’aurai pas forcément relevé le problème, mais malheureusement, ce n’est pas le cas, tout est juste réchauffé, à quelques détails près. Je n’ai rien à dire sur la réalisation de Tim Miller, que j’adore d’ailleurs, visuellement, le travail est bien là, on en prend plein les yeux et on reconnaît vraiment son style. L’atmosphère est beaucoup moins futuriste que ce que l’on a pu déjà voir, j’ai beaucoup aimé que l’on soit resté dans un univers plus contemporain et classique, c’est un terrain que je trouve plus intéressant. La science-fiction se trouvera essentiellement dans des flash-back absolument saisissants, qui nous montrent un futur, pour le coup, bien plus original et qui m’a donné envie d’en voir plus. Les effets spéciaux sont évidemment de qualité, notamment lorsqu’il est question du Terminator, qui nous offre des scènes assez bluffantes, les scènes d’action sont excellentes également et les combats, explosifs. En ce qui concerne le scénario, avouons qu’il n’est pas franchement fou, assez similaire au premier film, même si dans le fond, il se veut un peu plus féministe, peut-être trop justement, trop convenu et dans l’air du temps pour être crédible. Néanmoins, bien que l’on se doute de ce qu’il va pouvoir se passer, ça ne gâche en rien notre plaisir, bien au contraire, on ne s’ennuie pas une seconde et il ne faut pas cracher sur le divertissement qu’il peut représenter. Quant au casting, tout n’est pas parfait, Arnold Schwarzenegger est toujours aussi génial, par contre, je suis très déçue par la prestation de Linda Hamilton, j’ai littéralement adoré le rôle de Mackenzie Davis et Natalia Reyes est tout à fait convaincante.

En bref : Un opus qui a su retrouver son identité des débuts, mais qui n’a malheureusement pas réussi à l’exploiter jusqu’au bout, pas assez novateur, mais ça reste agréable à regarder et les promesses sont tenues !

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Maléfique 2 : Le Pouvoir du Mal
Une suite qui a su nettement se bonifier !

J’avais déjà totalement adoré le premier, mais étonnamment, j’ai encore plus aimé cette suite, chose rare, puisque généralement, c’est plutôt le contraire, alors c’est dire à quel point elle m’a plu. Ce qui m’a fait littéralement rêver dans un premier temps, c’est l’univers, qui est encore plus approfondi, on y est totalement immergé cette fois, il fourmille de magie et de créatures extraordinaires. De la première, à la dernière minute, la féerie y est omniprésente, un monde qui m’a toujours passionné et qui le fait toujours aussi bien aujourd’hui, qui me rappelle tant mes premières amours. Tout respire la magie, celle de la nature, celle qui détruit, autant que celle qui créé, celle qui fait peur, mais surtout et essentiellement, celle qui émerveille toutes les âmes. Alors on en apprend encore plus sur l’une des plus grandes méchantes de l’univers Disney, qui ne l’était finalement pas tant, mais qui avait surtout le cœur blessé par la cruauté des hommes. Pour elle, la souffrance continue, elle subit les discriminations, on continue à la stigmatiser, à avoir peur d’elle, alors que le mal n’est peut-être pas là où l’on croit, mais il est tellement plus facile de se tourner vers le coupable idéal. La réalisation de Joachim Rønning est tout simplement exceptionnelle, visuellement, c’est une claque monumentale, la beauté est de tous les plans, c’est un véritable spectacle pour les yeux. Évidemment, c’est en grande partie grâce aux effets spéciaux d’une qualité saisissante, ils insufflent toute la vie à cet univers, le rendant plus vrai que nature et notons également l’importance des maquillages, là aussi, superbement maîtrisés. En ce qui concerne le scénario, il n’est bien sûr pas ultra complexe, au regard du public ciblé, néanmoins, il tient ses promesses et nous offre une intrigue tout à fait prenante. Il est vrai que les adultes n’auront aucun mal à deviner les tenants et aboutissants, mais quelques surprises seront au rendez-vous et surtout, les rebondissements seront eux, extrêmement nombreux. Le rythme est extrêmement intense, les scènes d’action s’enchaînent, les combats sont absolument épiques et mention spéciale pour les scènes aériennes, qui nous offrent des moments éblouissants. C’est une suite qui a su être bien plus émouvante aussi, plus dans les sentiments, plus poussée dans la psychologie des personnages et donc, tellement plus touchant à tous les niveaux. Des messages importants nous sont livrés, le danger des préjugés qui peuvent vous pousser au pire, la mise en avant des différences et de la possibilité de parvenir à vivre ensemble, sans se détruire les uns, les autres. Il y a une vraie volonté de toucher, de nous apprendre à aller outre des idées reçues, de faire l’effort d’aller vers l’autre, de le comprendre et surtout, de l’accepter tel qu’il est. Quant au casting, il est parfait, Angelina Jolie est tellement faite pour ce rôle, Elle Fanning est toujours aussi crédible, Michelle Pfeiffer est absolument géniale en méchante et j’étais très heureuse de retrouver Ed Skrein.

En bref : Une suite bien meilleure à mes yeux, qui a su approfondir un univers d’une richesse époustouflante, qui respire la magie par tous les pores et qui nous livre une histoire véritablement bouleversante !

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Un jour de pluie à New York
date : 01-11
Un film délicieusement frais et romantique !

Ce film, c’est celui d’une journée que vous aviez prévu de A à Z, ce genre de journée importante pour vous et qui par un heureux ou malheureux hasard ne se passe absolument pas comme vous l’aviez imaginé. Le destin, héros principal ici, est bien farceur, par une multitude de petits bâtons dans les roues, de faux bonds et de changements de programme, il vous fera totalement revoir votre façon de vivre. Comment une simple journée complètement rocambolesque peut bouleverser intensément votre vie, la faire dérailler, pour peut-être finalement, la remettre sur le droit chemin, c’est ce que nous allons voir. Parfois, on essaie d’être ce que l’on nous a appris à être, on organise toute notre vie pour correspondre aux attentes, rentrer dans le cadre, on se voile la face et on construit un avenir qui n’est pas le nôtre. Mais de temps en temps, un élément vient nous le rappeler, une chance qu’il faut avoir le courage de saisir, malgré la peur et la douleur qui font tous les plus grands changements. J’ai tout particulièrement aimé cette remise en question presque subie, elle nous permet de s’y identifier, d’avoir un certain recul sur notre propre parcours et c’est assez percutant. Bien que je n’apprécie et ne cautionne absolument pas la personne, je ne vais pas prétendre que le travail de Woody Allen ne me plaît pas, puisque c’est tout le contraire et j’aime beaucoup ce qu’il fait. Je ne me suis penchée sur ses films que depuis peu de temps, mais je pense sincèrement que c’est l’un des meilleurs que j’ai pu voir, toujours avec ce style si reconnaissable, entre poésie et mélancolie. Cette vision d’un New York sous la pluie aurait pu être déprimante, pourtant il n’en est rien, c’est certes nostalgique, mais c’est surtout d’un romantisme saisissant, qui nous fera totalement rêver. C’est vraiment une ambiance particulière, presque magique dans un certain sens, comme si les forces de l’univers étaient en œuvres pour que le destin se mette en place. Le talent se retrouve vraiment dans la beauté de certains plans, très simples en apparence, ils sont pourtant sublimes, pour nous livrer finalement tellement de sentiments. En ce qui concerne le scénario, bien que peu complexe, il est extrêmement bien ficelé, c’est une succession d’événements totalement loufoques, qui sont pourtant cohérents et tout en fluidité. On ne s’ennuie pas une seconde, les situations cocasses s’enchaînent, avec beaucoup de rires, mais en toile de fond, c’est l’amour qui y est exposé et c’est une histoire extrêmement touchante qui se dessine peu à peu. Les personnages se dévoilent au fil des minutes, on se rend compte qu’ils cachent plus de failles qu’ils ne veulent bien l’admettre et en les acceptant, ils acceptent aussi de ne pas être parfaits, pour ainsi prétendre au bonheur simple. Quant au casting, je l’ai adoré, Timothée Chalamet est toujours aussi excellent, Elle Fanning est absolument géniale dans ce rôle de cruche et Selena Gomez dont je ne suis pas fan y est pourtant très convaincante.

En bref : Un film visuellement sublime, qui se partage entre nostalgie et romantisme, l’histoire d’une journée totalement rocambolesque, qui va pourtant changer de nombreuses vies, pour le meilleur !

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Sœurs d'armes
date : 30-10
Un film bouleversant et incroyablement intense !

