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Evaluations
Critère Note Visuel
Globale 8.1
Scénario 8.4
Images 7.8
Emotions 8
Suspense 8.3
Musique 7.7
Acteurs 8.1
Originalité 8.2

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Old Boy

Date de sortie

France : 29 Septembre 2004

Apprécié pour

Studio

2003
Nationalité : Coréenne

Budget : million
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Synopsis

Ajouté par Dominiquel le 01-08
Résumé partiel wikipedia :
Oh Dae-su est enlevé et séquestré dans une pièce, sans savoir par qui ou pourquoi, avec pour seul lien avec l'extérieur une télévision, par laquelle il apprend que sa femme a été assassinée, qu'il est le principal suspect du meurtre et que sa fille a été confiée à des parents adoptifs. Relâché quinze ans plus tard, toujours sans explication, Oh Dae-su se voit confier un téléphone et est contacté par le commanditaire de son enlèvement.

Citations et Répliques du Film

Ajouté par morrigan le 20-01-2014
Ris, tout le monde rira avec toi. Pleure, tu seras le seul à pleurer.

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Les commentaires les mieux notés

Par beckygirly le 2013-12-19 11:34:33 Editer
Deuxième film d’une trilogie basée sur le thème de la vengeance, Old Boy est une œuvre forte qui ne laisse pas indifférents les spectateurs : que l’on aime ou pas, on ne ressort pas tout à fait intact du visionnage de ce film.

La force d’Old Boy tient en plusieurs points. Tout d’abord son histoire, d’une implacabilité déconcertante. Alors que la première partie nous plonge dans la perplexité, la suite va se révéler d’une ingéniosité frappante. Dès le début on se retrouve au même niveau que le héros, Oh Dae-Su, dans l’incompréhension de ce qui lui arrive : pourquoi se fait-il enfermer ? Pourquoi l’empêche-t-on de se suicider ? Et enfin, pourquoi le relâche-t-on ? Toute la complexité du film se résume par ces questions. Tandis que la chasse à la vengeance débute le film prend peu à peu une tournure déroutante qui va nous plonger dans les méandres d’un drame qui tournera à l’horreur.

Cette vengeance est un périple qui oscille entre la vie et la mort, comme le résume la simple image d’un homme sur une chaise, suspendu dans le vide. Un compte à rebours est lancé : Oh Daed-Su n’a que cinq jours pour trouver qui est derrière son calvaire qui a duré quinze ans. Son seul indice est un proverbe : « Le caillou et le rocher coulent dans l’eau de la même façon ». Les portes du passé vont devoir s’ouvrir devant cette course frénétique, et la vérité va éclater telle une bombe. Choqués, nous le sommes tout autant qu’Oh Dae-Su, car ce qui se cache derrière son emprisonnement défi les codes moraux et les pensées bienséantes, mais surtout touche presque au ridicule. L’ampleur des conséquences est disproportionnée par rapport au passé, et l’on ne peut s’empêcher de juger de folle la personne qui s’en prend au héros. La fin nous laisse pantois, désarçonnés : tout comme Oh Dae-Su nous nous sommes laissés entraîner dans la folie patente d’une personne et nous avons été manipulés comme de vulgaires marionnettes.
La vengeance est double dans Old Boy, mais surtout elle marque à jamais les personnes qui tentent de s’en acquitter. Les personnages sont prisonniers de cette envie et n’ont aucun moyen de s’en sortir : ils sont sienne à jamais. Ce qui m’amène au deuxième point fort du film : la prestation des acteurs, et de Min-sik Choi en tant qu’Oh Dae-Su. Il campe à merveille cet homme brisé, à la frontière de la folie et de l’animalité. Cheveux ébouriffés telle une crinière, yeux perçants, allure chaloupée d’un chasseur : tout en lui sonne comme un prédateur dans un corps d’homme prêt à sauter à la gorge du premier venu. Sa prestation est d’une justesse imparable. Alors qu’il aurait été facile de tomber dans le grotesque, comme c’est souvent le cas dans ce genre de films, Choi sait maîtriser son rôle à la perfection. Les personnages secondaires ne sont pas non plus en reste et tous nous offres des personnages pris dans les tourments de la vie, si réels et humains de par leurs défauts et leurs choix. C’est une œuvre complexe et humaine que le réalisateur nous offre ici, rendue prenante par la réalisation qui fait la part belle à la violence. Mais sous les coups et le sang, c’est un romantisme qui transparaît, sur un fond de drame Shakespearien. On le ressent surtout grâce à cette BO magnifique, qui contraste grandement avec les images et nous propose une vision poétique de l’histoire.




