Commentaires de films faits par Ravine

Citations de films par Ravine

Commentaires de films appréciés par Ravine

Citations de films appréciés par Ravine

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Cendrillon
date : 21-04
Un film magnifiquement bien réalisé aussi bien au niveau du jeu des acteurs, de l'enchaînement des scènes que des effets spéciaux. Le conte de Charles Perrault a été fidèlement repris dans cette nouvelle réalisation de Cendrillon à quelques détails près qui viennent donner du réalisme à l'histoire. Parmi eux, les premières scènes du film sur l'enfance de Cendrillon, sa relation avec ses parents et surtout avec sa mère qui lui a transmis les deux qualités qui ont fait de Cendrillon ce qu'elle est aujourd'hui : une personne bienveillante et courageuse, capable de faire preuve de bonté envers tout être y compris envers ceux qui ne la méritent pas. Il y a également le fait que sa relation avec le prince ait commencé par une rencontre totalement fortuite et qu'elle ne l'ait pas reconnu en tant que membre de la famille royale. Ainsi, Cendrillon est tombée amoureuse de Kit non pas parce qu'il est prince, mais pour ce qu'il est, une jeune homme honnête, bon et modeste, « un apprenti qui n'a pas fini d'apprendre », de sorte que le couple qu'ils forment est original. Il ne s'agit en effet pas d'une princesse qui épouse un prince mais davantage d'une roturière qui épouse un monarque inexpérimenté. Cette nuance pouvant paraître sans importance est cependant mise en avant dans cette réalisation, ce qui donne à la relation de Cendrillon et de Kit une tournure intéressante et authentique, plus réaliste que celle que l'on découvre dans le conte de fées de Charles Perrault.
La connexion intense entre les deux personnages était aussi bien mise en scène par Lily James et Richard Madden, que cela soit le jour de leur rencontre dans la forêt, que lors de la valse spectaculaire et pleine de grâce dans le palais royal. Où qu'ils soient et quelque soit le contexte, ils semblent être faits l'unpour l'autre. Le romantisme propre au conte est bien présent et magnifié avec beaucoup de talent.
La marâtre et ses deux filles hystériques et arrivistes sont bien incarnées et ce qui est intéressant, c'est de comprendre parfaitement les raisons de l'animosité de la belle-mère envers Cendrillon ainsi que la manière dont elle a peu à peu mis à l'écart la jeune fille indésirable : en l'obligeant à faire les corvées toute la journée, en la reléguant dans le grenier sombre et venteux de la maison et en refusant sa présence à table et en l'affublant de ce sobriquet qui la réduit à une souillon toujours couverte de cendres. Paradoxalement, la marâtre se permet de donner des ordres à Cendrillon dans la maison même de celle-ci.
Les scènes de l'appartion de la bonne fée un peu excentrique qui teste la bonté de la jeune fille avant de l'aider étaient également un moment fort de l'histoire. Voir Cendrillon partir dans un carrosse d'or tiré par des chevaux blancs et vêtue d'une somptueuse robe était satisfaisant car on sait à quel point elle mérite de se rendre au bal. J'ai adoré la scène des douze coups de minuit et la course-poursuite de l'attelage de Cendrillon par la garde royale. La frustration liée à l'anonymat de la jeune fille qui a dansé avec le prince et semble être la seule à susciter son intérêt ainsi que la nécessité pour le prince de se marier avec une princesse et non une roturière ancrent l'histoire dans la réalité.
Un film splendide à tout point de vue avec des costumes, des décors et des musiques magnifiques de circonstance. Kenneth Branagh signe-là une autre réalisation à la hauteur de ses talents.
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Les Heures Sombres
date : 26-01
Un film bref qui se concentre essentiellement sur le mois de mai 1940 de l'élection de Winston Churchill en tant que Premier Ministre britannique jusqu'à son succès pour conquérir les faveurs des chambres et l'opinion publique sur une politique de guerre alors que son propre cabinet priorise les négociations pacifiques avec Hitler, l'Europe étant selon eux perdue.