Voilà exactement ce que j’attends du cinéma français, prendre des risques, sortir des sentiers battus, aborder des sujets difficiles, presque sensibles même et le tout, avec une réussite assez bluffante. Je ne suis pas forcément une grande adepte des films de guerre, j’avais également peur qu’il souffre de la comparaison avec les Américains, qui ont sûrement fait les meilleurs du genre, mais sincèrement, il n’y a pas à rougir du résultat. Certes, le budget n’est évidemment pas le même, mais j’ai justement aimé le côté plus intimiste que ça lui donne, plus réaliste aussi, parce que justement moins dans la surenchère visuelle. D’autant plus que ça correspond parfaitement au conflit abordé, il ne faut pas oublier que c’est une armée avec peu de moyens, de simples civils qui se sont soulevés à la base et qui se battent comme ils peuvent. Pour tout vous dire, je connaissais peu cette histoire, mais lorsque je suis sortie de la salle, l’actualité a violemment résonné en moi, j’avais la terrible sensation que rien n’avait malheureusement changé. Il est difficile de concevoir qu’un peuple soit ainsi persécuté depuis tant d’années, qu’ils ne peuvent prétendre qu’à de courtes périodes de paix toute relatives. Mais il est encore plus inconcevable qu’en son sein même des divergences subsistent, créant ainsi une instabilité toujours plus grande. Plus que leur combat, c’est celui des femmes, simples esclaves sexuelles, elles deviennent des soldats redoutés, en face d’hommes qui ont peur d’être tués par elles et de ne pas accéder à une mort digne. J’ai beaucoup aimé la réalisation de Caroline Fourest, elle a su nous plonger au cœur d’un pays dévasté par des conflits religieux, nous montrer sans fard, ce que la vie peut être là-bas. Visuellement, la qualité est là, peu d’effets spéciaux, pour un résultat tellement plus naturel, plus brut, qui correspond bien plus à la réalité des faits, aucune surenchère ici et c’est pour le mieux. La violence y tient évidemment une part importante, mais j’ai apprécié qu’elle soit plus suggérée que directement montrée, il est suffisant de comprendre les tortures infligées, en être témoins n’est pas nécessaire pour que ce soit impactant. D’ailleurs, certaines scènes restent particulièrement difficiles, mais la guerre est ainsi, elle se fait au prix de sacrifices, tant physiques, que psychologiques. En ce qui concerne le scénario, il n’est pas forcément très complexe, mais tout l’intérêt réside essentiellement dans la force de son histoire et dans ce que l’on pourra en retirer. Bien sûr, les femmes en sont les héroïnes, mais pour autant, on ne rejette pas les hommes, on ne les diabolise pas non plus, on dénonce certains monstres, mais on applaudit aussi ceux qui aident. Alors, il est encore plus beau de voir qu’il est possible de vivre ensemble, de se battre pour une bonne cause, en totale égalité et que la stupidité des uns, ne fait pas la généralité des autres. Tout est une question de solidarité, au-delà des religions, au-delà des langues ou des statuts de chacun, on peut vivre en harmonie, dans le respect des différences, le message livré est d’une puissance extraordinaire et surtout, d’une émotion rare. Quant au casting, il est parfait, j’ai un vrai coup de cœur pour Dilan Gwyn, Amira Casar est tellement charismatique et Camélia Jordana est tout à fait à la hauteur.

En bref : Un film de guerre plus intimiste que ce que l’on a l’habitude de voir, plus réaliste aussi, c’est un combat bouleversant qui nous est livré, où détermination et courage seront incroyablement percutants !

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Joker
Joker réalisé par Todd Phillips
date : 25-10
Un film sublime et hors du commun !

Ne vous attendez pas à voir un film à l’image de tout l’univers héroïque que l’on connaît actuellement, ça ne peut pas en être plus éloigné, mais pour autant, ne passez pas votre chemin, au bout, une pépite vous attend. Tout à fait à l’opposé d’une certaine surenchère du genre, ici, nous sommes quasiment dans un drame ultra réaliste, poignant, percutant, une claque monumentale, qui vous laissera sur le carreau. Le Joker, nous le connaissons tous, nous en avons vu plusieurs facettes, de la plus loufoque, folle, à la plus perturbante ou violente, mais aucune n’a été si pointue et humaine que celle-ci. Nous allons littéralement assister à l’émergence de cet être, le voir prendre vie, nous allons le voir déployer ses ailes et ce ne sera pas pour le meilleur. C’est le portrait d’un homme fragile, malade psychologiquement, trop émotif peut-être, trop empathique aussi, qui souffre et qui ressent aussi la souffrance qui l’entoure. C’est l’histoire d’un homme totalement laissé pour compte, que l’on enfonce, plutôt que de l’aider, que tout le monde abandonne et que tous, vont pousser à l’extrême pour se protéger du monde. C’est presque une naissance à laquelle nous allons assister, celle d’un monstre pour qui c’est presque la seule solution de survie, de l’être renfermé, il deviendra puissant et incroyablement charismatique. Nous allons plonger dans un Gotham au bord de l’explosion, qui pourrait être totalement ancré dans notre société actuelle, où les plus pauvres sont tout simplement lâchés par le gouvernement et où les plus riches les prennent de haut. Autant dire que Todd Phillips a choisi le contexte idéal à la création de cette icône, une vision jamais vue, qui nous aidera à comprendre et presque à compatir, voire excuser, l’un des plus grands méchants de l’histoire. Visuellement, c’est absolument sublime, pas forcément beau, au contraire, on y expose la laideur d’une société en faillite, c’est crasseux, on sent la pauvreté dans tous les pores, c’est saisissant. La réalisation est exceptionnelle, c’est une immersion bluffante, qui fait presque froid dans le dos, mais qui est nécessaire pour s’imprégner, pour saisir toutes les nuances et pour se les approprier. En ce qui concerne le scénario, là aussi c’est une montée en puissance, le rythme est volontairement lent, pour que l’on puisse évoluer en même temps que lui et appréhender cette nouvelle personnalité. On aura la sensation que le sort s’acharne, que les événements font en sorte de le noyer toujours et de le rendre paradoxalement plus fort, plus déterminé à ne plus jamais se laisser faire. En se défaisant de son passé, il acceptera la violence, il comprendra qu’avec son aide, il parvient à se faire entendre, à faire bouger les choses et même à se faire quasiment aduler par tous ceux qui sont à son image. Quant au casting, disons que Joaquin Phoenix y est magistral, c’est littéralement l’âme du film, mais j’ai une petite pensée pour Zazie Beetz que j’aime tout particulièrement.

En bref : Un film psychologiquement d’une intensité remarquable, presque éprouvant par certains côtés, qui nous livrera une histoire profondément réaliste, nous faisant redécouvrir sous un tout autre angle, un personnage que l’on croyait pourtant connaître !

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Gemini Man
Gemini Man réalisé par Ang Lee
date : 22-10
Un film d’action visuellement exceptionnel !

Voilà un film d’action original, brillant par certains aspects, bien qu’un peu classique par d’autres, il se détache pourtant totalement du lot, pour nous offrir un pur divertissement, assez génial. Un univers très légèrement de science-fiction, ça se ressent très peu dans l’ensemble, rien de trop futuriste en soi, si ce n’est justement dans les technologies médicales plus avancées. Effectivement, ici il est question de méthode de clonage sur l’être humain, des essais plus que réussis et qui posent justement beaucoup de questions. C’est un sujet qui passionne depuis des années, mais qui reste éthiquement très complexe, c’est déjà le cas lorsque cela concerne les animaux, alors autant ne même pas penser à ce qui pourrait se faire sur l’homme. Mais là, on met directement les pieds dans le plat et croyez-moi, ce n’est pas franchement beau à voir, on comprend instantanément les problèmes que ça pourrait poser. C’est encore plus le cas lorsque l’armée s’en empare, nous serons témoins de toutes les dérives dont elle pourrait se servir et rien n’est foncièrement improbable. Une vraie réflexion nous est offerte, une vision extrêmement humaine, qui nous expose ce que pourrait engendrer ce clonage, tant sur le modèle, que sur sa reproduction et c’est assez percutant. Parce que oui, il ne faut pas oublier que c’est une personne que l’on va créer, douée d’intelligence, pas un objet, mais quelqu’un avec des sentiments et à partir de là, il ne faut rien prendre à la légère. Inutile de dire qu’Ang Lee a fait un travail absolument remarquable, sa réalisation est tout simplement extraordinaire, innovante, presque révolutionnaire et son talent n’est clairement plus à prouver. Visuellement, c’est une pépite et je pèse mes mots, l’image est d’une qualité rare, d’un réalisme saisissant, les effets spéciaux y sont maîtrisés d’une manière incroyable. Le tout, nous offrant des scènes d’action parmi les meilleures jamais vues, notamment une course-poursuite à moto absolument bluffante, des fusillades d’une précision millimétrée et des combats au corps à corps terriblement vifs. L’ensemble est d’une intensité assez folle, nous sommes dans une immersion totale, nous aurons la sensation d’être au cœur même des événements, d’y participer pleinement, c’est une impression tout à fait frappante. En ce qui concerne le scénario, même s’il est original dans le fond, dans la forme, il est relativement classique, le déroulement de l’intrigue n’est pas forcément surprenant, mais ça reste plus qu’appréciable. Néanmoins, on nous livre une histoire incontestablement prenante, qui ne nous laisse pas une seconde de répit, c’est rythmé, haletant, on ne s’ennuie pas une seconde et nous serons même joliment cueillis par l’émotion. Quant au casting, Will Smith fait preuve d’une prestance incroyable, j’ai été ravie de retrouver Mary Elizabeth Winstead et Clive Owen est parfaitement crédible dans ce rôle.

En bref : Un film d’action au concept original, à l’univers délicieusement fascinant, d’une qualité visuelle phénoménale, il nous fait partager une histoire finalement riche en réflexions et d’une intensité incroyable !