Déroutant et brillant sont deux adjectifs qui, selon moi, caractérisent parfaitement ce film. On oscille entre vengeance et pardon, violence et amour tout comme le héros. Park maîtrise son film d’un bout à l’autre, et c’est une œuvre magistrale qu’il a su nous présenter.
Par pwachevski le 2013-12-30 12:17:01 Editer
On pourrait se contenter d'une phrase type "c'est l'un des meilleurs, si ce n'est le meilleur, thriller qui existe" et on aurait tout dis à propos de ce film.

Ce film est juste bluffant en tout point et surtout par son intrigue originale et parfaitement ficelé et sa réalisation totalement parfaite. Je crois que le terme de chef d'œuvre n'a rarement aussi bien collé à un film qu'a celui-ci.

Par contre, c'est un film assez violent, alors à réserver à un public averti. Ceci dit, il n'est pas violent gratuitement, tout est justifié par le scénario béton.
J'ai beaucoup aimé le fait que la violence ne passe pas uniquement par l'image, ce qui est plutôt rare. Il y a une vraie violence psychologique. Déjà on à l'impression de souffrir avec les personnages, tellement leurs émotions ressortent bien. Mais en plus, la réalisation a le bon gout de nous épargner quelques images un peu gores, en suggérant certaine chose plutôt que de les montrer
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(la scène de l'arrachage de dent par exemple. On voit le début puis seulement les dents qui tombent, ça suffit pour comprendre)
mais c'est tellement bien fait qu'on perçoit encore toute la violence de l'histoire.

Pour moi, c'est un incontournable du cinéma sud-coréen et un très bon film pour s'initier à ce cinéma, trop peu connu en France.

Les derniers commentaires ajoutés

Par Laure17 le 2016-09-01 22:39:59 Editer
Le film le plus dérangeant que j'ai jamais vu (dans le bon comme dans le mauvais sens du terme). Les coréens ne fond jamais rien avec le dos de la cuillère. Je suis pas très violence, mais pour le coup on est gâté et j'ai l'impression qu'ils s'y applique mieux pour rendre ça réel que les américains (ou alors c'est moi qui ne les regarde pas).
Je l'ai vu, il m'a marqué, je m'en souviendrai mais ne comptez pas sur moi pour le voir une 2ème fois.
Par Raphaellakay le 2016-08-17 16:17:32 Editer
J’adore le cinéma sud-coréen et je ne regarde pratiquement plus que ça - ainsi que des films japonais. Je remarque qu’en France malheureusement le cinéma asiatique en général reste très limité. Les réalisateurs présentés aux festivals sont toujours les mêmes et les genres de films restent également souvent dans le même thème. Si ce n’est pas un film de vengeance (Park Chan-Wook), ce sera un thriller (Na Hong-Jin). Si ce n’est pas un film dramatique au rythme lent (Naomi Kawase), ce sera un OFNI (Sion Sono). Toutefois il arrive qu’il y ait de bonnes surprises, comme une comédie dramatique (« Castaway on the moon » ou l’horrible titre VF « Des nouilles aux haricots noirs ») ou un blockbuster métisse (« Snowpiercer »).