Churchill est nommé de mauvaise grâce, par dépit et seulement parce qu'il est le seul conservateur à avoir le soutien de l'opposition, et de surcroît dans un contexte historique particulièrement défavorable, à l'heure où l'Europe occidental est sur le point de succomber sous les assauts inlassables des Nazis du IIIème Reich. La priorité de Churchill est de convaincre les chambres d'adopter une politique de guerre, de continuer à lutter et de ne pas céder face à l'invasion nazie. Cependant, il doit faire face à une opposition capable de le destituer et qui considère que seules des négociations pacifiques devraient être entreprises. Finalement soutenu par l'opinion pubique et ses ministres, Churchill fera triompher la guerre pour la paix écartant de vaines négociations.
En tant que film biographique sur ce moment marquant de son existence politique, la prestance physique du personnage, son caractère imposant et ses manières débridées et assumées, notamment sa tendance à boire à toute heure de la journée (à force d'entraînement, manifestement), et à tirer son cigare dans de denses nuages de fumée sont très bien mises en avant, de manière à ce que l'on reconnaisse les principaux traits comportementaux de Churchill. Son absence de pudeur, son franc-parler, sa pugnacité additionnée par ses talents d'orateurs font de lui un brillant politicien qui sait se démarquer par son discernement à voir clair dans le jeu de l'ennemi. N'est-ce pas Churchill qui lors des accord de Munich avait été le seul à ne pas croire dans les intentions pacifiques d'Hitler lorsque celui-ci pour appâter les Alliés avait proposé la paix avant de les envahir sans vergogne ? N'est-ce pas lui qui a alors accusé la naïveté des dirigeants, aveuglé par leur envie obsessionnelle de paix en leur disant qu'entre choisir le déshonneur et la paix, ils avaient choisi le déshonneur et auraient la guerre ?
Churchill est une figure politique qui a su marquer l'histoire de la Seconde Guerre Mondiale et qui a été mis en scène dans toute son opiniatreté et son naturel par Gary Oldman et Joe Wright.
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Le Crime de l'Orient-Express
date : 13-01
Un film très bien mis en scène, avec des acteurs qui ont su incarner comme ils se le devaient les rôles dévolus dans cette histoire de meurtre quasiment insoluble.
Chaque passager, suspect dans cette affaire, jouera un jeu de rôle pour préserver un secret qui défit tout ce qu'aurait pu imaginer le spectateur et qui a su ébranler l'un des meilleurs détectives du XXème siècle. Cela crée un effet d'abymes : les acteurs incarnent des personnages qui eux-même jouent un rôle bien pensé. Qu'ils aient décidé de changer d'identité, ou qu'ils mentent et nient sur un autre front, il apparait clair que la vérité levée sur chacun d'entre eux révèle un certain potentiel d'implication dans l'affaire. Face à cette multitude de preuves, hétéroclites mais pouvant toutes justifier le meurtre de Ratchett, Hercule Poirot voit ses capacités de déduction et de résolution durement éprouvées. Le dénouement de l'histoire tombe de manière surprenante : la chute est à la fois renversante et bien pensée.
En somme la réalisation bien exécutée d'un chef d'oeuvre de la littérature policière d'époque, le Crime de l'Orient-Express de Kenneth Branagh est un film à ne pas rater !
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Star Wars, Episode VIII : Les derniers Jedi
Comme toujours, les effets spéciaux sont extrêmement bien faits, on en a plein la vue dès les premières scènes. Mais dans l'ensemble, le film dément l'idée que je me suis faite au visionnage de la bande-annonce : on ne s'attend pas du tout à ce que les choses se passent de cette manière, c'est beaucoup moins simple et binaire que ce que l'on pouvait imaginer de prime abord. Je dirais qu'il s'agit d'une suite aux évènements inattendus et qui est surprenante par cet aspect. On trouve de la légèreté dans le scénario qui se démarque des précédents films plus froids et psychologiques.