Avis complet sur le blog : https://vampiloufaitsoncinma.com/2019/10/22/gemini-man/
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Rambo : Last Blood
date : 18-10
Un nouvel opus qui reste agréable !

Je ne suis pas la plus grande fan de la saga, je n’ai d’ailleurs vu que le premier, mais la bande-annonce m’avait bien plu et au final, ce n’est clairement pas le film du siècle, mais ça reste regardable. Disons que si l’on s’arrête au côté action, c’est plutôt une réussite, c’est un bon film du genre, qui nous livre un excellent divertissement, mais il pèche malheureusement dans tous les autres domaines. C’est notamment le cas lorsqu’il est question des dialogues, sûrement l’un des points les plus négatifs qu’il soit, souvent trop clichés, ils sont également et surtout, extrêmement exagérés. Effectivement, même si la situation est dramatique, on a la sensation qu’ils tombent à côté, qu’ils ne trouvent pas le juste milieu et ainsi, on a du mal à rester ancré dans le moment ou pire, à ne pas en rire. Cette exagération peut également se retrouver dans les actes, bien que l’on puisse comprendre la colère sous-jacente, ou ce besoin de vengeance, on ne conçoit pas toujours certains gestes, qui semblent là aussi en trop, pour que ce soit crédible. De plus, certains messages peuvent être jugés franchement limites, dans la situation qui règne entre les États-Unis et le Mexique, il n’est pas utile, voire presque inadmissible de faire passer certaines idées. La réalisation d’Adrian Grunberg reste tout à fait correcte, je pense qu’il a fait son maximum, tout n’est pas réussi, néanmoins, j’ai beaucoup aimé l’ambiance qu’il a instaurée, ce côté sombre omniprésent, qui correspond totalement au contexte. Il n’y a rien à dire, les scènes d’action sont excellentes, la phase finale est d’ailleurs extrêmement impressionnante, les combats sont bons et c’est ce que l’on en attendait. Cependant, j’avoue que j’étais assez surprise de la violence présente, je ne m’imaginais pas que ce soit à ce point et pourtant, je suis très loin d’être sensible en temps normal. Je peux la concevoir lorsque l’on parle de ce trafic de femmes, un sujet bien réel et qu’il ne faut pas taire, qui a d’ailleurs été extrêmement bien traité, le tout étant simplement suggéré, plus que montré. Il n’y avait pas besoin d’aller plus loin, on comprenait aisément toute l’horreur de la situation, toute la cruauté de ces hommes qui détruisent des femmes pour leur business et en cela, le choix était le bon. Mais pour le reste, on tombe là aussi dans le too much, certaines scènes m’ont paru inutiles, voulant aller trop loin dans les détails, pour simplement choquer. En ce qui concerne le scénario, il est tout de même cousu de fil blanc, peu surprenant, on se laisser simplement porter par les événements, sans grands rebondissements. Notons tout de même que l’histoire en elle-même est en revanche extrêmement touchante, avec de véritables moments d’émotions qui vous prennent aux tripes avec pas mal de puissance. Quant au casting, Sylvester Stallone est égal à lui-même, j’ai trouvé Yvette Monreal assez poignante et j’ai beaucoup aimé le rôle de Paz Vega.

En bref : Un opus qui réussit son pari du film d’action, mais qui malheureusement n’est pas concluant dans tout ce qu’il y a autour, si ce n’est qu’il est tout de même bien plus émouvant que ce que l’on pouvait penser !

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Ad Astra
Ad Astra réalisé par James Gray
date : 15-10
Un film de science-fiction et surtout beaucoup plus !

Alors bien sûr, il a tout du film de genre, très futuriste, il met en avant ce que l’humanité fera dans les années à venir en matière de conquêtes spatiales et c’est finalement, assez pessimiste dans un sens. Ici, la Lune est habitable, on y a même ramené nos conflits, on s’y bat pour des minéraux et autres matériaux, la bassesse de l’homme n’a aucune frontière, mais surtout, aucune limite. Le voyage vers Mars n’a plus aucun secret, mais comme toujours, on veut aller plus loin, percer ce mystère d’une vie ailleurs, trouver la réponse ultime et c’est bien la véritable question de ce film. Cet espoir de trouver mieux, de ne jamais se contenter de ce que l’on a, pour quelque chose qui n’existe peut-être pas et ainsi, faire les pires sacrifices, pour possiblement, rien. Mais, s’il n’y avait rien, si nous étions les seuls, si aucune autre vie n’existait, si tous ces risques ne servaient qu’à satisfaire nos ambitions et si nous avions oublié le principal, notre Terre. Il est évident que c’est très loin d’être un film de science-fiction habituel, pas de blockbuster, pas d’action sur tous les plans, pas d’invasion extraterrestre, pourtant, c’est sûrement l’un des plus beaux que j’ai pu voir. On reconnaît bien la patte de James Gray, sa vision des choses, son besoin de ne pas rester en surface et de nous offrir le meilleur, le plus abouti, il a fait un travail simplement d’exception. Visuellement, c’est sublime, bien loin de la débauche d’effets spéciaux que l’on a l’habitude de voir, tout semble tellement réel, c’est d’une pureté incroyable, c’est épuré, dans le plus beau sens du terme. Les vues de l’espace sont simplement extraordinaires, nous serons happés par son vide, par son silence à la fois reposant et angoissant, c’est un environnement qui fait inévitablement rêver notre imaginaire. En ce qui concerne le scénario, là aussi c’est bien plus complexe, plus vaste que ce que l’on pouvait croire, le postulat de départ est bien sûr très mystérieux, mais il ira surtout bien au-delà de ça. C’est une course contre la montre, le danger est réel, mais l’ennemi n’est pas celui que l’on croit et surtout, ses raisons sont bien plus obscures, plus tragiques aussi. Nous serons témoins de ce que l’obsession peut vous conduire à faire, de jusqu’où vous seriez capable d’aller pour poursuivre un but qui devient quasiment un mythe, qui ne se base sur plus aucun élément tangible et de ce que vous laissez derrière. C’est aussi l’histoire d’un fils pour qui le père est un héros, qui veut coûte que coûte être à la hauteur, oubliant comme lui, de simplement vivre et qui va voir tous ses idéaux s’effondrer en une fraction de seconde. Ainsi, c’est une réelle remise en question qui commence, une introspection, une quête de soi, mais aussi une quête d’humanité, pour peut-être enfin se retrouver et comprendre que le bonheur n’est pas si loin. Quant au casting, il est excellent, Brad Pitt est incontestablement bluffant, Tommy Lee Jones y est plus sombre que jamais et j’ai beaucoup aimé la présence de Ruth Negga.

En bref : Un film de science-fiction qui saura totalement se détacher du lot, qui n’est pas qu’une succession de scènes d’action, mais au contraire, une histoire aux messages extrêmement forts, percutants, qui véhiculent une émotion rare et qui restera longtemps dans les mémoires !

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Ça, chapitre 2
date : 10-10
Une suite encore plus intense !

Lorsque Derry se rappelle à votre bon souvenir, elle ne le fait pas à moitié, c’est un raz-de-marée de traumatismes qui resurgit et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça va se passer dans la douleur. Le début donne le ton, une scène d’ouverture ultra violente, mais tout commence par la stupidité et la bêtise des hommes, une haine qui nous prouve que ce n’est pas l’apanage des monstres. C’est ce moment qui m’a le plus marqué, justement par son réalisme, qui traite d’un sujet malheureusement d’actualité et qui aura une vraie résonance tout au long du film, comme un fil rouge. Effectivement, on se rendra rapidement compte qu’il n’y a pas forcément besoin d’un clown pour que des horreurs se produisent, les hommes s’en chargent très bien tout seuls, c’est bien ça le plus effrayant. Pour autant Grippe-Sou ne sera pas laissé de côté, il est de retour, plus puissant que jamais, plus retors et il ne fera pas dans la dentelle, toujours plus de victimes, se servant de ses illusions avec encore plus de sournoiserie. Cette frontière entre rêve et réalité sera plus que jamais présente, nous plongeant plus profondément dans la folie, dans ces peurs viscérales que l’on cherche à nous faire vivre. Elles représentent les étapes nécessaires à cette quête intense de soi, cet élément de nous qu’il faut trouver, pour pouvoir se libérer, pour ainsi vaincre le passé et faire le deuil de cette enfance. Tous les moyens sont bons et laissez-moi vous dire que le pire ne nous sera pas épargné, je l’ai d’ailleurs trouvé nettement plus effrayant et surtout, bien plus gore. On peut saluer le travail d’Andy Muschietti, qui parvient à garder l’identité qu’il avait si bien trouvée dans le précédent opus, tout en l’enrichissant. Comme je vous l’ai dit, visuellement c’est beaucoup plus sanglant, les scènes choquantes sont plus nombreuses, mais pas en trop non plus, ce n’est pas un déchaînement sans intérêt, bien au contraire. Les effets spéciaux sont beaucoup plus utilisés, notamment parce que les pouvoirs du clown prennent de l’ampleur, nous livrant des moments extrêmement impressionnants. En ce qui concerne le scénario, on pourrait croire que c’est le même recommencement et même si de base, c’est le cas, très vite, la tournure prise est plus grave, mais surtout, plus irrémédiable. Avec l’âge adulte, les événements prennent plus de brutalité, on a la sensation que le précédent opus avait encore un certain filtre, lié aux rôles des enfants, mais ici, ce n’est plus le cas et plus rien ne nous est épargné. Par conséquent, je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi difficile, que ce groupe auquel on s’est tant attaché vivrait le pire et je dois dire que c’est d’autant plus poignant, voire particulièrement émouvant. Quant au casting, il est extrêmement riche, je suis vraiment étonnée par la prestation de Jay Ryan, j’ai trouvé Jesica Chastain toujours aussi incroyable, James McAvoy ne m’a pas déçu et avouons que Bill Skarsgård est bluffant.