Bref, tout ça pour arriver au fait suivant : le cinéma coréen est certes plus présent qu’avant mais les films cultes aux yeux du public occidental restent des films de la même teneur… prisés pour leur violence et leur coup d’éclat. Evidemment, Old Boy rentre dans cette catégorie est semble être LE film que tout fan de ciné coréen se doit de voir. Chose que je n’ai faite que cette année après tergiversations (et un coup de pouce de plusieurs personnes qui m’ont incitée à le voir). Si vous avez lu mes autres critiques, vous comprendrez que la violence à l’écran et moi ne sommes pas très amies. En tentant de laisser mes gros préjugés de côté - oui, j’avoue que je me suis plu à détester à l’avance Old Boy - je comprends pourquoi ce film peut être considéré comme un chef d’oeuvre par le public. Les qualités indéniables du film sont sa photographie, sa musique, son casting et la manière dont le scénario est mené.

Visuellement ça en jette, comme les réalisateurs coréens savent si bien le faire. Cependant, je vous avoue avoir du mal à me rappeler de certaines scènes, là, maintenant. Mais je sais que sur le moment où jai regardé le film, j’ai apprécié les images. Surtout comme cela a été dit dans d’autres commentaires, la violence suggérée était bien trouvée et c’est parfait pour la trouillarde que je suis. Un mot sur la bande-son : elle est plutôt prenante même si parfois j’ai trouvé qu’elle ne collait pas trop à l’atmosphère d’une scène. Le film n’aurait été rien sans l’excellent casting qui le sert. Je ne nie pas la performance de Choi Min-Sik, ni celle de Kang Hye-Jung (pour l’anecdote, l’actrice mariée au rappeur Tablo de Epik High a une fille nommée Haru qui apparaissait dans l’émission « The Return of Superman », programme tv coréen où les papas célébrités devaient s’occuper seuls de leurs enfants le week-end - je me demande ce que Haru ressentira en regardant ce film plus tard #randomthought) mais j’avoue avoir surtout apprécié celles de l’acteur Oh Dal-Su (un abonné au rôle de gangster ou de voleur) et celle du « super vilain » interprété par Yoo Ji-Tae. Je citais plus haut la qualité du déroulement du scénario car non content d’offrir un gros twist final, le véritable mérite du film se situe dans la manière il parvient entraîner le spectateur dans l’histoire sans le perdre. Et chose plutôt rare dans le cinéma coréen, chaque élément s’insère parfaitement comme dans un puzzle et l’ensemble reste cohérent dans l’univers créé.

Cependant, je ne peux pas classer ce film plus haut dans mes listes. De base, je n’accroche pas aux films de vengeance dont je ne vois pas l’intérêt et surtout qui me déplaisent par le recours systématique à la violence. Ce genre veut faire croire qu’en fait, le réalisateur chercher à montrer la noirceur de l’être humain (on était déjà au courant, merci) et prétend être complexe et ambigüe. J’ai pu voir beaucoup de personnes dire qu’elles aimaient Old Boy parce qu’on ne pouvait s’empêcher de soutenir le héros qui est un antihéros… Or Park Chan-Wook dans son film nous présente certes que des « monstres » mais à aucun moment je n’ai pu sympathisé avec eux. Que ce soit le personnage de Choi Min-Sik que je qualifie de « monstre ordinaire » parce qu’il semble être tout sauf un bon père de famille (trop porté sur la boisson visiblement) ou que ce soit le « méchant » du film, soit un « monstre caricatural » : prétexte bidon pour être le plus vilain d’entre tous, impossible de lui trouver grâce, il est le parfait punching-ball pour les spectateurs. Finalement, je ne trouve pas les personnages si complexes, disons que la mise en scène y joue pour beaucoup dans le succès du film. Sauf le final un peu ridicule (dans le bureau du boss) qui en fait des tonnes et qui m’a rappelé la fin burlesque dans « The Housemaid ».