Une suite étonnante mais bonne dans sa généralité car captivante du début à la fin.
J'attends que l'histoire prenne plus de maturité dans le prochain film.
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Toy Story 3
Toy Story 3 réalisé par Lee Unkrich
date : 27-10-2017
Comme toujours Pixar a fait un merveilleux travail avec cette 3ème édition de Toy Story : la qualité des graphismes est toujours aussi bluffante et l'histoire aussi pleine de rebondissements que les précédentes intrigues.
On retrouve avec délice les bons vieux jouets d'Andy avec leur personnalité, leur répartie absolument hilarante et leur esprit de famille et de loyauté sans faille et attendrissante.
Cette fois-ci, les jouets sont confrontés à une problématique de taille : Andy, devenu un jeune homme trop mature pour s'intéresser à ses jouets, s'en va pour l'université dans quelques jours. Woody, Buzz, Jessie, Rex , Hamm, Rex, Mr et Mme Patate suivis des derniers jouets à avoir survécu aux successives ventes sur le jardin craignent ce que tous les jouets redoutent : le fait de ne plus être utiles à leur proprriétaire, de ne plus être en mesure de leur apporter l'amusement pour lequel ils ont été conçus. On ressent réellement leur désespoir à l'idée de voir Andy s'éloigner d'eux, quand bien même son désintéréssement croissant à leur égard avait été un signe avant-coureur de ce qui allait se produire. Cet attachement des jouets à leur propriétaire était somme toute très humaine. Woody et ses amis vont tout faire pour ne pas être jetés à la poubelle. Alors qu'Andy avait projeté de les mettre au grenier et de n'emmener que Woody à l'université, un malentendu fait qu'ils se retrouvent tous dans un sac poubelle à attendre le passage de la benne à ordures. Blessés et se sentant rejettés par leur propriétaire, ils décident tous unanimement sans consulter Woody, de se mettre dans le carton à destination de la garderie Sunny Side. Or, une fois arrivés, la désillusion s'impose : ils sont manipulés, torturés par des enfants de bas-âges trop immatures pour traiter correctement les jouets. Ces derniers découvrent alors qu'une dictature a été mise en place par l'ours en peluche Lotso afin de garder les nouveaux jouets prisonniers de la salle des chenilles, réservées aux petits enfants, véritables tortionnaires vis-à-vis des jouets tandis que Lotso et sa tribu se réserve le privilège d'être traités comme des rois dans la salle des papillons.
Une véritable stratégie d'évasion est mise en place par les jouets d'Andy pour revenir vers leur propriétaire dont ils découvrent qu'il n'a pas voulu les jeter.
Aidé de Woody venu à leurs rescousses, les jouets parviennent avec la force de l'attachement qui les lie les uns aux autres à échapper à l'emprise de Lotso qui connaîtra une fin bien méritée.
Le dénouement est joyeux mais teinté de nostalgie lors des adieux d'Andy à ses précieux jouets et notamment à Woody, son compagnon le plus fidèle.
Un nouvel horizon s'annonce pour les jouets : faire le bonheur d'un autre enfant.
J'ai adoré ce film qui était sensationnel en tous ses points. Ce que j'ai le plus apprécié est la maturité de l'histoire mais surtout la personnalité de chaque jouet, leur esprit d'entraide familial, le regard qu'ils portent sur le monde, cette synergie entre eux, bref une splendide animation !

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Jack et la mécanique du cœur
date : 26-08-2015
Un film que j'ai apprécié de par son intrigue romantique, un brin fantastique et mystérieuse.
Cependant, les nombreuses libertés prises sur le livre de Mathias Malzieu, qui a inspiré cette animation, dénaturent quelque peu l'histoire. Des éléments pourtant importants ont été détournés, transformés, voire carrément mis de côté et ce dans le but de simplifier ou de raccourcir le film. Je trouve cela dommage car ces passages, tels que les moments où Jack et Miss Acacia se rapprochent vraiment, ou les évènements qui ont suivi la rupture entre Miss Acacia et Jack, sont en mon sens véritablement importants pour transmettre un tant soit peu la teneur de l'histoire. C'est dans ces moments-là que les émotions sont les plus fortes, également.