En bref : Une suite que j’ai trouvé bien plus percutante, qui n’hésite pas à aller encore plus loin, c’est plus stressant, plus violent et incontestablement plus définitif, pour nous livrer une histoire bien plus intense !

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Inséparables
date : 08-10
Une comédie qui fait beaucoup de bien !

Comme vous le savez, je ne suis pas toujours une grande fan de cinéma français, mais il y a quelques exceptions, j’avoue que celui-ci m’a tout de suite fait de l’œil et je ne m’y suis pas trompée. J’ai parfois d’autant plus de mal à apprécier les comédies, que je trouve souvent trop classiques dans les sujets abordés et c’est ce que j’ai aimé ici, le fait que ce soit relativement original. C’est avant tout une histoire d’amitié, légèrement à sens unique dans un premier temps ou tout du moins, qui commence par intérêt, mais qui évolue peu à peu vers un véritable équilibre. Autant vous dire qu’elle est totalement improbable, on ne peut pas faire deux êtres plus différents, mais c’est justement ce qui fait leur charme et leur alchimie à l’écran. Leurs dissemblances font que ça fonctionne aussi bien, ce sont eux le pouvoir comique du film, leurs désaccords, leurs erreurs, leurs quiproquos, c’est un ensemble qui est hilarant d’une manière tout à fait naturelle. Alors oui, c’est totalement rocambolesque, c’est parfois complètement fou, voire loufoque, pas toujours très logique, mais c’est cette folie décalée qui lui donne toute sa saveur. La réalisation de Varante Soudjian est tout à fait à la hauteur, il possède ce petit grain de délire qui correspond entièrement à l’ambiance. C’est un brin psychédélique, les couleurs sont vives et c’est parfois survitaminé, mais c’est aussi ce qui fait toute son identité, c’est quelque chose qui m’a beaucoup plu. Quant au scénario, il peut paraître assez fouillis au début, on ne sait pas vraiment où l’on va, mais très vite, la bonne direction se dessine et on comprend peu à peu. L’intrigue n’est pas bien complexe, ça reste relativement simple, mais on se laisse porter par la vague et on se prend au jeu, pour passer un moment simplement dans la bonne humeur. Toute cette aventure n’est finalement que prétexte à tout ce que l’on peut surmonter pour une amitié, les trahisons parfois, mais toujours la réconciliation et le fait que l’on soit prêt à tout pour l’autre. Alors effectivement, il y a de vrais moments de fous rires, ils sont même assez nombreux, mais ce n’est pas seulement ça, c’est aussi une belle dose d’émotions, c’est peut-être un peu trop gentillet, mais de temps en temps, c’est agréable. Quant au casting, le duo Ahmed Sylla/Alban Ivanov est tout simplement exceptionnel, ce sont eux l’âme du film et on les adore.

En bref : Une comédie différente de ce que l’on a l’habitude de voir, peut-être un peu plus jeune, plus décalée, qui nous fera beaucoup rire et qui nous fera aussi partager une histoire délicieusement rocambolesque !

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Les faussaires de Manhattan
date : 03-10
Un film aussi drôle et tendre que touchant !

C’est dans une histoire vraie totalement rocambolesque que nous allons plonger, inimaginable de nos jours, elle a pourtant bien existé et elle sera finalement bien plus dramatique que ce à quoi nous pouvions penser. Effectivement, dans notre société actuelle, le monde des autographes et des lettres est extrêmement codifié, il est peu probable de faire passer des faux, alors qu’ici, ça paraît tellement simple. Bien sûr, il faut tout de même avoir un véritable don d’écriture pour que les professionnels y croient, mais c’est apparemment tout ce qu’il suffit d’avoir, pour qu’ils n’y voient que du feu. Alors, à partir de ce moment-là, on peut comprendre que cette facilité incite forcément à tenter sa chance, d’autant plus lorsque ça devient votre seule option pour survivre. Lorsque vous êtes pris à la gorge, que le milieu dans lequel vous excellez vous rejette, c’est aussi une certaine revanche et un moyen de se prouver que l’on a du talent malgré tout. Mais cette histoire, c’est aussi celle d’une amitié improbable, celle de deux être rejetés par la vie, jugés pour leur orientation, leur caractère, ils vont se retrouver autour de l’alcool d’abord, pour construire finalement une vraie et belle relation. J’ai beaucoup aimé la réalisation de Marielle Heller, elle a su retranscrire toute l’authenticité d’une époque, j’ai notamment beaucoup aimé le ton sépia donné à l’image, qui donne la sensation d’un film un peu rétro. C’est une période très particulière, très loin du côté glamour que l’on peut connaître, c’est une vision beaucoup plus austère, plus pauvre aussi, mais non moins réaliste et percutante. Oui, Manhattan ce n’est pas seulement un univers chic et aisé, certains y vivent dans une extrême précarité terrible, totalement laissés pour compte, ils tombent dans une déchéance dont personne ne se soucie. Il est vraiment poignant de voir que la misère était déjà bien présente, qu’elle pouvait vous obliger à prendre de mauvais chemins, pour simplement subvenir à ses besoins. En ce qui concerne le scénario, il pourra vous paraître un peu lent, mais c’est un rythme essentiel à la mise en place de l’histoire et surtout, à la situation sans issue qui se dessine peu à peu. L’intrigue met vraiment en avant cette sensation inextricable qu’il n’y a pas d’autre choix, l’urgence de trouver de l’argent devient absolument vitale et ça se ressent dans chaque minute passée, devenant quasiment angoissant, même pour nous. En apparence, ça peut donner l’impression d’être assez triste et même si par certains aspects, c’est effectivement dramatique, il y a pourtant énormément d’humour et de tendresse également. C’est grâce à ce duo que tout prend vie, à leurs dialogues tellement savoureux, leurs piques à mourir de rires, mais d’une subtilité extraordinaire, d’un premier abord très réservés, ils seront finalement incroyablement touchants. Quant au casting, il est excellent, Melissa McCarthy y est extraordinaire et Richard E. Grant est tout simplement parfait.

En bref : Un film pour une histoire vraie totalement folle, qui nous prendra littéralement aux tripes, nous montrant une vision tristement réaliste de l’époque, mais qui nous fait aussi partager une superbe relation, malgré toutes les épreuves !

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La Chute du président
date : 01-10
Un troisième opus qui se laisse agréablement regarder !

Mike Banning est de retour, toujours à la sécurité rapprochée du président, ce n’est plus le même, mais lui, reste fidèle au poste, pour le meilleur, mais bien souvent pour le pire, il faut bien le dire. Cette nouvelle aventure ne fera clairement pas exception à la règle, elle sera même pire encore, puisque cette fois, il ne sera pas considéré comme le héros, mais bien comme le méchant. Néanmoins, rien ne l’arrête et comme d’habitude, il a plus d’un tour dans son sac, il peut se sortir de n’importe quel pétrin, même lorsqu’il se voit entraîner dans une cavale infernale. Alors bien sûr, nous avons tous les éléments nécessaires à un bon film d’action et en cela, on peut dire qu’il est plus que correct, il respecte les codes et nous offre un sacré spectacle. La réalisation de Ric Roman Waugh est tout à fait à la hauteur des deux précédents opus, la qualité est au rendez-vous, visuellement, il n’y a rien à lui reprocher. Les effets spéciaux sont tout ce qu’il y a de plus réussi, on en prend plein les yeux, explosions à gogo, une sublime attaque de drones, des fusillades, des combats, tout ce que l’on aime et bien plus encore. Alors, si comme moi, vous êtes fan du genre, vous ne bouderez pas votre plaisir et il est certain que vous ne vous ennuierez pas une seconde. Mais, ne cherchez pas à creuser plus loin par contre, parce que vous ne trouverez malheureusement pas grand-chose d’autre, au-delà de ça, c’est effectivement assez creux. Je parle plus particulièrement du scénario, encore plus simple que les précédents opus, très honnêtement, on devine absolument toutes les lignes dès les premières minutes, c’est assez navrant. Et ça se confirme à peu près tout au long de l’intrigue, tout est écrit d’avance, on peut souligner une quasi-absence de surprise, c’est dommage, même si ça ne gâche pas forcément notre plaisir. De plus, il y a aussi des qualités, j’ai notamment trouvé qu’il avait su être plus émouvant, justement grâce à cette relation père/fils, que j’ai trouvé tout particulièrement touchante. On n’oublie pas non plus une touche d’humour toujours aussi présente, mais pas en trop, c’est justement dosé et surtout, à aucun moment vulgaire. Quant au casting, Gerard Butler est égal à lui-même, toujours aussi génial, Morgan Freeman est plus en retrait, mais toujours excellent et mention spéciale pour Nick Nolte, que j’ai adoré.