Enfin, il est triste que cette surenchère se retrouve également dans le thème
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de l’inceste, qui nous est présentée de manière franchement glauque. D’une part on a clairement le point de vue d’un voyeur (scène du frère et de la soeur), d’autre part on comprend après-coup que le héros a couché avec sa fille. Je condamne le cinéma qui présente de manière « légère » ce type de sujet…
Et la cerise sur le gâteau, c’est l’incroyable sous-représentation des femmes dans le film. Notez qu’elles ne servent que de support pour faire avancer l’histoire des protagonistes masculins et qu’elles sont de surcroît maltraitées :
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1) l’épouse du protagoniste meurt assassinée, son personnage n’apparaît même pas à l’écran. 2) sa fille est élevée par un homme cruel, qui parvient à lui faire commettre l’inceste ; elle se retrouve toujours dans des situations où elle est dénudée ou présentée comme un objet sexuel ; pas une seule fois on a droit à son point de vue ni à un personnage plus consistant (quelle est son ressenti ? son histoire ?) Elle suit le héros, un point c’est tout. 3) la soeur de l’antagoniste aussi sert de support pour expliquer le mal-être et la folie de son frère. Et encore, contrairement à la fille du protagoniste, elle semble au moins être consentante avec son frère mais ça s’arrête là. 4) tous les petits rôles féminins sont sexualisés : la femme au poste de police embêtée par le protagoniste, la femme qui danse à la TV, la femme dans l’ascenseur… petite exception peut-être pour l’hypnotiseuse mais elle n’en reste pas moins un outil.


Old Boy reste une curiosité à voir mais je n’irai pas le qualifier comme étant le meilleur film coréen. En revanche je suis curieuse de lire le manga original car dans l’article Wikipédia, il semble y avoir pas mal de différences entre le film et le format papier.
Par Rowan le 2015-03-29 12:07:06 Editer
Un pur objet cinématographique, où chaque idée de mise en scène fonctionne et frappe le spectateur. Et cette mise en scène choc sert une histoire tout aussi impressionnante (qui fait franchement froid dans le dos...), l'alliance des deux créant une bombe à laquelle on ne peut pas échapper. C'est un film qui attrape à la gorge dès les premières secondes et ne nous lâche jamais vraiment (même une fois le film terminé). Tout est là. "Old Boy" est le mélange parfait de ce qui fait un grand film, et il est très justement devenu culte.
Nos actes peuvent parfois avoir de plus graves conséquences qu'on ne pouvait l'imaginer. Et la vengeance ne vient pas forcément d'où on l'attend, et de la manière dont on l'attend... pas convaincu? Ne passez pas à côté de "Old Boy". Mais préparez-vous à y penser longtemps, très longtemps...
Par BlueEvy le 2014-01-17 22:30:11 Editer
Et dire qu'il y a toujours des gens qui snobent le cinéma coréen...
Par PowLynn le 2014-01-09 22:07:24 Editer
PowLynn Or
Un super film, très perturbant. À voir absolument.
Par pwachevski le 2013-12-30 12:17:01 Editer
On pourrait se contenter d'une phrase type "c'est l'un des meilleurs, si ce n'est le meilleur, thriller qui existe" et on aurait tout dis à propos de ce film.

Ce film est juste bluffant en tout point et surtout par son intrigue originale et parfaitement ficelé et sa réalisation totalement parfaite. Je crois que le terme de chef d'œuvre n'a rarement aussi bien collé à un film qu'a celui-ci.

Par contre, c'est un film assez violent, alors à réserver à un public averti. Ceci dit, il n'est pas violent gratuitement, tout est justifié par le scénario béton.
J'ai beaucoup aimé le fait que la violence ne passe pas uniquement par l'image, ce qui est plutôt rare. Il y a une vraie violence psychologique. Déjà on à l'impression de souffrir avec les personnages, tellement leurs émotions ressortent bien. Mais en plus, la réalisation a le bon gout de nous épargner quelques images un peu gores, en suggérant certaine chose plutôt que de les montrer
Spoiler(cliquez pour révéler)
(la scène de l'arrachage de dent par exemple. On voit le début puis seulement les dents qui tombent, ça suffit pour comprendre)
mais c'est tellement bien fait qu'on perçoit encore toute la violence de l'histoire.