Malgré ces détails, le film parvient quand même à reprendre le charme de l'histoire. Le graphisme est remarquable, les personnages et les paysages très beaux et captivants. Les scénarios sont très fidèles aux discours du livre et donnent un éclat discret à l'animation. Les échanges simples, brefs, et pourtant si émotionnels, sont ponctués par de belles chansons qui savent à merveille retranscrire les pensées des personnages, de manière simple et sans fioritures.
Les passages que j'ai trouvés les plus forts sont sans nul doute la rencontre inattendue entre Jack et Miss Acacia, à Edimbourg, et le passage où Miss Acacia découvre que Jack n'est autre que celui dont elle a toujours été éprise. Le flamenco de Miss Acacia est superbe et entrainant !
Bien que ce soit une animation, ce n'est pas forcément destiné aux enfants et celui-ci en particulier : ce film fait référence constamment à la complexité du sentiment amoureux, et ce par le biais de la métaphore d'une horloge-coeur qui ne supporte pas "la charge émotionnelle et physique qu'engendre l'amour". Le film reprend ainsi la subtilité du livre avec succès. Un tel thème n'est pas à la portée de tous les enfants et est plus adapté aux adultes, d'autant plus que la profondeur des émotions et des sentiments qui sont retranscrits sont bien propres à des gens matures et adultes. Chaque parole proférée en témoigne. Jack a beau avoir 10 ans au début du film, il a déjà l'air d'un adulte. La fin est très émouvante et détournée de celle du livre pour rendre la fin plus éclatante, j'imagine.
Bref, une belle animation qui illustre un chef d'oeuvre de la littérature.
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Reviens-moi
Reviens-moi réalisé par Joe Wright
date : 29-06-2015
Atonement est sans conteste un des films les plus forts émotionnellement qu'il m'ait été donné de voir.
Il s'agit en effet là de la mise en scène magistrale d'une intrigue dramatique relative à des thèmes aussi divers que l'amour, la guerre, la trahison, la souffrance, le pardon...
De telle manière que chaque personnage véhicule des sentiments forts, mais des sentiments qu'ils ne peuvent exprimer, frustrés par les circonstances étranges qui ont bouleversé leur existence.
Ce n'est pas tant la vision naïve qu'une enfant inexpérimentée a des sentiments et des actes des adultes que sa jalousie qui a entraîné l'acte impardonnable, celui d'une fausse accusation envers un jeune homme innocent, bon et passionné.
Ce n'est qu'en grandissant que Briony reconnait l'ampleur de son erreur et l'impact que cela a causé à deux personnes qui lui sont chères. Cet acte a rendu impossible tout amour entre Cecilia et Robbie qui pourtant n'aspiraient qu'à vivre leur rêve.
Cela a précipité leur existence dans la tourmente de la guerre qui a achevé de les séparer.
Briony portera tout au long de sa vie le fardeau de la faute immense qu'elle a commise. Elle ne pourra expier sa faute car la lâcheté l'empêchera de faire face aux amants.
La terrible souffrance qu'elle a causée la marquera à jamais sans possibilité de retour ou de rachat.
Ce film est donc axé sur la puissance des sentiments et l'impact qu'ils ont sur le cours de l'existence.
Briony ne pourra apaiser sa souffrance que par la force de son imagination à travers laquelle elle donnera la chance qu'elle a si insidieusement enlevé à Cecilia et Robbie.
La leçon est terrible et indélébile. Les acteurs jouent merveilleusement bien le rôle de ces personnages à la fois passionnés et tourmentés par la tragédie qui les a si cruellement frappés.
Un film remarquable, très émouvant qui montre qu'il ne faut aller contre ce qui doit naturellement s'imposer.
A voir et à revoir.
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