En bref : Un film d’action qui ne vit que pour cette partie, qui le fait à merveille, mais qui ne parvient pas à aller au-delà de cette image, nous livrant une histoire beaucoup trop simpliste, mais qui reste tout de même bien agréable !

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Wedding Nightmare
date : 26-09
Un film d’horreur original et totalement fou !

Ah, la belle-famille, souvent source de blague, on l’aime ou on la déteste, on s’entend bien avec ou non, mais je vous garantit que celle-ci ne fera envie à personne et aucun de nous ne voudrait s’y piquer. Mais comme on dit, l’amour rend aveugle et il est parfois nécessaire de faire quelques compromis pour pouvoir se marier avec son âme sœur, mais à ce niveau-là, ça tient plus du sacrifice, qu’autre chose. Autant dire que dès les premiers instants, cette famille nous fera franchement froid dans le dos, ils sont obnubilés par les jeux, de société, de hasard, sous toutes ses formes, ils ne vivent que pour eux. C’est d’ailleurs par ce biais que tout commencera, une curieuse malédiction les poursuit apparemment, qui les oblige à perpétrer quelques crimes de sang de temps en temps, mythe ou réalité, c’est justement la question. Pour tout vous dire, on y croit évidemment pas, un simple prétexte pour donner libre court à leurs envies sanguinaires plutôt, mais méfions-nous des apparences, on ne sait jamais. Mais pour être honnête, cette joyeuse maisonnée ressemble finalement beaucoup plus à une secte très fermée, de laquelle il est aussi difficile d’y entrer, que d’en sortir et ils sont franchement effrayants. J’ai beaucoup aimé la réalisation de Tyler Gillett et Matt Bettinelli-Olpin, ils ont fait un excellent boulot, visuellement c’est excellent, ils ont su donner une vraie identité à cet univers, le résultat est plus qu’au rendez-vous. Vous vous en doutez sûrement, c’est tout de même un survival, alors on ne fait pas de détail lorsqu’il est question de scènes sanglantes, les meurtres sont assez gores et pour les fans, c’est assez génial. Mais pour une fois, quel plaisir de voir que la cible ne s’avère pas si facile que ça, qu’elle a de la colère à revendre et qu’elle ne se laissera pas faire, instinct de survie ou non, au moins, ce n’est pas une nunuche écervelée. En ce qui concerne le scénario, il n’est pas forcément exceptionnel, il reste assez classique du genre, mais, il est plus abouti que ce que l’on peut voir habituellement et surtout, bien plus surprenant que ce que l’on pouvait penser. L’intrigue se tient du début à la fin, on cherchera à percer le mystère, à savoir si tout cela n’est qu’une vaste blague, ou s’il y a une part de vérité, c’est là tout le sel de cette histoire et croyez-moi, nous serons étonnés d’apprendre la vérité. Mais le vrai point fort c’est le ton totalement décalé qui a été utilisé, chose assez rare, c’est bourré d’humour, parfois même presque absurde, mais c’est à mourir de rire et ça change un peu. Quant au casting, il est assez génial, Samara Weaving tient quasiment le film sur ses épaules, elle est excellente et parfaite dans la moindre situation.

En bref : Un film d’horreur original, un survival qui met en avant le courage d’une femme, pas d’une pauvre victime, c’est drôle, mais aussi très sanglant dans un final explosif et assez jouissif !

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Les Baronnes
date : 25-09
Un film où les femmes prennent le pouvoir !

Je suis une grande fan des films de gangsters et de mafia, j’aime beaucoup tout ce qui les entoure, mais rares sont ceux qui parlent de femmes, ou en tout cas, de celles qui ont un rôle important. C’est au cœur du célèbre quartier de Hell’s Kitchen que nous allons plonger, ce sont les Irlandais qui règnent en maître, ils ont la mainmise sur les commerces et les différents trafics qui ont cours. Mais comme toujours dans ce milieu, c’est le fragile équilibre de la peur et un simple grain de sable peut faire exploser tous les rouages d’une machine bien huilée. N’oublions pas qu’en l’occurrence, ce sont les femmes qui bien malgré elles, devront reprendre le flambeau, alors, on peut se demander si c’est si différent que ça. Dans le fond non, mais dans la forme, c’est une évidence, elles sont plus subtiles, elles sont moins impulsives, plus réfléchies et par la même occasion, bien plus sournoises. Elles n’emploieront pas immédiatement la violence, elles auront la patience de parlementer, de négocier, mais lorsqu’il sera nécessaire d’agir, elles le feront sans hésiter. J’ai beaucoup aimé la réalisation d’Andrea Berloff, en choisissant une femme pour mettre en lumière cette histoire, j’ai la sensation que l’on soit allé au bout des choses et ça me plaît beaucoup. De plus, le résultat est à la hauteur visuellement, on retrouve vraiment la patte du comics dont il est adapté, c’est un style bien particulier et une identité tout à fait unique. C’est une atmosphère très sombre, il ne faut pas se leurrer, c’est un univers qui fonctionne avec la peur, la violence y est forcément omniprésente et il est vrai que certaines scènes peuvent être assez sanglantes. Cependant, on ne rentre pas toujours dans les détails, c’est plus suggéré et finalement, j’ai beaucoup aimé cette subtilité, presque une pudeur même, j’ai la sensation que ça correspond vraiment à ce côté féminin, tout en ne minimisant pas les actes. En ce qui concerne le scénario, là aussi, il est plutôt bien ficelé, assez commun lorsque l’on parle de ce genre, il va s’avérer plus surprenant que ce que l’on pouvait penser. C’est une intrigue plus psychologique que ce à quoi je m’attendais, qui élève la manipulation au rang d’art, il est impressionnant de voir jusqu’où tout ça va nous mener. Quant au casting, il est absolument parfait, j’ai beaucoup aimé voir une Melissa McCarthy très différente, j’ai totalement découvert Tiffany Haddish et j’ai trouvé Elisabeth Moss absolument excellente.

En bref : Un film sur le milieu mafieux très différent de ce qu’il se fait habituellement, plus féminin, mais non dénué de violence pour autant, il est très prenant et bien plus complexe que ce que l’on pouvait imaginer !

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Scary Stories to Tell in The Dark
Un film entre horreur et poésie !

Ne vous fiez surtout pas à la bande-annonce, ce n’est pas un énième « Chair de Poule », ce n’est absolument pas un film pour les enfants, ça ne peut pas en être plus éloigné même et c’est bien pour ça qu’il est aussi génial. Alors bien sûr, ça peut y faire penser, des histoires écrites qui prennent vie, c’est effectivement très ressemblant, mais ici, elles s’écrivent en temps réel et lorsque vous en êtes le héros, la mort vous attend au bout. C’est typiquement le genre de chose que l’on se raconte pour faire peur, ces courts récits qui animent les soirées au coin du feu et qui deviennent finalement beaucoup moins amusants lorsqu’ils se réalisent. Elles prennent forme en manipulant nos angoisses les plus ancrées, que se soit simplement les araignées ou plus profond, la peur de l’abandon, elles savent frapper là où ça fait mal. Et même si vous n’êtes pas forcément touchés par la personnification de ces peurs, elles vous feront invariablement frissonner, elles vous pousseront à vous interroger sur les vôtres, vous faisant immanquablement froid dans le dos. Cependant, l’ensemble de l’univers ne s’arrête pas à ça, il est également question de vengeance, d’un passé dramatique, violent, d’un secret de famille terrible, qui a engendré un mal, qui n’est fatalement que souffrances. J’ai beaucoup aimé la réalisation de André Øvredal, alliée aux idées de Guillermo Del Toro, c’est un duo qui fait des merveilles et qui nous propose une identité unique. On sent d’ailleurs bien la patte de l’espagnol, cet univers onirique, qui, bien qu’effrayant, est toujours aussi poétique, toujours à cette frontière entre rêve et réalité, que j’apprécie tant. Visuellement, c’est absolument sublime, les créatures de cauchemar sont effroyablement réalistes, les effets spéciaux sont d’ailleurs assez impressionnants et glauques à souhait. Il est évident que ce n’est pas pour les âmes sensibles, bien que nous soyons très loin des effusions de sang, certaines scènes peuvent être choquantes et nous laisser avec une peur assez intense. En ce qui concerne le scénario, je l’ai trouvé particulièrement bien construit, pour moi, il a même plusieurs sens de lecture, c’est une véritable intrigue à tiroirs, qui nous offre une histoire finalement très riche. Bien plus que surmonter ses propres peurs, il va falloir résoudre un véritable mystère, se délivrer soi-même, mais aussi cette force qui les entoure, affronter ses épreuves et vaincre tous ensemble. Parce que oui, la vraie force, c’est aussi d’aller au-delà d’un simple film de genre, nous livrant des messages forts, ainsi qu’une morale finale pleine d’espoir, peut-être trop ouverte pour certains. Personnellement, c’est un point qui m’a tout particulièrement plu, l’émotion qui s’en dégage est plus bouleversante encore, nous permettant aussi de croire en un avenir meilleur pour ces jeunes héros. Quant au casting, j’ai eu un véritable coup de cœur pour Zoe Margaret Colletti qui tient quasiment le film par sa présence et j’ai aussi beaucoup aimé la prestation de Michael Garza.