Pour moi, c'est un incontournable du cinéma sud-coréen et un très bon film pour s'initier à ce cinéma, trop peu connu en France.
Par Amaranth le 2013-12-23 19:14:24 Editer
Old Boy est avant tout un conte lyrique et philosophique, et une vraie leçon de cinéma. Il est l'un des meilleurs films sur la vengeance, et plus encore. En effet, il est très riche et ne peut simplement être classé dans une catégorie ou jugé sur un seul thème. Il mélange vengeance et manipulation, violences physiques et psychologiques, haine et amour, la quête d'identité et de rédemption. Il mêle le sublime et l'horreur avec une brillance rarement égalée et joue avec les symboliques et les couleurs. C'est avec ce film que l'adjectif culte prend tout son sens. Décrié par certains, adulé par d'autres, il ne laissera personne indifférent.

Emotionnellement parlant, c'est l'un des films les plus forts que j'ai eu l'occasion de voir, il happe par ses émotions, vous détient, vous contrôle, vous manipule et vous amène là où il veut que vous soyez, dans un chemin identique à celui qu'emprunte le personnage principal. Vous ne pouvez pas résister, vous êtes envahit de façon progressive, parfois même de manière brutale mais vous n'êtes que spectateur, vous ne pouvez rien faire, tout comme Oh Dae-soo qui n'est que spectateur de ce qui lui arrive, victime de l'atroce fatalité accompagnant tout le film. Certains thèmes du film sont abordés de manière implicite et ne sont visibles qu'à travers des symboles qui sont présents dans chaque plan, accentuant la dimension tragique du film. Tout au long de Old Boy, les valeurs fondamentales de la société, de la morale, de l'éthique sont transgressées, l'amenant dans un registre de plus en plus sombre jusqu'à la transgression ultime...

Le scénario de ce film, qui est une adaptation plutôt libre d'un manga, est parfaitement écrit, avec une maitrise incomparable. Il est bien ficelé, en plus de balader le spectateur à travers de nombreux rebondissements, le tout avec un rythme soutenu sans oublier de traduire toutes les émotions qui peuvent transcender un spectateur lors d'un film. En plus d'un scénario des plus réussit, le film est aussi équipé d'une mise en scène impeccable où la beauté et l'horreur se côtoient. La réalisation de Park Chan-wook est d'une efficacité redoutable, que ce soit l'esthétique, la musique, l'histoire ou encore l'interprétation. Il réussit à développer tout à la fois des aspects poétiques, proches du lyrisme, et en même temps des scènes d'une cruauté presque insoutenables, et non par leur violence graphique, bien qu'elle soit aussi présente, mais surtout par les sentiments d'horreur et d'impuissance qu'elles provoquent. Dans Old Boy, contrairement à beaucoup de films actuels, toutes ses scènes sont importantes et utiles au film et à son évolution. Aucune violence n'est gratuite, aucune scène n'est anodine.

L'esthétique du film, en plus d'appuyer sur les symboliques, est tout simplement sublime. Une telle recherche de la perfection, que ce soit dans dans les mouvements de la caméra, le choix de lumière, de cadre ou dans le visuel magistral du film, est rarement vu. Ce film peut être qualifié, visuellement, d'œuvre d'art.

La musique participe grandement elle aussi à la réussite du film. Park Chan-wook a su choisir les musiques et les placer au moment opportun. Par cette musique sans cesse présente dans le film, Park Chan-wook a voulu représenter le temps insaisissable qui coule sans arrêt.

Les acteurs eux aussi font preuve d'un énorme talent et parvienne tout simplement à nous faire vivre avec eux leurs émotions, leurs sentiments, leur histoire. On ne peut qu'être touché et se sentir impliqué avec les personnages tout au long du film.

Old Boy est surtout empreint d'une ambiance sombre et est marqué par une certaine dureté, une violence omniprésente et pas seulement dans les scènes les plus marquantes comme celle du combat dans le couloir. Cette scène est composée d'un plan très long choisit pour privilégier la solitude du personnage plutôt que le côté jouissif d'un combat. Cette solitude elle aussi présente tout au long du film renforce la dimension tragique du film. Elle est tout de suite annoncée dans le film lors de la libération de Oh Daesso avec cette citation : "ri, tout le monde rira avec toi. Pleure, tu seras seul à pleurer" qui reviendra à plusieurs moments comme une leitmotiv, appuyant cette thématique de la solitude.