En bref : Bien plus qu’un simple film d’horreur, c’est un univers à part entière, une identité propre, entre terreur et poésie, qui nous livrera une aventure, certes, angoissante, mais dotée d’une réelle humanité !

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Once Upon a Time in Hollywood
Un film nostalgique et intelligemment surprenant !

Ce film, c’est la vision d’un enfant qui a vécu cette époque de plein fouet, qui ne veut en garder que le meilleur, comme un petit monde idéaliste, que l’on garde pour soi, pour se souvenir et pour s’y replonger lorsque le besoin s’en fait sentir. C’est une profonde nostalgie de toute une époque, d’un cinéma qui n’existe plus, d’une musique qui fait danser et d’un état d’esprit qui a disparu depuis longtemps. La période bénie du western, qui commence malheureusement à s’essouffler et de ses stars reléguées aux seconds rôles, parce que plus à la mode. Alors, peut-être que vous penserez que c’est plutôt la génération de vos parents, c’est bien le cas d’ailleurs, mais même vous, vous pourrez reconnaître nombre de clins d’œil et de références. Surtout, chacun d’entre nous pourra vraiment ressentir toute la mélancolie qui en ressort, cette tristesse de voir la fin d’un cycle et le modernisme qui prend peu à peu sa place, presque une sorte de deuil. Même si tout n’était pas si rose, que la violence commençait déjà à couver, avec notamment l’un des plus gros drames de l’Histoire américaine, il y a ce petit goût de « c’était mieux avant », qui restera dans un coin de votre tête. Comme toujours, Quentin Tarantino a un véritable talent pour réécrire le temps, pour en garder le meilleur et peut-être rendre une certaine justice, c’est sa façon à lui de voir les choses. On peut ne pas adhérer à son style, personnellement, j’en suis fan depuis longtemps et chaque film renouvelle un peu plus ma passion pour son travail. Cependant, pour ceux qui n’apprécient pas la violence souvent présente dans ses métrages, il y en a justement beaucoup moins ici, seule la scène finale l’est vraiment d’ailleurs. Par contre, accrochez-vous, parce qu’il n’y va pas avec les pincettes, elle est assez dure, voir choquante par certains aspects, mais sachez que pour autant, ce n’est pas gratuit et tout à un sens. En ce qui concerne le scénario, là encore, il est très bien écrit, il sait mettre en place les éléments avec intelligence, tout prend sa place doucement, pour une apothéose grandiose. Non, ce n’est pas trop long, pour ma part, je n’ai pas vu le temps passé, baignée dans cette ambiance, transportée dans un univers passionnant, avec un humour tout à fait subtil et même presque sarcastique. Ce n’est pas seulement l’histoire d’une star sur le déclin et de celle de son ami également, c’est aussi celle d’un drame qui nous a tous marqués, qui couve tel un fil conducteur. On sait comment tout ça va finir, mais on a envie de croire à cette jolie bulle de rêve, parce que ce serait plus juste, c’est pour ça, que l’émotion sera si forte, si vraie et qu’elle nous prendra si intensément aux tripes. Quant au casting, Leonardo DiCaprio est incontestablement parfait, mais j’ai eu un vrai coup de cœur pour le rôle de Brad Pitt et Margot Robbie est tout simplement idéale.

En bref : Un film qui a su réécrire l’Histoire, qui nous offre une vision d’une époque dans toute sa splendeur, joliment nostalgique, on en ressort profondément touché et avec quelques larmes au coin des yeux !

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Never Grow Old
date : 12-09
Un western extrêmement réaliste !

De nos jours, les westerns sont généralement assez édulcorés, très modernes et un peu lisses, ils ont parfois du mal à rendre toute la difficulté de l’époque, à leur donner une vraie authenticité. Mais ici, c’est justement l »inverse, l’ambiance est parfaitement réussie, c’est ce qui m’a immédiatement sauté aux yeux et c’est clairement son point fort, avoir su refléter le réalisme de cette période. Ne vous attendez pas forcément à quelque chose de très coloré, c’est extrêmement sombre, presque austère même, on sent vraiment la pauvreté dans chaque pore du film. On comprendra rapidement toute la difficulté de la vie, les conditions dans lesquelles ils étaient, le manque d’hygiène, les rues boueuses, les problèmes de santé, rien n’est oublié et là, on se rend vraiment compte de ce que ça pouvait être. C’était en plus, sans compter les fortes restrictions imposées par les hommes de foi, les bandits, pour qui la violence est une évidence, n’hésitant pas à tuer ceux qui sont sur leur chemin, rien n’était fait pour faciliter l’existence. Il est vrai que dit comme ça, ça ne fait pas rêver, c’est très loin de certains clichés un peu festifs du genre, pourtant, c’est la brutalité des faits et c’est bien pour ça que je l’aime autant. On peut vraiment souligner le talent de réalisation d’Ivan Kavanagh qui a su insuffler une authenticité incroyable à cet univers très rude. La reconstitution de l’époque est d’ailleurs totalement bluffante, les costumes, la construction des villes, les armes à feu et leurs terribles dégâts, c’est superbement immersif. Il faut le savoir, on ne nous épargne rien, la violence fait malheureusement partie intégrante de ce milieu et il est vrai que certaines scènes peuvent être assez sanglantes, les blessures étant d’autant plus réalistes. En ce qui concerne le scénario, c’est une intrigue assez classique lorsque l’on parle de westerns, mais c’est la façon dont elle est traitée qui en fait toute la force. Effectivement, on sent bien toute l’impuissance du héros principal, qui ne peut pas lutter seul et qui dans un même temps, essaie de tout faire pour mettre sa famille à l’abri, du besoin et du danger. C’est une histoire particulièrement humaine dans ce qu’elle véhicule, la psychologie des personnages est extrêmement travaillée, les réactions, les émotions, rien n’est noir ou blanc, mais un mélange des deux et tout porte à conséquence. Seul petit bémol dans la construction de ce film, la scène d’ouverture, qui à mon sens, n’a pas grand intérêt, un choix peut-être un peu trop facile et qui vient gâcher notre découverte. Au-delà de ça, les fans du genre ne bouderont pas leur plaisir, tout ce que l’on aime est bien présent, des duels dans les règles de l’art et une atmosphère très pesante, où l’on sent toute la tragédie qui arrive doucement. Quant au casting, il est parfait, très agréable de voir Emile Hirsch dans ce rôle, John Cusack est délicieusement crédible en méchant et j’ai beaucoup aimé la très jolie présence de Déborah François.

En bref : Un western qui a su montrer toute la réalité d’une époque, les difficultés de la vie quotidienne et qui nous plonge dans un univers presque désespéré où la loi du plus fort règne en maître !

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Fast & Furious: Hobbs & Shaw
date : 10-09
Un excellent film d’action sans prise de tête !

J’avoue sans aucune honte, je me suis juste régalée, j’ai passé quelques heures totalement déconnectée, dans l’ambiance jusqu’au bout et simplement, un pur plaisir, qu’il faut savoir prendre de temps en temps. Alors oui, ce n’est pas le film du siècle, bien sûr, c’est la plupart du temps invraisemblable, voire carrément énorme, mais tout ça, on le sait déjà avant d’y aller et ne vous attendez pas à autre chose. Il est évident que si ce n’est pas pour vous, passez votre chemin, pour les autres, qui comme moi, ont envie d’un moment hors du temps et bien badass, vous allez adorer. C’est un vrai bon film d’action, il en a tous les codes évidemment, mais pour autant, il a su se détacher de la saga originelle, pour se créer sa propre identité et franchement, ça fait du bien de voir autre chose. Ne vous méprenez pas, je suis une grande fan de « Fast & Furious », mais je suis simplement heureuse d’avoir vu un vrai spin-off et pas une suite déguisée. D’ailleurs, j’aurais aimé qu’elle ne soit pas citée dans le titre, histoire d’aller au bout de l’idée, c’est aussi pour ça que j’ai choisi de ne pas l’inclure. Il n’y a rien à dire sur la réalisation de David Leitch, c’est propre, c’est survitaminé, mais tout reste parfaitement lisible, pas de mouvements de caméra en trop, ce qui est plus qu’agréable durant les nombreuses scènes d’action. Et autant dire qu’il y en aura à revendre, pour notre plus grand plaisir évidemment, les effets spéciaux y sont d’une qualité exceptionnelle. Les courses-poursuites, les combats, les fusillades, il y en aura pour tous les goûts, du plus rustique, au plus technologique, il y a une variété assez bluffante, c’est un spectacle de tous les instants. En ce qui concerne le scénario, ce n’est pas la panacée, pour autant, les promesses sont tenues, nous livrant une intrigue superbement rythmée, durant laquelle on ne s’ennuie pas une seconde. Pas de réelle surprise, si ce n’est l’identité qui se cache derrière tout ça, qui reste un total mystère et il faut être honnête, je ne cracherai pas sur une suite, pour enfin savoir. Plus qu’un duo, je pense que c’est plutôt un trio, totalement improbable, mais c’est un concept qui fonctionne depuis longtemps et qui nous le prouve ici encore. L’humour sera forcément omniprésent, un peu viril, mais pas non plus ultra vulgaire, c’est surtout un véritable duel de joutes verbales et c’est assez irrésistible, on aura de vrais fous rires. Mais il n’y aura pas que ça, ce film saura aussi nous étonner et nous en apprendre beaucoup plus sur ces deux héros plus secondaires en temps normal, des passages que j’ai d’ailleurs trouvé plus touchants, tout en sobriété. Quant au casting, le duo Dwayne Johnson/Jason Statham est absolument parfait, Idris Elba est plus badass que jamais, j’ai adoré la présence de Vanessa Kirby et mention spéciale pour l’apparition totalement déjantée de Ryan Reynolds.

En bref : Un spin off qui a su se détacher de l’original, se construisant une vraie identité, basée sur cette équipe hors du commun et qui nous fera vivre un film d’action d’une intensité folle !

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Comme des bêtes 2
date : 05-09
Un second opus toujours aussi drôle et adorable !

Ah, nos animaux de compagnie, des êtres qui nous sont chers, qui ajoutent de la vie au foyer, qui nous font rire, nous attendrissent ou nous font parfois criser, il faut bien l’admettre aussi. On a tous rêvé d’être une petite souris, afin de voir ce qu’ils font lorsque nous sommes absents, mais dans les faits, il y a de grandes chances que ce soit beaucoup moins fun que ce qu’il se passe ici. Il ne faut pas se leurrer, ils passent sûrement leur temps à dormir tels des pachas, plutôt qu’à vivre des aventures toutes plus extraordinaires les unes, que les autres et se serait bien moins intéressant. Mais il est un peu magique de penser que ça puisse se passer comme ça, qu’ils se fassent des amis et vivent de grandes épopées, c’est aussi comme ça, que les messages sont reçus avec plus d’impact. Effectivement, plusieurs sujets sont abordés avec plus ou moins de force, là encore, avec une double lecture qui pourra combler un public plus large et ainsi, sensibiliser tout à chacun. On y parle notamment de la maltraitance des animaux de cirque, même si aucune scène ne sera traumatisante, on comprend bien la gravité de leurs conditions de vie et c’est ce qu’il faut retenir. Encore une fois, la réalisation de Chris Renaud et Jonathan Del Val est tout à fait à la hauteur, visuellement, c’est parfait, l’animation est de qualité, toujours aussi vive et agréablement colorée. J’ai trouvé le scénario un peu plus travaillé, disons qu’il saura prendre différentes directions simultanément, pour nous faire découvrir des histoires plus étendues. C’est donc plusieurs aventures que nous vivrons, à travers des personnages plus nombreux et tous aussi attachants, pour toujours plus de jolies valeurs partagées. Oui, à travers ses vies animalières palpitantes, on nous montrera que c’est en faisant des erreurs que l’on apprend, que parfois, on ne peut pas tout éviter par peur. Il est attendrissant de voir que vouloir éviter tout danger n’est pas forcément la meilleure solution, que finalement, la vraie vie, c’est aussi se salir et s’égratigner de temps en temps.

En bref : Un second opus qui devrait plaire aux petits, comme aux grands, toujours aussi mignon, toujours aussi drôle, c’est une belle leçon de courage, qui saura toucher son public !

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Yesterday
Yesterday réalisé par Danny Boyle
date : 03-09
Un film original et qui fait du bien !

Le postulat de départ ne parlera peut-être pas à tout le monde, un peu déjà vu, trop loufoque, pas assez réaliste, mais croyez-moi, il ne faut absolument pas s’arrêter à ça et aller beaucoup plus loin. Parce que finalement, il a su exploiter ce concept jusqu’au bout, aller au plus profond du sujet, développer toutes les pistes qui pouvaient être intéressantes et ainsi, ne rien laisser de côté. Imaginez un monde qui n’a jamais connu Les Beatles, on ne s’en rend pas forcément compte, mais tout serait si différent, tout simplement, parce qu’ils ont changé la face du monde. Si on y fait bien attention, chacun de nous possède des souvenirs qui tournent autour d’eux, qu’ils viennent de nos parents ou non, on a tous été marqués par une, ou plusieurs chansons. Et c’est le cas pour beaucoup d’artistes qui ont aussi été influencés par leur musique, alors s’ils n’avaient pas existé, les conséquences auraient été bien plus larges. C’est un point que j’ai tout particulièrement aimé d’ailleurs, voir ce qui n’aurait peut-être jamais vu le jour sans eux et je peux vous dire que c’est sacrément étonnant parfois. Danny Boyle a su sortir de ses sentiers battus, tout en gardant sa patte, l’importance de ses messages, il nous parle avec son talent habituel et il le fait avec brio. Visuellement, c’est d’une simplicité absolument superbe, rien n’est en trop, rien n’est surfait, j’ai même adoré ce côté parfois un peu roots, qui correspond totalement à l’authenticité voulue et qui lui apporte toute sa crédibilité. Effectivement, il ne faut pas oublier que c’est à un individu lambda que tout cela arrive, même s’il a un certain don, il n’a rien de plus que vous et moi, son cadre de vie n’est pas plus confortable, jusqu’à ce que tout change pour lui. Alors, forcément, l’attrait des paillettes vient tout modifier, même si on veut garder les pieds sur terre, quand le rêve est à portée de main, il est difficile de lui dire non. Le scénario garde cette ligne de conduite du début à la fin, il est aussi le prétexte d’une sublime histoire d’amour, l’une des plus naturelles et des plus belles que j’ai pu voir, sans artifice, simplement les sentiments. L’intrigue saura mettre en avant avec logique tout ce qu’un tel bouleversement peut engendrer, sur vous, mais aussi sur tout votre entourage et malheureusement, il n’y aura pas toujours que du bon. C’est là que le bât blesse, là où l’industrie musicale montre son pire visage, celui qui vous fait devenir un simple produit de consommation, celui qui veut faire de vous ce que vous n’êtes pas au fond. Et autant dire que l’émotion sera au rendez-vous, notamment pendant une scène qui m’a profondément touché, mais c’était le cas tout au long de cette histoire, que nous vivrons entre rires et larmes. Quant au casting, il est absolument parfait, Himesh Patel est tout simplement extraordinaire, Lily James y est juste incroyable, j’ai adoré la présence hilarante d’Ed Sheeran et Kate McKinnon a su être à contre-courant de ses rôles habituels.

En bref : Un film qui a su totalement exploiter son concept, qui a su réécrire l’histoire, nous faire découvrir un autre monde et qui nous a fait partager une magnifique histoire riche en émotions !

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Midsommar
Midsommar réalisé par Ari Aster
date : 29-08
Un film d’horreur expérimental à vivre !

En grande fan du cinéma d’horreur, je sais que c’est un genre ultra codifié, peu sortent vraiment du lot, ou sont originaux et on peut dire que celui-là en fait clairement partie, peut-être un peu trop pour certain. Lorsque l’on va entamer notre plongée, nous serons dans un premier temps, assez déstabilisés, rien ne correspond à ce que l’on connaît, mais très vite, on apprécie cet aspect, c’est un changement radical, mais important. Alors qu’en règle générale, l’atmosphère est très sombre, ici, c’est tout l’inverse, c’est même joliment bucolique, chose assez impensable et pourtant, ça fonctionne. Les champs, les fleurs, le soleil, un côté hippie non négligeable, plutôt le cadre d’une romance à la rigueur, mais c’est un contraste saisissant, qui augmente d’autant plus l’horreur de la situation. Cependant, le bonheur ne sera pas dans le pré, ce sera même le cauchemar, le paradoxe entre l’environnement et ce qui s’y passe est encore plus impactant et les frissons dans le dos s’en trouveront amplifiés. Préparez-vous à entrer dans univers totalement fou, j’aimerais dire parallèle, mais j’ai bien trop peur que ça puisse exister quelque part, ce genre de secte ou de communauté aux traditions plus que douteuses. J’ai tout particulièrement aimé la réalisation d’Ari Aster, j’avais déjà adoré son film précédent, celui-ci, bien que très différent, est tout aussi réussi à mes yeux. Son parti pris est parfaitement abouti, il va au bout de ses idées, il a su aller au fond des choses, rien n’est survolé, c’est intelligent et oui, ça fait aussi du bien de voir de la qualité dans ce genre. Bien sûr, âme sensible s’abstenir, je ne vous cache pas que certaines scènes peuvent être choquantes, les détails les plus sanglants ne nous seront pas épargnés, alors oui, ce sera parfois insupportable. Néanmoins, là aussi, tout est logiquement pensé, rien n’est en trop, il n’y a pas d’effusions inutiles, les quelques scènes les plus gores sont là pour servir l’histoire, pour lui apporter des éléments importants à la compréhension. Effectivement, tout a un sens, même s’il peut être discutable, le mode de vie qui y est exposé peut se comprendre dans la limite du raisonnable, certains points ne sont pas si fous, même si évidemment très extrêmes. En ce qui concerne le scénario, n’essayez pas de savoir ce qu’il va se passer, de deviner où tout cela va vous mener, l’important ici est de se laisser porter et d’entrer dans la danse. Là encore, l’intrigue n’a rien de classique, elle pourra même vous sembler lente, mais c’est un rythme qui correspond entièrement à l’univers, qui participe à installer l’étrangeté de cette ambiance. En soi, ce n’est pas effrayant, c’est une peur différente de ce que l’on connaît habituellement, plus un malaise omniprésent, qui peut être désagréable, mais qui est aussi fascinant à la fois. Quant au casting, il est excellent, Florence Pugh est une vraie révélation pour moi et j’ai beaucoup aimé le rôle de Jack Reynor.