Plus qu'un film riche en thématiques, en émotions, en violence visuelle et psychologique. Plus encore qu'un film d'une beauté inouï empreint d'une ambiance sombre et étouffante. Plus qu'un film culte, Old Boy est un chef d'œuvre, graphique, onirique, philosophique. Tout simplement un chef d'œuvre.
Par beckygirly le 2013-12-19 11:34:33 Editer
Deuxième film d’une trilogie basée sur le thème de la vengeance, Old Boy est une œuvre forte qui ne laisse pas indifférents les spectateurs : que l’on aime ou pas, on ne ressort pas tout à fait intact du visionnage de ce film.

La force d’Old Boy tient en plusieurs points. Tout d’abord son histoire, d’une implacabilité déconcertante. Alors que la première partie nous plonge dans la perplexité, la suite va se révéler d’une ingéniosité frappante. Dès le début on se retrouve au même niveau que le héros, Oh Dae-Su, dans l’incompréhension de ce qui lui arrive : pourquoi se fait-il enfermer ? Pourquoi l’empêche-t-on de se suicider ? Et enfin, pourquoi le relâche-t-on ? Toute la complexité du film se résume par ces questions. Tandis que la chasse à la vengeance débute le film prend peu à peu une tournure déroutante qui va nous plonger dans les méandres d’un drame qui tournera à l’horreur.

Cette vengeance est un périple qui oscille entre la vie et la mort, comme le résume la simple image d’un homme sur une chaise, suspendu dans le vide. Un compte à rebours est lancé : Oh Daed-Su n’a que cinq jours pour trouver qui est derrière son calvaire qui a duré quinze ans. Son seul indice est un proverbe : « Le caillou et le rocher coulent dans l’eau de la même façon ». Les portes du passé vont devoir s’ouvrir devant cette course frénétique, et la vérité va éclater telle une bombe. Choqués, nous le sommes tout autant qu’Oh Dae-Su, car ce qui se cache derrière son emprisonnement défi les codes moraux et les pensées bienséantes, mais surtout touche presque au ridicule. L’ampleur des conséquences est disproportionnée par rapport au passé, et l’on ne peut s’empêcher de juger de folle la personne qui s’en prend au héros. La fin nous laisse pantois, désarçonnés : tout comme Oh Dae-Su nous nous sommes laissés entraîner dans la folie patente d’une personne et nous avons été manipulés comme de vulgaires marionnettes.
La vengeance est double dans Old Boy, mais surtout elle marque à jamais les personnes qui tentent de s’en acquitter. Les personnages sont prisonniers de cette envie et n’ont aucun moyen de s’en sortir : ils sont sienne à jamais. Ce qui m’amène au deuxième point fort du film : la prestation des acteurs, et de Min-sik Choi en tant qu’Oh Dae-Su. Il campe à merveille cet homme brisé, à la frontière de la folie et de l’animalité. Cheveux ébouriffés telle une crinière, yeux perçants, allure chaloupée d’un chasseur : tout en lui sonne comme un prédateur dans un corps d’homme prêt à sauter à la gorge du premier venu. Sa prestation est d’une justesse imparable. Alors qu’il aurait été facile de tomber dans le grotesque, comme c’est souvent le cas dans ce genre de films, Choi sait maîtriser son rôle à la perfection. Les personnages secondaires ne sont pas non plus en reste et tous nous offres des personnages pris dans les tourments de la vie, si réels et humains de par leurs défauts et leurs choix. C’est une œuvre complexe et humaine que le réalisateur nous offre ici, rendue prenante par la réalisation qui fait la part belle à la violence. Mais sous les coups et le sang, c’est un romantisme qui transparaît, sur un fond de drame Shakespearien. On le ressent surtout grâce à cette BO magnifique, qui contraste grandement avec les images et nous propose une vision poétique de l’histoire.




Déroutant et brillant sont deux adjectifs qui, selon moi, caractérisent parfaitement ce film. On oscille entre vengeance et pardon, violence et amour tout comme le héros. Park maîtrise son film d’un bout à l’autre, et c’est une œuvre magistrale qu’il a su nous présenter.