En bref : Un film d’horreur totalement inclassable, qui doit se vivre pour le comprendre, une expérience à part entière, totalement unique, qui nous fera vivre une histoire parfois hystérique, mais toujours passionnante !

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Made in China
date : 28-08
Une jolie comédie très touchante !

N’ayez crainte des clichés, même s’il y a évidemment quelques blagues sur la communauté asiatiques, elles sont subtiles et surtout, c’est l’autodérision qui prime, puisque ce sont les premiers concernés qui en rient le plus. Effectivement, j’avais un peu peur des généralités un peu lourdes, mais finalement, ce n’est le cas à aucun moment et l’humour ne se focalise pas sur ce simple sujet. Au contraire, on parle justement de la vision que les occidentaux peuvent en avoir, on se moque gentiment de ce qu’ils peuvent imaginer de cette culture particulière et c’est bien plus agréable dans ce sens. De mon point de vue, c’était l’angle idéal pour aborder cette comédie, ne pas tourner en dérision cette communauté souvent ridiculisée, nous la faire découvrir différemment. Et c’est bien le cas, je ne m’attendais pas à entrer dans cet autre univers, à apprendre autant d’éléments sur toute une culture, c’est passionnant et on a même envie d’aller encore plus loin. Mais c’est également une véritable quête identitaire qui nous sera partagée, celle d’enfants qui sont tiraillés entre leurs origines et leur pays d’accueil. On se rend compte qu’il est difficile d’allier les deux, parce que les traditions sont radicalement différentes d’un pays à l’autre et que l’éducation ne correspond pas aux idéaux d’un pays plus libre. Alors, ce sont de vraies questions qui nous seront exposées, auxquelles beaucoup peuvent finalement s’identifier, la mixité et ne pas avoir honte de qui nous sommes, peu importe les circonstances. J’ai beaucoup aimé la réalisation de Julien Abraham, il a su mettre en lumière toute une communauté, là encore, avec une très jolie sobriété, loin des clichés, mais plutôt avec un réalisme tout à fait saisissant. J’ai notamment grandement apprécié ce qu’il nous montre des fêtes ultra colorées, de la gastronomie, ou même de la religion, c’est toujours fait avec le plus grand respect et c’est simplement beau à voir. En ce qui concerne le scénario, pas forcément très complexe, c’est surtout l’histoire vraie de beaucoup, celle du pardon et celle où l’on se réapproprie ses origines. Et c’est exactement en cela que ce film est une réussite, très loin de n’être qu’une simple comédie, c’est un récit extrêmement touchant, qui, bien que drôle, saura nous émouvoir à de nombreuses reprises. Quant au casting, il est parfait, Frédéric Chau est totalement ancré dans son propre rôle, Medi Sadoun est étonnamment attendrissant et j’ai beaucoup aimé la présence de Julie de Bona.

En bref : Une comédie qui va beaucoup plus loin que les clichés auxquels nous pouvions penser, qui traitera de vrais sujets, d’une identité qu’il est parfois difficile de trouver, qui nous livrera un moment plein d’humour et d’émotions !

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Crawl
Crawl réalisé par Alexandre Aja
date : 22-08
Un film délicieusement angoissant !

Pour être honnête avec vous, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre et comme souvent dans ces cas-là, j’avais franchement peur du navet, mais c’est pourtant totalement le contraire. Effectivement, je suis extrêmement surprise de la qualité de ce film, j’étais très loin de penser qu’il serait aussi bien, ce n’est certes pas le film du siècle, mais lorsque l’on parle de ce genre, il est franchement très bon. Entre le film catastrophe, le survival et le huis clos, il mélange les genres avec beaucoup de succès, nous immergeant avec une intensité époustouflante dans son univers. De plus, avoir choisi l’alligator comme élément central était une excellente idée, plus original que le sempiternel requin, ça ajoute un vrai plus, même si ce n’est pas unique en soi. L’ambiance y est l’une des plus grandes forces, elle vous captive de la première, à la dernière minute, elle vous plonge dans une atmosphère extrêmement glauque et terriblement sombre. L’obscurité qui régnera tout au long, sera justement ce qui participera à l’installation immédiate de l’angoisse et croyez-moi, le stress sera omniprésent, mais c’est exactement ce qui en fait sa réussite. Chapeau bas à Alexandre Aja dont j’adore le travail et qui m’a une fois de plus totalement charmé par sa réalisation, quel bonheur de voir un français aussi talentueux. Visuellement, le résultat est clairement au rendez-vous, c’est travaillé, les effets spéciaux sont absolument excellents, mais l’ensemble reste tout à fait naturel, voire plus que réaliste. Effectivement, tout est parfaitement dosé, rien n’est trop gros, que ce soit les alligators, ou la tempête, tout est plausible, surtout dans cette région, ce qui rend les événements d’autant plus crédibles. En ce qui concerne le scénario, il est somme toute assez classique, mais c’est son déroulement qui fait toute la différence, qui le rend aussi prenant et qui saura surtout nous surprendre à maintes reprises. L’intrigue bien que simple sera incroyablement rythmée, on ne s’y ennuie pas une seconde, la tension sera constante, l’adrénaline nous maintiendra en haleine jusqu’au bout et c’est un pur régal à vivre. Je ne m’y attendais pas, mais émotionnellement, il a su également toucher la corde sensible, l’histoire de cette fille et de son père sera finalement extrêmement émouvante. Quant au casting, le duo Kaya Scodelario/Barry Pepper fonctionne à merveille, il y a une réelle alchimie entre eux.

En bref : Un film qui maîtrise le suspense avec brio, l’angoisse y sera omniprésente, nous serons constamment sur des charbons ardents, vivant cette aventure avec une intensité remarquable !

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Le Roi Lion
Le Roi Lion réalisé par Jon Favreau
date : 20-08
Une adaptation live action époustouflante !

Eh oui, une fois de plus, on se retrouve pour une version en live action, trop pour certains, moi j’en suis toujours friande, d’autant plus que cette fois, c’est l’un de mes dessins animés préférés qui est concerné. Il était clairement attendu au tournant, il y a ceux qui ont détesté, prônant farouchement le culte de son prédécesseur et ceux qui ont adoré, j’en fais bien sûr partie. Alors oui, ce n’est pas le reflet exact de la version animée, mais à mon sens, c’est tout aussi bien, un copié/collé n’a pas franchement beaucoup d’intérêt et à part quelques détails, elle est tout de même très respectée. Personnellement, j’y ai retrouvé absolument tout ce que j’attendais, l’ambiance, les grandes lignes, les chansons, tout y est, tout ce qui avait fait son succès et présent, pour notre plus grand bonheur. C’est un retour en enfance incroyable, on revit tout ce qui nous avait tant marqués, les bons moments, comme les mauvais, on redécouvre absolument tout, comme si c’était la première fois. Autant dire que c’est une émotion particulière pour bon nombre de générations, les plus anciens le vivront avec une certaine nostalgie et les plus jeunes, avec les mêmes yeux émerveillés que nous, à l’époque. On peut nettement saluer le travail de Jon Favreau, j’avais déjà beaucoup aimé ce qu’il avait fait pour « Le Livre de la Jungle », mais là, c’est une tout autre chose, une véritable pépite pour les yeux. Oui, le point fort du film est vraiment là, visuellement, c’est tout simplement un bijou, dès les premières images, c’est tout simplement bluffant, à tel point que les frissons nous gagnent instantanément. Oubliez la moindre trace du dessin animé, ici, c’est le réalisme qui prime, tout a été fait en sorte pour que l’on soit le plus proche possible de la nature dans tout ce qu’elle a de plus vrai. On pourrait même croire à un documentaire, les animaux, les paysages, chaque détail a été mûrement réfléchi, travaillé à la perfection, c’est un spectacle incroyable, qui nous laisse les yeux pleins d’étoiles. En ce qui concerne le scénario, là, pas de surprise, c’est la même histoire qui se joue, de la pire scène, en passant par la plus drôle ou la plus émouvante, l’intrigue y est idéalement respectée et on prend un immense plaisir à la retrouver. L’aventure sera au rendez-vous, on ne s’ennuiera pas une seconde, dès les premières notes de musique, on se laissera entraîner, pour ne plus jamais quitter ce merveilleux univers, jusqu’au bout. Alors, émotionnellement, c’était une sacrée claque, la scène d’ouverture donne déjà le ton et il sera inévitable de retenir nos larmes durant les instants les plus marquants, mais les rires seront également au rendez-vous, notamment grâce aux deux joyeux lurons les plus cultes.

En bref : Une adaptation en live action absolument parfaite visuellement, qui nous plonge avec émerveillement dans une version ultra réaliste de ce dessin animé et qui nous fera revivre cette magnifique histoire !

Avis complet sur le blog : https://vampiloufaitsoncinma.com/2019/08/20/le-roi-lion/
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